Evaluation 'la boîte à merveilles'

 Par Mortada Abmjid  (?)  [msg envoyés : 8le 27-05-10 à 18:56  Lu :15201 fois
     
  
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Contrôle continu Bac1
Texte :
JE N'AVAIS jamais vu le maître du Msid aussi souriant que ce mercredi. Pas un élève ne reçut la bastonnade. La verge de cognassier devenait un accessoire de fantaisie, un de ces objets inutiles que l'on tient pour occuper les doigts. Je récitai ma leçon comme de coutume. Le maître me félicita ••
- C'est bien, mon fils, me dit-il, tu seras, s'il plait à Dieu, un taleb mendiant de la science.
Qu'Allah t'ouvre les portes du savoir !
Avant d'aller déjeuner, le fqih nous fit signe de nous taire. Dans le silence général, il nous parla de la Achoura, la fête du Nouvel An. Nous devions la célébrer dignement selon l'usage. Notre Msid serait illuminé à partir de minuit. Tous les élèves viendraient pour inaugurer la nouvelle année dans la joie et dans le travail. Nous avions quinze jours pour préparer la fête. Chacun devait apporter la contenance d'un bol d'huile d'olive pour alimenter les lampes, l'école serait blanchie à la chaux, les vieilles nattes changées et remplacées par des nattes neuves. Le fqih nous recommanda de mettre nos parents au courant de ces dispositions. Il comptait sur leur générosité.
Enfin, à notre grande joie, nous eûmes congé pour le reste de la journée. Quel bonheur ! Je courus à la maison en faire part à ma mère. Fatma Bziouya m'apprit qu'elle était absente. Lalla Aicha, son amie, était venue la chercher, il y avait de cela une heure environ. Ma joie se transforma en appréhension, bientôt en inquiétude. Cette sortie avait certainement une relation quelconque avec l'affaire AAoulay Lorbi, le mari de Lalla Aicha. Peut-être un nouveau différend l'opposait-il encore à ce démon d'Abdelkader, fils de je ne sais qui ? Ne l'avait-on pas enfermé dans une sombre prison ? Cela sentait le pacha, le prévôt et leurs sbires.
Ma mère avait laissé la clef sur la porte de la chambre. J'entrai. Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile. Ils s'amusèrent à m'effrayer, ils se transformaient en monstres, redevenaient objets familiers, empruntaient de nouveaux masques de bêtes d'apocalypse. Je me tenais sur un matelas, terrifié, la gorge sèche, attendant le retour de ma mère, seule personne capable de me délivrer de ces sortilèges. Je ne bougeais pas, de peur d'exciter l'animosité des êtres qui m'épiaient derrière chaque chose. Des siècles passèrent. Les pas traînants de ma mère me parvinrent du rez-de-chaussée. Je l'entendis tousser. La pièce reprit son aspect de tous les jours. Un rayon de soleil anima les mosaïques décolorées.
- Questions:
1- Dans un petit paragraphe cohérent vous présenterez l'auteur de l'œuvre d'où ce passage
est extrait.
2- Situez le texte dans le roman.
3- Quelle est la particularité de ce mercredi là pour le narrateur et pour ses camarades?
4- Relevez du texte un comportement qui montre la solidarité des gens ?
5- « Cette sortie avait certainement une relation quelconque avec l'affaire AAoulay Larbi. »
D'après votre lecture du roman, à quelle affaire le narrateur fait-il allusion ?
6- Relevez quatre termes relatifs au champ lexical des sentiments.
7- Quelle phrase du texte met en valeur le grand attachement du narrateur à sa mère?
8- « Je courus à la maison en faire part à ma mère.».
-Que remplace le pronom souligné dans la phrase ci-dessus?
9- Identifiez les figures de style dans les phrases soulignées.
10- Relevez dans le texte :
a- une phrase déclarative indirecte
b-une phrase impérative indirecte et mettez-les au discours direct

  



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 Réponse N°1 4425

Demande d'éclaircissement
  Par   anass katib  (CSle 28-05-10 à 14:28

Bonjour,

Merci Mr Mortada Abmjid; Votre évaluation est assez pertinente et vise nos capacités à analyser un texte donné et même une ouvre intégrale!

mais, en lisant cette évaluation, je trouve des difficultés à la réponse sur les questions suivantes:

La question : 8: De quel pronom s'agit il !?

La question : 9 : Quelles sont les phrases soulignées dans le texte! ?

Les autres questions sont à la portée!

N.B: Je posterai la solution de cette évaluation avec la rectification. Merci

Salut!




 Réponse N°2 4429

!!!!
  Par   labghail imane  (CSle 28-05-10 à 17:27

Merci pour vous Mr Mortada Abmjid ,j'ai la même remarque du anass katib,j'ai trouvé une difficulté dans la question 8: De quel pronom s'agit il !? (quel pronom?) et la question 9 : Identifiez les figures de style dans les phrases soulignées.(Quelles sont les phrases soulignées dans le texte! ?)

Merci!





 Réponse N°3 4430

re
  Par   marocagreg  (Adminle 28-05-10 à 18:02

8- c'est le pronom (en)





 Réponse N°4 4439

éléments de réponse
  Par   anass katib  (CSle 28-05-10 à 22:46

bonsoir;

voilà ce que je viens de faire comme solution :

1) Ahmed Sefroui, écrivain marocain né en 1915 à Fés. C'est l'un des premiers fondateurs de la littérature marocaine d'expression française. Passionné de patrimoine, il a occupé des postes administratifs aux arts et métiers de Fès et de Rabat. il est mort en Mars 2004.

2) ce texte est extrait d'un roman autobiographique intitulé " La Boîte à merveilles " de son célèbre écrivain marocain Ahmed Sefrioui . Cet extrait vient juste après les premiers jours du printemps où le potin et le bavardage étaient présents chez le narrateur et sa mère qui rendent visite à Lalla Aicha, ensuite l'enfant était excité par les histoires d'Abdellah l'épicier. ( Faible)

3)Ce mercredi là , était pour le narrateur et pour ses camarades un jour spécial :Les disciples de l'école coranique vont pouvoir jouir d'un congé loin de la baguette du cognassier, et c'est la raison de leur jubilation.

4) le comportement qui prouve la solidarité des gens est ;

5) le narrateur fait allusion aux ennuis de Moulay Larbi avec son ouvrier et associé Abdelkader. Ce dernier avait renié ses dettes et avait prétendu avoir versé la moitié du capital de l'affaire.

6)les quatre termes relatifs au champ lexical des sentiments sont:

* peur

* inquiétude

* joie

*bonheur

7) la phrase qui montre que le narrateur est attaché à sa mère est :

_ "Fatma Bziouya m' apprit qu'elle était absente ... Ma joie se transforme en appréhension , bientôt en inquiétude "

_ "Seule personne capable de me délivrer de ces sortilèges "

8) Le pronom "en" remplace l'occasion d'Achoura et ses préparatifs.

10)

a) la phrase déclarative indirecte :

" Fatma Bziouya m' apprit qu'elle était absente ".

b)<> m 'apprit Fatma Bziouya .

*** En attendant, que Mr.Abmjid, nous donnez des indication sur la question 9;

je vous demande de me rédiger 3 bonnes autobiographies des trois écrivains ( Sefrioui, Hugo, Anouilh)

N.B: J'attends chaleureusement vos interventions! A demain!




 Réponse N°5 4450

pardon
  Par   Mortada Abmjid  (CSle 28-05-10 à 23:42

8- le pronom est: Je courus à la maison _en_ faire part à ma mère.

9- les figures de style:

-Ma joie se transforma en appréhension, bientôt en inquiétude.

-Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile.

-Des siècles passèrent.




 Réponse N°6 4454

Demande!!!!
  Par   labghail imane  (CSle 29-05-10 à 00:11

Salut ,

pouvez-vous Mr Mortada Abmjid nous répondre aux questions 8 et 9 ??





 Réponse N°7 4460

re
  Par   anass katib  (CSle 29-05-10 à 13:19

Bonsoir,

Je réponds si dessus sur les question 8) et 9) :

8) le pronon "en" remplace l'occasion de l'Achoura et ses préparatifs

9)

-Ma joie se transforma en appréhension, bientôt en inquiétude.( métaphore)

-Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile. ( personnification)

-Des siècles passèrent.( métaphore)

J'attends vos remarques sur le corrigé proposé!

Salut!




 Réponse N°8 4479

correction
  Par   Mortada Abmjid  (CSle 29-05-10 à 23:46

les figures de style

-gradation

-personnification

-hyperbole




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