Examen blanc 2010 avec corrigé

 Par Massmoudi Azeddine  (Prof)  [msg envoyés : 20le 06-05-10 à 19:47  Lu :20377 fois
   
  
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Royaume du Maroc
Ministère de l’Education Nationale,
De l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique
Département de l’Education Nationale
Académie Régionale de l’Education et de la Formation Souss Massa Draa
Division des affaires pédagogiques
Délégation de Zagora
Bureau des Examens
EXAMEN BLANC DU BACCALAUREAT SESSION : MAI 2010
Niveau : 1ère Année du cycle du Baccalauréat
Matière : FRANÇAIS
Durée : 2 H Sections :
LETTRES & SCIENCES HUMAINES
SCIENCES – TECHNOLOGIES
ARTS PRATIQUES
SCIENCES ECONOMIQUES ET GESTION Coefficient :
4
4
4
3
1/2
TEXTE DE BASE :
Un silence. Ils se regardent.
CRÉON : Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère?
ANTIGONE : Je le devais.
CRÉON : Je l'avais interdit.
ANTIGONE, doucement. : Je le devais tout de même. Ceux qu'on n’enterre pas errent éternellement sans jamais trouver de repos. Si mon frère vivant était rentré harassé d'une longue chasse, je lui aurais enlevé ses chaussures, je lui aurais fait à manger, je lui aurais préparé son lit…. Polynice aujourd'hui a achevé sa chasse. Il rentre à la maison où mon père et ma mère, et Etéocle aussi, l'attendent. Il a droit au repos.
CRÉON : C'était un révolté et un traître, tu le savais.
ANTIGONE C'était mon frère.
CRÉON : Tu avais entendu proclamer l'édit aux carrefours, tu avais lu l'affiche sur tous les murs de la ville ?
ANTIGONE : Oui.
CREON : Tu savais le sort qui y était promis à celui, quel qu'il soit, qui oserait lui rendre les honneurs funèbres ?
ANTIGONE : Oui, je le savais.
CREON : Tu as peut-être cru que d'être la fille d'Œdipe, la fille de l'orgueil d'Œdipe, c'était assez pour être au-dessus de la loi.
ANTIGONE : Non. Je n'ai pas cru cela.
CRÉON : La loi est d'abord faite pour toi, Antigone, la loi est d'abord faite pour les filles des rois !
ANTIGONE : Si j'avais été une servante en train de faire sa vaisselle, quand j'ai entendu lire l'édit, j'aurais essuyé l'eau grasse de mes bras et je serais sortie avec mon tablier pour aller enterrer mon frère.
CRÉON : Ce n'est pas vrai. Si tu avais été une servante, tu n'aurais pas douté que tu allais mourir et tu serais restée à pleurer ton frère chez toi. Seulement tu as pensé que tu étais de race royale, ma nièce et la fiancée de mon fils, et que, quoi qu'il arrive, je n'oserais pas te faire mourir.
ANTIGONE : Vous vous trompez. J’étais certaine que vous me feriez mourir au contraire.
FRANÇAIS 2/2 1ère Année du Baccalauréat
I-COMPREHENSION :(10 points)
1- Identifiez le texte en remplissant le tableau suivant : 1/4pt×4
Titre de l’œuvre Auteur Siècle Date de publication
2- a- A quel genre appartient le texte ? 1/2pt
b- Justifiez votre réponse à partir du texte. 1/2pt
3- Situez le texte par rapport à l’œuvre. 1pt
4- Relevez et présentez les deux personnages du texte de la manière suivante :
a-Le premier personnage :……………/……………………….. 1/4pt×2
b-Le deuxième personnage :………/……………………… 1/4pt×2
5- Que reproche Créon à Antigone ? Recopiez la bonne réponse. 1/2pt×2
Justifiez-la à partir du texte :
a- Antigone est sortie sans la permission de Créon.
b- Antigone était une servante.
c- Antigone a défié la loi de Créon en voulant enterrer son frère.
6- a- Pourquoi Antigone doit-elle enterrer Polynice ? 1/2pt
b- Pourquoi Créon refuse-t-il d’enterrer Polynice ? 1/2pt
Répondez à partir du texte.
7- Quel caractère d’Antigone se dégage du texte ? Justifiez votre réponse 1pt+1/2pt
8- Relevez deux mots relatifs aux champs lexicaux de la mort et de la justice 1/4pt×4
La mort La justice
1…………………….2……………………… 1………………………2…………………….
9 - D’après votre lecture de la pièce, quelle est l’origine du conflit entre Antigone et Créon? 1.5pt
II - PRODUCTION ECRITE (10 points)
Sujet :
Certains parents pensent qu’il ne faut pas donner une grande liberté aux jeunes.
Rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue sur cette idée en l’appuyant par des arguments.
Lors de correction, on tiendra compte des éléments suivants :
- La conformité au sujet.
- La présentation du texte et cohérence.
- La richesse et l’originalité des idées.
- La qualité et la correction de la langue.
EXAMEN BLANC DU BACCALAUREAT SESSION : MAI 2010
Niveau : 1ère Année du cycle du Baccalauréat
Matière : FRANÇAIS
Durée : 2 H Sections :
LETTRES & SCIENCES HUMAINES
SCIENCES – TECHNOLOGIES
ARTS PRATIQUES
SCIENCES ECONOMIQUES ET GESTION Coefficient :
4
4
4
3
1/1
ELEMENTS DE REPONSE
I-COMPREHENSION :(10 points)
1- Identifiez le texte en remplissant le tableau suivant : 1/4pt×4
Titre de l’œuvre Auteur Siècle Date de publication
Antigone Jean Anouilh 20 1942 ou 1944
2- a/ Pièce de théâtre / Tragédie moderne 1/2pt
b/ Dialogue / la didascalie / Noms des personnages 1/2pt
3- Situation : Antigone a essayé d’enterrer Polynice et elle s’est faite arrêtée par les gardes.
Emmenée à Créon, il l’interroge sur son acte. (Accepter toute réponse pertinente) 1pt
4- Relever et présenter les personnages :
a/ Créon : roi de Thèbes / Oncle d’Antigone……. 1/4pt×2
b/ Antigone : Fille d’Œdipe / Princesse de Thèbes / Sœur d’Ismène….. 1/4pt×2
5- c- Antigone a défié la loi de Créon en voulant enterrer son frère. Justification :
Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère? / Je l'avais interdit. 1/2pt×2
6- a/ C’est son devoir de sœur (je le devais) 1/2pt
b/ Il considère Polynice comme un traitre, un révolté (C'était un révolté et un traître) 1/2pt
7- •Déterminée / Orgueilleuse 1pt
• La fille de l’orgueil d’Œdipe / être au dessus de la loi…… 1/2pt
(Acceptez toute bonne réponse)
8- Relevez deux mots relatifs aux champs lexicaux de la mort et de la justice 1/4pt×4
La mort La justice
1. enterrer 2. funèbres 1. L’édit 2. La loi
9- L’origine du conflit : Après la mort d’Etéocle et de Polynice, Créon devient roi de Thèbes. Il donne son ordre d’enterrer Etéocle, de laisser le cadavre de Polynice pourrir sous le soleil et menace de punir de mort quiconque violera sa loi. Antigone s’oppose à cet ordre : elle tente d’enterrer son frère et entre en conflit avec Créon 1.5pt
II - PRODUCTION ECRITE (10 points)
Sujet :
Certains parents pensent qu’il ne faut pas donner une grande liberté aux jeunes.
Rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de vue sur cette idée en l’appuyant par des arguments.
Lors de correction, on tiendra compte des éléments suivants de manière à éviter le recours injustifié à l’appréciation « Hors-Sujet »
- La conformité au sujet. (2pts)
- La présentation du texte et cohérence. (3pts)
- La richesse et l’originalité des idées. (3pts)
- La qualité et la correction de la langue. (2pts)

  





 Réponse N°1 3936

Le premier examen d'une série de dix!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 06-05-10 à 21:08

Salut M. Massmoudi Azeddine,

Je vous félicite pour votre dévouement à marocagreg.

Vous avez ouvert la porte à nôtre projet à tous: constituer une banque d'examens simulés pour nos chers élèves...

Madame Kerzazi ainsi que plusieurs autres collègues ont promis d'envoyer les leurs...

Moi aussi, je vais envoyer celui de notre arrondissement d'inspection...

Cordialement cher collègue et à une autre intervention INCHAA LAAH.




 Réponse N°2 3937

Le deuxième examen d'une série de dix: NB- SVP envoyez-nous le corrigé...!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 06-05-10 à 21:19

Examen blanc

Envoyé par zakaria Talbi le 06-05-10 à 19:07 Lu :11 fois

NB- Grand merci pour notre collègue: zakaria Talbi pour sa contribution...

Merci de nous envoyer le corrigé.

NB- SVP n'écrivez aucun commentaire dans cette page réservée pour les examens...

Texte:

On apporta dans le préau un large baquet. les gardes-chiourmes rompirent la danse des forçats à coups de bâton, et les conduisirent à ce baquet dans lequel on voyait nager je ne sais quelles herbes dans je ne sais seul liquide fumant et sale;

Ils mangèrent.

Puis, ayant mangé, ils jetèrent sur le pavé ce qui restait de leur soupe et de leur pain bis, et se remirent à danser et à chanter. Il paraît qu'on leur laisse cette liberté le jour du ferrage et le nuit qui le suit.

J'observais ce spectacle avec un curiosité si avide, si palpitante, si attentive que je m'étais oublié moi-même. Un profond sentiment de pitié me remuait jusqu'au entrailles, et leurs rires me faisaient pleurer.

Tout à coup, à travers la rêverie profonde où j'étais tombé, je vis la ronde hurlante s'arrêter et se taire. Puis tous les yeux se tournèrent vers la fenêtre que j'occupais: - Le condamné! Le condamné! Crièrent-ils tous en me montrant du doigt ; et les explosions de joie redoublèrent.

Je restai pétrifié.

J'ignore d'où ils me connaissaient et comment ils m'avaient reconnu.

-Bonjour! Bonsoir! Me crièrent-ils avec leur ricanement atroce. Un des plus jeunes, condamné aux galères perpétuelles, face luisante et plombée, me regarda dun air d'envie en disant:

- Il est heureux! Il sera rogné ! Adieu, camarade

Je ne puis dire ce qui se passait en moi. J'étais leur camarade en effet. La Grève est sœur de Toulon. J'étais même placé plus bas qu'eux: ils me faisaient honneur. Je frissonnai.

Compréhension :

1- Lisez attentivement le texte , recopiez le tableau sur votre copie et complétez-le: (0.25*4)

Titre de l'œuvre:

Auteur:

Genre littéraire de l'œuvre:

Deux œuvres du même auteur:

2-Le narrateur qui était spectateur est devenu l'objet du spectacle.Relevez une phrase qui indique ce changement. ( 1 Point)

3-Situez le passage ci dessus dans l'œuvre. (1Point)

4- Quel événement est évoqué dans ce passage ?

5 - Identifiez les personnages et le cadre spatio-temporel du récit. (0.25*4)

6 - Quel sentiment le comportement des forçats déclenche-t-il chez le narrateur ?

7- Relevez deux éléments du texte appartenant au champ lexical de ce -sentiment.

8- Quelle est la figure de style contenu dans le phrase suivante : "Le Grève est soeur de Toulon" ?

9- Que révèle-t-elle sur l'état psychologique du condamné? (0.5*2)

10-Quelle est la visée de ce texte?

[Je tiens à remercier Mr Idoubiya et Mme fatiha kerzazi pour m'avoir expliqué le visée d'un texte]

11- Indiquez le type de focalisation et la tonalité adoptée au service de ce sentiment ?

Production écrite:

Sujet: "Films, jeux vidéos sur internet, images de guerres à la télévision..., tous ces programmes incitent les jeunes à la violence", disent certains. Êtes-vous pour ou contre cette affirmation? Exprimez votre point de vue en l'appuyant d'arguments tirés de la vie quotidienne.

N.B:

Critères de réalisation retenus:

1/Respect de la situation d'écriture proposée (écrit argumentatif ici ) (3 Points)

2/ Enchaînement et organisation des idées / articulations logiques ( 2Points )

3/ Lexique précis et diversifié (1.5 Points )

4/ Organisation de la phrase complexe ( 2 Points )

5/ Morphologie / ponctuation : genre, nombre, marque verbale, orthographe (1.5 Points )

NB- Je me demande sincèrement quel rapport y 'a-t-il entre le thème de la violence au sein des jeunes et les œuvres qu'on a étudiées?




 Réponse N°3 3952

Examen Blanc Académie de kénitra(Chrarda Bni Hssein) Envoyé par kerzazi fatiha le 07-05-10 à 13:17 Lu :100 foi
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 08-05-10 à 10:50

Examen Blanc Académie de kénitra(Chrarda Bni Hssein)

Envoyé par kerzazi fatiha le 07-05-10 à 13:17 Lu :100 fois

Académie régionale

D’éducation et de formation

Région Chrarda Bni Hssen

Examen Blanc Normal

Texte:

Créon, la secoue soudain hors de lui.

Mais, bon Dieu ! Essaie de comprendre une minute, toi aussi, petite idiote ! J’ai bien essayé de comprendre, moi. Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque. Cela prend l’eau de toutes parts, c’est plein de crimes, de bêtise, de misère…Et le gouvernail est là qui ballote. L’équipage ne veut plus rien faire, il ne pense qu’à piller la cale et les officiers sont déjà en train de se construire un petit radeau confortable, rien que pour eux, avec toute la provision d’eau douce pour tirer leurs os de là. Et le mât craque , et le vent siffle , et les voiles vont se déchirer, et toutes ces brutes vont crever toutes ensemble, parce qu’elles ne pensent qu’à leur peau , à leur précieuse peau et à leurs petites affaires. Crois-tu , alors, qu’on a le temps de faire le raffiné, de savoir s’il faut dire »oui »ou « non », de se demander s’il ne faudra pas payer trop cher un jour et si on pourra encore être un homme après ? On prend le bout de bois, on redresse devant la montagne d’eau, on gueule un ordre et on tire dans le tas, sur le premier qui s’avance. Dans le tas ! Cela n’a pas de nom. C’est comme la vague qui vient de s’abattre sur le pont devant vous ; le vent qui vous gifle, et la chose qui tombe dans le groupe n’a pas de nom. C’était peut être celui qui t’avait donné du feu en souriant la veille. Il n’a pas de nom. Et toi non plus, tu n’as plus de nom, cramponné à la barre. Il n’ya plus que le bateau qui ait un nom et la tempête. Est-ce que tu comprends, cela ?

Antigone, secoue la tête.

Je ne veux pas comprendre. C’est bon pour vous. Moi je suis là pour autre chose que pour comprendre. Je suis là pour vous dire non et pour Mourir.

Etude te texte : 10points

1) Retrouvez à travers ce tableau en désordre la biographie de l’auteur de ce texte : (1pt)

Ahmed Séfrioui 1802-1885 Le bal des voleurs/ Hermin

Victor Hugo 1910-1987 Le chapelet d’ambre/ le jardin des sacrilèges

Jean Anouilh 1915-2004 Notre Dame de Paris/ les misérables

Nom de l’auteur Date de naissance et de décès Deux de ses œuvres

..................... .................... ........................

2)Ce passage est extrait d’une (1pt)

Tragédie

Drame

Comédie

Cochez la bonne réponse

3) Situez le passage dans l’œuvre.(1pt)

4)Quel est le sentiment de Créon et par quel procédé théâtral est-il exprimé ?

5)Créon cherche à maintenir l’ordre, relevez du texte ce qui le montre. (1pt)

6)Quelle est la réaction d’Antigone face aux arguments de Créon ?’1pt)

7)A qui Créon fait-il allusion quand il parle de brutes ?’1pt 8)Relevez quatre mots qui renvoient au champ lexical du bateau.

9)Identifiez les figures de style dans les phrases suivantes. (1pt)

a-« Le vent qui gifle »

b-« C’est plein de crimes, de bêtise, de misère… »

10) Transformez la phrase suivante au discours indirect.

Utilisez un verbe introducteur au passé.

Antigone : »Je ne veux pas comprendre »

Production écrite : 10points

Sujet : « Pensez-vous que les parents ont toujours le droit d’intervenir dans les choix de leurs enfants (carrière, amis, habits, gouts…)

Justifiez votre point de vue par des arguments." le corrigé

Envoyé par kerzazi fatiha le 07-05-10 à 16:48

Le corrigé

1)Retrouvez à travers ce tableau en désordre la biographie de l’auteur de ce texte :

L’auteur : Jean Anouilh

La date de naissance et de décès : 1910/1987

Deux de ses œuvres : Le bal des voleurs et Hermine.

2)ce passage est extrait d’une tragédie.

3)Situation :

Cette scène fait partie du nœud. Créon tente toujours de dissuader Antigone d’enterrer le cadavre de son frère.

4)Le sentiment de Créon : La colère.

Le procédé théâtral : L’emploi d’une didascalie ou indication scénique.

5) Créon cherche à maintenir l’ordre : « Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque. / On prend le bout de bois on redresse devant la montagne d’eau, on gueule un ordre et on tire,dans le tas, sur le premier qui s’avance.

6)La réaction d’Antigone : Elle tient à son projet, elle ne change pas d’avis, elle refuse tous les arguments de Créon et se dit être prête à mourir.

7)Créon fait allusion au peuple, aux gens de Thèbes.

8)Le champ lexical du bateau : l’équipage / la cale / le mat / Les voiles.

9)A : « Le vent qui vous gifle » : Une personnification

B : « C’est plein de crimes, de bêtise, de misère.. » : Une énumération

10) Le discours indirect :

Antigone a répondu qu’elle ne voulait pas comprendre.





 Réponse N°4 3953

ennasri moha le 08/05/2010 /00:39
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 08-05-10 à 10:53

ennasri moha le 08/05/2010 /00:39

Délégation de Béni-Mellal Français

Examen blanc Durée : 2h

Texte :

LA NOURRICE : D’où viens-tu?

ANTIGONE : De me promener, nourrice. C’était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux pas savoir, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleurs.

Elle va passer

LA NOURRICE : Je me lève quand il fait encore noir, je vais à ta chambre pour voir si tu ne t’es pas découverte en dormant et je ne te trouve plus dans ton lit!

ANTIGONE : Le jardin dormait encore. Je l’ai surpris, nourrice. Je l’ai vu sans qu’il s’en doute. C’est beau, un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.

LA NOURRICE : Tu es sortie. J’ai été à la porte du fond, tu l’avais laissée entrebâillée.

ANTIGONE : Dans les champs, c’était tout mouillé, et cela attendait. Tout attendait. Je faisais un bruit énorme toute seule sur la route et j'étais gênée, parce que je savais bien que ce n'était pas moi qu'on attendait. Alors, j'ai enlevé mes sandales et je me suis glissée dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive.

LA NOURRICE : Il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit.

ANTIGONE : Je ne me recoucherai pas ce matin.

LA NOURRICE : A quatre heures! Il n’était pas quatre heures! Je me lève pour voir si elle n’était pas découverte. Je trouve son lit froid et personne dedans.

ANTIGONE : Tu crois que si on se levait comme ça tous les matins, ce serait tous les matins, aussi beau, nourrice, d'être la première fille dehors?

LA NOURRICE : La nuit! C'était la nuit! Et tu veux me faire croire que tu as été te promener, menteuse! D'où viens-tu?

ANTIGONE, a un étrange sourire. C'est vrai, c'était encore la nuit. Et il n'y avait que moi dans toute la campagne à penser que c’était le matin. C’est merveilleux, nourrice. J’ai cru au jour la première, aujourd'hui.

LA NOURRICE : Fais la folle! Fais la folle! Je la connais, la chanson. Jai été fille avant toi. Et pas commode non plus, mais tête dure comme toi, non. D’où viens-tu, mauvaise?

Antigone, soudain grave : Non. Pas mauvaise.

LA NOURRICE : Tu avais un rendez-vous, hein? Dis non, peut-être.

Antigone, doucement : Oui. J'avais un rendez-vous.

LA NOURRICE : Tu as un amoureux?

ANTIGONE, étrangement, après un silence : Oui, nourrice, oui, le pauvre. J’ai un amoureux.

LA NOURRICE, éclate : Ah! C’est du joli! C’est du propre! Toi, la fille d'un roi! Donnez-vous du mal; donnez-vous du mal pour les élever! Elles sont toutes les mêmes! Tu n'étais pourtant pas comme les autres, toi, à t’attifer toujours devant la glace, à te mettre du rouge aux lèvres, à chercher à ce qu’on te remarque. Combien de fois je me suis dit: «Mon Dieu, cette petite, elle n'est pas assez coquette! Toujours avec la même robe, et mal peignée. Les garçons ne verront qu’Ismène avec ses bouclettes et ses rubans et ils me la laisseront sur les bras.» Hé bien, tu vois, tu étais comme ta sœur, et pire encore, hypocrite! Qui est-ce? Un voyou, hein, peut-être? Un garçon que tu ne peux pas dire à ta famille: «Voilà, c’est lui que j'aime, je veux l'épouser.» C’est ça, hein, c’est ça? Réponds donc, fanfaronne!

ANTIGONE, a encore un sourire imperceptible. : Oui, nourrice.

LA NOURRICE : Et elle dit oui! Miséricorde! Je l’ai eue toute gamine; j’ai promis à sa pauvre mère que j'en ferais une honnête fille, et voilà! Mais ça ne va pas se passer comme ça, ma petite. Je ne suis que ta nourrice, et tu me traites comme une vieille bête; bon! Mais ton oncle, ton oncle Créon saura. je te le promets!

ANTIGONE, soudain un peu lasse : Oui, nourrice, mon oncle Créon saura. Laisse-moi, maintenant.

La nourrice évoque ensuite les reproches que ne manquerait pas de lui faire Jocaste, qui lui avait confié Antigone avant sa mort.

ANTIGONE : Non, nourrice. Ne pleure plus. Tu pourras regarder maman bien en face, quand tu iras la retrouver. Et elle te dira: «Bonjour, nounou, merci pour la petite Antigone. Tu as bien pris soin delle.» Elle sait pourquoi je suis sorti ce matin.

LA NOURRICE : Tu n’as pas d'amoureux?

ANTIGONE : Non, nounou.

LA NOURRICE : Tu te moques de moi, alors? Tu vois, je suis trop vieille. Tu étais ma préférée, malgré ton sale caractère. Ta sœur était plus douce, mais je croyais que c’était toi qui m'aimais. Si tu m’aimais, tu m'aurais dit la vérité. Pourquoi ton lit était-il froid quand je suis venu te border?

ANTIGONE : Ne pleure plus, s'il te plaît, nounou. (Elle l'embrasse) Allons, ma vieille bonne pomme rouge. Tu sais quand je te frottais pour que tu brilles? Ma vieille pomme toute ridée. Ne laisse pas couler tes larmes dans toutes les petites rigoles, pour des bêtises comme cela pour rien. Je suis pure, je n’ai pas d’autre amoureux qu’Hémon, mon fiancé, je te le jure. Je peux même te jurer, si tu veux, que je n’aurai jamais d’autre amoureux... Garde tes larmes, garde tes larmes; tu en auras peut-être besoin encore, nounou. Quand tu pleures comme cela, je redeviens petite... Et il ne faut pas que je sois petite ce matin.

Entre Ismène

COMPREHENSION (10 POINTS)

1. Complétez le tableau suivant (1pt) :

Titre de l’œuvre Auteur Siècle Genre

2. Situez le passage dans l’œuvre.(1pt)

3. Donnez deux indices du rapprochement des deux personnages.'1pt)

4. Dans la réplique d’Antigone : « Le jardin dormait encore. Je l’ai surpris, nourrice. Je l’ai vu sans qu’il s’en doute. C’est beau, un jardin qui ne pense pas encore aux hommes »

a. De quelle figure de style s’agit-il ? (0.5)

b. Quel est le ton dominant ? (0.5)

5. Quel sentiment exprime Antigone quand elle dit : « J’ai cru au jour la première, aujourd'hui » (1pt)

a. Le regret ;

b. L’angoisse ;

c. La fierté.

Recopiez la bonne réponse.

6. Dans les répliques de la nourrice, relevez :

a. Une antiphrase ;(0.5)

b. Une expression de concession.(0.5)

7. Dans la dernière réplique d’Antigone, quelle métaphore montre l’affection que ressent l’héroïne à l’égard de sa nourrice ? '1py)

8. Accusée par la nourrice d’avoir un amoureux, Antigone accepte car :

a. Elle en a vraiment un ;

b. Elle esquive la question de sa nourrice ;

c. Elle rêve d’avoir un.

Recopiez la bonne réponse.(1pt)

9. a. Quelle didascalie souligne la calme d’Antigone ? (0.5)

b. Laquelle montre plutôt la colère de la nourrice ?(0.5)

10. La nourrice juge défavorablement Antigone. Relevez deux modalités dépréciatives dans ses répliques.(1pt)




 Réponse N°5 3954

A madame Kerzazi Fatiha
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 08-05-10 à 10:56

Salut chère collègue:

Pouvez-vous donner des éléments de réponse à ennasri moha?

Voir dernier examen.

Merci.

( très débordé par notre revue d'établissement)




 Réponse N°6 3956

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
  Par   Elkahlaoui Abderzak  (Profle 08-05-10 à 12:48

J'ai envoyé l'examen avec les éléments de réponse !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!????????????????????




 Réponse N°7 3959

Nos excuses cher Elkahlaoui Abderzak
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 08-05-10 à 14:28

Examen blanc délégation de Béni Mellal

Envoyé par Elkahlaoui Abderzak le 07-05-10 à 19:53 Lu :80 fois

Délégation de Béni-Mellal Français

Examen blanc Durée : 2h

Texte :

LA NOURRICE : D’où viens-tu?

ANTIGONE : De me promener, nourrice. C’était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux pas savoir, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleurs.

Elle va passer

LA NOURRICE : Je me lève quand il fait encore noir, je vais à ta chambre pour voir si tu ne t’es pas découverte en dormant et je ne te trouve plus dans ton lit!

ANTIGONE : Le jardin dormait encore. Je l’ai surpris, nourrice. Je l’ai vu sans qu’il s’en doute. C’est beau, un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.

LA NOURRICE : Tu es sortie. J’ai été à la porte du fond, tu l’avais laissée entrebâillée.

ANTIGONE : Dans les champs, c’était tout mouillé, et cela attendait. Tout attendait. Je faisais un bruit énorme toute seule sur la route et j'étais gênée, parce que je savais bien que ce n'était pas moi qu'on attendait. Alors, j'ai enlevé mes sandales et je me suis glissée dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive.

LA NOURRICE : Il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit.

ANTIGONE : Je ne me recoucherai pas ce matin.

LA NOURRICE : A quatre heures! Il n’était pas quatre heures! Je me lève pour voir si elle n’était pas découverte. Je trouve son lit froid et personne dedans.

ANTIGONE : Tu crois que si on se levait comme ça tous les matins, ce serait tous les matins, aussi beau, nourrice, d'être la première fille dehors?

LA NOURRICE : La nuit! C'était la nuit! Et tu veux me faire croire que tu as été te promener, menteuse! D'où viens-tu?

ANTIGONE, a un étrange sourire. C'est vrai, c'était encore la nuit. Et il n'y avait que moi dans toute la campagne à penser que c’était le matin. C’est merveilleux, nourrice. J’ai cru au jour la première, aujourd'hui.

LA NOURRICE : Fais la folle! Fais la folle! Je la connais, la chanson. Jai été fille avant toi. Et pas commode non plus, mais tête dure comme toi, non. D’où viens-tu, mauvaise?

Antigone, soudain grave : Non. Pas mauvaise.

LA NOURRICE : Tu avais un rendez-vous, hein? Dis non, peut-être.

Antigone, doucement : Oui. J'avais un rendez-vous.

LA NOURRICE : Tu as un amoureux?

ANTIGONE, étrangement, après un silence : Oui, nourrice, oui, le pauvre. J’ai un amoureux.

LA NOURRICE, éclate : Ah! C’est du joli! C’est du propre! Toi, la fille d'un roi! Donnez-vous du mal; donnez-vous du mal pour les élever! Elles sont toutes les mêmes! Tu n'étais pourtant pas comme les autres, toi, à t’attifer toujours devant la glace, à te mettre du rouge aux lèvres, à chercher à ce qu’on te remarque. Combien de fois je me suis dit: «Mon Dieu, cette petite, elle n'est pas assez coquette! Toujours avec la même robe, et mal peignée. Les garçons ne verront qu’Ismène avec ses bouclettes et ses rubans et ils me la laisseront sur les bras.» Hé bien, tu vois, tu étais comme ta sœur, et pire encore, hypocrite! Qui est-ce? Un voyou, hein, peut-être? Un garçon que tu ne peux pas dire à ta famille: «Voilà, c’est lui que j'aime, je veux l'épouser.» C’est ça, hein, c’est ça? Réponds donc, fanfaronne!

ANTIGONE, a encore un sourire imperceptible. : Oui, nourrice.

LA NOURRICE : Et elle dit oui! Miséricorde! Je l’ai eue toute gamine; j’ai promis à sa pauvre mère que j'en ferais une honnête fille, et voilà! Mais ça ne va pas se passer comme ça, ma petite. Je ne suis que ta nourrice, et tu me traites comme une vieille bête; bon! Mais ton oncle, ton oncle Créon saura. je te le promets!

ANTIGONE, soudain un peu lasse : Oui, nourrice, mon oncle Créon saura. Laisse-moi, maintenant.

La nourrice évoque ensuite les reproches que ne manquerait pas de lui faire Jocaste, qui lui avait confié Antigone avant sa mort.

ANTIGONE : Non, nourrice. Ne pleure plus. Tu pourras regarder maman bien en face, quand tu iras la retrouver. Et elle te dira: «Bonjour, nounou, merci pour la petite Antigone. Tu as bien pris soin delle.» Elle sait pourquoi je suis sorti ce matin.

LA NOURRICE : Tu n’as pas d'amoureux?

ANTIGONE : Non, nounou.

LA NOURRICE : Tu te moques de moi, alors? Tu vois, je suis trop vieille. Tu étais ma préférée, malgré ton sale caractère. Ta sœur était plus douce, mais je croyais que c’était toi qui m'aimais. Si tu m’aimais, tu m'aurais dit la vérité. Pourquoi ton lit était-il froid quand je suis venu te border?

ANTIGONE : Ne pleure plus, s'il te plaît, nounou. (Elle l'embrasse) Allons, ma vieille bonne pomme rouge. Tu sais quand je te frottais pour que tu brilles? Ma vieille pomme toute ridée. Ne laisse pas couler tes larmes dans toutes les petites rigoles, pour des bêtises comme cela pour rien. Je suis pure, je n’ai pas d’autre amoureux qu’Hémon, mon fiancé, je te le jure. Je peux même te jurer, si tu veux, que je n’aurai jamais d’autre amoureux... Garde tes larmes, garde tes larmes; tu en auras peut-être besoin encore, nounou. Quand tu pleures comme cela, je redeviens petite... Et il ne faut pas que je sois petite ce matin.

Entre Ismène

COMPREHENSION (10 POINTS)

1. Complétez le tableau suivant (1pt) :

Titre de l’œuvre Auteur Siècle Genre

2. Situez le passage dans l’œuvre.(1pt)

3. Donnez deux indices du rapprochement des deux personnages.'1pt)

4. Dans la réplique d’Antigone : « Le jardin dormait encore. Je l’ai surpris, nourrice. Je l’ai vu sans qu’il s’en doute. C’est beau, un jardin qui ne pense pas encore aux hommes »

a. De quelle figure de style s’agit-il ? (0.5)

b. Quel est le ton dominant ? (0.5)

5. Quel sentiment exprime Antigone quand elle dit : « J’ai cru au jour la première, aujourd'hui » (1pt)

a. Le regret ;

b. L’angoisse ;

c. La fierté.

Recopiez la bonne réponse.

6. Dans les répliques de la nourrice, relevez :

a. Une antiphrase ;(0.5)

b. Une expression de concession.(0.5)

7. Dans la dernière réplique d’Antigone, quelle métaphore montre l’affection que ressent l’héroïne à l’égard de sa nourrice ? '1py)

8. Accusée par la nourrice d’avoir un amoureux, Antigone accepte car :

a. Elle en a vraiment un ;

b. Elle esquive la question de sa nourrice ;

c. Elle rêve d’avoir un.

Recopiez la bonne réponse.(1pt)

9. a. Quelle didascalie souligne la calme d’Antigone ? (0.5)

b. Laquelle montre plutôt la colère de la nourrice ?(0.5)

10. La nourrice juge défavorablement Antigone. Relevez deux modalités dépréciatives dans ses répliques.(1pt)

PRODUCTION ÉCRITE (10 points)

Traitez au choix l’un des deux sujets :

Sujet 1 :

Antigone cache une vérité à sa nourrice.

Avez-vous été obligé, un jour, de taire une vérité ou de mentir à un proche ? Racontez dans quelles circonstances vous avez agi ainsi tout en exprimant vos sentiments

Sujet 2 :

Pour certains, Antigone est le symbole du sacrifice et de la résistance. Pour d’autres, elle n’est qu’une fille aveuglée par son égoïsme héroïque.

Lequel de ces deux avis partagez-vous ?

Défendez votre opinion en vous basant sur votre lecture de l’œuvre.

N.B. Lors de la correction, on prendra en considération :

- le respect de la consigne ;

- la cohérence de l’écrit ;

- la correction de la langue ;

- la présentation de la copie.

Correction :

I-Compréhension (10 points) :

1. Le tableau :

Titre de l’œuvre Auteur Siècle Genre

Antigone Jean Anouilh XXème Tragédie moderne

2. Situation du passage :

Il s’agit de la première scène de la pièce. Antigone est allée, très tôt le matin, couvrir le corps de son frère Polynice. A son retour, elle rencontre la nourrice qui l’interroge sur cette sortie matinale.

3. Les signes du rapprochement et de l’intimité des deux personnages

- le tutoiement → « LA NOURRICE : D’où viens-tu? »

- le langage familier (employé amis ou personnes qui se connaissent bien) → « comme ça », « je la connais, la chanson »…

- les sujets de la conversation : « Tu as un amoureux? »

- Etc.

4. a. La figure de style : la personnification

b. le registre lyrique → les sentiments / la forte présence de la nature.

5. Le sentiment exprimé : la fierté

6. a. Une antiphrase : « Ah! C’est du joli! »

b. Une expression de concession : « Tu n'étais pourtant pas comme les autres »

7. La métaphore : « Allons, ma vieille bonne pomme rouge »

8. a. Elle en a vraiment un

9. a. « doucement »

b. « éclate »

10. – « mauvaise » / « fanfaronne » / « hypocrite »…

II – Production écrite (10 points) :

Sera envoyée plus tard.

Remarques :

-La question 1 : c’est devenu presque une règle, toutes nos évaluations commencent par un tableau comme celui-ci. Les élèves n’ont que les tracer et les mémoriser d’avance. Je crois il est temps de trouver une autre façon pour évaluer les connaissances de l’élèves concernant l’œuvre et son auteur.

- La question 2 : ce point a fait couler beaucoup d’encre, et les adhérents de Marocagreg l’ont longuement débattu. Il fallait soit le supprimer carrément, soit le remplacer par des QCM permettant aux élèves de situer les événements du texte dans l’intrigue. On pourrait aussi, puisqu’il s’agit d’une pièce de théâtre, leur demander de les situer dans la structure dramatique (exposition, nœud dramatique, dénouement).

- la question 3 : les deux personnages sont une fille (Antigone) est sa nourrice. Et être la nourrice d’une personne, c’est être intimement et étroitement lié) à cette personne. On n’a pas besoin d’indices qui le confirment !

- La question 4 : - Concernant le second volet de la question, un problème de terminologie se pose d’emblée. Les élèves vont-ils comprendre que le mot ton est l’équivalent (ou l’ancetre) de registre de texte ?

Je me demande également si on peut parler du registre dominant dans un passage de trois phrases. Cela laisse entendre qu’il y a, dans le même passage, d’autres registres !

- La question 6 : - Il ne suffit pas de relever une figure dans le texte, mais il faudra chercher comment elle contribue à construire le sens, càd quel est l’effet que le narrateur cherche à produire en l’employant. Les figures ne sont pas un simple ornement

- La même remarque pour la deuxième partie de la question : pourquoi demander à l’élève de relever une expression d concession si cela ne servirait pas à l’aider à mieux comprendre le texte. On lit dans le cadre référentiel de l’examen de français : « établir un rapport entre l’emploi d’un fait de langue ou de style et la construction du sens ». Ceci à été fait intelligemment dans la question 7 et la question 10 !

- La question 8 : il semble qu’il y a deux bonnes réponses à cette question. Antigone accepte qu’elle a un amoureux car :

* Elle a vraiment un : « oui, le pauvre », c’est Hémon pour qui être le mari d’Antigone conduit inéluctablement à la mort.

* Elle esquive la réponse de sa nourrice : on a remarqué depuis le début du texte, Antigone refuse de se confier à la nourrice. Accepter d’avoir un amoureux lui permet de ne pas dire la vérité à sa nourrice.

- La question 10 : je pense que le terme qu’il faudrait employer est « les modalités appréciatives » : qui exprime une évaluation, un jugement positifs ou négatifs, ou tout simplement et plus couramment un modalisateur (terme utilisé souvent en classe).

- Concernant la production écrite, on a proposé deux sujets : un texte narratif et un texte argumentatif.

* D’abord, à l’examen régional, on ne propose qu’un seul sujet, l’élève doit le savoir, et la meilleure occasion pour le faire est l’examen blanc !

* Le cadre référentiel est très clair sur ce point : à l’examen, les élève n’auront ni texte narratif, ni descriptif…mais un texte argumentatif !





 Réponse N°8 3960

Avec plaisir
  Par   Samira Yassine  (Profle 08-05-10 à 18:19

Désolée, je ne me suis pas connectée de toute la journée. Je viens de voir votre demande . Avec plaisir. Vous l'aurez dans quelques instants.

Cordialement.




 Réponse N°9 3961

???
  Par   Samira Yassine  (Profle 08-05-10 à 18:51

Salut M Idoubiya,

Je crois qu'il ya une erreur.Je comprends , vous avez trop de travail.

Je tiens à remercier M El kahlaoui, pour le texte, le corrigé et surtout les remarques pertinentes qui accompagnent les éléments de réponses. Vous avez fait une étude intéressante de l'examen. On aurait dû faire de même tous.

Cordialement





 Réponse N°10 3962

Les commentaires.../ Opérationnalisation.
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 08-05-10 à 21:07

Salut kerzazi fatiha,

Les commentaires, on va sûrement les faire.

Pour l'instant nous sommes entrain de ramasser/regrouper la matière première (les examens) et moi personnellement je suis entrain de préparer la stratégie adéquate pour les mettre au profit et des élèves et des enseignants...

Pour madame Kerzazi, merci pour votre dévouement pour le métier: la correction est déjà faite par notre cher collègue Elkahlaoui Abderzak,

J'aurai besoin de votre coopération pour d'autres tâches que je vous direz le temps venu.

Pour l'instant, je vais remettre en ordre les travaux déjà envoyés pour mieux les organiser: ils seront édités dans deux nouvelles pages que j'intitulerai:

1- Banque d'examens simulés pour élèves/ Les questions des élèves seront les bienvenus.

2- Banque d'examens simulés pour les enseignants/ Les commentaires des enseignants seront les bienvenus.

Cordialement.

Pour marocagreg: bonne convalescence cher ami.




 Réponse N°11 3963

examen blanc - Meknès mai 2010
  Par   marocagreg  (Adminle 08-05-10 à 21:29

Académie Régionale d'Education et de Formation - Région Meknès-Tafilalet

Délégation de Meknès

Examen blanc, 1 année du Cycle du Baccalauréat, Année scolaire : 2009-2010.

Matière : Français, Durée : 2 heures.

TEXTE:

CRÉON

[ ] Tu l'apprendras toi aussi, trop tard, la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir : la vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur !

ANTIGONE, murmure, le regard perdu.

Le bonheur...

CREON, a un peu honte soudain.

Un pauvre mot, hein ?

ANTIGONE, doucement.

Quel sera-t-il, mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? Dites, à qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?

CREON, hausse les épaules.

Tu es folle, tais-toi.

ANTIGONE

Non, je ne me tairai pas ! Je veux savoir comment je m'y prendrai, moi aussi, pour être heureuse. Tout de suite, puisque c'est tout de suite qu'il faut choisir. Vous dites que c'est si beau, la vie. Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre.

CRÉON

Tu aimes Hémon?

ANTIGONE

Oui, j'aime Hémon. J'aime un Hémon dur et jeune ; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi. Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit plus pâlir quand je pâlis, s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s'il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu'il sache pourquoi, s'il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s'il doit apprendre à dire « oui », lui aussi, alors je n'aime plus Hémon !

CRÉON

Tu ne sais plus ce que tu dis. Tais-toi.

ANTIGONE

Si, je sais ce que je dis mais c'est vous qui ne m'entendez plus. Je vous parle de trop loin maintenant, d'un royaume où vous ne pouvez plus entrer avec vos rides, votre sagesse, votre ventre. (Elle rit.) Ah! je ris, Créon, je ris parce que je te vois à quinze ans, tout d'un coup ! C'est le même air d'impuissance et de croire qu'on peut tout. La vie t'a seulement ajouté tous ces petits plis sur le visage et cette graisse autour de toi.

CRÉON, la secoue.

Te tairas-tu, enfin ?

ANTIGONE

Pourquoi veux-tu me faire taire ? Parce que tu sais que j'ai raison ? Tu crois que je ne lis pas dans tes yeux que tu le sais ? Tu sais que j'ai raison, mais tu ne l'avoueras jamais parce que tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os.

Extrait d'« Antigone » de Jean Anouilh, La Table ronde, 1946.





Questions :

I. ETUDE DE TEXTE (10 PTS) :

Relisez et répondez aux questions suivantes :

  1. Jean Anouilh est un écrivain et dramaturge français.

Quand et où est-il né ? (0,25 pt x2). Citez une oeuvre de cet écrivain autre qu'« Antigone » (0,5 pt). Quand et où est-il mort ? (0,25 pt x2).

Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes :

1942, 1910,1944, 1987, Lyon, Bordeaux, Rouen, Lausanne, « Les Contemplations », « Le Mythe de Sisyphe », « Le Voyageur sans bagage », « La Machine Infernale ».

  1. Situez brièvement ce passage dans l'oeuvre (0,5 pt).

  2. Relevez une figure de style employée par Créon dans le passage suivant : « la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. [ ] la vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur ! » (0,5 pt).

Quel genre de bonheur Créon évoque-t-il ici ? (0,5 pt).

  1. Dans le passage « Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? ».

Faites apparaître le sens courant du mot « pauvreté » dans une phrase. (0,5 pt).

Quel sens le mot « pauvretés » prend-il dans la bouche d'Antigone ? (0,5 pt).

  1. Dans le passage suivant : « Dites, à qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ? ».

Quel type de phrases Antigone utilise-t-elle ? (0,5 pt).

Quelle idée veut-elle exprimer en employant ces phrases ? (0,5 pt).

  1. Donnez un trait de caractère du personnage d'Antigone dans le texte (0,5 pt). Comment trouvez-vous le caractère de Créon ? (0,5 pt).

  2. « tais-toi. / Tais-toi. / Te tairas-tu, enfin ? ».

Dans l'extrait étudié, Créon utilise, trois fois, le même verbe.

Exprime-t-il le même sentiment les trois fois ? (0,5 pt). Justifiez votre réponse (0,5 pt).

  1. Relevez une figure de style dans le passage suivant :

« Tu sais que j'ai raison, mais tu ne l'avoueras jamais parce que tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os.» (0,5 pt).

Quelle idée cette figure de style met-elle en valeur ? (0,5 pt).

  1. Partagez-vous le point de vue de Créon sur le bonheur ? Justifiez votre avis. (0,5 pt)+ (0,5 pt).

  2. D'après votre lecture de l'oeuvre, pensez-vous que l'extrait étudié est un passage important dans l'évolution du personnage d'Antigone ? Pourquoi ? (0,5 pt) + (0,5 pt).

II. PRODUCTION ECRITE (10 PTS) :



À la manière d'Antigone, votre ami (e) ne communique pas avec ses parents ; il refuse de suivre leurs conseils.

Approuvez-vous son comportement ? Concevez-vous la relation entre les parents et les enfants de cette manière ?

Rédigez un texte dans lequel vous développerez votre point de vue sur le sujet.



N.B : Lors de la correction de la production écrite, il sera tenu compte des éléments suivants : Présentation de la copie : 2 pts ; Respect de la consigne : 3 pts ; Cohérence de l'argumentation : 3 pts ; Correction de la langue : 3 pts.

examen




 Réponse N°12 3971

merci à l'élève zakaria Talbi
  Par   brahim el harfi  (Profle 09-05-10 à 00:07

salut M.RACHID merci pour ce travail précieux

je crois que zakaria Talbi est un élève studieux qui a envoyé le travail de sa délégation




 Réponse N°13 3972

C'est excellent!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 09-05-10 à 00:47

Salut M. brahim el harfi,

C'est une grande joie de voir les élèves participer à côté des enseignants dans marocagreg pour la formation générale de tous les adhérents...

Merci donc pour zakaria Talbi.

NB- Pour la partie reservée aux élèves, je suis entrain d'y travailler...Elle sera éditée dans marocagreg d'ici peu...

Cordialement.




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