Demi-dieu, demi-homme!

 Par Boulahnine Khalid  (?)  [msg envoyés : 52le 08-03-11 à 13:37  Lu :1956 fois
     
  
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La société, comme beaucoup de gens la définissent, regroupe des individus dont les intérêts dépendent les uns des autres, dans un même territoire.
Mais, sans un terrain d’entente délimitant la marge de manœuvre de tout un chacun nos intérêts peuvent dégénérer et déclencher des guerres sans merci. C’est pour cette raison qu’on a conçu des lois présentées sous forme de droits et de devoirs. Mais ce n’était pas suffisant car il faut qu’il y ait des gens qui veillent sur leur respect. Une telle conscience a donné naissance à un nouveau concept à savoir : « le guide de la nation »
Ce guide est censé jouer le rôle du bien veillant sur l’ordre de la vie en société. Il est là pour le bien du peuple car il en est un membre. Certes, la notion du « bien » est si difficile à cerner, vu ses multiples acceptions.
Pourtant, personne ne peut nier que « le bien » se conjugue en une satisfaction et joie chez les personnes qui en tirent profit. Malheureusement, cette satisfaction dans beaucoup de pays comme on le voit et le vit n’est pas générale. Elle est plutôt minime et se concentre uniquement dans l’entourage des responsables
Le terme « responsable » délimite pourtant, le champ de liberté de la personne en question en montrant qu’elle est en mission puisqu’on ne peut être responsable sans être responsabilisé. De même, s’attribuer un tel rôle sous-entend qu’on n’a pas droit à l’erreur. Laquelle peut engendrer l’échec de la mission à accomplir. Et cela peut être coûteux pour les deux agents en question.
Ce rôle, de ce fait, contraint celui qui est désigné par responsable à faire preuve de compétence pour réussir sa tâche. Mais quand on le devient, on ne doit pas se considérer au dessus de la loi et agir comme bon il nous semble. La responsabilité, somme toute, n’est qu’un rôle à jouer, certes difficile, mais c’est un honneur pour celui que le peuple choisit pour mener la barque. Et il ne doit guère oublier qu’il est là grâce au peuple et pour le peuple. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire comme l’a déjà noté Rousseau d’établir un contrat entre le gouverneur et le gouverné. Lequel doit délimiter la tâche de chacun des deux partenaires tout en prévoyant des sanctions en cas de contravention aux règles.
Cette constitution devrait ainsi être en faveur des deux partenaires et doit surtout dépasser le pouvoir du haut responsable. Mais, comme il n’est qu’un membre de la société, lui aussi, se rend compte, tout d’un coup, que ce type de contrat lui est bénéfique du moment qu’il lui apprend à se maîtriser avant de maîtriser les débordements des autres.
Force donc est de signaler que l’expression « haut responsable » n’est qu’une création langagière et non pas une mission divine. C’est, en réalité, le fruit d’une convention sociale visant l’amélioration du niveau de vie des individus. Aussi, serait-on amené à comprendre que le chef d’une nation n’est qu’un autre citoyen qui aime bien sa cité et fait tout son possible pour la rendre heureuse. Le rôle qu’on lui attribue fait partie de l’ensemble des rôles que l’on joue en tant que membres appartenant au même groupe social.
Pratiquement, la vie en société exige de chacun de nous d’exécuter une tâche précise soulignant sa contribution individuelle à l’équilibre et l’harmonie de la nation. Laquelle a besoin non seulement d’un chef d’état mais aussi de beaucoup de docteurs, de professeurs, d’administrateurs, de cultivateurs… et de maçons. C’est, en effet, parce qu’il ya une société que ses postes ont été créés ; situation qui présuppose qu’on ne peut être docteurs sans malades. Donc, le docteur doit comprendre qu’il est là et gagne bien sa vie grâce à ses malades que l’on maltraite, hélas, à l’hôpital. L’éducateur, à son tour, doit comprendre que c’est grâce aux élèves qu’il gagne sa vie. De même, même le chef de la communauté est appelé à comprendre qu’il ne peut jouer ce rôle sans société. Il a ainsi besoin du consentement de ses membres et doit reléguer son intérêt personnel à l’arrière plan.
L’état moderne repose sur la liberté du peuple dans le choix de son gouverneur car, justement, il a bien compris les points dont nous avons longuement parlé ci-dessus.
Et si aujourd’hui le monde occidental a pu faire des pas de géants laissant derrière lui ces états tiers-mondistes en train de contempler sa démarche, c’est parce qu’il a démythifié l’absolutisme et s’est rendu compte, tout d’un coup, que la démocratie et le seul garant de la dignité humaine.

  



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