Sujet :ON NE DETRUIT PAS LE MAL EN LUTTANT CONTRE LUI ,MAIS EN FAISANT LE BIEN
-Analyse de la citation:
on a deux possibilités pour détruire le mal :
1-thèse de l'auteur :la pratique du bien
2-thèse rejetée:la lutte contre le mal
ces deux thèses ont en commun l'action ,c'est -à - dire agir contre le mal pour l'éliminer ;mais
elles divergent en ce qui concerne la manière mis en oeuvre pour la réalisation d'un projet pareil.
-Problématique: peut-on dire qu'il est siffisant de faire le bien pour éliminer le mal.?Autrement dis,l'homme est-il d'abord capable de détruire le mal ou bien ce dernier demeure invincible devant toute action humaine..?
-Plan possible:
1-la pratique du bien est l'unique remède contre la propagation du mal :
a-vaut mieux subir l'injustice que de la commetre:
Les Numances supportent l'injustice de Firmin avec joie p262
le sort des méchants tel qu'ilest décrit par le vicaire Savoyard p86
<> IV.3
b-l'amour pour stopper la haine:
<>p81
Mme numance sympathise avec Thérèse p162
<> V.9
c-la générosité pour enfreindre la cupidité:
Mme Numance<<étala sur les genoux(de Firmin)la moitié de sa couverture>> p 259 alors que ce dernier avait <> p 258
Transition 1 pour mettre fin au mal,le recours au bien semble une solution incontestable,pourtant il faut souligner que malgré toutes ces tentatives de troquer le bien contre le mal des autres,ce dernier demeure invincible et ne fait que proliférer d'ou l'obligation d'agir contre le mal par une méthode plus efficace,serait-il donc légitime de recourir au mal pour mieux le contrer...?
2-le recours au mal peut etre la meilleure manière pour mettre un terme au mal:
a-le mal contre le mal :
<>Lady Macbeth IV.2
<>entre Thérèse et Firmin p339
<>annonce le vicaire Savoyard p52
b-la vengeance est ainsi une solution plausible:
Thérèse choisit le moment idéal pour se venger de Firmin :c'est au moment de l'extase de ce dérnier que sa femme se dit:<>p 365
<>IV.3
le vicaire Savoyard se trouve <>par la société religieuse qu'il a offensée p52
c-la loi du Talion:
Les Firmin et les Numances se ressemblent pour se dissembler:<>p152
Malcolm organise une riposte contre les injustices de Macbeth:<> IV.3
Transition 2 vouloir empécher l'existence du mal par la pratique du mal s'avère efficace quelques fois,pourtant,cette pratique ne fait en réalité que le légitimer et parfois meme le fortifier,Macbeth annonce cette vérité en disant<>III.2 cette pratique ne donc qu'entériner le mal au lieu de le détruire,peut-on ainsi croire en une fin possible du mal..?
3-la destruction du mal n'est-elle pas une pure illusion..?
a-le mal invincible:
Thérèse ne réussit-elle pas à demeurer<>à la fin du roman du Giono comme si elle se régénère par et dans le mal.?
Le vicaire Savoyard reconnait quand meme que<> p77 le mal reste irrémédiable puisque tuer Macbeth ne peut rendre la vie au roi Duncan qui a,selon Macbeth meme<>I.7
b-reste donc la résignation comme seule solution inacceptable:
la disparition de Mme Numance est-elle une capitulation devant les forces du mal qu'incarnent Thérèse ,Firmin et Reveillard.?p332
mais accepter le mal serait le chemin irréversible d'enlisement du jeune prosélyte,sa résistance et ses cris de détresse lui ont permis de trouver en le vicaire Savoyard un ex machina.
Macduff va meme jusqu'à identifier résignation et trahison pour convaincre Malcolm de combattre contre le mal.
c-Faut-il donc désespérer ou bien essayer de cerner le mal tant que sa destruction reste impossible?
le stoicisme du vicaire montre qu'il nous est possible de nous adapter en attendant un bonheur post-mortem quand il affirme:<>p 93
La tragédie de Shakespeare propose un contre modèle de Macbeth,le roi d'Angleterre en l'occurence qui<>IV.3
La victoire de Thérèse par le mal est-elle séduisante notamment quand on constate cette déshumanisation qui accompagne cet emblème maléfique quand Mme Numance lui dit:<>p249
conclusion:
le poète canadien,auteur de la citation étudiée ,semble très optimiste en annonçant qu'il suffit de faire le bien pour détruire le mal puisque les trois oeuvres au programme démontrent que cette tendance reste utopique.Ainsi on a essayé d'abord de montrer que le recours à la pratique du bien peut en quelque sorte contribuer à la destruction du mal avant de se rendre compte que cette pratique s'avère vaine et que le mal ne peut etre démoli que par un autre mal.Cette deuxième alternative n'est pas totalement fructueuse puisqu'elle ne fait que renforcer les chances du mal en le fortifiant.Ceci dit,on est amené à constater que démolir le mal est une tentative très ambitieuse,il serait donc plus raisonnable de chercher au moins à le cerner,tenter de limiter sa propagation et trouver les moyens qui peuvent permettre de trouver un certain bonheur en dépit du mal;pourtant croire en un mal heureux relève-t-il de la raison..?la réponse exige un autre combat avec le mal.