Evaluation

 Par Elbari Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 20le 29-06-11 à 15:34  Lu :1399 fois
     
  
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1ère année du cycle du Baccalauréat
Texte :
C’est pour ce moment redouté que j’avais gardé mon courage. J’ai fait trois pas, et j’ai paru sur le seuil du guichet.
- Le voilà ! le voilà ! a crié la foule. Il sort ! Enfin !
Et les plus près de moi battait des mains. Si fort qu’on aime un roi, ce serait moins de fête.
C’était une charrette ordinaire, avec un cheval étique, et un charretier en sarrau bleu à dessins rouges, comme ceux des maraîchers des environs de Bicêtre.
Le gros homme en chapeau à trois cornes est monté le premier.
- Bonjour, monsieur Samson ! criaient des enfants pendus à des grilles.
Un valet l’a suivi.
- Bravo, Mardi ! ont crié de nouveau les enfants.
Ils se sont assis tous deux sur la banquette de devant. C’était mon tour. J’ai monté d’une allure assez ferme.
- Il va bien ! a dit une femme à côté des gendarmes.
Cet atroce éloge m’a donné du courage. Le prêtre est venu se placer auprès de moi. On m’avait
assis sur la banquette de derrière, le dos tourné au cheval. Ils mettent de l’humanité là-dedans.
J’ai voulu regarder autour de moi. Gendarmes devant, gendarmes derrière ; puis de la foule, de la foule, et de la foule ; Une mer de têtes sur la place.
Un piquet de gendarmerie à cheval m’attendait à la porte de la grille du Palais.
L’officier a donné l’ordre. La charrette et son cortège se sont mis en mouvement, comme poussés en avant par un hurlement de la populace.
On a franchi la grille. Au moment où la charrette a tourné vers le Pont-Au-Change, la place a éclaté en bruit, du pavé aux toits, et les ponts et les quais ont répondu à faire un tremblement de terre.
C’est là que le piquet qui attendait s’est rallié à l’escorte.
- Chapeau bas ! Chapeau bas ! Criaient mille bouches ensemble, comme pour le roi.
Alors j’ai ri horriblement aussi, moi, et j’ai dit au prêtre :
- Eux les chapeaux moi la tête.
On allait au pas.
Le quai aux Fleurs embaumait ; c’est jour de marché. Les marchands ont quitté leurs bouquets pour moi.
Vis-à-vis, un peu avant la tour carrée qui fait le coin du palais, il y a des cabarets, dont les entresols étaient pleins de spectateurs heureux de leurs belles places. Surtout des femmes. La journée doit être bonne pour les cabaretiers.
On louait des tables, des chaises, des échafaudages, des charrettes. Tout pliait de spectateurs. Des marchands de sans humains criaient à tue-tête :
- Qui veut des places ?
Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
I- Compréhension et langue :
1- Remplissez le tableau suivant.
Titre de l’oeuvre Genre Narrateur Focalisation Auteur siècle
2- Situez le passage par rapport à ce qui précède.
3- De quel moment le narrateur parle-t-il au début du texte ?
4- Quel sentiment éprouve le narrateur en ce moment-là ? Pourquoi à votre avis ?
5- Qui sont Samson et Mardi ? Pourquoi les enfants les saluent-ils ?
6- Montrez que le narrateur est comme un acteur qui se prépare pour jouer un rôle ? Comment réagit la foule ?
7- Que critique l’auteur dans ce passage ?
8- Relevez dans le texte deux termes appartenant au champ lexical du bruit.
9- Transposez la phrase ci-dessous au discours indirect.
- Mardi a demandé au narrateur : « Est-ce que je vous ai fait mal ? »
9- Relevez du texte une subordonnée de :
a- temps.
b- concession
10- Remplissez le tableau ci-dessous.
Figures de style Phrases correspondantes
- Oxymore
- Répétition
- Gradation
- Hyperbole
- comparaison
II- Production écrite :
Sujet:
Certains pensent que la société est le principal responsable des crimes dont les auteurs ne sont que des victimes.
Que pensez-vous ?
Rédigez un texte dans lequel vous développerez votre point de vue.

  



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