évaluation n° la boite à merveilles

 Par mohamed knouz  (Prof)  [msg envoyés : 30le 30-11-13 à 23:55  Lu :1534 fois
     
  
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Texte support chapitre 10 la Boite à Merveilles
Un matin, nous nous préparions pour sortir, quand quelqu’un frappa à la porte de la maison. Il demanda si c’était bien là qu’habitait le Mâalem Abdeslam, le tisserand. Les voisines lui répondirent par l’affirmative. Kenza, la chouafa, appela ma mère.
- Zoubida ! Zoubida ! Quelqu’un « vous » demande.
Ma mère avait naturellement tout entendu déjà.
Elle avait pâli. Elle restait au centre de la pièce, une main sur la poitrine, sans prononcer un mot. Qui pouvait bien nous demander? Était-ce un messager de bon augure ou le porteur d’une mauvaise nouvelle? Peut-être un créancier que mon père avait oublié de nous signaler! La petite somme d’argent que mon père nous avait laissée avant son départ, avait fondu. Les quelques francs qui nous restaient étaient destinés à l’achat de charbon.
Enfin, ma mère répondit d’une voix qui tremblait légèrement :
- Si quelqu’un désire voir mon mari, dis-lui, je te prie, qu’il est absent. Kenza fit la commission à haute voix à l’inconnu qui attendait derrière la porte de la maison. Un vague murmure lui fit écho. Kenza, pleine de bonne volonté, nous le traduisit en ces termes:
-Zoubida ! Cet homme vient de la campagne, il t’apporte des nouvelles du Mâalem Abdeslam. Il dit qu’il a quelque chose à te remettre.
Ma mère reprit courage. Un sourire illumina sa face.
- C’est exactement ce que je pensais, dit-elle en se précipitant vers l’escalier.
Elle descendit les marches à toute allure. Pour la première fois de ma vie, je la voyais courir. Je la suivis.
Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse. Quand j’arrivai dans le couloir d’entrée ma mère discutait déjà par l’entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L’ombre disait d’une voix rude:
- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il vous dit de ne pas vous inquiéter à son sujet. Il m’a donné ceci pour vous.
Je ne voyais pas ce qu’il remettait à ma mère par la fente de la porte. Ma mère retroussa le bas de sa robe et serra précieusement dans ses plis le trésor que lui remettait l’inconnu.
- Il y a encore ceci, dit la voix. C’est tout. Je quitte la ville demain matin, je verrai le Mâalem Abdeslam dès mon arrivée au douar. Que dois-je lui dire de ta part ?
- Dis-lui que Sidi Mohammed va beaucoup mieux.
- Louange à Dieu! Sa santé l’inquiétait beaucoup. Je m’en vais; restez en paix.
- La paix t’accompagne, messager de bon augure.
La porte se ferma. Ma mère traversa le patio et monta précipitamment l’escalier.
Questions :
Identifiez l’œuvre d’où est extrait ce passage.( titre ; auteur ; genre ; contexte historique)
Identifiez les personnages de ce texte.
Identifiez la typologie de ce texte.
Situez ce passage dans l’œuvre.
A quelle étape du schéma narratif appartient ce texte ?
Quel est le temps dominant dans ce passage ? Justifiez son emploi ?
« Un matin, nous nous préparions pour sortir… » Où voulaient-ils aller ? Répondez à la question à la lumière de votre lecture de l’œuvre. Dites quelle est la cause de cette sortie ?
Pourquoi le personnage venu de la compagne restait-il invisible.
Commentez le comportement de Lalla Zoubida et de l’homme venu de la compagne.
A votre avis la sortie de la femme pour travailler était-elle un bon pas vers l’évolution ? Justifiez ?

  



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