Evaluation

 Par Elbari Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 20le 28-06-11 à 16:56  Lu :1464 fois
     
  
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1ère année du cycle du Baccalauréat
Texte :
Un seul, un vieux, avait conservé quelque gaieté. Il s'écria, en s'essuyant avec sa chemise mouillée, que cela n'était pas dans le programme ; puis se prit à rire en montrant le poing au ciel.
Quand ils eurent revêtu les habits de route, on les mena par bandes de vingt ou trente à l'autre coin du préau, où les cordons allongés à terre les attendaient. Ces cordons sont de longues et fortes chaînes coupées transversalement de deux en deux pieds par d'autres chaînes plus courtes, à l'extrémité desquelles se rattache un carcan carré, qui s'ouvre au moyen d'une charnière pratiquée à l'un des angles et se ferme à l'angle opposé par un boulon de fer, rivé pour tout le voyage sur le cou du galérien. Quand ces cordons sont développés à terre, ils figurent assez bien la grande arête d'un poisson.
On fit asseoir les galériens dans la boue, sur les pavés inondés ; on leur essaya les colliers ; puis deux forgerons de la chiourme, armés d'enclumes portatives, les leur rivèrent à froid à grands coups de masses de fer. C'est un moment affreux, où les plus hardis pâlissent. Chaque coup de marteau, assené sur l'enclume appuyée à leur dos, fait rebondir le menton du patient ; le moindre mouvement d'avant en arrière lui ferait sauter le crâne comme une coquille de noix.
Après cette opération, ils devinrent sombres. On n'entendait plus que le grelottement des chaînes, et par intervalles un cri et le bruit sourd du bâton des gardes-chiourme sur les membres des récalcitrants. Il y en eut qui pleurèrent ; les vieux frissonnaient et se mordaient les lèvres. Je regardai avec terreur tous ces profils sinistres dans leurs cadres de fer.
Ainsi, après la visite des médecins, la visite des geôliers ; après la visite des geôliers, le ferrage. Trois actes à ce spectacle.
Un rayon de soleil reparut. On eût dit qu'il mettait le feu à tous ces cerveaux. Les forçats se levèrent à la fois, comme par un mouvement convulsif. Les cinq cordons se rattachèrent par les mains, et tout à coup se formèrent en ronde immense autour de la branche de la lanterne. Ils tournaient à fatiguer les yeux. Ils chantaient une chanson du bagne, une romance d'argot, sur un air tantôt plaintif, tantôt furieux et gai ; on entendait par intervalles des cris grêles, des éclats de rire déchirés et haletants se mêler aux mystérieuses paroles ; puis des acclamations furibondes ; et les chaînes qui s'entrechoquaient en cadence servaient d'orchestre à ce chant plus rauque que leur bruit. Si je cherchais une image du sabbat, je ne la voudrais ni meilleure ni pire.
On apporta dans le préau un large baquet. Les gardes-chiourme rompirent la danse des forçats à coups de bâton, et les conduisirent à ce baquet dans lequel on voyait nager je ne sais quelles herbes dans je ne sais quel liquide fumant et sale. Ils mangèrent.
Puis, ayant mangé, ils jetèrent sur le pavé ce qui restait de leur soupe et de leur pain bis, et se remirent à danser et à chanter. Il paraît qu'on leur laisse cette liberté le jour du ferrage et la nuit qui le suit.
J'observais ce spectacle étrange avec une curiosité si avide, si palpitante, si attentive, que je m'étais oublié moi-même. Un profond sentiment de pitié me remuait jusqu'aux entrailles, et leurs rires me faisaient pleurer.
Tout à coup, à travers la rêverie profonde où j'étais tombé, je vis la ronde hurlante s'arrêter et se taire. Puis tous les yeux se tournèrent vers la fenêtre que j'occupais. - Le condamné ! Le condamné ! Crièrent-ils tous en me montrant du doigt ; et les explosions de joie redoublèrent.
Je restai pétrifié.
Le Dernier jour d’un Condamné; Victor Hugo
Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
I- Compréhension et langue : (10 pts)
Nom de l’auteur Nom de l’oeuvre Date de la parution de l’oeuvre Une œuvre autre que « Le dernier jour d’un condamné »
……………………… ………………….. ………………….. ………………………….
1- Remplissez le tableau suivant : (1 pt)
2- Situez le passage par rapport à ce qui précède. (1 pt)
3- Quel événement raconte le narrateur ? Relevez-en les étapes.
4- a- Quel sentiment éprouva le narrateur en assistant au ferrage des forçats ? (0,5 pt)
b- Justifiez par des phrases du texte. (0,5 pt)
5- Que critique l’auteur dans ce passage ? (1 pt)
6- Relevez deux termes appartenant au champ lexical du chant. (1 pt)
7- Pourquoi, à la fin de ce passage, le narrateur est –il étonné et immobilisé ? (1 pt)
8- D’après votre lecture de l’oeuvre, quel événement ce fait (Question 7) aura-il pour conséquence ? (1 pt)
9- Remplissez le tableau ci-dessous à partir du texte. (2 pts)
Les figures de style Les phrases correspondantes
…………………………
………………………… on les mena par bandes de vingt ou trente à l'autre coin du préau, où les cordons allongés à terre les attendaient.
Une antithèse ………………………………………..…………………………………………………
………………………… Si je cherchais une image du sabbat, je ne la voudrais ni meilleure ni pire.
Une hyperbole ……………………………………………
10- Transposez la phrase suivante au discours indirect: (1 pt)
« C’est aujourd’hui qu’on ferre les forçats qui doivent partir demain pour Toulon, me répondit-il, voulez-vous voir ? »
II- Production écrite : (10 pts)
Sujet:
De nos jours, plusieurs prisonniers sont exposés à des tortures par les gardes de prisons.
Approuvez-vous cette conduite ?
Rédigez un texte dans lequel vous défendrez votre point de vue.

  




 Réponse N°1 13007

re
  Par   marocagreg  (Adminle 28-06-11 à 18:39



Il faut donner des titres évocateurs à vos messages, sinon ils sont rapidement oubliés dans les flot des messages.





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