Envoyé
par : Silaghi Daniela
Il n'y a
plus de jeunesse
L'attitude
irresponsable des jeunes est, selon nous, consternante.
Vous êtes
incapables d'être des consommateurs raisonnables. Vous succombez
sans discernement aux tentations de toutes les modes vantées par la
pub, et vous dépensez un argent fou (que vous n'avez pas gagné)
pour acquérir la console de jeu vidéo dernier cri ou le nouveau
modèle de GSM. Outre l'argent, vous gaspillez ainsi un temps
précieux à jouer stupidement devant l'écran de votre ordinateur,
ou en conversations aussi interminables que futiles, « grâce
à » ce nouveau « moyen de communication » qu'est
le GSM.
Vos
loisirs, vous les occupez de façon vraiment peu intelligente, Ã
vous abrutir de musique « techno » dans des « boîtes »
où, tout occupés à vous trémousser de façon insensée, vous ne
vous rendez même pas compte que l'on exploite votre naïveté. Sans
compter que vous y êtes poussés à la fumette et que bien souvent,
à la sortie, vous ne trouvez rien de mieux à faire qu'abîmer,
casser ou arracher ce qui embellit l'environnement.
Quant Ã
l'école, parlons-en. Votre devoir serait d'y consacrer tout le temps
nécessaire à vous y instruire et de tout mettre en œuvre pour vous
y préparer à votre vie d'adultes. Cependant, le seul but de
beaucoup d'entre vous est d'accomplir le strict minimum avec, comme
objectif unique, d'obtenir la moitié des points. En outre, vous êtes
incapables de respecter vos professeurs et vous détruisez l'envie
d'enseigner de plusieurs d'entre eux. Les devoirs à domicile, que
les enseignants vous donnent pour vous entraîner à la réflexion et
à l'effort personnels, vous vous arrangez pour les faire ensemble,
ou, pire, vous recopiez les travaux des autres.
Bref, vous
êtes seulement motivés par la facilité. Vous ne consentez ni
effort ni sacrifice, si bien que, dans dix ans, vous serez incapables
de prendre la moindre responsabilité familiale, professionnelle ou
civique. Dans ces conditions, nous nous interrogeons sur votre droit
d'accès à un enseignement gratuit, et nous posons la question :
« Quelle société voulez-vous donc bâtir? »
G. Rognon et
R. Halleur, des adultes désabusés. (L'hebdovite, 31 avril
2001.)
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Qui
sont les émetteurs de ce texte
Qui sont les
récepteurs ? A quels indices textuels le voit-on
Quelle est la visée de
ce texte
Repère
le thème, la thèse, et les différents arguments proposés dans
ce texte et complète le schéma suivant :
-
- Réagis ensuite à ce
texte dans une lettre adressée à l’Hebdovite grâce à une
argumentation en bonne et due forme. Vous utiliserez 7 des mots pris
dans la liste suivante.
|
puisque – ensuite –
parce que – donc – d’abord – par conséquent – de plus –
par ailleurs – enfin – mais – ou – ainsi – bien que –
afin que - |
Les formules de
politesse
- Placez
en relation : formules de politesse et en-têtes.
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EN-TETES |
FORMULES
DE POLITESSE |
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Monsieur le
Directeur, |
Je vous prie
d’agréer,......................, l’expression de mes
sentiments respectueux et dévoués. |
|
Monsieur, |
Reçois,.................................................,
mes plus affectueux baisers. |
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Mon cher oncle, |
Veuillez
agréer,..................................., mes salutations
empressées. |
-
- Les
formules de politesse traduisent des sentiments variés et parfois
nuancés. Classez au moyen de chiffres de 1 à 6, les formules de
politesse du tableau ci-dessous -de la plus grande déférence à la
moins importante.
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Veuillez agréer,
Monsieur, mes sincères salutations. |
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Je vous prie
d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération la plus
distinguée. |
|
|
Recevez, Monsieur,
mes salutations. |
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|
Je vous prie
d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations
distinguées. |
|
|
Recevez, Monsieur,
mes sincères salutations. |
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Bien cordialement Ã
toi. |
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- Quelle
formule de politesse choisiriez-vous pour :
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un frère ? |
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un camarade? |
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un de vos
professeurs ? |
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une amie de votre
grand-mère ? |
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votre médecin de
famille ? |
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La
présentation d’une lettre
Lettre
officielle (administrative) ou lettre personnelle : quelle
présentation choisiriez-vous pour les situations suivantes
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Situations |
Types
de lettre |
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a. une lettre à un
ami |
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b. une lettre au
proviseur |
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c. une lettre à un
employeur |
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e.une lettre au
courrier des lecteurs d’un journal |
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f. une demande
d’emploi |
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g. une lettre à un
parent |
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h. une lettre à la
sécurité sociale |
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i. une lettre à un
avocat |
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j. une lettre à un
professeur |
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Ecrire
une argumentation
Lisez
bien le sujet pour repérer quelle est la situation de communication
imposée (qui est l’énonciateur, qui est le destinataire, quand,
où, pourquoi, dans quel but), quel est le thème, quelle doit être
votre thèse.
Cherchez ensuite les
arguments propres à soutenir votre thèse. Pour chacun, trouvez au
moins un exemple précis à développer sinon vous aurez du mal !
En écrivant, vous mettrez
dans le même paragraphe l’argument que vous devrez expliquer
assez clairement et les exemples que vous développerez. Vous
changerez de paragraphe à chaque argument pour rendre votre devoir
plus clair.
Vous veillerez à employer
le plus souvent possible les connecteurs logiques, sans vous tromper
sur leur sens. (notamment pour la cause et la conséquence) ainsi
que des mots de liaison pour marquer les différentes étapes:
d’abord, et, ensuite, enfin...
Exercices
Dans
les énoncés extraits de sujets d’examens, dites si l’on vous
demande de produire un texte argumentatif.
B
Si c’est le cas, trouvez l’émetteur (ou énonciateur), le
récepteur, le thème et la thèse attendue. Vous préciserez ensuite
quelle forme vous donnerez à votre travail (lettre, dialogue,
récit…)
L'Avenir
sur quatre roues
- Lisez plusieurs
fois et très attentivement le texte suivant.
Un siècle
après son invention, l'automobile est en pleine jeunesse. Les
ingénieurs débordent d'inventions. Et dans ce qu'on ne pourra
bientôt plus appeler le tiers-monde, des millions d'acheteurs se
présenteront à la porte des distributeurs dans quelques années*.
Pour les détracteursde
l'automobile, cela ressemble à un cauchemar. Celui-ci pèsera peu
face à l'enthousiasme des autres.
Pourtant, la voiture ne
semble pouvoir continuer à prospérer qu'en intégrant les critiques
qui lui sont faites. Celles-ci sont de trois ordres : l'automobile
est dangereuse, sale et impérialiste.
Dans chacun de ces cas, les cerveaux fertiles des législateurs et
des ingénieurs se sont mis à turbiner.
[La baisse du nombre des
morts sur les routes témoigne qu'ils ne l'ont pas fait sans succès.
Cela est dû surtout aux normes socialement admises (ou imposées)
pour la conduite : vitesse, alcoolisme, ceinture. Mais aussi aux
progrès objectifs des véhicules en matière de sécurité. La
résistance aux chocs s'est renforcée. Des systèmes, coûteux et
exotiques voici peu, sont désormais plus répandus, voire installés
en série, qu'il s'agisse de techniques intelligentes de freinage
(l'anti-blocage) ou d'adhérence (anti-patinage). Le temps n'est sans
doute plus éloigné où les sacs gonflables seront obligatoires
comme aux États-Unis.]
L'automobile est sale ? De
moins en moins. Les législations, du moins occidentales, sont
devenues plus strictes et nul doute qu'elles deviennent de plus en
plus draconiennes. Dès 1996, l'Union européenne a prévu de
nouvelles normes de pollution (peu de temps après l'arrivée des
pots catalytiques). Et le président Clinton fait de la mise au point
d'un moteur capable de fonctionner en ne consommant que trois litres
aux 100 km un moyen de concilier les intérêts de l'industrie
automobile américaine et les principes environnementalistes de ses
camarades démocrates.
Ce souci ne frappe plus seulement les véhicules neufs. En France
même, la vérification technique comprendra bientôt un contrôle
des gaz d'échappement.
L'automobile est
impérialiste ? La ville réagit en l'expulsant, de certaines rues
d'abord, de centres entiers ensuite, voire en interdisant la
circulation quand certains taux de pollution sont dépassés. La
voiture, elle, réagit en rapetissant. Après avoir été l'apanage
de constructeurs marginaux, les micro-véhicules sont envisagés
sérieusement (l'aventure Swatch). Leur essor pourrait être
encouragé par une mesure qui se profile : la taxation de la
circulation urbaine.
Jusqu'à présent, les
détracteurs de l'automobile (c'est-à -dire à peu près tout le
monde, conducteurs compris une fois qu'ils ont lâché leur volant)
auront donc surtout servi à métamorphoser la voiture et non à la
faire reculer. [...]. Qu'on s'en réjouisse ou le déplore, l'avenir
avancera encore longtemps sur quatre roues.
Gérard
DUPUY, Libération (mercredi 5 octobre 1994).
* Selon
The Economist du 18 juin, Royal Dutch/Shell envisagerait un
doublement du nombre de voitures
d'ici six ans. Elles
seraient alors un milliard. Ce chiffre semble toutefois irréaliste :
la production totale a été d'environ 36 millions en 1993. Mais la
tendance est là .
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