évaluation : le dernier jour d'un condamné - le ferrement des forçats-44sq


sakhi ahmed  (?) [1 msg envoyés ]
Publié le :2014-05-03 09:50:43   Lu :822 fois
Rubrique :Projets, lectures et évaluations  
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Envoyé par: Sakhi Ahmed

TEXTE:

J'observais ce spectacle étrange avec une curiosité si avide, si palpitante, si attentive, que je m'étais oublié moi-même. Un profond sentiment de pitié me remuait jusqu'aux entrailles, et leurs rires me faisaient pleurer.

Tout à coup, à travers la rêverie profonde où j'étais tombé, je vis la ronde hurlante s'arrêter et se taire. Puis tous les yeux se tournèrent vers la fenêtre que j'occupais.-Le condamné ! le condamné ! crièrent-ils tous en me montrant du doigt; et les explosions de joie redoublèrent.

Je restai pétrifié.

J'ignore d'où ils me connaissaient et comment ils m'avaient reconnu.

-Bonjour! bonsoir! me crièrent-ils avec leur ricanement atroce. Un des plus jeunes, condamné aux galères perpétuelles, face luisante et plombée, me regarda d'un air d'envie en disant: - Il est heureux! il sera rogné! Adieu, camarade!

Je ne puis dire ce qui se passait en moi. J'étais leur camarade en effet. La Grève est soeur de Toulon. J'étais même placé plus bas qu'eux; ils me faisaient honneur. Je frissonnai.

Oui, leur camarade! Et quelques jours plus tard, j'aurais pu aussi, moi, être un spectacle pour eux.

J'étais demeuré à la fenêtre, immobile, perclus, paralysé. Mais quand je vis les cinq cordons s'avancer, se ruer vers moi avec des paroles d'une infernale cordialité; quand j'entendis le tumultueux fracas de leurs chaînes, de leurs clameurs, de leurs pas, au pied du mur, il me sembla que cette nuée de démons escaladait ma misérable cellule; je poussai un cri, je me jetai sur la porte d'une violence à la briser; mais pas moyen de fuir; les verrous étaient tirés en dehors. Je heurtai, j'appelai avec rage. Puis il me sembla entendre de plus près encore les effrayantes voix des forçats. Je crus voir leurs têtes hideuses paraître déjà au bord de ma fenêtre, je poussai un second cri d'angoisse, et je tombai évanoui.

I- COMPREHENSION:/10 pts

1-Complétez letableau suivant par ce qui convient. (4pts)

L'auteur

Titre de l'oeuvre

Le genre littéraire

Siècle

2-Situez le passage dans l'oeuvre. 2pt

3-Dans la phrase: « J'observais ce spectacle étrange »

-De quel spectacle parle le narrateur? 2pt

4-Á qui renvoient les pronoms soulignés? 2pt

5- Où se trouve le narrateur. Quels sont les indices qui vous le prouvent (2 indices) (2 pts)

6-Expliquez la phrase: «La Grève est soeur de Toulon» 2pt

7-Que veut dire l'expression: «il sera rogné» 1pt

Recopie, sur votre feuille, la bonne réponse:

a) il sera libéré

b) il sera guillotiné

c) il sera emprisonné

A quel niveau de langue appartient-elle? 1 pt

8-De quelles figures de style s'agit-il dans les phrases suivantes? 2pt

a-«leurs rires me faisaient pleurer.»

b-«j'étais demeuré à la fenêtre, immobile, perclus, paralysé»

9-Que pensez-vous du comportement de la société vis-à-vis ces forçats ? 2pts





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