Demande d'excuse

 Par jamal adib  (?)  [msg envoyés : 206le 31-12-10 à 23:45  Lu :1930 fois
     
  
 accueil

Salut chers (ères) collègues
Eu égard à l’état piteux dans lequel croupit le français parmi nos élèves. J’ai pris l’initiative de déposer des écrits à l’instar desquels les élèves sont invités à produire d’autres plus soignés. Pourtant, il s’avère que cette initiative n’est plus l’objet d’unanimité parmi mes camarades. Je vous promets dorénavant de cesser cette pratique. Veuillez recevoir mes vives excuses.

  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur
  Production écrite 1er bac
  Bribes de souvenirs 2
  Tous les messages de jamal adib


 Réponse N°1 7718

Rubrique profs !
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 01-01-11 à 00:29

Je comprends fort bien, cher collègue Adib, que pour vous, la RAGE d'ECRIRE l'a emporté sur les considérations didactiques et pédagogiques, mais cela ne peut en aucun cas vous décourager ! La preuve : je vais exploiter votre écrit ( Faux témoignage) comme support pour mettre au point une séquence didactique visant à aider les élèves à produire un récit autobiographique. Et si on sollicite de nos collègues de "Macroagreg" de consacrer une rubrique juste pour nos gribouillages, nous les enseignants ?! Mes amitiés.




 Réponse N°2 7719

idou2000
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 01-01-11 à 00:43

Salut adib,

Lorsqu'on écrit, ce n'est pas seulement pour un public bien déterminé d'avance. L'écriture est avant tout une libération et une communication. On se libère soi-même de tout ce qui inhibe notre pensée et notre façon de voir les choses.

En ce qui me concerne, je trouve que donner des exemples de rédaction à nos élèves est mieux que de les laisser in-armés face à des textes d'auteurs dont ils ne maîtrisent ni le style- les tournures phrastiques et leurs structures-, ni la profondeur de la pensée, qui reste caricaturée par l'ensemble des paratextes qui pullulent ici et là et qui sont repris par un ensemble d'enseignants qui répètent la même chose des années durant...

Le résultat: des élèves qui sont incapables d'écrire des phrases correctes les plus simples, et qui confondent les temps et les modes, les adjectifs et les noms, les phrases simples et complexes!

Tout cela me pousse à dire que nous enseignons un français aussi loin de nos élèves qu’inefficace ...

Allez chercher combien d'élèves ont lu réellement Candide, Le Père, et les autres oeuvres intégrales au programme!!!

Vos écrits, cher adib, ne peuvent qu'aider les élèves à repenser leur façon d'écrire: au moins, ils sont confrontés à une écriture qu'ils peuvent comprendre car plus proche d'eux que ne l'est celle d'un Balzac ou d'un Voltaire...

Pour ce, je vous dis sincèrement: continuez adib à travailler avec la bonne volonté qui est la vôtre, et que nos élèves puissent profiter de votre travail - tant bien fait que méritoire.

Cordialement.





 Réponse N°3 7723

merci bien monsieur Idoubiya
  Par   alaouielismaili bouchra  (Autrele 01-01-11 à 02:06

je suis tout à fait d accord avec vous....merci bien vous avez exprimé tout ce que je voudrai dire..... une grande frange d élèves ne savent meme pas prononcer correctement les voyelles..je me demande comment peuvent-ils rediger un sujet proposé........je vois que donner des exemples de redaction sera efficace....ils peuvent apprendre des phrases..les employer...chercher les explications des mots difficiles.......et.....cela les encourage sans doute.....avec le temps .........Leur détermination et leur volonté d'améliorer leur niveau .........ils peuvent un jour atteindre leur souhait....quant à vous monsieur adib....ce sont nous vos lecteurs qui sommes redevables d une excuse et pas vous!





 Réponse N°4 7726

Soyons réalistes !
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 01-01-11 à 03:07



Salut chers colègues. Jaimerais bien savoir, cher collègue Idoubiya, comment les élèves pourraient-ils profiter de tel "travail" alors qu'ils n'arrivent même pas à dépasser le stade du DECHIFFRAGE élémentaire de la langue !!! Comment peut-on impliquer en guerre des gens complétement DEsarmés ?! Comment leur apprendre à ECRIRE quand ils sont habitués au "prêt à porter" ? N'êtes-vous jamais, monsieur Idoubyia, trouvé face à l'atrocité de l'expression de vos élèves ? Croyez-vous que ce genre d'"écrits" résoudrait le problème ?




 Réponse N°5 7727

Ecrire !!
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 01-01-11 à 04:17

("En ce qui me concerne, je trouve que donner des exemples de rédaction à nos élèves est mieux que de les laisser in-armés face à des textes d'auteurs dont ils ne maîtrisent ni le style- les tournures phrastiques et leurs structures-, ni la profondeur de la pensée, qui reste caricaturée par l'ensemble des paratextes qui pullulent ici et là et qui sont repris par un ensemble d'enseignants qui répètent la même chose des années durant...") !!!!

- Comment savez-vous que des enseignants " répètent la même chose des années durant" ?

- Savez-vous que ces "exemples de rédactions" deviennnent des clichés qu'on échange pour "se préparer" aux examens ?

- Savez-vous que pour amener l'élève à ECRIRE une phrase, il vous faut tout un processus de cours qui pourrait durer plus d'une semaine ?

- Savez-vous ce que veut dire ECRIRE pour un élève ?

Mes amitiés.





 Réponse N°6 7731

Etre Jobelin ou être Ponocrates ?
  Par   marocagreg  (Adminle 01-01-11 à 08:58

Je ne comprends pas pourquoi, cher Adib, vous vous excusez. J'ai l'impression que vous vous sentez visé personnellement par les remarques qui ont été faites non pas contre les textes que vous écrivez, mais contre la méthode que vous semblez proposer. Rabelais disait autrefois "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". La conscience, en l'occurrence, pour l'élève, consiste à comprendre tout le processus qui part de l'idée qui germe à la production finale d'un texte, ce qui ne peut avoir lieu si dès le départ on lui donne ce produit achevé qui éblouit, qui fonctionne, mais dont il ne peut comprendre ni les rouages et les entrailles, ni le long chemin de gestation qui l'a façonné. Dans Gargantua, Rabelais met son héros éponyme devant deux systèmes d'éducation. Durant une dizaine d'années, il a suivi l'enseignement des précepteurs sophistes qui, fidèles aux pédagogies du Moyen-âge, lui demandaient de mémoriser des livres entiers futiles sans jamais lui apprendre à avoir l'esprit critique nécessaire. Conséquence, le héros, malgré sa bonne volonté, son application à l'étude et son intelligence du départ, devient de plus en plus bête et sot à tel point qu'il ne parvient pas à faire un tout petit discours. Par contre, un jeune garçon suivi par un éducateur humaniste qui favorise la pratique et l'expérience personnelle, devient un excellent orateur en bien peu de temps. Conclusion : on peut avoir une tête bien faite et la gâcher par une pédagogie mal faite. Toute science, tout apprentissage, pour qu'ils soient efficaces, ont besoin de rendre leurs méthodes accessibles et claires. Tout donc dépend de la méthode que vous suivez en classe et à quel moment vous donnez ce produit final aux élèves.

Je vous transcrit ci-dessous le chapitre XIV de Gargantua :



Comment Gargantua fut mis sous autres pédagoges.

A tant son père aperçut que vraiment il étudiait très bien et y mettait tout son temps, toutefois qu'en rien ne profitait et, que pis est, en devenait fou, niais, tout rêveur et rassoté.

De quoi se complaignant à Don Philippe des Marays, vice roi de Papeligosse, entendit que mieux lui vaudrait rien n'apprendre que tels livres sous tels precepteurs apprendre, car leur savoir n'était que bêterie et leur sapience n'était que moufles, abâtardisant les bons et nobles esprits et corrompant toute fleur de jeunesse.

" Qu'ainsi sait, prenez (dit-il) quelqu'un de ces jeunes gens du temps présent, qui ait seulement étudié deux ans. En cas qu'il n'ait meilleur jugement, meilleures paroles, meilleur propos que votre fils, et meilleur entretien et honnêteté entre le monde, réputez-moi à jamais un taillebacon de la Brene." Ce qu'à Grandgousier plut très bien, et commanda qu'ainsi fût fait.

Au soir, en soupant, ledit des Marays introduit un sien jeune page de Villegongis, nommé Eudemon, tant bien testonné, tant bien tiré, tant bien espousseté, tant honnête en son maintien, que trop mieux ressemblait quelque petit angelot qu'un homme. Puis dit à Grandgousier :

" Voyez vous ce jeune enfant ? Il n'a encore que douze ans ; voyons, si bon vous semble, quelle différence y a entre le savoir de vos rêveurs mateologiant du temps jadis et les jeunes gens de maintenant. "

L'essai plut à Grandgousier, et commanda que le page proposât. Alors Eudemon, demandant congé de ce faire audit vice roi son maître, le bonnet au poing, la face ouverte, la bouche vermeille, les yeux assurés et le regard assis sur Gargantua avec modestie juvénile, se tint sur ses pieds, et commença le louer et magnifier premierement de sa vertus et bonnes meurs, secondement de son savoir, tiercement de sa noblesse, quartement de sa beauté corporelle, et, pour le quint, doulcement l'exhortait à reverer son père en toute observance, lequel tant s'étudiait à bien le faire instruire, enfin le priait qu'il le voulût retenir pour le moindre de ses serviteurs, car autre don pour le présent ne requerait des cieux, sinon qu'il lui fût fait grace de lui complaire en quelque service agréable. Le tout fut par celui-ci proferé avec gestes tant propres, pronunciation tant distincte, voix tant éloquente et language tant orné et bien latin, que mieux resemblait un Gracchus, un Ciceron ou un Emilius du temps passé qu'un jouvanceau de ce siecle.

Mais toute la contenance de Gargantua fut qu'il se prit à pleurer comme une vache et se cachait le visage de son bonnet, et ne fut possible de tirer de lui une parole non plus qu'un pet d'un âne mort.

Dont son père fut tant courroussé qu'il voulut occire Maître Jobelin. Mais ledit des Marays l'en garda par belle remontrance qu'il lui fît, en manière que fut son ire moderée. Puis commanda qu'il fût payé de ses gages et qu'on le fît bien chopiner sophistiquement, ce fait, qu'il allât à tous les diables.

" Au moins (disait-il) pour aujourd'hui ne coûtera t'il guères à son hôte, si d'aventure il mourait ainsi, saoul comme un Anglais."

Maître Jobelin parti de la maison, consulta Grandgousier avec le vice roi quel précepteur l'on lui pourrait bailler, et fut avisé entre eux qu'à cet office serait mis Ponocrates, pédaguoge de Eudemon, et que tous ensemble iraient à Paris, pour connaître quel était l'étude des jouvenceaux de France pour ce temps.




 Réponse N°7 7741

Et pouratant !!!
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 01-01-11 à 20:22



"Racontez un souvenir d'enfance."

Y-a-il quelqu'un pour proposer une méthode, PRATIQUE et EFFICACE susceptible d' amener l'élève à produire un tel écrit ? Mes amitiés.





 Réponse N°8 7765

production écrite?!
  Par   Johar Tarik  (CSle 02-01-11 à 01:45

De quelle production écrite êtes-vous en train de parler chers collègues?

Je suis navré de vous décevoir mais nos élèves sont incapables même de reconstituer un texte à partir de phrases proposées en vrac.




InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +