Evaluation "la boite à merveilles" chapitre 11

 Par mohamed knouz  (?)  [msg envoyés : 26le 13-12-14 à 23:29  Lu :1063 fois
     
  
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Texte : Chapitre 11 la Boite à Merveilles
Lalla Aicha abandonna la lutte. Elle s'éclipsa une seconde pour aller dans sa cuisine chercher la bouilloire de cuivre et le brasero. Le plateau déjà préparé trônait au centre de la pièce. Un voile brodé d'or le recouvrait. Là-dessous, par transparence, j'apercevais la théière d'étain et les verres. Enfin, Lalla Aicha et ma mère entamèrent une vraie conversation, je veux dire un dialogue. Il commença, comme tous les dialogues de femmes, par des questions sur leur santé mutuelle. Elles s'étaient vues la veille. Elles l’avaient échangé les mêmes questions et les mêmes réponses. Pas tout à fait pour être exact: Lalla Aïcha avait eu du mal à dormir au début de la nuit, mais elle s’était vite aperçue que cela provenait seulement de la dureté du matelas. Elle changea de lit, dormit comme une pierre.
- Est-ce que les pierres dorment ? Demandais-je d'un air faussement innocent.
- Tais-toi, me dit ma mère, ou bien pose des questions raisonnables.
Cet incident rappela à ma mère l'histoire de Zineb, la fille de notre voisine. Elle avait laissé tomber une pierre sur son gros doigt de pied, le pied droit, précisa ma mère.
- Allah! Cela s'est-il passé longtemps après mon départ? demanda Lalla Aïcha manifestant des signes d'inquiétude.
- Non, répondit ma mère, cela s'est passé il y a deux ans; je me souviens de ce jour comme si c'étaie hier. Je hachais de la mauve sur la terrasse quand je l'entendis crier ...
Juste à ce moment, un cri de bébé remplit la maison. Ma mère écarquilla les yeux, interloquée. Nous nous regardâmes tout surpris et éclatâmes d'un grand rire. Moi, je riais tellement que les larmes m'inondèrent les joues.
- Louange à Dieu ! Louange à Dieu ! Le rire est un bienfait de Dieu, prononça une voix d'homme.
Je me retournai pour voir le visiteur qui osait entrer ainsi dans une pièce où bavardaient deux femmes qui n'étaient ni ses épouses ni ses parentes. Une femme se tenait dans l'encadrement de la porte.
Avais- je bien entendu ? Je regardai tour à tour ma mère et Lalla Aïcha, mais aucune ne partageait mon étonnement.
- Sois la bienvenue, Salama, dit Lalla Aïcha. Ma mère posait déjà des questions à la nouvelle venue sur sa santé, la santé de ses amis et de ses enfants. Elle n'avait pas d'enfants comme je l'appris plus tard. Salama était marieuse professionnelle. Lalla Aïcha se tourna vers ma mère.
- C'est la surprise que je t'avais réservée, lui dit-elle
- Mais, quelle agréable surprise ! Il y a si longtemps que je n'ai pas eu la joie de rencontrer Salama. La dernière fois que nous nous sommes vues, c'était au mariage de la cousine d'Aïcha, la femme du marchand de nattes. Ce fut un très beau mariage !
-Aujourd'hui, Salama a des choses à nous raconter ; as-tu deviné de quoi il s'agit?
- Non vraiment, je ne sais pas.
Je connaissais bien ma mère. Ses yeux ne disaient pas entièrement la vérité.
Questions
1. Complétez le tableau suivant :
Auteur Genre Siècle Courant littéraire
2. Situez ce passage en résumant ce qui le précède.
3. Identifiez les personnages de ce passage.
4. Relevez une phrase coordonnée et une autre juxtaposée.
5. De quelle figure de style s’agit-il dans la phrase soulignée ?
6. Relevez deux indices qui révèlent la présence du narrateur.
7. D’après votre lecture de l’œuvre ; quelles sont les informations apportées par Salma ?
8. Identifiez « le visiteur ».
9. Quelle est la cause de l’étonnement de Sidi Mohammed ?
10. De quelle partie du schéma narratif fait partie ce passage ?

  



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