Des livres et des hommes

 Par Adi Lachgar  (?)  [msg envoyés : 341le 21-04-12 à 12:32  Lu :1531 fois
     
  
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C’est encore un message de M. ElOmari qui m’a donné l’idée de ce nouveau sujet. Son intervention « des lectures et des lieux », en réponse à notre ami Jeafari, m’a fait penser à des hommes et à des femmes.
J’avais 10 ans et je ne lisais pas de livres arabes. A ma voisine qui me conseillait quelques lectures, je répondais que ce n’était que des livres d’amour. Le destin voulut qu’en juillet de cette année 1980, je me blessai gravement à un orteil. Je fus obligé de garder le « lit.» Abdellatif, un voisin que nous n’aimions pas beaucoup, car il était blond et n’avait pas besoin d’aller au hammam pour être beau -d’ailleurs même sa crasse était blanche, alors !- vint me rendre visite et m’apporta غادةكربلاء de G. Zaïdane. Il me dit aussi qu’il avait toute la collection « Tarikh al-Islam .» Je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour surmonter mon dégoût injustifié de la lecture arabe, mais je fus bientôt accroché. En moins de deux mois, j’avais lu les 21 ou 22 romans de Zaïdane et j’en redemandais.
Aujourd’hui, l’amour de la littérature arabe, je le dois à Abdellatif. Et ‘ailleurs, je le lui ai dit dernièrement. Il n’est plus blond. Ses cheveux et ses sourcils ont blanchi. Il a une barbe blanche. Son sourire et son rire sont restés les mêmes. Il venait de perdre son père.
Un autre homme, mon prof de maths, parce que j’ai eu la deuxième moyenne, m’a fait un cadeau : تحت ظلال الزيزفون. J’ai beaucoup pleuré, mais jamais je n’oublierai mon prof boiteux à la peccala.
Une femme que beaucoup d’agrégés de français doivent connaître. C’est une petite femme avec une âme bouillonnante quoique qu’au fond extrêmement fragile. Cette femme arriva dans mon patelin, civiliste. Elle me prêta Lettre à un jeune poète en me mettant au défi de le lire. Elle me prêta aussi Anna Karénine. Elle me fit lire et lut en moi. Je ne pus jamais ni n’osai lire en elle !
Je ne cite que trois personnes parmi des dizaines à qui je dois un mot, une idée, une expression, un livre, un sourire, ma vie…
J’aimerais à chacune dire, tout simplement, merci.

  



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 Réponse N°1 20121

C'est très noble!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 21-04-12 à 13:33

C'est vraiment une noblesse d'esprit que de rendre hommage, à ces gens qui vous ont "initié" en quelque sorte! et la preuve, c'est qu'ils restent à jamais gravés dans la mémoire, et liés à ce souvenir de la genèse de la lecture!

Peut-être se souvient-on aussi, du Fkih, qui nous apprit la magie de l'alphabet, suivant ce rituel de "louha" et" Smagh", ces moments délicats de préparer d'abord, les outils de travail, avant de passer à l'écriture, et puis à la mémorisation, et que le texte ne s"efface de la" louha " qu'une fois, il est passé dans la mémoire. Et quelle belle métaphore: texte; sauvé ( mahfoud) et , "sauvegardé" dira-t-on, aujourd'hui que tout se formate, même l'esprit! Les versets ont pu être oubliés ( faute de persévérance)Mais les hommes,( "hommes ou femmes"), leurs empreintes restent indélébiles!




 Réponse N°2 20130

Hommage
  Par   LAKHDER Kenza  (Profle 21-04-12 à 20:23



Personnellement j'ai découvert le goût de la lecture grâce à une femme qui a marqué ma vie ,elle était la directrice d'un établissent privé comme on avait l'habitude de les appeler :'les sœurs' ,cette bonne sœur nous a ouvert la bibliothèque de l'école après la 6eme année du primaire ,c'était la caverne d'Ali Baba ,beaucoup de livres différents genres en arabe et surtout en français .Chaque vendredi après midi on se réunissait pour discuter de nos lectures .Je tiens à lui rendre un grand hommage ,elle vit actuellement à Casa et elle vient de publier un roman intitulé : ' Bucoliques berbères Itto ,fille de l'Atlas ' Simone Bocognano .

A plus de quatre -vingts ans ,elle a fait ce livre fruit de sa vie auprès des nomades des hauts Plateaux au dessus de la ville de Midelt .





 Réponse N°3 20131

Sourire...
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 21-04-12 à 20:28



Hier, à la gare de Rabat Agdal, j'attendais le train qui avait trente minutes de retard. Nous étions sur le quai, certains discutaient, d'autres lisaient ou faisaient semblant de lire, moi, j'étais plongée dans mes pensées lorsque soudain un énorme rat sortit d'un buisson à toute allure. C'était hallucinant! Tous ces hommes et cet énorme rat. Etait-ce un hasard! Ma foi, je ne sais pas. En tout cas, le titre Des livres et des hommes m'a interpellé. Des réminiscences! Des souris et des hommes de Steinbeck. Il y a quelques jours, avant les vacances, Mme Kenza Lakhder m'a conseillé de lire Les raisins de la colère de Steinbeck. Effectivement, j'ai acheté le bouquin car je me fie aux jugements de mon amie. Il y a quelques années, c'était Amin Maalouf, un des auteurs libanais que j'apprécie grâce à elle.

Au fait, le rat de la gare est peut-être un rat de bibliothèque sorti faire l'école buissonnière?





 Réponse N°4 20134

bonsoir
  Par   LAKHDER Kenza  (Profle 21-04-12 à 21:20



le sens de l'humour de ma chère amie Hayat n'a d'égal que son grand esprit et sa grandeur d’âme.Elle a le don de rendre facile des situations très pénibles et des problèmes au travail .





 Réponse N°5 20135

Quel punch!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 21-04-12 à 21:55



Si El Omari, vous avez réveillé en moi, tant de souvenirs, que je croyais morts. Les uns heureux, d’autres le sont moins.

La fête du « Hizb », me rappelle la fierté avec laquelle je précédais ma sœur ainée,( 6 ans de différence) qui portait un plateau avec grande théière toute fumante de saveur de menthe, et des verres (12), et moi j’avais à la main un chapelet (chrit) de beignets, encore tout chauds. Les bambins s’éclipsaient devant nous, et le fkih me reçut ce jour-là, comme un homme. Mais cette fête, me rappelle une autre, qui la précède de peu , et dont je garde encore des séquelles morales : la circoncision à l’âge de cinq ans , ça ne s’oublie pas ?!Et comme par hasard, l’autre jour, une de mes élèves de 2ème année, n’avait pas fait le compte rendu du chapitre de « il était une fois un vieux… » dont elle a pris la charge, je me suis fâché, et sans vérifier de quel chapitre il s’agissait, je lui ai demandé de nous en faire une lecture linéaire, avec explication : et devinez quoi ? C’était le chapitre de la circoncision ! « Tel est puni qui croyait punir », j’ai même poussé le bouchon loin, et fait preuve de « maso », en reprenant l’explication de tous les détails » Pauvre Abraham, qui s’est circonscrit lui-même, et à un âge respectable !

Et puis, ce Balimako tombé du cocotier, le texte finissait, en le laissant en suspens, dans le vide ! Cette chute non arrivée à terme, m’habite toujours !Et « Boukmakh » « comment « forfor » (Jerry ) a accroché la clochette au cou de « harhour » (Tom), et encore, plus tard « Souad dans la bibliothèque », et fatima qui ne voulait pas manger les pommes de terre, et puis, » Le chien fidèle, « Al Kalbo al wafiyo », les larmes de la clémence, et puis, ce petit orphelin qui a écrit une lettre à Dieu pour lui demander des chaussures, la veille de la fête…etc,

Et quoi encore, les séries à la radio : « Sayf dou lyazal » Etc…

Et la télé noir et blanc, avec ses premières émissions ; mais il nous arrivait de l’allumer avant le commencement des émissions et de regarder seulement ces millions de points noirs et blancs qui se livraient bataille telles deux armées…

Ah, que l’imagination était vierge et naïve et ne demandait qu’à être, fertilisée !

Et en classe, que de fois, je me suis imaginé comment Hassan 1er, a fait à cheval pour faire son voyage du nord au sud,et Okba comment, il a traversé le détroit…

Et puis, il y a eu les punitions : recopier, et/ou recevoir les coups sur le bout des doigts réunis, en plein hiver…

Et l’encre et la plume, et le buvard, et puis l’apparition du stylo, qui a détruit l’art d’écrire : On devait s’entrainer sur des cahier coupé en deux à cet effet, pour maitriser cette bille qui roulait à toute vitesse sur le papier, alors qu’avec une plume, on prenait du temps pour réussir à coucher des lettres sur le papiers, et si on se brusquait , ou bien c’est la tache, ou la plume casse, ou du moins perd sa forme, et qu’il essayé de redresser sans la casser.Et la hantise de la syntaxe arabe : « Al I3rabe » Mon Dieu, quel martyre, on souffrait, on a beau faire de notre mieux pour placer telle ou telle expression apprise, « moubtada, Khabar, …(et ce sont les plus faciles) » et surtout ;, je n’ai jamais compris , cette « phrase : damir moustatir, takdiroho, houa !!! » Pourquoi se cache-t-il ce pronom, pour qui on devait deviner des estimations, hypothétiques : on avait l’impression qu’il faisait cela exprès pour nous avoir, et nous servir sur un plateau au maître, qui, à l’opposé de ceux d’aujourd’hui (nous-même), semble satisfait que l’on se trompe… !

Et la liste est longue, vous voyez M. EL Omari, votre « coup de vieux », a du punch, et ça vous réveille mort !





 Réponse N°6 20136

Lire ou regarder ? That's the question.
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 21-04-12 à 22:09

à propos de l'adaptation des romans, un sujet que nous n'avons pas encore épuisé, il y en a de très réussies.

"Les raisins de la colère", si vous avez vu le film classique" noir et blanc", où Henri fonda, encore très jeune joue le rôle de Jouad, vous allez être sidérée, par l'art avec lequel l'histoire aussi profonde que soit-elle a été mises en scénario, un chef d’œuvre et vous ne regretterez pas le spectacle, et cela vous poussera à revisiter le roman, et c'est d'ailleurs , l'un des mérite du cinéma, c'est de donner envie de relire.

Et puis, le deuxième roman cité par notre collègue " souris "( je préfère) de bibliothèques, parce que le rat a une connotation très péjorative, chez nous et ailleurs aussi, ce film dis-je a été aussi, adapté au grand écran; et cela a donné une petite merveille avec J. Malcovitch, et Gary Sinise .




 Réponse N°7 20141

Taupe ou Tobba?
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 21-04-12 à 23:37



C'est vrai M. El Omari, que ce que j'ai avancé n'est fondé que sur des préjugés, car en effectuant une petite recherche, j'ai pu apprendre que le sujet n'est pas aussi simple. Néanmoins, chez nous, l'idée du rat (qui n'est pas la taupe , mais sa déformation phonétique "tobba") fait horreur, il n' y a qu' à voir comment il a été perçu par la collègue. Le rat des égouts propage les maladies ( la peste...etc). Et puis; il y a eu parfois confusion entre rat et souris, comme chez La Fontaine.

Et puis, et puis, et puis... dirai-je? , dirai-je pas? bon, je me lance: ne compare-t-on pas une femme à une souris ? et non pas à un rat ?!





 Réponse N°8 20144

Rat et souris feront désormais bon ménage!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 22-04-12 à 00:26

Pour échapper au chat de votre subtile fable, M. El Omari, Souris et rats feront désormais bon ménage! Dussent-ils vous implorer :

Gardez-vous bien de céder votre langue, elle n'est digne que de vous!Et nul ne peut vous jouer l'histoire du fromage, car seul vous, dégustateur averti, puissiez en user à propos!




 Réponse N°9 20146

merci, M. El Omari.
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 22-04-12 à 00:35



Bonne nuit à vous aussi!





 Réponse N°10 20151

Salut Kenza
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 22-04-12 à 09:31



Merci à toi de reconnaitre en moi des qualités que par modestie j'accepte volontiers. De temps à autre, ma très chère amie, flatte mon ego car depuis quelque temps, il est tout ratatiné. Je me sens comme une ratatouille complètement ratée, du rata que même un rat d'égout ne mangerait pas.

Rataplan!

Hommages à titre posthume:

A messieurs Lagarde et Michard,

à Rabelais, Montaigne, Rousseau et mon maître Voltaire.

Hommage également :

à mes professeurs Mme Dumond, M. Tardieu, M. Lecarvèse,

aux facteurs respectifs de mon quartier qui m'apportaient du courrier à lire.

Hommage à toi Kenza pour tes mots qui m'apportent l'élan: je me sens comme une rate avec des ailes. Bonne journée.





 Réponse N°11 20152

un oubli impardonnable
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 22-04-12 à 10:22



Hommage à un bouquiniste de mon quartier: sans Khlafa, Le Bourgeois gentilhomme aurait été une tragédie.

Hommage à tous les épiciers, aux vendeurs de pépites comme Boujemaâ. C'est grâce à ces hommes que la plupart de Marocains ont pris goût à la lecture. Des lectures souvent inachevées qui faisaient germer chez les enfants que nous étions toutes sortes d'histoires.





 Réponse N°12 20153

Origamie matinale!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 22-04-12 à 11:27

Votre hommage, Madame,(permettez –moi, Ce titre que je préfère, au cas où vous seriez demoiselle)aux papiers qui échoyaient entre nos mains quand on achetait quelque chose, la plupart du temps, des pépites, comme vous l’avez mentionné, me laisse rêveur, et une foule de pensées se bousculent dans mon esprit, que je vais jeter là, en vrac, quitte à y faire de l’ordre plus tard !

D’où vient en effet, cette fascination pour ces bouts de papiers, dont des vestiges demeurent encore aujourd’hui !

Pourquoi, on s’intéressait à ces papiers, qui parfois provenaient de magazines, ou de journaux, et souvent de cahiers d’écoliers, vendus à la fin de l’année, contre quelques sous, ou encore des pépites ? Ces papiers contenaient souvent nos leçons, qu’on détestait, mais qu’on appréhendait d’une toute autre manière, une fois découverte dans ces papiers. On les comprenait mieux, on regrettait de ne pas avoir la totalité du texte. Était-ce justement, parce que c’était incomplet, et donc, on avait le droit de ne pas comprendre, et c’est ce qui faisait qu’on comprenait ? Ou bien c’était cette façon d’avoir des bout de leçons, telles des feuilletons, qui était efficace ?et qui peut-être le serait aujourd’hui, dans nos classes ? Pourquoi achever un travail ? Pourquoi ne pas le laisser en devenir ?jouait-on aux maîtres quand il nous plaisait de nous moquer de l’écriture ou des fautes commises par celui à qui un papier appartenait ?

Cet intérêt, venait-il de cette passion que nous avions de chercher, dans ce qu’on achetait les bonus ? Les cadeaux, et les photos à collectionner ? ou tout simplement à vouloir faire durer le plaisir, après l’épuisement des pépites ? les mots étaient-ils chargés eux aussi de la saveur et de la magie des pépites ?

Ou encore, serait-ce du recyclage, de la lecture ? car on aime souvent une deuxième main, en quelque sorte, du déjà rôdé, et testé ?

Cela pouvait-il venir de aussi, de cette vénération que nous avions des papiers écrits( à l’image du Coran), et qui nous a été transmise par nos parents, même ceux analphabètes ? On ne jetait pas de papier autrefois.et on se devait de mettre à part, les papiers écrits, ou les brûler tout simplement, quand on n’avait pas d’autres solutions. À cette époque, il y avait très peu de papier hygiénique, mais on ne devait pas utiliser un papier écrit, et surtout manuscrit, et encore moins en arabe, car susceptible de contenir le nom d’Allah !

Une anecdote : il n’ y a pas longtemps, on faisait la queue devant la poste avant son ouverture, et il y avait aussi un lycéen qui s’asseyait sur les marches, sur un livre. Par politesse, le pauvre, il s’est levé et a demandé à une dame d’un certain âge de s’asseoir. Quelle était sa réaction ?!Une phrase prononcée d’une voix humble, d’une personne craignant de commettre un blasphème : « Lahla yahyni a waldi hata naglasse(= poser mon derrière !)3la laktab! » Tout était dit, et le garçon n’a plus osé s’asseoir !

Je me contente de ces réflexions alors que ma tête bouillonne d’idées !

Bien à vous





 Réponse N°13 20158

Si Proust était là
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 22-04-12 à 12:33

On pourrait lui dire que sa madeleine est la réminiscence du pain que les femmes emportaient avec elles au bain maure: ce pain n'avait pas d'égal, avec une orange c'était comme le trophée du combattant.




 Réponse N°14 20159

Bains d'enfance!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 22-04-12 à 13:04



Vénérables femmes, d’une époque révolue,

où l’argile sculptait les chevelures,

à coups de peigne en corne ;

Peaux poncées à même la pierre,

Et que seul le savon « Beldi »

Adoucissait, l’orange était sublime

Et le pain fraichement mérité !

Sous les yeux des « Assises »,

Votre fierté, dévoilée,

Leur jalousie, n’est étouffée

Que par le quartier que vous leur cédiez,

Arraché, au bambin, à l’œil curieux,

Qui pour, rejoindre le cercle interdit,

Dut avoir la tête couverte de henné.





 Réponse N°15 20163

le résumé d'une oeuvre!
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 22-04-12 à 16:46

M. Dahmani, notre prof de français, actuellement à la retraite, nous a demandé, vers la fin des années 70 alors que nous étions au collège, de faire le résumé de "vol de nuit". je n'avais aucune notion de ce que c'est un résumé; prétextant que c’était une corvée pour nous remplir les vacances de printemps, j'avais opté, comme beaucoup de camarades de classe, pour une astuce, pariant que notre prof ne lira pas les résumés; nous avions divisé l’œuvre en plusieurs parties (chaque partie contenait une dizaine de pages) et nous avons pris les deux lignes de chaque partie que nous avons recopiées sur un papier ministre parce que un résumé, plus c'est petit, plus c'est crédible.; le résultat:une "compilation" de phrases sans queue ni tête.

L'astuce paraissait réussir jusqu'au jour où M. Dahmani nous demanda, lors d'une séance "d'expression orale", de lire nos fameux résumés. Ce fut la catastrophe:rires, moqueries, réprimandes,..et j'en passe.

M. Dahmani, qui était pourtant un fin éducateur, nous prit en aparté, et nous révéla qu'il aurait pu faire la même chose en pareille situation, mais que nous aurions dû demander de l'aide au lieu de miser faux. je m'étais trouvé dans l’obligation de lire "vol de nuit" et bien d'autres pendant la même année..Cette obligation (qui me permettait d'améliorer mon image de marque auprès de M. Dahmani) devenait plaisir par la suite. Plus tard, j'ai senti que cette leçon m'a beaucoup aidé à aimer la lecture et le livres.

Merci M. Lagare.





 Réponse N°16 20168

Que de souvenirs...
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 22-04-12 à 19:32



Bravo, M. Jeafari. La souris des bibliothèques apprécie votre poème.





 Réponse N°17 20182

à vous l'honneur!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 22-04-12 à 21:32



C'est grâce à votre intelligente sensibilité, ou votre sensibilité intelligente, que ces bouts de papiers ignorés ou même bafoués, renaissent de leurs cendres et alimentent la rêverie. bercée par ces subtiles souvenirs, la muse retrouve la madeleine perdue!

Mes hommages à vous Madame!





 Réponse N°18 20189

Lisons toujours!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 22-04-12 à 22:30



La lecture est un espace de réflexion et de découverte. Lire est le début d'une cohabitation avec une pensée et une vision du monde! On ne pourra jamais enseigner la lecture si on n'est pas lecteur soi-même! C'est ça la raison qui explique le hiatus qui sépare les élèves et l'acte de lire! Lisons toujours!





 Réponse N°19 20196

Et les parents!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 23-04-12 à 07:01

Vous avez tout à fait raison, M. Idoubiya!

Il faut avoir cette passion ou manie, pour contaminer les élèves! et puis, et surtout les parents! Comment voudrait-on inciter nos enfants à lire, si les livres ne trainent pas à la maison? et si les parents ne s'en préoccupent pas? Avec l'invasion de la culture du numérique, ou plutôt le culte du numérique, , personne ne lit plus à la maison! alors, je crois que c'est de ce côté, qu'il faut agir! la concurrence entre la télé et le livre est déloyale, et le match (encore ce phénomène de foot) est perdu d'avance!




 Réponse N°20 20202

Education
  Par   LOUMATINE Abderrahim  (Profle 23-04-12 à 10:50

Bonjour, Et bon retour(au travail)

D'abord, je suis resté admiratif devant la qualité de la discussion qui a réveillé en nous tant de souvenirs, et qui a ressucité tant de personnes mortes il y a longtemps et auxquelles nous n' avons pas exprimé notre reconnaissance en les oubliant. Merci à vous M.Adi

Dans " le meilleur des mondes" de Huxley, on conditionnait les "Gamas"( je crois), en les punissant chaque fois qu'ils touchaient un livre.Malheureusement chez-nous c'est ce qui arrive, depuis son enfance on interdit à un enfant de toucher au livre de peur qu'il le déchire; Les livres même si on les trouve dans la maison ne sont pas à la porté des enfants. Les instituteurs punissent les élèves qui salissent les manuels alors que toute page propre indique qu'elle n'a pas été lue.le livre devient "sacré"(à ne pas toucher).De ce fait, non seulement nous n'incitons pas nos enfants à la lecture,mais nous les conditionnons à la"haine" de la lecture alors que nous restons admiratifs devant leur manipulation du numérique. Que vont-ils donc choisir pour nous impressionner?




 Réponse N°21 20205

Le culte du numérique
  Par   Samira Yassine  (CSle 23-04-12 à 11:29



Permettez-moi de reprendre votre expression, M Jaafari.

Je pense que l'une des causes directes de la disparition du livre, de la vie de l'enfant aussi bien que de l'adulte d'ailleurs ,est cette addiction au net, ce monde facile à découvrir, captivant, merveilleux.

Nous ne lisons pas ou plus ou du moins pas comme avant, avant qu'il y ait cette invasion du net. Je ne critique pas ce monde, cette arme à double tranchant. Le net est devenu vital pour nous. On ne peut passer une journée sans y avoir recours, pour s'informer, se former, ou tout simplement correspondre. Petits et grands , jeunes et vieux , le monde est devenu un petit village.

Comment parler de lecture dans un climat pareil? je ne pourrai parler autrement du sujet surtout que je suis la première à ignorer le livre depuis mon addiction au net. J'ai pas honte de le dire, pourtant je le devrai, alors je ne peux que m'alarmer plus encotre sur le sort de mes enfants, de nos enfants, de nos élèves. On n'arrive plus à les en priver voire à les soumettre à un temps précis, limité de son utilisation. Si dans le passé, on parlait de notre passivité devant le petit écran, aujourd'hui, on ne se parle plus à la maison. Il suffit d'avoir autant de pc que de personnes pour que mutisme total s'impose, chacun choisissant son monde favori, allant des programmes ludiques, aux journaux du monde , arrivant à mon site favori ...

On devrait arrêter de parler avec nostalgie de ce passé glorieux du livre et voir la réalité en face. Le livre reste l'ami des vrais intellectuels en quête de savoir , quant au reste de la populace y compris certains professeurs et élèves, préfèrent et de loin le monde merveilleux du net.

Je salue , à cette occasion, la journée inernationale du livre et du droit d'auteur, tout lecteur qui reste malgré tout fidèle au LIVRE.





 Réponse N°22 20206

Des situations et des lectures
  Par   bensaidi brahim  (CSle 23-04-12 à 11:33



Il n'y a pas de recette magique pour habituer les enfants à la lecture.Nombreux sont les parents qui font des mains et des pieds pour les inciter à lire.Mais vainement!Car la lecture demande des efforts que l'être humain enclin à la paresse tente au maximum d'éviter au profit de l'image mobile qu'il adore voir et devant laquelle il est passif,donc bien à l'aise.

En revanche,il est des situations inattendues qui donneraient lieu au désir de la lecture:un moment de routine senti comme un fardeau éternel,une image éblouissante sur une première de couverture,un coup de défit qu'on veut relever un jour...

La lecture est étroitement liée à la connaissance plus ou moins maîtrisée de la langue du livre en question.Un enfant qui manipule peu ou prou une langue à travers d'abord des histoires écoutées puis lues a plus de chance d'être un féru de livres qu'un enfant qui a du mal à communiquer d'emblée oralement voire à lire et comprendre.





 Réponse N°23 20582

merci mes soeurs
  Par   oumislam sana  (CSle 28-04-12 à 22:08



Je lis depuis mon enfance, et je me rends compte maintenant en lisant ce sujet que ce sont mes grandes soeurs qui m'ont initiée à la lecture. Je les regardais lire et je voulais faire comme elles, petit à petit la lecture est devenue un acte de tous les jours. Alors merci à mes soeurs; grace à elles j'ai découvert la passion des livres.





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