Eclaircissement

 Par atif hassani  (Prof)  [msg envoyés : 77le 12-04-12 à 11:26  Lu :2839 fois
     
  
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Bonjour
1) il s'agit de quelle figure de style dans les énoncés suivants
- La Grève est sœur de Toulon.
- Il me sembla que cette nuée de démons escaladait ma misérable cellule
2) Pourquoi le condamné emploie le terme ''ferrage'' au lieu de ''ferrement''? les deux termes ont-ils des connotations différentes?
Bien à vous.

  



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 Réponse N°1 19775

Ce sont les vacances!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 12-04-12 à 14:31



Bonsoir cher collègue .Je cois que les collègues ne veulent pas encore remettre la main à la pâte. Ceci est flagrant, surtout que M. Harfi , qui est féru de "figures de style" et de "focalisation", n'a pas encore réagi! Cela m'étonne de lui.Mais il ne tardera pas à ouvrir le débat!





 Réponse N°2 19786

deux métaphores
  Par   brahim el harfi  (Profle 12-04-12 à 19:01



bonjour chers collègues

La Grève est sœur de Toulon est une métaphore. le condamné ,qui assiste en tant que spectateur au ferrage des forçat, se voit déjà sue la place de Grève. Là, il sera objet de spectacle. c'est pourquoi il s'évanouit. autrement dit , le spectacle du ferrage des forçat, avant de partir à la prison de Toulon, est pareil à celui de Grève.

Il me sembla que cette nuée de démons escaladait ma misérable cellule. Métaphore

Cordialement





 Réponse N°3 19790

Re
  Par   atif hassani  (Profle 12-04-12 à 19:40



Merci M. El harfi pour votre réponse. Pourquoi on ne peut pas parler d'une personnification dans le premier exemple?





 Réponse N°4 19791

Oui
  Par   Samira Yassine  (CSle 12-04-12 à 20:24

C'est ce que j'allais dire.

Pourquoi ne pas parler de personnification "soeur" dans le cas de la comparaison du sort des forçats à celui du condamné?

Pour ce qui des deux termes "ferrage" et "ferrement" je préfère employer le deuxième bien que le preier avec son-age parait plus approprié.

Alors je pose la même question que M Hassani.

Merci




 Réponse N°5 19798

Ferrage
  Par   LOUMATINE Abderrahim  (Profle 12-04-12 à 22:21



Bonsoir

Je pense que si Hugo a préféré le mot "Ferrage"au mot ferrement , c'est pour insister sur le fait que ces hommes ne sont pas considérés comme tel mais plutôt comme animaux( l'explication"B" donnée par M. El Omari). On dit ' "L'ARRIVAGE des touristes" comme "l'arrivage' de la marchandise mais "l'arrivée des voyageurs". C'est le cas aussi dans"abbattage et abattement".

Cordialement





 Réponse N°6 19800

contexte
  Par   brahim el harfi  (Profle 12-04-12 à 22:32

bonsoir chers collègues

c'est le contexte qui nous invite à opter pour la métaphore, le voici

"Bonjour! Bonsoir! Me crièrent-ils avec leur ricanement atroce. Un des plus jeunes, condamné aux galères perpétuelles, face luisante et plombée, me regarda d'un air d'envie en disant:

- Il est heureux! Il sera rogné ! Adieu, camarade

Je ne puis dire ce qui se passait en moi. J’étais leur camarade en effet. La Grève est sœur de Toulon. J'étais même placé plus bas qu'eux: ils me faisaient honneur. Je frissonnai."

1-J’étais leur camarade en effet

2-J'étais même placé plus bas qu'eux

d'où la " La Grève est sœur de Toulon" le mot sœur n'opère pas une personnification, dans la mesure où le narrateur ne cherche point à établir une relation affective, loin de là, mais à établir une ressemblance entre la scène qui se déroule à Toulon et celle qui se déroulera à la place de Grève. c'est pourquoi, il est incapable de dire ce qui " se passait en moi (lui). enfin, notons que parmi les acception du mot "sœur" données par l’académie "P. anal. ou au fig., littér. [Gén. avec une valeur méliorative] Personne ou chose liée à une autre par des rapports de ressemblance physique ou morale.

Cordialement





 Réponse N°7 19803

Une antithèse!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-12 à 23:24



Ce qui est étonnant dans les figures de style, c'est que l'imagination de chaque lecteur est interpellée...En effet, je vois autre chose que la métaphore: "La Grève est sœur de Toulon."

est antithèse: voilà ma preuve.

La grève symbolise la mort! Toulon est synonyme de vie : mais dans la prison à perpétuité.

La mort est l'opposé de la perpétuité!

Les deux sentences sont aussi horribles l'une l'autre: elles sont jumelles. Ou soeurs!

Les prisonniers condamnés à Toulon vont être enterrés vivants et le narrateur sera enterré mort!

Voilà pour la première phrase.

Qu'est-ce que vous pensez de cette analyse M.brahim el harfi ?





 Réponse N°8 19812

toujous le contexte
  Par   brahim el harfi  (Profle 13-04-12 à 12:20

bonjour cher ami et collègue M Idoubiya Rachid

j'ai parlé de vous à M OMARI et à M Jaafari Ahmed. je garde tes écrits dans mon archive.

"La Grève est sœur de Toulon."

le mot "sœur" établit un rapport de similitude, de ressemblance; c'est pourquoi, on ne peut parler d'antithèse. Toutefois, votre conclusion ,cher ami, rejoint ce que j'ai déjà dit.

vous avez dit "Les deux sentences sont aussi horribles l'une l'autre: elles sont jumelles. Ou soeurs!

Les prisonniers condamnés à Toulon vont être enterrés vivants et le narrateur sera enterré mort!"

ce que vous avez mis en évidence ici, c'est la ressemblance entre les forçats et le condamné: "sont aussi horribles l'une l'autre" "jumelles" "soeurs".

"La Grève est sœur de Toulon." est une explication imagée de " J’étais leur camarade en effet"

Car s'il n'était pas leur camarade ( en tant qu'objet de spectacle, dans ce chapitre il est spectateur, sur la place de Grève, il sera acteur comme les forçats), il n'aurait pas dit " La Grève est sœur de Toulon".

Bien Cordialement





 Réponse N°9 19846

Rebelote!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 14-04-12 à 00:18



Mes chers collègues, que penseriez-vous, si vous prenez l'expression "La Grève est sœur de Toulon" comme une sentence évoquée par le personnage, une sorte de " proverbe, puisque cette construction est beaucoup utilisée par les auteurs, dont V. Hugo lui-même:Dans l’épigraphe du poème « Pour les pauvres » « Donnez, riches ! L'aumône est sœur de la prière. »

La prière est la sœur tremblante de l'amour. » (La légende des siècles )

Il se peut que cette expression obéisse à une lexicalisation, et donc qu'elle fonctionne tel un tout indécomposable, signifiant juste la similitude.

Dans ce cas, on ne parlera ni de métaphore ni de personnification ( qui d'ailleurs ne s'opposent pas puisque la personnification peut servir à construire une métaphore) ?§





 Réponse N°10 19882

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 14-04-12 à 17:41

Salut cher M. brahim el harfi

La métaphore est une comparaison sans outil de comparaison.

Ici : " La Grève est sœur de Toulon " devient: La grève est comme la sœur de Toulon. OU La grève et Toulon se ressemblent comme des sœurs...

( Dans ce sens je suis d'accord avec vous )

Mais Toulon reste pire pour le narrateur car la Grève finit par la disparition, alors que Toulon est la souffrance perpétuelle... D'où l'idée de l'antithèse.




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