evaluons nos évaluations.

 Par Samira Yassine  (?)  [msg envoyés : 2089le 14-03-13 à 17:33  Lu :4142 fois
     
  
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C’est un nouveau projet dont l’objectif est de voir à quel point nous réussissons nos évaluations.
Nous allons proposer des épreuves avec différentes questions, nous discuterons , tout d’abord le choix des questions, leur formulation puis le genre de question à éviter ou à encourager.
J’espère voir des spécialistes du domaine didactique intervenir pour mener à bien ce projet dont la visée est d’améliorer notre façon d’évaluer.
En cherchant dans les évaluations proposées dans notre site même, j’ai trouvé deux évaluations pour le même support.
Les évaluations sont anonymes, l’auteur de l’évaluation n’est pas notre but, l’essentiel pour nous est de voir laquelle des deux évaluations a respecté les directives concernant ce genre d’exercices.

Etude de textes
L’œuvre : Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
Support : Chapitre V


Texte :
À peine arrivé, des mains de fer s'emparèrent de moi. On multiplia les précautions ; point de couteau, point de fourchette pour mes repas, la camisole de force, une espèce de sac de toile à voilure, emprisonna mes bras ; on répondait de ma vie. Je m'étais pourvu en cassation. On pouvait avoir pour six ou sept semaines cette affaire onéreuse, et il importait de me conserver sain et sauf à la place de Grève.
Les premiers jours on me traita avec une douceur qui m'était horrible. Les égards d'un guichetier sentent l'échafaud. Par bonheur, au bout de peu de jours, l'habitude reprit le dessus ; ils me confondirent avec les autres prisonniers dans une commune brutalité, et n'eurent plus de ces distinctions inaccoutumées de politesse qui me remettaient sans cesse le bourreau sous les yeux. Ce ne fut pas la seule amélioration. Ma jeunesse, ma docilité, les soins de l'aumônier de la prison, et surtout quelques mots en latin que j'adressai au concierge, qui ne les comprit pas, m'ouvrirent la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, et firent disparaître la camisole où j'étais paralysé. Après bien des hésitations, on m'a aussi donné de l'encre, du papier, des plumes,
et une lampe de nuit.
Tous les dimanches, après la messe, on me lâche dans le préau, à l'heure de la récréation. Là, je cause avec les détenus : il le faut bien. Ils sont bonnes gens, les misérables. Ils me content leurs tours, ce serait à faire horreur, mais je sais qu'ils se vantent. Ils m'apprennent à parler argot, à rouscailler bigorne, comme ils disent. C'est toute une langue entée sur la langue générale comme une espèce d'excroissance hideuse, comme une verrue. Quelquefois une énergie singulière, un pittoresque effrayant : il y a du raisiné sur le trimar (du sang sur le chemin), épouser la veuve (être pendu), comme si la corde du gibet était veuve de tous les pendus. La tête d'un voleur a deux noms : la sorbonne, quand elle médite, raisonne et conseille le crime ; la tronche, quand le bourreau la coupe... la cône (la mort), la placarde (la place des exécutions).On dirait des crapauds et des araignées. Quand on entend parler cette langue, cela fait l'effet de quelque chose de sale et de poudreux, d'une liasse de haillons que l'on secouerait devant vous.



 


Proposition n° 1/



I-COMPRÉHENSION DE L'ÉCRIT
1-Rédigez une brève biographie de l’auteur.
2-Où se passe la scène ? Qui désigne le narrateur par des mains de fer ?
3-Pourquoi multiplia-t-on les précautions à l’égard du personnage narrateur ?4-répondez par vraie ou fausse aux affirmations suivantes et justifiez votre réponse
a-La camisole est une chemise en soie d’été.
b- Son pourvoi de cassation aura lieu dans six semaines .
c- Le latin lui permet de bénéficier de quelque faveur.
d-Le condamné décrit l’argot d’une manière péjorative.
5-Quel est le niveau de langue des mots soulignés ?
a- je cause avec les détenus .
b-: il y a du raisiné sur le trimar.
6-Relevez du passage une comparaison et une métaphore.
7-Transposez au discours indirect « , Je cause avec les détenus cette semaine. »déclara le condamné
8-Nominalisez l’énoncé suivant : « On multiplia les précautions ».


 



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Proposition n°2/
Compréhension et langue :
1° Situez le passage dans l’œuvre. (2pts)
2°Auteur/Titre/ Genre/ Epoque (2pts)
3° « A peine arrivé » Où est-il arrivé ? Comment a-t-il accueilli ? Pourquoi ? (2pts)
4° « Les premiers jours on me traita avec une douceur qui m'était horrible » (2pts)
Pourquoi qualifie-t-il cette douceur d’horrible ?
5° Quel langage découvre-t-il en prison ? (2pts)
6° Les geôliers et les prisonniers avaient confiance en lui.
Donnez deux indices qui le montrent. (2pts)
7° Identifiez les figures de style dans les phrases suivantes : (2pts)
« Point de couteau, point de fourchette »

« Des mains de fer s’emparèrent de moi »
8° relevez du texte : (2pts)
Le champ lexical de la prison
Deux anaphores (‘lexicale et grammaticale)
Deux indicateurs spatiotemporels.
9° Mettez la suivante au discours indirect : (2pts)
Le condamné a dit : « je ne leur en veux pas »
10° Quels sont les temps dominants dans ce texte. Justifiez leur emploi.


 
 


  




 Réponse N°1 30209

Re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 14-03-13 à 19:46



Je te remercie chère amie: c'est une initiative très intéressante.

Certes mon avis n'est pas celui d'une didacticienne mais je vais tenter l'aventure et décortiquer la première épreuve.

celle-ci présente quelques lacunes et ne respecte pas le cadre de référence:

- on invite l'élève dès le premier abord à une production écrite: même brève, cela relève de l'écrit. Par ce genre de question c'est la mémoire qui est sollicitée;

-les questions concernant la contextualisation sont absentes: rien sur la situation du passage, le genre;

- les questions d'analyse sont presque absentes: dans sa réponse à la question 3, l'élève sera amené à paraphraser le texte;

- par ailleurs, les questions portant sur les faits de langue et de style, telles qu'elles sont posées, n'ont aucun rapport avec la construction du sens;

- les deux dernières questions sont des exercices de transformation!

- la question sur le niveau de langue reformulée pourrait servir l'interprétation des faits culturels;

-pour finir, je dirais qu'on ne demande pas à l'élève de réagir face au texte.

La présence du barême permettrait d'avoir une idée sur la notation. Quand une question est segmentée, cela pose des problèmes!





 Réponse N°2 30211

à Mme Aziz,
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 14-03-13 à 20:46

Bon travail!




 Réponse N°3 30212

A Mme Hayat Aziz
  Par   Samira Yassine  (CSle 14-03-13 à 21:36



Je suis ravie de te revoir parmi nous, tu illumines le site par ta présence, ma chère amie.

Je ne suis pas là pour contester. Tu es une vraie didacticienne, tes remarques en sont la preuve, tu es trop modeste , c'est tout.

Je laisse les autres collègues prendre la défense de l'épreuve ou en montrer les lacunes.

Merci encore ma chère amie Hayat.





 Réponse N°4 30217

Un grand merci à M Jaafari
  Par   Samira Yassine  (CSle 14-03-13 à 22:06



Vous vous dépensez vraiment trop , vous donnez beaucoup de votre temps au site,  et votre épreuve mérité de très bonnes appréciations.

Merci d'avoir répondu à ma demande.





 Réponse N°5 30218

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 14-03-13 à 22:26



Les sacrifices n'ont pas été vains: notre soldat est monté en grade. Colonel Jaafari, l'uniforme rose vous sied à merveille. Une vraie poupée Barbie! Vous voyez, je ne suis pas une géôlière! Mes compliments mon colonel!





 Réponse N°6 30219

Oh là là!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 14-03-13 à 22:27



Voyons! Vous me faites rosir!madame!





 Réponse N°7 30220

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 14-03-13 à 22:32



Mon Colonel, un peu de retenue! Vous cherchez la cour martiale?





 Réponse N°8 30221

Votre majesté!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 14-03-13 à 22:35



Tenue oblige, Il ne m'est permis de faire de la cour que la martiale!





 Réponse N°9 30223

Principes
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 14-03-13 à 23:55



L'élaboration d'une épreuve gagnera en efficience si elle se conçoit en tant que CONTRAT docimologique qui devrait engager et l'évaluateur et l'évalué. Je n'ai pas employé le terme "professeur et élève" parce que, dès que l'épreuve est destinée à être notée, elle fait partie des évaluations externes qui n'évaluent pas les niveaux des élèves, mais leurs apprentissages, leurs acquis. Les conclusions qui en découlent sont les suivantes:

1. l'épreuve doit se suffire à elle même. L'évalué ne doit, en aucun cas, s'attendre à des explications complémentaires. Pour cela, les items doivent être clairs, univoques, transparents, accessibles, ayant déjà fait l'objet d’apprentissages antérieurs, etc.

2. l'épreuve doit être cohérente de façon à rendre compte d'un système de compréhension homogène. Pour cela, les questions, les consignes sont appelées à rendre compte de l’intérêt du texte. Des questions cloisonnées sont à éviter, comme les questions de langue qui sont proposées pour elles mêmes et qui ne contribuent en aucun à se représenter correctement le fonctionnement générique du texte. (On pourrait à la limite accepter une question sur le discours rapporté pour un texte théâtral, mais on peut difficilement accepter par exemple une question sur les temps du récit dans un texte argumentatif quand bien même ils existeraient).

3. l'épreuve n'est pas un espace d'apprentissage, mais un espace d'évaluation des acquis DE la langue et non pas des acquis SUR la langue. C'est pourquoi, toutes les questions "théorisantes" sont à éviter de type; donnez la définition de tel concept, relevez une anaphore lexicale, etc.

PS. une malencontreuse maladresse s'infiltre assez souvent dans les questions: on dit relevez DANS le texte/DANS le paragraphe, etc au lieu de relevez DU texte/Du paragraphe, etc.

J'y reviendrai

Merci à tous..





 Réponse N°10 30236

Sincères remerciements, M Kasbaoui !
  Par   Samira Yassine  (CSle 15-03-13 à 14:17



Je vous suis très reconnaissante, monsieur , d'avoir contribué à l'enrichissement de ce sujet par vos conseils combien importants vu votre connaissance du domaine et le métier que vous exercez et ce, malgré vos nombreuses occupations.

Merci de promettre une suite.

Mes respects.





 Réponse N°11 30246

Petite réaction
  Par   ouhamou mohammed  (Profle 15-03-13 à 19:20



D'abord, merci à celui ou à celle qui a voulu soumettre ce thème combien épineux: l'évaluation! A mon sens une évaluation égale un type d'élèves: on ne peut évaluer une évaluation loin de son contexte. Certes, il existe des normes, des principes qu'il convient à chacun de respecter, mais on ne peut en aucun cas imposer tel ou tel modèle. C'est à l'évaluateur, qui n'est autre que le professeur, que revient de droit de choisir l'évaluation qui convient le mieux à ses évalués.

Autre remarque: si on divise notre enseignement/apprentissage en deux grandes catégories, l'apprentissage/enseignement d'un côté et l'évaluation de l'autre, on risque de manquer un palier important dans le processus de l'éducation. L'évaluation fait partie intégrante de ce processus. C'est grâce à l'évaluation qu'on apporte les règlages nécessaires à notre action pédagogique:

- Evaluation de soi

- Evaluation des acquis

- Evaluation des pratiques et des méthodes et j'en passe.





 Réponse N°12 30251

Remerciement
  Par   salma malak  (CSle 15-03-13 à 22:39



Bonsoir tout le monde.

Merci Mme Samira , je vous félicite de mettre au point ce projet intéressant et je veillerai sûrement à y contribuer par quelques modestes propositions.





 Réponse N°13 30252

Contrat
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 15-03-13 à 22:47



Mme Aziz Hayat a fait une très bonne lecture aux épreuves proposées. Je me permets d'y ajouter celle-ci.

1. Le contrat docimologique exige l'explicitation des consignes. L'évalué (ce n'est plus l'élève) a le droit de savoir ce qu'on demande de lui, sur quoi il est censé être évalué. La question n°2 (2°Auteur/Titre/ Genre/ Époque) de la deuxième proposition ne peut être intelligible pour un évalué quand bien même elle est évidente pour un PROFESSEUR. Cette formule risque également de compliquer la tache de l'évalué lors d'une épreuve externe, en dehors de la classe de français.

2. Question n°3 (2ème proposition) (3° « A peine arrivé » Où est-il arrivé ? Comment a-t-il été accueilli ? Pourquoi ?)

Deux remarques :

- au niveau de la compréhension, cette question est surchargée et risque d’être encombrante pour les évalués. D'ailleurs, elle s'apparente plutôt étrangement à une séquence d'apprentissage en classe où on dispose d'un peu de liberté dans l’enchainement de plusieurs questions à la fois, soutenues généralement par des reformulations, des explications complémentaires, des commentaires, etc..

- au niveau de la notation, il n'est pas précisé la modalité de la répartition des deux points.Il est même difficile de les répartir.

à suivre

Merci Mme Samira Yassine





 Réponse N°14 30253

Voilà une autre évaluation à soumettre aux remarques des enseignants.
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 15-03-13 à 22:59



I- contextualiser :

1- L’auteur du roman est ……………………………. Il a écrit le dernier Jour d’un condamné. C’est un roman à …………………… parce qu’il est un p……………………………… contre la peine de ………………………….. Remplissez les pointillées.1p.

2- a- Pour quelle raison, le narrateur se trouve-t-il en prison. b- Qu’elle a été sa sentence ? 1p

II- Analyser :

3- « On multiplia de précautions… » Pourquoi les gardiens veulent-ils garder le condamné en bon état ? b- A votre avis, ce comportement est : A- positif B-négatif. Justifiez votre réponse. 1p

4- a- Relevez du texte le champ lexical de la mort ( Quatre mots). b- Pourquoi le guichetier se comporte-t-il à l’égard du condamné avec respect ? 2p

5- Donnez quatre raisons qui ont permis au condamné de « mériter » la promenade une fois par semaine. 1p

6- a- Pourquoi le narrateur a-t-il traité les détenus de « misérables » ? b- Le narrateur/condamné a un trait de caractère : A- sensible B- dur C- indifférent. Choisissez la bonne réponse. 1p

7- Le condamné a-t-il jugé favorablement la langue des prisonniers ? Justifiez votre réponse. 1p

III- Réagir :

8- Quelles différences le distingue-t-il des autres prisonniers ? Relevez au moins trois différences. 1p

9- Le condamné mérite-t-il d’être exécuté? Pourquoi ? – Donner trois raisons d’après ce que vous connaissez de lui. 1p

Mes amitiés monsieur kasbaoui abdelaziz.





 Réponse N°15 30265

Reformulation
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 16-03-13 à 15:04



Bonjour Ssi Rachid

Je propose une petite reformulation à deux questions qui sont pourtant très pertinentes:

8- Quelles différences le distinguent  des autres prisonniers ? Relevez au moins trois différences. 1p

- Relevez au moins trois différences qui distinguent le narrateur des autres prisonniers.

(cette reformulation élimine une surcharge des pronoms et une répétition; elle est, en outre, économique et donc peu couteuse en temps et en efforts)

4- a- Relevez dans le texte le champ lexical de la mort ( Quatre mots)

- Relevez dans le texte quatre mots appartenant au champ lexical de la mort.

(cette reformulation est directe et plus explicite; elle évite le recours à d'autres procédés, le renvoi, les parenthèses en l'occurrence).

Mes amitiés Ssi Rachid





 Réponse N°16 30267

Mes chers(es) collègues
  Par   Samira Yassine  (CSle 16-03-13 à 16:23



Franchement, découvrir après toutes ces années d'enseignement que ce qu'on croyait une bonne évalauation n'en était pas une m'a vraiment démoralisée.

je ne sais plus comment procéder alors, pour élaborer une évaluation. ce n'est plus aussi simple que je croyais.

Je souhaite vraiment voir publier les principes qu'il faut respecter dans une évaluation .

J'ai une proposition d'épreuve au régional à préparer , je ne l'ai pas remise aujourd'hui parce que je ne sais plus c'est quoi une évaluation. J'aimerais avoir une idée sur la procédure à suivre pour élaborer une évaluation coforme aux consignes fixées par les spécialistes de la didacique.

Sincères remerciements.





 Réponse N°17 30273

merci tt le monde
  Par   eddaki mohamed  (Profle 16-03-13 à 20:28



bien que j'aie quitté la classe , elle me colle tjs à la peau . je trouve interessant ce que les collegues font par ici par là .en tant que ex-conseiller pedag , j'ai retenu que ds une epreuve de comprehension de texte il faut veiller à respcter le cadre référentiel propre à l'epreuve de francais au régional vingt cinq pour cent des ??? pour la contextualisation de texte

50 pour cent pour l'analyse et

25 pour 100 réagir au texte

ce sont j'estime les critères d'une bonne evaluation





 Réponse N°18 30281

RE
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 16-03-13 à 22:58



Remarques pertinentes Si abdelaziz. Oui, le formulation d'un item gagne en précision et en concision. Merci pour le partage.

Je remercie monsieur eddaki mohamed pour son intervention, qui sera toujours la bienvenue.

Voilà texto ce qu'on trouve dans le cadre de référence:

Contextualise 20% = 2p

Analyser 60% = 6p

Réagir 20 % = 2p

Mes respects monsieur.

Pour madame Yassine.

Merci madame Yassine d'avoir soulevé ce sujet. Vous voyez, aucune évaluation ne pourrait être exempte de lacunes: les deux remarques de si abdelaziz sont pertinentes.

Mes amitiés madame Yassine.





 Réponse N°19 30283

re:
  Par   Samira Yassine  (CSle 16-03-13 à 23:09



Je tiens à remercier vivement , M Eddaki Mohamed d'avoir répondu à ma question . C'est très aimable à vous, qui n'exercez plus dans le domaine, de vous donner la peine de contribuer dans le débat.

Soyez le bienvenu monsieur et sachez que vous nous serez d'une pécieuse assistance vu votre expérience dans le domaine , surtout en tant que conseiller pédagogique.

Mes respects.

M Idoubiya, je vous remercie pour les précisions, je vais donc prendre votre épreuve comme exemple , j'essaierai de préparer en fonction de cette répartition l'épreuve de proposition de l'épreuve du régional et dans le reste des évaluations pour mes propres élèves.

Il faut avouer que moi, j'ai toujours cherché à poser des questions plus ou moins compliquées sans en mesurer le degrès d'adéquation au schéma référentiel.

Mes amitiés M Rachid Idoubiya.

ps: M Idoubiya, je crois que vous vouliez dire 20 % et non 10%.




 Réponse N°20 30284

une proposition
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 16-03-13 à 23:26



Voilà comment j'améliore mes évaluations d'année à une année.

A chaque fois, je retravaille mes évaluations des années précédentes, en essayant de les rendre les plus précises et les plus lisibles possible pour mes élèves. Je leur demande de me solliciter des précisions chaque fois qu'elles sont indispensables. Mais seulement lorsqu'elles est indispensables!

C'est en quelque sorte l'évaluation de mon évaluation! Les élèves ont bien sûr compris que demander un complément d'information ne veut surtout pas dire donner des éléments de réponse! Dans ce sens, toute demande de précisions est admise, mais aucune explication complémentaire n'est donnée....

Donc, certaines de mes évaluations éditées antérieurement font date. Elles ont bien sûr fait l’objet de plusieurs rectifications successives.

Une question, madame Yassine. Lors de l'élaboration d'une évaluation, est-ce que vous suivez un fil conducteur?





 Réponse N°21 30285

re
  Par   Samira Yassine  (CSle 16-03-13 à 23:41



Je vous réponds comme suit:

j'ai bien sûr le texte comme support , mais pour moi certaines questions s'imposent vu qu'on les retrouve dans tous les examens régionaux, je parle de notre délégation.



1/ l'identification du passage:

oeuvre/ Auteur / genre / époque.

2/ Vient après quelque chose de sacré pour moi la Situation :



Un élève qui ne situe pas le assage veut automatiquement dire pour moi qu'il n'a pas bien saisi les événements de l'oeuvre, pour ne pas dire, n'a pas lu l'oeuvre;

3/  je passe aux questions de compréhension:



j'évite les questions trop faciles du genre, les personnages etc...

j'essaie de donner trois question évaluant la compréhension de l'élève du texte.

4/ Ceci sera suivi par des question de langue qui englobent grammaire tel que le discours rapporté, puis figures de style et champs lexicaux passant par les registres .

Je trouve la question du point de vue la réaction de l'élève facultative, d'ailleurs , vu qu'il n'y aura pas de réponse juste ou fausse mais de raisonnement fondé ou non, je ne lui accorde pas une grande importance non qu'elle ne le mérite pas mais , parce qu'en général, le temps exige qu'on passe à autre chose alors je sacrifie cette question à laquelle je leur laisse le soin de répondre.

Merci , M idoubiya. J'espère avoir répondu à votre question.

Bref, pour moi, fil conducteur , c'est se limiter à l'oeuvre et au programme concernant les leçons de langue.





 Réponse N°22 30288

Méthodologie d'élaboration d'une épreuve
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 17-03-13 à 00:28



1. choisir un extrait significatif qui se prête à l'exploitation docimologique et qui présente un intérêt évident.

2. chercher un fil conducteur, comme l'a signalé Si Rachid, ce qui assure à l'épreuve une certaine cohérence évaluative.

3. adopter impérativement le canevas du cadre référentiel: contextualiser analyser réagir.

4. varier le mode de questionnement.

5. renvoyer les élèves, autant que faire se peut, au texte, pour repérer, justifier, relever, etc.

6. veiller à un équilibre entre les questions et les consignes.

7. proposer de la compréhension DE la langue au lieu de la compréhension SUR la langue.

8. rattacher les faits de langue à la construction du sens.

9. ne pas utiliser des concepts trop spécialisés (exemple: focalisation, schéma actanciel, etc.)

10. élaborer conjointement un barème et un corrigé.

11. répartir les notes en fonction des éléments à évaluer dans une question ou une consigne.

12.évaluer les apprentissages au lieu de l'enseignement.

Cordialement





 Réponse N°23 30290

Grand merci, M kasbaoui !
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-03-13 à 00:44



Je ne vous remercierai jamais assez pour votre générosité.

Je vous suis très reconnaissante, cher collègue.

Mes respects.





 Réponse N°24 30291

Plus de précisions !!
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-03-13 à 00:56



Je crains vous décevoir, mais je voudrais plus de précisions svp.

Etant d'une promotion qui approche de la retraite, j'avoue n'avoir aucune idée sur les nouvelles méthodes d'enseignement comme je l'ai déjà signalé. Et je n'ai plus la patience d'en chercher.

Alors , je n'ai pas honte d'avouer mes lacunes dans le domaine.

Par exemple, j'aimerais avoir une explication concernant la différence entre

" proposer de la compréhension DE la langue au lieu de la compréhension SUR la langue"

Je crois comprendre mais à vrai dire, je n'ai pas compris.

Mes respects.



voici un lien que je n'avais pas vu , site marocagreg toujours:



http://www.marocagreg.com/forum/sujet-cadre-de-reference-pour-l-examen-regional-de-francais-2010-11240.html



 





 





 Réponse N°25 30293

DE ou Sur la langue.
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-03-13 à 08:19



" proposer de la compréhension DE la langue au lieu de la compréhension SUR la langue"

Voilà une série de compréhension DE la langue.

1- Relevez le champ lexical du bonheur.

2- Transformez la phrase suivant au discours indirecte. "..................................................................................................... "

3- Relevez une phrase au discours indirect libre.

4- De quelle figure de style s'agit-il? "......................................................................................................................... "

5- Transformez cette phrase phrase complexe en deux phrases simples."......................................................................................................................... "

6- A quels temps sont conjugués les verbes dans les phrases suivantes?"......................................................................................................................... "

7- Relevez du texte un oxymore et une périphrase.

8- Relevez deux phrases qui introduisent une opposition et deux autres qui expriment une conséquence.

9- Relevez les connecteurs d'organisation de l'extrait.

10- A quel niveau de langue appartient les deux phrases suivantes?

Maintenant des questions SUR la langue. Comme vient de le souligner Si kasbaoui, il s'agit de respecter le principe du rapport étroit entre la FORME et le FOND, entre ce qu'on ECRIT et ce qu'on DIT.

L'écriture est donc porteuse de SENS! L'élève est amené à comprendre cette réalité: ce que dit le narrateur et ce qu'écrit l'auteur. La langue pour elle-même: NON! La langue au service de la compréhension et de la construction du SENS: OUI!

Application.

1- a- Relevez le champ lexical du bonheur. b- Pour quelle raison le père Goriot est abandonné par ses filles?

- Elles cherchent leur propre intérêt et ne pensent qu'à leur propre bonheur.

2- a- Transformez la phrase suivant au discours indirecte. ".................................................................................... " b- Quel traits de caractère se dévoile/ on remarque chez M. Vautrin? A- fin calculateur B- désintéressé C- généreux. Choisissez et justifiez votre réponse.

- Vautrin est A- un fin calculateur car il veut arriver à sa fin par une méthode violente et immorale. Il veut convaincre Eugène d'épouser Victorine afin qu'il puisse avoir une partie de sa fortune. Pour cela, il projette de tuer son frère!

3- a- Relevez une phrase au discours indirect libre. b- Quels sentiments Sidi Mohamed éprouve à la mort de Moulay .............?

4- a- De quelle figure de style s'agit-il? "......................................................................................................................... " b- Pour qu'elle raison le narrateur a-t-il utilisé cette image/figure? Relevez ce qui la justifie du texte.

5- A- Transformez cette phrase complexe en deux phrases simples."..................................................................." b-

Le discours du père Goriot est: A- lucide et serein B- triste et plein de désespoir C- passionné et émotif. Choisissez et justifiez votre réponse à partir du texte.

6- a- A quels temps sont conjugués les verbes dans les phrases suivantes?"........................................................................ " b- Les évènements semblent se dérouler de façon rapide. Relevez en deux et dites pourquoi le condamné est effrayé.

7- a- Relevez du texte un oxymore et une périphrase. b- Expliquez leur utilisation par le narrateur/ Pourquoi le narrateur utilise-t-il l'ironie?

8-a- Relevez deux phrases qui introduisent une opposition et deux autres qui expriment une conséquence. b- quelles sont les idées opposées? Ces oppositions vous semblent justifiées? Pourquoi?

9- a- Relevez les connecteurs d'organisation de l'extrait. b- Les arguments utilisés par l'auteur concernant la condamnations sont-elles pertinents? Répondez à cette question en donnant votre point de vue.

10- A quel niveau de langue appartient les deux phrases suivantes? b- Pour quelle raison le narrateur a-t-il fait parlé les Tuvache? Ont-ils compris l’intérêt de la demande de madame D'Hubières?

Voilà madame Yassine.





 Réponse N°26 30295

re
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-03-13 à 08:44



Je vous remercie M Idoubiya pour ces explications.

Je commence à y voir clair.

Le promblème se résumé , chez moi, comme suit.

Je n'aime pas poser des questions que vous avez  appelées "de langue" je les trouve trop faciles. L'élève ne fera pas un grand effort , il se contentera de relever dans le texte ce qu'on lui demande sans en expliquer l'intérêt , l'effet...

Je me rappelle , un jour, j'ai donné à mes élèves un exercice pareil en classe, c'était sur le père Goriot. Ils ont souri et m'ont dit, mais c'est trop facile. Surtout quand ils devaient choisir entre trois adjectis qualifiant le personnage, par exemple.

Je vais essayer de proposer une épreuve du genre de nos examens régionaux pour voir si on y respecte vraiment le cadre référentiel .

Par ailleurs, je me demande s'il faut suivre ce cadre référentiel puisque sans le suivre , on arrive à former de bons élèves qui ont des 10/10 en compréhension.

Je renouvelle mes remerciements pour tous les collègues qui supportent mon ignorance et essaient de m'éclairer par leur explications.

Merci





 Réponse N°27 30297

Examen régional 2012
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-03-13 à 08:53



Voici l'épreuve de notre région de l'année 2012.

Je tiens à remercier M Bouchriha qui met à notre disposition toutes les épreuves des examens régionaux.

Texte :

Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée.

Eh ! Qu'est ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour ? Qu'est ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite ? Qu'est ce que cette échelle de tortures qui aboutit à l'échafaud ?

Apparemment ce n'est pas là souffrir.

Ne sont-ce pas les mêmes convulsions, que le sang s'épuise goutte à goutte, ou que l'intelligence s'éteigne pensée à pensée ?

Et puis, on ne souffre pas, en sont-ils surs ? Qui le leur a dit ? conte-t-on que jamais une tête coupée se soit dressée sanglante au bord du panier et qu'elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas de mal !

Y a t-il des morts de leur façon qui soient venus les remercier et leur dire : C'est bien inventé. Tenez-vous-en là. La mécanique est bonne.

Est-ce Robespierre ? Est-ce Louis XVI ? ...

Non, rien ! Moins qu'une minute, moins qu'une seconde, et la chose est faite. Se sont-ils jamais mis, seulement en pensée, à la place de celui qui est là, au moment où le lourd tranchant qui tombe mord la chair, rompt les nerfs, brise les vertèbres ...Mais quoi ! Une demi-seconde ! La douleur est escamotée ... Horreur !

I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

1) Recopiez et complétez : (0,25 pt x 4)

Titre de l'œuvre

Auteur

Siècle

Genre de l’œuvre

2) Situez le passage par rapport à ce qui précède. (1 pt)

3) Le pronom « Ils » désigne-t-il dans le texte ? (1 pt)

a. Les opposants à la peine de mort.

b. Les défenseurs de la peine de mort.

c. Les condamnés à mort.

Recopiez la bonne réponse.

4) Pourquoi l'auteur emploie-t-il ce pronom plutôt qu'un nom plus précis ? (1 pt)

5) Sur quelle idée ceux qui sont ainsi désignés s'appuient-ils ? (1 pt)

6) Quel est le type de phrases dominant dans le texte ? À qui s'dressent-elles ? (0,5 pt x 2)

7) Quelle est la thèse que ce passage cherche à défendre ? (1 pt)

a. La peine de mort ne fait pas beaucoup de mal.

b. La peine de mort est une souffrance physique et morale.

c. La peine de mort est la punition exemplaire.

8) « (...) Cette échelle de tortures » Comment appelle-t-on cette figure de style ? (1 pt)

9) Relevez dans le texte 4 mots appartenant au champ lexical de la douleur. (0,25 pt x 4)

10) Dans l'ouvrage d'où est extrait ce passage, pourquoi l'auteur a-t-il préféré donner la parole à un condamné à mort ? (1 pt)

J'aimerais, svp, voir à quel point cette épreuve respecte le cadre référentiel.



Infiniment merci.





 Réponse N°28 30300

Voilà ce que je n'ai pas encore digéré!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 17-03-13 à 09:20



je sais que Si Rachid aura beaucoup de plaisir à justifier mes remarques!car je parle de sa proposition:

1- Je ne parlerai pas de cette contextualisation qui fait appel à une formule mémorisée et recrachée : et si par malheur on se trompe de blanc, on mélange le tout.

2- a- Pour quelle raison, le narrateur se trouve-t-il en prison. b- quelle a été sa sentence ? 1p

3- - « On multiplia de précautions… » Pourquoi les gardiens veulent-ils garder le condamné en bon état ?

b- A votre avis, ce comportement est : A- positif B-négatif. Justifiez votre réponse. 1p :( Ici, qu’attendez-vous comme réponse ?: positif/ négatif et pourquoi ?)

4- a- Relevez du texte le champ lexical de la mort (Quatre mots).

Quel intérêt à relevez ces mots dans le texte, si on ne les exploite pas ?

b- Pourquoi le guichetier se comporte-t-il à l’égard du condamné avec respect ? 2p (quel rapport entre a et b ?!)

5- Donnez quatre raisons qui ont permis au condamné de « mériter » la promenade une fois par semaine. 1p (ici, c’est plutôt relevez, encore, et non donnez, qui lui, suppose un effort personnel : mais peut-être, faut-il s’intéresser à la raison qui a pesé le plus, cette ironie : les quelques mots de latin, qu’il ne comprenait pas !

6- a- Pourquoi le narrateur a-t-il traité les détenus de « misérables » ? b- Le narrateur/condamné a un trait de caractère : A- sensible B- dur C- indifférent. Choisissez la bonne réponse. 1p// ( peut-être : en disant : ils ont bonne gens ces misérables : le condamné se montre : : A- sensible B- dur C- indifférent. Choisissez la bonne réponse. 1p et justifiez………….)

7- a- Le condamné a-t-il jugé favorablement la langue des prisonniers ? ( vrai/ faux) Justifiez votre réponse. 1p

b- mais qu’est-ce qui montre qu’il s’y est quand-même intéressé ?

III- Réagir :

8- Quelles différences le distingue-t-il des autres prisonniers ? Relevez au moins trois différences. 1p ( placée ici, quel est l’intérêt de cette question : elle n’ajoute plus rien à cette étape : peut-être la placer après 3…)



9- Le condamné mérite-t-il d’être exécuté? Pourquoi ? – Donner trois raisons d’après ce que vous connaissez de lui. 1p

( qu’attendez-vous ici : qu’ils disent non ? et que savent-il du condamné ? je parle du texte ?quel en est l’intérêt à cette étape ?

Est-ce une préparation à la production écrite ?



Enfin, une question de taille : quel est le fil conducteur que vous avez suivi pour élaborer cette épreuve ? Est-ce la progresion du texte… ?

En répondant à ces questions pensez-vous que les élèves construisent, le sens du texte ?





 Réponse N°29 30319

Quelques précisions
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 17-03-13 à 22:05



En plus des remarques pertinentes soulevées par tous les collègues, j'aimerais ajouter les précisions suivantes:

1. les questions DE langue évaluent les faits linguistiques en contexte, ceux en principe qui devraient avoir fait l'objet des apprentissages; alors que les questions SUR la langue évaluent des connaissances métalinguistiques et théoriques, qui ne sont en aucun cas l'objet d'étude pour des élèves de l'enseignement général (ex. comment appelle -t-on ce procédé? donnez la définition de tel concept? etc.).

2. lors d'une évaluation, l'élève a cessé d'apprendre. Cette remarque m'a été suggérée par l’intervention de Ssi Ahmed quand il parle d'exploitation relative au champ lexical. En phase d’apprentissage, on peut pousser l'analyse du champ lexical à des interprétations sémantiques ou énonciatives données; mais lors de l'évaluation, on cherche plutôt à évaluer si l'élève a compris la cohérence référentielle d'un texte en y relevant des mots de nature différente, dispersés, parfois modifiés sémantiquement.... S'il arrive à le faire, c'est qu'il a déjà une bonne représentation de la cohésion et de la cohérence d'un texte.

3. le fil conducteur pourrait être générique (on ne peut accepter une question sur les temps du récit pour un texte théâtral même si un ou deux verbes sont conjugués au passé par exemple) , référentiel (on ne accepter une question sur le thème de la famille dans un texte qui développe une thèse sur la peine de mort même si une phrase en parle et qu’elle n'est pas pertinente pour la thèse centrale) , etc.

Merci





 Réponse N°30 30320

Merci Si Kasbaoui!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 17-03-13 à 22:14



Pour ces précisions !

mes respects!





 Réponse N°31 30321

Vous avez raison
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-03-13 à 22:43



Si Kasbaoui! Ce que vous dites est pertinent!





 Réponse N°32 30322

Ma réponse à mon ami Jâafari
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-03-13 à 22:45



Je commence si vous le voulez bien, cher Jâafari par votre, première remarque.

" 1- Je ne parlerai pas de cette contextualisation qui fait appel à une formule mémorisée et recrachée : et si par malheur on se trompe de blanc, on mélange le tout."

Mais puisque vous en avez parlez cher ami, laisse moi quant même vous répondre! La contextualisation est un choix pertinent! Elle est adoptée par le Cadre de Référence et je j'approuve ce choix.

- Lorsque je poursuivais mes études à la fac, j'avais un cours qui s'intitule méthodologie de recherches, et les fondements de base que j'ai appris étaient: ce fameux contact! Un livre à étudier, un roman à analyser, une pièce de théâtre à jouer, un film à critiquer doivent nécessairement faire l'objet d'une étude. Etude de la première et de la quatrième de couverture pour les livres, romans et pièce de théâtre, analyse de la fiche signalétique de l'affiche d'un film... Cela, dans un but précis: savoir la thématique et le contexte artistique, historique, esthétique, philosophique, politique, social qui a aidé à l'aboutissement de l'oeuvre en question. Donc la contextualisation est une nécessité méthodologique. D'ailleurs, un élève qui l'aborde avec sa mémoire, abstraction faite de son intelligence et bien sûr de sa sensibilité, n'a pas atteint l'essentiel: son interaction avec l'oeuvre étudiée et celles qu'il aurait à étudier.

2- a- Pour quelle raison, le narrateur se trouve-t-il en prison. b- Quelle a été sa sentence ? 1p

Cette question répond à un principe simple: la progression des questions du simple vers le complexe! C'est une sorte de sécurisation de l'"élève moyen" - Parfois, on s'étonne de voir des réponses qui sont aussi surprenantes que désolantes!

3- - « On multiplia de précautions… » Pourquoi les gardiens veulent-ils garder le condamné en bon état ? Pour cette première partie de la question, la chose semble évidente: il suffit d'un repérage textuel de la part de l'élève pour qu'il puisse donner la réponse.

b- A votre avis, ce comportement est : A- positif B-négatif. Justifiez votre réponse. 1p :( Ici, qu’attendez-vous comme réponse ?: positif/ négatif et pourquoi ?)

Pour cette deuxième tranche de la question, je fais appel à la capacité d'interprétation de l'élève et à ses acquis - discussions au sein de la classe.... En effet, ce "comportement" est positif pour la société qui veut que l'accusé soit en bon état pour le "spectacle" de la guillotine! Voilà ce que l'accusé dit texto: "Les premiers jours on me traita avec une douceur qui m'était horrible. Les égards d'un guichetier sentent l'échafaud. (...) ces distinctions inaccoutumées de politesse qui me remettaient sans cesse le bourreau sous les yeux. "

Un comportement est donc jugé du point de vue de celui qui le fait: ici la société, et de celui qui le reçoit: ici le condamné. Une "douceur horrible" vient ici pour rappeler la mort! Le début du texte est éloquent dans ce sens: " À peine arrivé, des mains de fer s'emparèrent de moi. On multiplia les précautions ; point de couteau, point de fourchette pour mes repas, la camisole de force, (...) il importait de me conserver sain et sauf à la place de Grève.

4- a- Relevez du texte le champ lexical de la mort (Quatre mots).

Quel intérêt à relevez ces mots dans le texte, si on ne les exploite pas ?

b- Pourquoi le guichetier se comporte-t-il à l’égard du condamné avec respect ? 2p (quel rapport entre a et b ?!)

- Un travail de repérage, c'est ce qui est demandé à l'élève. Celui-ci va lire donc le texte afin de repérer les différents moments où cette "mort" est évoquée. Le respect du guichetier fait partie du champ lexical de cette mort qui semble absurde du point de vue du narrateur. " Les égards d'un guichetier sentent l'échafaud." Cette phrase qui indique, comme une formule toute faite et figée, comme une maxime et un proverbe hérités de tout temps, que la mort est une chose absurde et insignifiante.

5- Donnez quatre raisons qui ont permis au condamné de « mériter » la promenade une fois par semaine. 1p (ici, c’est plutôt relevez, encore, et non donnez, qui lui, suppose un effort personnel : mais peut-être, faut-il s’intéresser à la raison qui a pesé le plus, cette ironie : les quelques mots de latin, qu’il ne comprenait pas !

- C'est plutôt ce que vous venez de dire qui est recherché! On demande un effort personnel de l'élève!

Voilà les quatre raisons demandées:

1- Le condamné est jeune. 2- Le condamné est docile. 3- Le condamné est sous les soins de l'aumônier de la prison. 4- Le condamné est cultivé: parle le latin!

"Ma jeunesse, ma docilité, les soins de l'aumônier de la prison, et surtout quelques mots en latin que j'adressai au concierge, ..."

6- a- Pourquoi le narrateur a-t-il traité les détenus de « misérables » ? b- Le narrateur/condamné a un trait de caractère : A- sensible B- dur C- indifférent. Choisissez la bonne réponse. 1p// ( peut-être : en disant : ils ont bonne gens ces misérables : le condamné se montre : : A- sensible B- dur C- indifférent. Choisissez la bonne réponse. 1p et justifiez………….)

- La réponse à cette question: Le narrateur traite les détenus de "misérables" car il est sensible à leur situation. En effet, la misère est une chose plus forte que la pauvreté matérielle. Cette misère pourrait regrouper aussi la pauvreté morale et intellectuelle. Cela sous-entend aussi que l'exécution d'un homme qui possède tant de qualités est chose absurde!

7- Le condamné a-t-il jugé favorablement la langue des prisonniers ? Justifiez votre réponse. 1p

Ce jugement accentue sa différence des autres condamnés qu'il vient de plaindre: "les misérables" et donne un exemple de cette pauvreté intellectuelle: l'argot , et morale: le contenu de leur langage. L'élève va dire que le condamné a jugé défavorablement la langue des prisonniers car ce langage reflète leur ignorance et leur misère. D'où la grande absurdité de son exécution! - on ne devrait pas exécuter un homme aussi menu de qualités que lui...

8- Quelles différences le distingue-t-il des autres prisonniers ? Relevez au moins trois différences. 1p

- Cette question vient pour synthétiser les questions déjà abordées auparavant. En effet, pour se faire valoriser, le condamné se déclare être cultivé, alors que les autres prisonniers, non! Il est sensible à leur situation de "misérables", alors que lui, les qualités morales et intellectuelles, il les possède. Les prisonniers parlent un langage que le condamné rejette comme quelque chose d’infâme: " une espèce d'excroissance hideuse, comme une verrue. (...) Quand on entend parler cette langue, cela fait l'effet de quelque chose de sale et de poudreux, d'une liasse de haillons que l'on secouerait devant vous." Cela montre aussi que la condamnation du narrateur est absurde!

9- Le condamné mérite-t-il d’être exécuté? Pourquoi ? – Donner trois raisons d’après ce que vous connaissez de lui. 1p

- Une deuxième question de synthèse! L'élève sait désormais que le condamné n'est pas une personne ignorante. Il sait qu'il est sensible à la misère des autres condamnés. Il sait qu'il possède des qualités morales et intellectuelles. Il sait que sa condamnation est donc absurde!

" En répondant à ces questions pensez-vous que les élèves construisent, le sens du texte ? "

- Il n'y a eu jamais " le sens " du texte mais UN sens du texte. Certains didacticiens parlent plutôt d'"une signification".

Pour le fil conducteur. A mon sens, il en a un! L'absurdité de la condamnation à mort du narrateur!

Qu'en pensez-vous de cette réponse cher Jaâfari?





 Réponse N°33 30323

Et bien si Rachid!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 17-03-13 à 22:55



Bravo! Vous avez bien répondu à votre évaluation, je l'avoue! moi, j'y aurais échoué!hhh!





 Réponse N°34 30324

C'est bien dit!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-03-13 à 22:58



Cher ami. Vous savez, la didactique est l'art de la justification!hhh!

Mes respects.





 Réponse N°35 30325

Bonne nuit cher ami!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 17-03-13 à 23:00



Oui,Vousavez fait un effort colossal! vous méritez du repos!





 Réponse N°36 30326

Merci
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-03-13 à 23:08



faites de beaux rêves. A demain Inchâalah.





 Réponse N°37 30327

On part déjà !
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-03-13 à 23:13



J'étais occupée à préparer ma proposition de l'épreuve de français à l'examen régional.

Après le long débat sur le sujet de l'évaluation, j'ai trouvé du mal à élaborer une évaluation.

J'ai , enfn de compte, fait ce dont je suis convaincue.

C'est dur de changer après un quart de siècle. Mais j'y vois plus clair et je réfléchis mille fois avant de formuler une question. Peut être que je la formulais de la même façon avant mais pas avec mûre réflexion.

Je vous remercie tous, M Kasbaoui, M Idoubiya , M Jaafari , M Ouhammou, M Eddaki et ma chère amie hayat d'avoir répondu à ma question par vos nombreuses interventions.

Mes respects.





 Réponse N°38 30328

La situation de l'extrait...concrètement
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 17-03-13 à 23:41



1. L'épreuve s'étale sur 2 heures.

a- grosso modo, une heure pour la compréhension .

b- et une autre pour la production

2. la compréhension se répartit sur 8, 9 ou dix questions/consignes.

a- si l'on ôte le temps de lecture (une, deux ou trois fois) du texte: à peu près 20 minutes.

b- si l'on ôte des instants du temps mort ayant trait aux aléas de l'examen: à peu près 10 minutes.

3. l'élève ne disposerait que de 30 minutes pour faire le brouillon, aller souvent au texte et répondre.

a- si l'on divise ces 30 minutes sur le nombre de questions

b- l'élève ne dispose que de 3 / 4 minutes pour répondre à chaque question.

4. La situation du passage exige la restitution de tous les événements de l’œuvre, si elle se veut être rigoureuse et appropriée.

5. elle exige ensuite un travail de synthèse.

6. elle exige ensuite un travail de composition.

----- 3/4 minutes sont-elles suffisantes pour ce travail?

7. ce qu'on cherche à évaluer c'est la compréhension GLOBALE et non DÉTAILLÉE (faits marquants, système des personnages, etc), parce les élèves sont encore à l'enseignement général et ne sont pas obligés d’être des spécialistes de littérature.

CONCLUSION: la question/la consigne relative à la situation , TELLE QU'ELLE EST POSÉE, n'est pas pertinente.

- elle n'exige aucun effort de la part du concepteur de l'épreuve, elle est là toute prête, facile à utiliser.mais elle est trop compliquée pour l'évalué.

alternatives:

- proposez des items vrais et faux et laisser les élèves choisir.

- demander le nom des personnages, leurs relations familiales, etc.

- proposer des tests de closure, comme celui proposé par Si Rachid avec des vides que les élèves doivent remplir.

- etc

Mes respects profonds.





 Réponse N°39 30329

Oui, M Kasbaoui !
  Par   Samira Yassine  (CSle 18-03-13 à 00:15



Oui M Kasbaoui !

Je serais d’accord avec vous si vous me suggériez cela l’année de la programmation des œuvres intégrales et de la définition de la situation.

Mais depuis on a multiplié diversifié les méthodes. Nous avons travaillé dur pour leur faire inculquer, à ces élèves, la méthode de faire une situation.

Ils y sont tellement habitués d’ailleurs , des fois ils font la situation sans que la consigne figure dans les questions.

Situer, pour moi, veut dire que l’élève sait de quoi il parle, il sait aussi faire la synthèse et la rédiger.

Vous me diriez c’est beaucoup trop pour lui. Alors dans ce cas, on devrait supprimer même la production écrite.

La situation est une mini production écrite. On lui demande en production écrite une quinzaine de ligne alors qu’en situation, il se contente de deux ou trois lignes.

La situation est bien plus facile dans certaines œuvres comme Antigone vu l’ordre chronologique des événements.

Mes respects les plus profonds.




 Réponse N°40 30330

Repenser..la question.
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 18-03-13 à 00:34



Quand j'évoquais cette question sur la situation, je m’appuyais surtout sur des données relatives aux performances des élèves dans ce genre de questions. Parfois, c'est le fiasco total qui a fait surgir maintes réflexions qui devaient, en principe, nous servir de feed-back.

Je n'ai pas dit de supprimer catégoriquement la question de la situation de l'extrait, j'ai dit qu'il est indispensable de la REPENSER pour plus d'intelligibilité et de compatibilité avec les profils des élèves et leurs compétences à ce stade de la scolarité.

Je vous propose (et à tous les collègues du site) une simulation:

- qu'on lise une œuvre, une ou plusieurs fois.

- on en propose un extrait (inattendu, à partir du milieu de l’œuvre de préférence)

- on essaie de le situer par rapport à l’œuvre en TROIS MINUTES.

PS. ce n'est pas la dimension de la situation (2 ou 3 lignes )qui pose problème, c'est le travail de synthèse te de composition.

Merci et bonne chance





 Réponse N°41 30331

re
  Par   Samira Yassine  (CSle 18-03-13 à 00:51



Je ne dis pas le contraire, M kasbaoui , m aintenant que je comprends ce que vous vouliez dire.

D'ailleurs, certains collègues facilitent la tâche en accompagnant la consigne par différentes questions aidant à situer et c'est une bonne idée.

Ce qui est vraiment dur dans notre système éducatif, on ne vous prévient même pas de l'arrivée d'un nouveau programme, on vous l'impose, vous devez vous débrouiller pour le transmettre à l'élève. Croyez-vous qu'il nous a été facile , à vous et à moi, de mettre à exécution un tel programme, cher collègue?

Personne ne nous a expliqué comment procéder d'où les différentes explications données à la consigne de situer par les différents professeurs. Je me rappelle encore que certains élèves arrivaient avec l'explication donnée par leur professeur de l'année précédente, ils changent de conception , chez moi, pour revenir à la première conception si jamais il retrouvent de nouveau leur ancien porfesseur d'il y a deux ans, l'année suivante.

Je vous remercie , M kasbaoui, d'avoir bien voulu répondre à toutes mes questions.

Mes sincères remerciements.





 Réponse N°42 36432

Le bon vieux temps ! Hélas !
  Par   Fatiha Kerzazi  (Profle 24-04-16 à 07:20



Profitons-en , tout de même .





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