Evaluation

 Par kim abdel  (?)  [msg envoyés : 2le 04-04-10 à 01:18  Lu :2458 fois
     
  
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comment evaluez_vs l'enseignement du français axé autour d'une ouvre littéraire?Ne vaudrait-il pas mieux revenir aux manuels scolaires?

  



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 Réponse N°1 3347

re
  Par   marocagreg  (Adminle 04-04-10 à 11:14

revenir au manuel scolaire serait un grand pas en arrière et consacrer l'échec. Même si la formule actuelle rencontre des problèmes, cela ne veut pas dire qu'on doit régresser chemin et retrouver les vieux manuels immuables.




 Réponse N°2 3349

Revenir aux manuels
  Par   ohanna mohammed  (CSle 04-04-10 à 12:35

Revenir aux manuels c'est revenir à des textes coupés de leurs contextes,revenir à des textes qui ne motivent ni prof ni élève.Je me rappelle des scéances de torture,pardon de lecture,passées à essayer de faire aimer aux élèves des années 90 des textes qui décrivent une voiture des années 60.




 Réponse N°3 3350

oh non!A mon humble avis!
  Par   Tijani Nour El Houda  (CSle 04-04-10 à 14:21

Il est préférable de concevoir des évaluations et ce site est justement très bien placé pour nous permettre d'échanger nos travaux!

bon courage à tous




 Réponse N°4 3508

Suggestions!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 13-04-10 à 22:03



Salut,

Revenir aux manuels, mais autrement!

Que suggériez-vous!

D'ailleurs, l'œuvre intégrale est une invention marocaine! D'ailleurs, il n' y a pas de texte contextualisé! D'ailleurs, l'œuvre intégrale est un choix parmi d'autres! D'ailleurs, le changement, après une expérience d'une dizaine d'année, va certainement venir! D'ailleurs, il est nécessaire de préparer nos élèves à voir les grandes questions de l'humanité, et ce à partir de textes d'auteurs!

Nos élèves doivent connaître les défits lancés par les TICE, le problème de l'effet de serre, la question de la "modouwana" et du code de la route, le phénomène du travail de l'enfant et de ses droits, l'importance des associations et de l'engagement politique et social, les problèmes de la pollution et son impact sur l'environnement, la nécessite de travailler dans le cadre des sociétés civiles! Et non discuter le problème du gendre, de la question de la peine de mort, celui du bourgeois qui veut devenir noble! C'est ça la pure réalité de la dé-contextualisation!

Lire un article de journal n'est jamais décontextuelisé, s'il est inserré dans un groupement de textes ou s'il est introduit dans une séquence traitant d'un phénomène qui donne du SENS! Lire des articles de journaux, va permettre à l'élève de développer un style qui a un rapport direct avec le français standard, français qui le motive à suivre l'actualité politique, économique et sociale! de son pays et du monde!

C'est le statut du FLE qui est ici mise en jeu! Quand à la littérature, elle aura toujours ses amoureux, dont je suis un, pour qu'elle soit développée dans notre cher pays!

Donc, qu'on le veille ou pas, la réforme viendra comme une évidence! Serions-nous capables de l'accueillir à bras ouverts ? Je dirai bien sûr que oui! Avec certaines réserves normales face à toute réforme!

Cordialement!




 Réponse N°5 3510

re
  Par   marocagreg  (Adminle 13-04-10 à 22:16

personnellement, je pense que l'expérience actuelle a montré ses limites parce qu'on a eu les yeux beaucoup plus grands que le ventre et on a voulu plaquer, comme toujours, la réalité française sur l'école marocaine.

ce qui serait merveilleux c'est d'imaginer un programme où l'on garde une seule oeuvre intégrale pour chaque niveau (ou une anthologie si l'on veut varier) + un large groupement de textes qui traitent les problèmes d'actualité et qui changent chaque année pour sensibiliser les élèves à la fois au texte littéraire et aux questions d'actualité. reste à trouver la recette magique pour ça.




 Réponse N°6 3521

Entre manuel scolaire et ouvre littéraire
  Par   khrazi Ahmed  (CSle 14-04-10 à 01:10

« Revenir au manuel scolaire serait un grand pas en arrière et consacrer l'échec »Ainsi, déclarait Marocagreg. A mon avis, il ne faut pas comprendre que le manuel scolaire était mal conçu mais il est dépassé .Personnellement, je trouve l’ancien manuel très intéressant, il a donné relativement de bons résultats lors de son propre époque .Cependant, la vie d’aujourd’hui nous oblige à enseigner à nos élèves les sujets actuels. On peut reprendre, donc, l’expérience de manuel avec un nouveaux air qui travail le profit non seulement de l’élève mais celui de la société marocaine en général .Pourquoi reprendre cette expérience par ce que la nouvelle réforme n’est pas sur les bons railles .La preuve c’est que rare sont les élèves qu’ont fini la lecture de l’une des ouvres programmées. C’est une vérité amère mais il faut la dire .Vous pouvez me dire que c’est le problème de l’élève ? Mais est ce que cet élève est bien formé dès le primaire pour être capable d’assumer cette tâche (lire une œuvre littéraire).

Le « bon vieux temps »que les uns et les autres regrettent est toujours là …changeons de comportement pour le revivre.

Assurément, Il vous gène de revenir en arrière. Je suis d’accord avec vous. Mais, puisque la réforme actuelle montre dès maintenant ses limites, il nous faut, alors, une autre réforme. Ce qui fait nous allons tomber dans la réforme de la réforme .Et comme vous le savez très bien, instaurer un système éducatif prend du temps .Hélas !! Le monde actuel ne s’arrêtera pas ses progressions en attendant le pauvre Maroc de trouver le système qui lui convient.





 Réponse N°7 3564

manuel vs oeuvre?
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 17-04-10 à 03:51

il y a eu de grandes revendications des enseignants qui ont été derrière la substitution du manuel par les oeuvres. on voulait être plus libre, plus entrepranant, plus créatif. seulement voilà, on est vite tombé dans le formalisme, la standardisation, la théorisation... les oeuvres, c'était un pretexte pour enseigner/apprendre la langue en contexte, elles ont déclenché un enseignement de la littérature et l'histoire des des idées. j'adhére donc à la position de marocagreg cles oeuvres est un acquis, il faut seulemnt le rationaliser: choix des titres, variation, prise en considération clases littéraires et scientifiques..

concernant la proposition de M. Idoubiya que je trouve intéressante:: on peut même avec la lecture des oeuvres intégrales prévoir des textes parallèles de tout genre (poètiques, médiatiques, scientifiques, ..) qui pourront être exploités pendant des séquences libres qui se rattacheront au projet par des objectifs linguistiques et référentiels. cordialement




 Réponse N°8 3565

Pas à ma connaissance...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 17-04-10 à 10:37



Salut, M. kasbaoui abdelaziz,

Cette dernière nouvelle/ vieille réforme a adopté l'œuvre intégrale comme stratégie d'enseignement-apprentissage...Cette réforme visait - comme d'ailleurs toute réforme- l'amélioration du niveau de l'élève... L'objectif était louable en tant que tel...

Pourtant, personne ne peut contester que le niveau actuel des élèves connaît une chute libre! La lecture, au lieu de se hisser vers le haut, a périclité vers le bas! Nos élèves lisent-ils les œuvres au programme? Arrive-t-ils à lire, comprendre et analyser un roman comme le Père Goriot? Combien d'enseignants lisent en entier chaque année les œuvres au programme? Combien d'enseignants trouvent-ils du plaisir à enseigner la littérature, via le roman, la pièce de théâtre...?

Et qui a dit que ce sont les enseignants, par concertation générale, qui ont décidé de choisir cette didactique comme outil et moyen d'enseignement? A mon avis, cette réforme était parachuté dans un temps et dans un lieu qui n'ont rien à avoir avec elle! De toutes façons, pour instaurer la littérature dans une société, il faut que celle-ci ait déjà la culture du souffle: la lecture demande de la discipline et beaucoup d'assiduité. Chose qui nous manque bien sur... Il suffit de chercher les statistiques des marocains lisant! Une petite recherche dans Internet...

Maintenant, lorsqu'on ne propose pas d'alternatives, qui font comparaison entre ce qu'on a et ce qu'on peut avoir, l'on ne cherche pas à se risquer une autre réforme dont on ne sait rien!

D'ailleurs, qui a dit que l'œuvre intégrale permet la contextualisation du Savoir? Nos élèves nous boudent car on leur propose un produit démotivant! Un produit qui les poussent au bavardage! Un produit qui oblige l'enseignant à s'attacher à l'étude de textes au dépend des activités orales et d'autres...

NB- Aucun pays dans le monde n'utilise l'œuvre intégrale comme le seule support didactique!

NB- Les manuels sont utilisés par tous les pays du monde!

NB- On peut/doit utiliser la séquence didactique et le projet pédagogique en utilisant les manuels scolaires!

NB- On peut adapter le manuel au niveau réel de nos élèves par la notion de séquence didactique/ scénario pédagogique: cela s'appelle l'enseignement modulaire...

Alors, il faut bien voir la crise - et ce n'est pas une hyperbole - de l'enseignement du français langue étrangère- au Maroc et travailler ensemble pour proposer des solutions...La situation demande de nous du courage, du travail, de l'esprit d'initiative et de la collaboration constructive...

Alors, on doit tirer des enseignements de certains pays voisins qui travaillent via les manuels scolaires et qui disposent d'une banque prodigieuse de séquences didactiques qui traitent d'un ensemble de thèmes, mais sont abordés de plusieurs manières différentes...

Mon credo: la réforme est l'image de ceux qui aiment le changement!

Cordialement...

NB- Que pensez-vous madame Kerzazi Fatiha de tout cela?





 Réponse N°9 3593

Ce que j'en pense M idoubiya?
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-04-10 à 23:29

Salut tout le monde,

Ce que j’en pense M Idoubiya ?

Tout au long de cette vingtaine d’années d’enseignement, j’ai travaillé avec le manuel puis avec les œuvres. Ma carrière professionnelle a coïncidé avec l’avènement du nouveau système. Nombreux sont les systèmes de l’éducation nationale et l’enseignement de l’époque, lequel ?

Je parle du système du manque de confiance en l’enseignant, le système qui stipulait que la note du professeur ne dépasserait pas 25 % c’était la preuve d’un grand manque de confiance en le professeur qui décidait à l’époque du sort de l’élève. L’époque où l’élève passait avec juste la note du professeur au cours de toute l’année. On a alors introduit le système de deux examens par année ; puis le système d’un seul examen etc.…

Nombreux sont les systèmes adoptés dans l’enseignement, parlons du programme cette fois-ci. J’ai travaillé, au cours de mon service civil, avec un manuel assez cohérent qui avait un projet même si la notion de projet n’a vu le jour qu’une ou deux années plus tard. Les années passent et les manuels changent proposant cette fois-ci des extraits assez longs d’œuvres littéraires comme lecture suivie au sein même du même manuel.

La décennie précédente a vu introduire un nouveau système qui demandait au préalable un recyclage des professeurs, parce qu’il faut l’avouer, bien qu’on soit licenciés en littérature française, nous sommes professeurs de langue française et de non de littérature française. Sinon les professeurs d’anglais devraient enseigner Shakespeare à leurs élèves.

Les années passent et les professeurs se battent tant bien que mal et réussissent à se familiariser avec ce nouveau programme qui imposait l’étude d’œuvre littéraire sachant que l’objectif de notre enseignement est que l’élève soit en mesure de communiquer correctement à l’oral aussi bien qu’à l’écrit !!!

L’introduction de l’étude des œuvres littéraires au programme a déboussolé tout le monde. On tente l’impossible négligeant le possible. On demande à ce pauvre élève qui essaie tant bien que mal de déchiffrer cette langue de Molière, d’étudier toute une œuvre ; ce qui exige une connaissance de la culture et l’histoire de la France, comment étudier une œuvre aussi connue que Le père Goriot sans avoir une idée sur le XIXe siècle et sur le réalisme, (ou le romantisme, n’est ce pas M Idoubiya).

Nous avons travaillé des années durant, on a réussi à inculquer un certain savoir pour certains élèves qui se donnent la peine de lire l’œuvre intégrale et de suivre le cours parce qu’ils comprennent ce que dit le professeur au tableau.

Actuellement, des rumeurs circulent autour du changement de ce programme, espérons qu’on réussira enfin à faire le bon choix ,à motiver nos pauvres élèves, à leur donner quelque chose qui soit à leur mesure, le proverbe dit « Lbas kaddak ywatik » certains de nos élèves se donnent beaucoup de mal à comprendre certaines situations qu’on est obligé de leur expliquer , et n’en voient pas l’utilité, d’autres protestent et voient qu’on leur explique des scènes qui portent atteinte à la pudeur et ainsi de suite.

La question qui se pose : Qu’est ce qui motiverait nos élèves ? Qu’est ce qui les encouragerait à travailler cette matière avec le plus grand plaisir ?

Cherchons tout d’abord à définir les penchants de notre génération, je veux dire la génération de nos chers élèves, pour réussir à les motiver pour l’étude de cette langue, la langue de Molière .

Alors M Idoubiya, qu’en pensez-vous? Pourriez-vous nous donner une proposition ?





 Réponse N°10 3594

la faute n'est ni au manuel ni aux oeuvres
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 17-04-10 à 23:48

Salut M. Idoubiya

Je ne pense pas que le manuel puisse apporter le solutions aux problèmes que vous avez soulevés. il est justement adopté au collège, et vous connaissez le niveau et le degré de motivation des élèves qui débarquent au lycée. par ailleurs, si le manuel peut être adapté par des séquences, autant le faire avec n'importe quel support.

la problématique de l'adaptabilité d'un outil didactique se pose essentiellement entre le moment de conception de cet outil qui est conçu, à ce moment là, pour des élèves virtuels, dont le niveau et les besoins sont homogènes et le moment de son utilisation dans des réalités de classe, différentes, hétéroclites, etc..

l'outil adapté est donc un mythe. c'est toujours l'utilisateur qui est en mesure de le faire, qu'il soit manuel ou oeuvre ou tout autre support , ....

sinon, on sera obligé, pour les raisons d'adaptation, de concevoir un manuel pour chaque élève. je ne suis ni contre le manuel ni totalement pour les oeuvres. le support importe peu, pourvu qu'il soit exploitable et répondant à des finalités éducatives et pédagogiques CLAIRES, COHERENTES, CONTRACTUALISEES, .... , merci




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