évaluation : le dernier jour d'un condamné - une chose ridicule-54df

 Par Arfa Khaoula  (Prof)  [msg envoyés : 1le 09-01-15 à 19:58  Lu :306 fois
     
  
 accueil


Niveau : 1ère bac Sciences ex 1 lycée Dar Essalam

Evaluation n 3

Et puis, il m'est arrivé une chose ridicule.
On est venu relever mon bon vieux gendarme, auquel, ingrat égoïste que je suis, je n'ai seulement pas serré la main. Un autre l'a remplacé : homme à front déprimé, des yeux de bœuf, une figure inepte.
Au reste, je n'y avais fait aucune attention. Je tournais le dos à la porte, assis devant la table ; je tâchais de rafraîchir mon front avec ma main, et mes pensées troublaient mon esprit.
Un léger coup, frappé sur mon épaule, m'a fait tourner la tête. C'était le nouveau gendarme, avec qui j'étais seul.

Voici à peu près de quelle façon il m'a adressé la parole.
– Criminel, avez-vous bon cœur ?
– Non, lui ai-je dit.
La brusquerie de ma réponse a paru le déconcerter. Cependant il a repris en hésitant :
– On n'est pas méchant pour le plaisir de l'être.
– Pourquoi non ? Ai-je répliqué. Si vous n'avez que cela à me dire, laissez-moi. Où voulez-vous en venir ?

– Pardon, mon criminel, a-t-il répondu. Deux mots seulement. Voici. Si vous pouviez faire le bonheur d'un pauvre homme, et que cela ne vous coûtât rien, est-ce que vous ne le feriez pas ?
– Est-ce que vous arrivez de Charenton ? Vous choisissez un singulier vase pour y puiser du bonheur. Moi, faire le bonheur de quelqu'un !
Il a baissé la voix et pris un air mystérieux, ce qui n'allait pas à sa figure idiote.

– Oui, criminel, oui bonheur, oui fortune. Tout cela me sera venu de vous. Voici. Je suis un pauvre gendarme. Le service est lourd, la paye est légère ; mon cheval est à moi et me ruine. Or je mets à la loterie pour contrebalancer. Il faut bien avoir une industrie. Jusqu'ici il ne m'a manqué pour gagner que d'avoir de bons numéros. J'en cherche partout de sûrs ; je tombe toujours à côté. Je mets le 76 ; il sort le 77. J'ai beau les nourrir ils ne viennent pas...
– Un peu de patience, s'il vous plaît, je suis à la fin.

I Questions de compréhension :

1- Remplissez le tableau suivant : (2pts)

Le titre de l'œuvre et la date de publication

Le nom de l'auteur

Le genre de l'œuvre

Deux autres œuvres


2-situez le passage par rapport à l'œuvre. (2pts)

3-Quel est le point de vue du narrateur ? Justifiez votre réponse (2pts)

4- Comment est décrit le nouveau gendarme ? Montrez-le (2pts)

5-Quelle est la figure de style employée dans cette phrase : Je me suis rassis, muet et plus désespéré de toute l'espérance que j'avais eue. ? (1pt)

6- Que traduit-elle ? (1pt)

7- Quel registre de langue emploie le gendarme en s'adressant au condamné ? relevez du texte ce qui justifie votre réponse. (2pts)

II langue

1) Transposez le passage suivant au discours indirect :

« Oui, criminel, oui bonheur, oui fortune. Tout cela me sera venu de vous. Voici. Je suis un pauvre gendarme. Le service est lourd, la paye est légère ; mon cheval est à moi et me ruine. » Répondit le gendarme. (3pts)
2)
exprimez un rapport de concession dans la phrase suivante en changeant « en dépit » par « bien que » et faites les modifications nécessaires.

En dépit des difficultés qu'elle a rencontrées, cette jeune femme a réussi à créer sa propre entreprise. (2pts)

3) Déterminez le type d'argument employé dans les phrases suivantes.

« Le commandant Cousteau l'a dit : les océans et les mers sont en danger. » (1pt)

Ce qu'on fait en Islande pourrait très bien s'appliquer ici, en Belgique. (1pt)



  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur


InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +