Cpge - la justice : les choéphores et les euménides d'eschyle (résumé, analyses, citations et passages importants)

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 06-07-11 à 19:47  Lu :44502 fois
     
  
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Les Choéphores - résumé

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Les Choéphores - résumé
Le prologue: mise en situation de l'action tragique qui se prépare.

Oreste revient d'exil et rentre au pays avec l'intention de venger la mort de son père Agamemnon, assassiné par Clytemnestre (sa femme et mère d'Oreste) avec la complicité d'Egisthe. En faisant ce voeu de vengeance sur le tertre du tombeau de son père, le choeur des femmes entre sur l'orchestra portant les libations destinées à l'apaisement des âmes des morts (choéphores ou offrandes funèbres) .
Le Parodos: le premier chant du choeur des choéphores (330-331)

le choeur des femmes qui apporte les offrandes funèbres au tombeau d'Agamemnon exprime son deuil (sanglots, mise en lambeaux des vêtement, lacération du visage par les ongles). En offrant ces libation, Clytemnestre la maricide, «la femme impie», torturée par les remords et hantée par des songes prophétiques qui annoncent la vengeance, espère apaiser la colère et la fureur des morts contre leurs meurtriers, un apaisement qui ne peut avoir lieu, car le meurtre est un crime irréparable: « Cette femme impie m'a envoyée, cherchant par une expiation vaine à détourner le malheur; mais je crains de parler. En effet, peut-on racheter le sang répandu? Ô lamentable foyer! Ô écroulement de ces demeures! Plus de lumière! Les ténèbres odieuses aux mortels ont enveloppé cette maison à la mort de ses maîtres!»

La reine ne saura échapper à la Justice qui veille et qui punit tôt ou tard les criminels qui ont osé verser le sang d'un innocent: «Quand la terre nourricière a bu le sang, la souillure vengeresse devient ineffaçable.» Malgré les tentatives vaines de Clytemnestre de réparer l'irréparable, son crime la rattrapera et justice sera faite:

«la justice rapide frappe les uns en plein jour, ou, plus tardive, atteint les autres au seuil des ténèbres. D'autres, enfin, sont engloutis dans la nuit éternelle.» Le criminel sera ainsi rongé par le remords et le temps, loin de calmer ses souffrances, ne fait que les nourrir apportant au coupable «une foison de maux largement suffisante». Les mains souillées par le sang ne peuvent être purifiées par toutes les fleuves réunis. Le Choeur annonce par conséquent le destin tragique de Clytemnestre condamnée par son propre crime.
Épisode 1 Electre (fille d'Agamemnon et sœur d'Oreste) : comme les femmes du choeur, Electre s'indigne des offrandes funèbres que sa mère envoie au tombeau du mari qu'elle a elle-même tué: «dans ce palais, leur dit-elle, nous cultivons la même haine.»

- le Coryphée instruit Electre et lui indique la prière qu'il doit adresser aux âmes défuntes:

-Le Coryphée … et contre les coupables

-Electre: Que dois-je demander? Instruis mon ignorance.

- Le Coryphée: Demande que surgisse enfin, dieu ou mortel...

-Electre: qu'ajouterai-je? Un juge ou bien un justicier?

- Le Coryphée: Ah! Dis-le sans détour: un meurtrier comme eux.

- Electre: Et pour les dieux ce voeu ne serait point impie?

-Le Coryphée: C'est piété de payer le crime par le crime
Electre invoque alors Hermès le messager infernal et l'âme de son père et ce faisant, elle résume sa situation et celle de son frère après la mort d'Agamemnon: tous les deux ont été au statut de «simples vagabonds, vendus par celle même qui nous a enfantés» (334)

Electre est traitée en esclave

Oreste est banni de ses biens et usurpé de ses droits sur le royaume.

Clytemnestre a pris son complice Egisthe pour amant, le meurtrier et profitent des fastes laissés par Agamemnon.

«Pour nos ennemis, que surgisse enfin ton vengeur, père, et que les meurtriers meurent à leur tour: ce sera justice!»334
Electre trouve alors la boucle de cheveux offerte par Oreste au tombeau de son père et se demande si son frère a bravé l'ordre de bannissement pour venir venger leur père. Suit une scène de reconnaissance où Electre a d'abord un peu de mal à reconnaître son frère Oreste.

Electre: «Que la force et la justice, et Zeus, le plus grand de tous les dieux, soient avec nous!»
Electre:

Lui dirai-je qu'il doit rendre le mal pour le mal, comme c'est la coutume parmi les hommes qui offrent des présents à ceux qui leur en font? Ou bien, muette et sans nul honneur, puisque mon père a été égorgé, me retirerai-je, après avoir versé les libations comme pour l'expiation d'un crime, et jeté le vase derrière moi, en détournant les yeux?
Electre: Que les meurtriers soient tués à leur tour, comme cela est juste.
Oreste:

adjuration de Zeus pour aider la race de l'aigle (race des Atrides)

«Vois la race de l'aigle, privée de son père étouffé dans les nœuds de la vipère horrible. La faim ronge ses petits orphelins qui ne peuvent chasser comme leur père, ni suffire aux besoins du nid. Regarde-nous, Electre et moi, enfants sans père et chassés tous deux de leur demeure.»
L'oracle de Loxias (Apollon- Loxias = l'oblique) a donné l'ordre à Oreste de venger son père au risque de devenir une proie des Erinyes «m'excitant à haute voix et me menaçant, de façon à glacer mon cœur brûlant, de malheurs terribles, si je ne vengeais le meurtre de mon père sur ses meurtriers, les tuant comme ils l'ont tué, et si je ne les châtiais de m'avoir enlevé mes biens.». Il est nécessaire pour lui de laver l'affront et la souillure et de venger le sang de son père pour éviter le mépris:

«Il n'est plus permis à l'homme souillé de prendre part du cratère et des libations versées. Il est repoussé des autels par la colère cachée de son père; il n'est accueilli par personne; tous le méprisent, et il meurt, longtemps après, sans amis, et consumé par une destinée lamentable et horrible.».

Le choeur des choéphores annonce alors le principe de la justice requise (loi de Talion):

«Que tout s'accomplisse, avec l'aide de Zeus, selon la justice! Que la langue ennemie soit châtiée par une langue ennemie! La justice réclame à haute voix ce qui est dû. Coup mortel pour coup mortel! Qu'il subisse le crime, celui qui a commis le crime! c'est la maxime antique.»
1er Kommos entre Oreste, Electre et le Choeur (plainte et lamentation chantée par plusieurs personnages le choeur: rappel des événements qui ont conduit Agamamenon du chant de gloire (Troie) à la mort misérable par sa femme traîtresse et Egisthe.

Les morts exigent vengeance et la progéniture a le devoir d'assouvir cette vengeance:

«la mâchoire vorace du feu ne détruit pas l'esprit d'un mort, et sa colère éclate après la vie. Le mort gémit, et le meurtrier est révélé. Le juste deuil de leurs ancêtres, de leurs pères, pousse de toutes parts les enfants à la vengeance.», dans ce sens, la vengeance est un acte de justice.
Le choeur: «Nos protecteurs sont sous la terre, et les mains de nos maîtres ne sont pas pures de ces crimes odieux. Il n'en est, pour des enfants, qu'une plus grande tâche à remplir.»
Oreste: «Ah! ah! quand donc le tout-puissant Zeus abaissera-t-il la main pour frapper ces têtes! Que cette terre reconnaisse ta puissance! Je demande justice contre l'iniquité. Entendez-moi, dieux souterrains!»
Le choeur: «C'est la loi que le sang répandu par le meurtre demande un autre sang. Érinnys pousse des cris de mort! Elle rend la mort à qui a donné la mort.»
Oreste: «Faut-il rappeler les maux dont nous avons été accablés par notre mère? Il est des haines qui s'apaisent, mais non celles-ci. Ma colère contre ma mère est implacable comme un loup affamé.»
Electre rappelle les faits: Clytemnestre n'a pas seulement été complice du meurtre de son mari, mais, elle l'a tué d'une manière monstrueuse (en le coupant en morceaux) et l'a enterré sans lui rendre les honneurs qu'il mérite: «Ô dieux! ô mère funeste et impie! Tu as osé ensevelir ton époux en ennemi, non pleuré, sans deuil et sans la foule des citoyens!»
Ce meurtre monstrueux aggravé d'un traitement méprisant de la dépouille d'Agamemnon impose à Oreste le devoir lourd de venger la mort lamentable de son père en tuant sa mère impie.
La colère et la haine deviennent alors un mobile essentielle de la justice: elles alimentent le désir de vengeance et raffermissent la volonté d'Oreste. La scène de reconnaissance qui rassemble Oreste et sa sœur Electre et le rappel qui s'ensuit des circonstances de l'assassinat du père, remplissent une fonction importante de la tragédie. Ils fouettent le désir de laver l'affront et renforce la revendication de justice.
Electre: «Puisqu'ils ont agi ainsi, demande à ta colère ce qu'il te reste à faire. Pour mener tout à fin, il faut avoir un haine invincible.» (75)
La justice, telle qu'elle apparaît alors dans le propos d'Oreste, reprend l'idée du crime contre le crime, du sang contre le sang: «Qu'Arès lutte contre Ares, la vengeance contre la vengeance!», mais les dieux sont invoqués pour donner la victoire à ceux qui défendent une juste cause: Electre «Ô dieux! donnez la victoire à ce qui est juste!» Le tragique résulte alors de l'impossibilité de trouver une solution pour «la sanglante discorde!» (76) autre que dans le sang. Le père assassiné ne peut être réhabilité que par la mort de ses assassin ce qui engage le héros dans le cercle vicieux du crime.
Oreste à son père: «Envoie la justice, qu'elle combatte avec les tiens! ou bien, rends les coups que tu as reçus, si, ayant été vaincu, tu veux être victorieux à ton tour.» (78)
79- épisode: le choeur et Oreste, le songe qui a poussé Clytemneste à offrir des libations au tombeau du mari qu'elle a tué. (dans son songe prophétique, elle a vu qu'elle a enfanté un dragon qui va sucer son lait et son sang de ses mamelles)
Oreste parlant de sa mère Clytemnestre: «elle a voulu réparer par de tardifs honneurs l'irréparable crime.C'est un don misérable à un mort insensible. Je ne puis comprendre ce que signifient ces présents si au-dessous du crime. Donner tout ce qu'on possède pour le sang versé d'un seul homme, c'est un travail inutile.»
Oreste (interprétation du songe) «De même qu'elle a allaité un monstre immonde, de même elle doit mourir par la violence. C'est moi qui la tuerai, changé en dragon, comme ce songe le révèle. Je te prends pour juge de l'interprétation de ce prodige.»
Oreste «Ils ont tué par ruse l'homme vénérable; ils mourront aussi par ruse et seront pris dans le même piège, ainsi que l'a prédit le roi Apollôn Loxias, l'infaillible divinateur.» (81)
ensuite dans une tirade, Oreste explique à sa sœur Electre le stratagème qu'il va mettre en oeuvre pour se venger (se faire passer pour un étranger, un suppliant pour franchir les portes du palais et se rapporter d'Egisthe afin de lui porter le coup de grâce. Il demande à Electre de rester discrète et prudente)
stasimon (chant du choeur) = les tragédies provoquées par cet «amour qui n'est pas l'amour», par le désir qui domine la femme et la transforme en bête féroce en la poussant à trahir les êtres qui doivent être les plus proches:

«les embûches perfides de la femme ourdies contre l'homme belliqueux que ses ennemis eux-mêmes admiraient pour son courage? Il faut mépriser le foyer sans feu et la honteuse domination d'une femme.»
«L'épée aiguë que la justice enfonce dans la poitrine blesse terriblement. Il est défendu de fouler le chemin par lequel on s'éloigne, contre tout droit du respect dû à Zeus.» (83)

«Mais la tige de la justice est toujours droite et Aisa qui forge les épées aiguise l'airain. Érinnys aux profondes pensées ramène l'enfant dans les demeures, pour y laver la souillure des anciens crimes.»
(83) épisode: Oreste frappe à la porte du palais et met en oeuvre son stratagème en faisant croire à Clytemnestre qu'il est un étranger venant de Phocide et et qu'on l'a chargé d'apprendre aux maîtres des lieux qu'Oreste est mort
épisode (le portier et la nourrice d'Electre)

La nourrice Gilissa accablée de douleur après avoir appris la mort d'Oreste qu'il a élevé apprend au portier que Clytemnestre a caché devant l'étranger (Oreste) la joie et le soulagement qu'elle a ressentis en apprenant la mort d'Oreste: «En face des serviteurs, elle a caché la joie de son âme sous un visage attristé, à cause de l'heureux message de ces étrangers»

- Le choeur demande à la nourrice de tromper Egisthe , en lui demandant de venir seul sans sa garde armée,
Stasimon: Le choeur invoque les dieux et leur demande d'assister Oreste et Electre dans leur projet de vengeance.

«Lavez par une nouvelle expiation le sang des meurtres antiques; mais que désormais un crime passé n'amène plus un autre crime dans cette maison! (...)

Mais celui-ci sera juste! Ô toi qui habites la grande caverne, fais que la demeure du jeune homme lui soit heureusement rendue, et soulève de ses yeux le sombre voile qui les couvre, afin qu'il voie librement et clairement.»

à Oreste: «Porte la sanglante Atè dans ton cœur et tue qui a commis le crime!»
épisode: (entrée d'Egisthe qui se montre plus circonspect et moins heureux de la nouvelle que Clytemnestre)

«J'apprends que des étrangers ont apporte la triste nouvelle de la mort d'Oreste. Ce sera un grand trouble de plus pour cette demeure encore emplie d'épouvante à cause du dernier meurtre et qui en est restée ulcérée et saignante.»

Égisthe est poignardé et il tombe raide mort. Clytemnestre comprend enfin le sens de son songe:

«Malheur à moi! Je comprends l'énigme. Nous périrons par la ruse, comme nous avons tué par ruse. Qu'on me donne promptement une hache tueuse d'hommes, à deux tranchants! Sachons si nous vaincrons, ou si nous serons vaincus. Nous en sommes à cette extrémité.»

Oreste craint de tuer sa mère, mais son compagnon Pylade lui rappelle l'oracle de Loxias et les serments qu'il a fait de venger son père. Suit alors un échange entre Oreste et sa mère Clytemnestre où celle-ci tente de dissuader son fils de la tuer.
À sa mère: «Pendant sa vie, par toi il l'a emporté sur mon père; morte, couche-toi avec cet homme que tu aimes, tandis que tu détestais celui que tu devais aimer.»


Clytemnestre. C'est la Moire, ô mon enfant, qui est seule coupable.
Oreste. Et c'est aussi la Moire qui va t'égorger!

Clytemnestre. Ainsi, mon enfant, il te plaît de tuer ta mère?
Oreste. Ce n'est pas moi qui te tue, c'est toi-même!

Oreste: Tu as tué le père, tu mourras par le fils.

Le meurtre de la mère a lieu comme l'annonce le choeur dans le stasimon suivant.

Stasimon: «La justice, après un long temps, est venue pour les Priamides, le châtiment vengeur est venu! le double Lion, le double Arès, est venu aussi dans la demeure d'Agamemnôn. Il a assouvi sa pleine vengeance, l'exilé poussé par les oracles Pythiens. Il est heureusement victorieux par l'ordre des dieux; les malheurs de cette royale maison ont pris fin; il est maître de ses biens, et les deux coupables ont subi leur triste destinée!»

«Le châtiment par la ruse est venu après le crime accompli par la ruse. La vraie fille de Zeus a conduit la main d'Oreste. Les hommes la nomment justice, et c'est son vrai nom. Elle souffle contre nos ennemis sa colère terrible, et c'est elle qu'avait annoncée Loxias le Parnasien qui habite une grande caverne dans le sein de la terre.
Elle est venue enfin, après un long temps, pousser à sa perte la femme perfide. Car la puissance des dieux est soumise à cette loi qu'ils ne peuvent venir en aide à l'iniquité. Il faut révérer la puissance Ouranienne. Voici qu'il nous a été donné de revoir la lumière!»

Excipit

Oreste: «Que le père le voie! non le mien, mais celui qui voit tout, Hèlios! Qu'il voie les actions impies de ma mère, et, si je suis accusé, qu'il me soit témoin que j'ai légitimement commis ce meurtre. Je ne m'inquiète point de celui d'Egisthe, car il n'a reçu, comme la loi l'ordonne, que le châtiment de l'adultère. Mais celle qui a médité ce crime odieux contre l'homme dont elle a porté les enfants sous sa ceinture, fardeau si doux alors et maintenant funeste, que t'en semble-t-il?Certes, c'était une murène ou une vipère qui empoisonnait tout ce qu'elle touchait, même sans morsure, par son audace violente, son iniquité et sa méchanceté! Et ceci, de quel nom le nommerai-je?»

Oreste souffre encore après l'assassinat des meurtrier de son père. Sa vengeance ne lui apporte pas la quiétude, mais un mélange de satisfaction et de souffrance: développement autour de la question de la culpabilité: Celui qui punit un meurtrier en le tuant à son tour serait-il coupable? «Les taches de sang ont résisté au temps et altèrent encore les couleurs variées de ce voile. En le voyant, je m'applaudis et je pleure, à la fois, sur moi-même, et j'atteste ce tissu qui a perdu mon père. Je pleure le meurtre et la vengeance, et ma race tout entière, et je gémis sur cette victoire qu'il faudra expier.» (98)

Oreste: «Pendant que je me possède encore, je crie à mes amis que j'ai tué ma mère avec justice, car elle était souillée du meurtre de mon père et les dieux la haïssaient. Celui qui m'a donné ce courage, c'est Loxias, le divinateur Pythien!C'est lui qui m'a révélé par ses oracles que si je commettais ce meurtre, je ne serais point tenu pour coupable.»

Le choeur: «Puisque tu as commis une action juste, ne te laisse pas fermer la bouche par les cris funestes de la renommée, et ne parle pas contre toi-même après avoir affranchi toute la race Argienne et coupé bravement les têtes de deux serpents!»

Oreste, le sang tiède de sa mère encore sur les mains, est terrorisé par des visions d'ombres effroyables qui le chasse de la demeure

Les Euménides

Les Euménides: (voir article d'Universalis) on les appellent aussi les ÉRINYES, ou les furies, filles de la nuit qui naquirent du sang versé, et déesses de la vengeance qui punissent impitoyablement tous les crimes contre les lois de la société humaine, notamment les fautes contre la famille: elles tourmentent sans répit leur victime, qu'elles frappent souvent de folie. Les Anciens les appellent par antiphrase les Euménides, c'est-à-dire les Bienveillantes, de manière à s'attirer leurs bonnes grâces en les flattant. «Dans nos demeures souterraines on nous nomme les Imprécations» (113) Lorsque Apollon leur demande quelle est leur tâche, elles répondent: «Nous chassons des demeures ceux qui tuent leurs mères.», mais en fait, ce sont des divinités qui se nourrissent des souffrances et des meurtres(voir aussi wikipedia:

Ces divinités vengeresses hideuses ont:

  • de grandes ailes;
  • des serpents pour cheveux;
  • des fouets et des torches;
  • du sang qui coule de leurs yeux. )

Apollon les chasse de son temple en rappelant que les cris des suppliciés leur fait plaisir «ces cris comme s'ils étaient des chants joyeux et vous en faites vos délices, ô déesses en horreur aux dieux!». La confrontation entre Apollon et les Euménides est une confrontation du solaire et du souterrain, de la lumière et de l'obscur.

Le prologue
On retrouve Oreste dans le temple de Loxias, toujours entouré des furies (les Euménides), d'horribles femmes, déesses souterraines, ombres affreux qui le poursuivent pour le faire souffrir, lui, maudit, après avoir assassiné sa mère.

Parodos

Apollon à Oreste: «Parviens à la ville de Pallas et embrasse l'image antique de la déesse. Là, nous trouverons les juges que nos paroles persuaderont, et tu seras délivré de tes misères; car c'est moi qui t'ai poussé à tuer ta mère.»

Apollon se charge de protéger son suppliant Oreste et de prendre sa défense devant les autres dieux: «Souviens-toi, et ne laisse pas la crainte dompter ton cœur. Et toi, frère, né du même sang, Hermès, veille sur lui. Sois le bien-nommé, sois son conducteur et protège mon suppliant. Zeus même respecte ce droit sacré que les lois garantissent aux suppliants.»
épisode 1 (Clytemnestre demande aux Euménides de se réveiller et de poursuivre son fils assassin et le faire souffrir)

Le spectre de Clytemnestre: «moi qui ai tué je vais errant au milieu des ombres, détestée et couverte d'opprobre. Je vous le dis, je suis tourmentée à cause de mon crime et, moi, qui ai subi tant de maux affreux de la part de ceux qui m'étaient très chers, je n'ai aucun dieu qui s'irrite et me défende, bien que des mains impies et parricides m'aient égorgée!»
Stasimon: Le chœur des Euménides qui se réveille et se plaint d'avoir perdu sa proie (Oreste) le protégé d'Apollon:

«Ah! fils de Zeus, tu es le voleur! Jeune dieu, tu as outragé de vieilles déesses en protégeant ton suppliant, cet homme funeste à celle qui l'a conçu. Toi qui es un dieu, tu nous as arraché celui qui a tué sa mère! Qui dira que cela est juste?» la question de la justice et de la culpabilité est encore posée: Oreste est-il coupable d'avoir tué sa mère pour venger la mort et le déshonneur de son père? Est-il coupable parce qu'il a agit selon la volonté d'Apollon (Loxias) qui l'a incité à commettre ce meurtre? Oreste avait-il le choix?

«Divinateur! tu as souillé ton propre sanctuaire de la présence de ce suppliant que tu as excité et appelé toi-même, protégeant ainsi les hommes contre la loi des dieux et outrageant les Moires antiques!»

«Le dieu m'a outragée, mais il ne sauvera point cet homme, même quand il s'enfoncerait sous terre, et il ne serait point délivré! Là encore, ce suppliant souillé par le meurtre trouverait un autre vengeur qui s'appesantirait sur sa tête!»
épisode (Apollon et les Euménides)

Apollon chasse le chœur des Euménides de son sanctuaire (des oracles)

Les Euménides, en retour, accusent Apollon d'être le véritable coupable du crime perpétré par son protégé (Oreste):

«Roi Apollôn! écoute-moi à ton tour. Tu n'es pas seulement le complice de ces crimes accomplis, mais c'est toi seul qui as tout fait, et tu es le plus grand coupable!»
Le dilemme de la justice:

Oreste est poussé par Apollon à venger son père, mais en accomplissant ce devoir, il devient coupable de matricide, et au cas où il aurait refusé de tuer sa mère, il aurait été considéré comme un fils indigne qui n'a rien fait pour réhabiliter l'honneur du père et calmer son âme torturée, il aurait même été considéré comme une sorte de complice de la mort indigne du père. Dans les deux cas, Oreste est confronté à une malédiction liée aux parents. Les Erynies ne prennent pas en considération ces contraintes qui ont déterminé l'action d'Oreste et persistent à le pourchasser et à le torturer en tant que meurtrier de sa mère.
Apollon plaide la juste cause d'Oreste, en insistant sur la sacralité: «Le lit que partagent le mari et la femme, gardé par la justice, est plus sacré qu'un serment. Si tu es clémente quand les époux s'égorgent l'un l'autre, si tu ne leur demandes aucune expiation, et si tu ne les regardes point avec colère, je dis que tu poursuis Oreste sans droit. En effet, pour le premier crime tu es pleine d'indulgence, et, pour celui-ci, je te vois enflammée de colère! Mais la divine Pallas jugera l'une et l'autre cause.»
Les Euménides à Apollon «Pour moi, car le sang versé d'une mère demande vengeance, je poursuivrai cet homme comme ferait une chasseresse!»
épisode: Toujours poursuivi par les furies qui persistent à le châtier, à boire son sang et à l'entraîner dans le monde infernal et souterrain de Hadès, Oreste se réfugie dans le temple de la déesse Athéna-Pallas en demandant que son meurtre soit jugé équitablement pour qu'il soit affranchi de son mal. «Il a trouvé de nouveau un refuge; il entoure de ses bras l'image de la déesse ambroisienne, voulant être jugé à cause de son crime.»
Oreste, instruit par apollon, a multiplié les purifications et les sacrifices pour laver la souillure, espérant que l'écoulement du temps estomperait le mal et calmerait les âmes : «Le sang s'est assoupi et s'est effacé de ma main et la souillure du meurtre de ma mère a disparu.»
Les Euménides se présentent comme des justicières qui châtient les coupables de crimes de sang: «Il nous plaît de hurler le chant effroyable, et de dire les destinées que notre troupe dispense aux hommes. Mais nous nous glorifions d'être de justes dispensatrices. Celui qui étend des mains pures, jamais notre colère ne se jettera sur lui, et il passera une vie saine et sauve; mais quiconque a fait le mal, comme cet homme, et cache des mains sanglantes, nous lui apparaissons, incorruptibles témoins des morts, avec force et puissance, et nous lui faisons payer le sang répandu!» → encore une fois, c'est la confrontation de deux conceptions antagonistes de la justice qui est mise en oeuvre.
Stasimon (chant funeste du chœur des Euménides qui exige sa proie malgré la protection d'Apollon dont celle-ci bénéficie)

la fonction des Érinyes: «La Moire toute-puissante m'a fait cette destinée immuable de poursuivre tous ceux d'entre les hommes qui commettraient des meurtres, jusqu'à ce que la terre les couvre. Même mort, aucun d'eux ne sera libre encore.(…) quand un Arès domestique a frappé un proche. Nous nous ruons sur lui, quelque vigoureux qu'il soit, et nous l'anéantissons dès qu'il a versé le sang. (…) Et quand il tombe, celui que je frappe, il l'ignore dans sa démence.»
épisode: (Le procès: le discours judiciaire prend le dessus) Athéna aperçoit les Euménides et Oreste agenouillé à côté de l'image de la fille de Zeus. Elle est proclamée juge (passage important)

Les Euménides à la déesse: «De toutes les demeures nous chassons les meurtriers.»

Athena au chœur: «Tu aimes mieux la justice qui parle que celle qui agit.»

Athnea est proclamée juge de l'affaire pour départager Oreste et les Euménides: «

ATHÈNA.
Ainsi vous me remettez le jugement de la cause?
LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Pourquoi non? Nous te proclamons digne d'un tel honneur.»
Oreste rappelle les faits

Athena: «Certes, je ne puis renvoyer ou retenir les deux parties sans iniquité. Enfin, puisque cette cause est venue ici, j'établirai des juges liés par serment et qui jugeront dans tous les temps à venir.»
passage important:
ATHÈNA.

De loin j'ai entendu le cri d'une voix, des bords du Skamandros, tandis que je prenais possession de cette terre, magnifique part des dépouilles conquises que les chefs et les princes Akhaiens m'ont consacrée à jamais, don sans égal fait aux fils de Thèseus. De là je suis venue, d'une course infatigable, enflant le milieu de l'Aigide et irrésistiblement emportée sur mon char. Je vois sur cette terre une foule qui m'est inconnue. Je n'en suis pas effrayée, mais la surprise est dans mes yeux. Qui êtes-vous? Je vous le demande à tous, à cet étranger assis aux pieds de mon image et à vous qui n'êtes semblables à personne et à rien, qui n'avez jamais été vues par les dieux entre les déesses et qui n'avez point la figure humaine. Mais offenser autrui sans raison n'est ni juste, ni équitable.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Tu sauras tout en peu de mots, fille de Zeus. Nous sommes les filles de la noire nuit. Dans nos demeures souterraines on nous nomme les Imprécations.

ATHÈNA.

Je connais votre race et votre nom.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Tu vas savoir quels sont mes honneurs.

ATHÈNA.

Je le saurai quand tu me l'auras dit clairement.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

De toutes les demeures nous chassons les meurtriers.

ATHÈNA.

Et où cesse la fuite du meurtrier?

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

En un lieu où toute joie est morte.

ATHÈNA.

Et c'est là ce que tu infliges à celui-ci?

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Certes, car il a osé tuer sa mère.

ATHÈNA.

N'y a-t-il point été contraint par la violence de quelque autre nécessité?

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Quelle violence peut contraindre de tuer sa mère?

ATHÈNA.

Vous êtes deux ici; un seul a parlé.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Il n'accepte point le serment et ne veut point le prêter.

ATHÈNA.

Tu aimes mieux la justice qui parle que celle qui agit.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Comment? Instruis-moi, car tu ne manques pas de sagesse.

ATHÈNA.

Je nie qu'un serment suffise à faire triompher une cause injuste.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Examine donc ma cause et prononce une juste sentence.

ATHÈNA.

Ainsi vous me remettez le jugement de la cause?

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Pourquoi non? Nous te proclamons digne d'un tel honneur.

ATHÈNA.

Pour ta défense, étranger, qu'as-tu à répondre? Avant tout, dis-moi ta patrie, ta race et les événements de ta vie; puis, tu repousseras l'accusation, si, toutefois, c'est confiant dans la justice de ta cause que tu as embrassé cette image sur mon autel, suppliant pieux, comme autrefois Ixiôn. Réponds à tout, afin que je comprenne clairement.

Oreste.

Reine Athèna, avant tout je dissiperai le grand souci que révèlent tes dernières paroles. Je ne suis pas un suppliant qui n'a rien expié; et ma main n'a point souillé ton image. Je t'en donnerai une grande preuve. C'est la loi que tout homme souillé d'un meurtre restera muet jusqu'à ce que le sang d'un jeune animal l'ait purifié. De cette façon, depuis longtemps je me suis purifié en d'autres lieux par le sang des victimes et les eaux lustrales. Donc, tu ne dois plus avoir ce souci. Pour ma race, tu sauras promptement quelle elle est. Je suis Argien, et tu connais bien mon père, Agamemnôn, le chef de la flotte des hommes Akhaiens, et par lequel tu as renversé Troia, la ville d'Ilios. De retour dans sa demeure il est mort, non avec gloire, car ma mère, ayant tendu des embûches, l'a tué après l'avoir enveloppé dans un filet. Elle l'a tué dans un bain, ainsi qu'elle l'a avoué. Moi, étant revenu d'exil, après un long temps, j'ai tué celle qui m'avait conçu, je ne le nie pas, la châtiant ainsi du meurtre de mon père très cher. Mais Loxias est de moitié avec moi dans le crime, m'ayant annoncé que je serais accablé de maux si je ne vengeais la mort de mon père sur les coupables. Pour toi, que j'aie bien ou mal fait, juge ma cause. Je me soumettrai à tout ce que tu auras décidé.

ATHÈNA.

La cause est trop grande pour qu'aucun mortel puisse la juger. Moi-même, je ne puis prononcer sur un meurtre dû à la violence de la colère; surtout, parce que, ton crime accompli, tu n'es venu, en suppliant, dans ma demeure, que purifié de toute souillure. Puisque tu as ainsi expié le meurtre, je te recevrai dans la ville. Cependant, il n'est pas facile de rejeter la demande de celles-ci. Si la victoire leur était enlevée dans cette cause, elles répandraient en partant tout le poison de leur cœur sur cette terre, et ce serait une éternelle et incurable contagion. Certes, je ne puis renvoyer ou retenir les deux parties sans iniquité. Enfin, puisque cette cause est venue ici, j'établirai des juges liés par serment et qui jugeront dans tous les temps à venir. Pour vous, préparez les témoignages, les preuves et les indices qui peuvent venir en aide à votre cause. Après avoir choisi les meilleurs parmi ceux de ma ville, je reviendrai avec eux, afin qu'ils décident équitablement de ceci, en restant ainsi fidèles à leur serment.


Stasimon (Pour les furies, le fait même de permettre un procès équitable au meurtrier de sa mère est une menace pour tous les parents et un encouragement pour les meurtriers) l'antique justice (justice primitive) est renversée par la nouvelle justice qui donne même au criminel le droit de se défendre et le droit d'avoir un procès:

«Maintenant, voici le renversement de l'antique justice par des lois nouvelles, si la cause de ce meurtrier de sa mère est victorieuse. Tous les hommes se plairont à ce crime, afin d'agir avec des mains impunies. En vérité, d'innombrables calamités menaceront désormais les parents de la part des enfants!»

l'instauration de ces nouvelles lois, condamnera la justice:

«Que personne, une fois accablé par le malheur, ne pousse ce cri: – ô justice! ô trône des Érinnyes! – Bientôt, un père ou une mère, en proie à une calamité récente, gémira avec des lamentations, après que la demeure de la justice se sera écroulée!»

Le pouvoir de la peur incarné par les Érinyes sert de rempart contre l'injustice et le crime et sa disparition aura des conséquences désastreuses:

«Il en est que la terreur doit hanter inexorablement, comme un surveillant de l'esprit. Il est salutaire d'apprendre de ses angoisses à être sage. Qui, en effet, ou ville, ou homme, s'il n'a dans le cœur une vive lumière, honorera désormais la justice?»

La justice se trouve dans la mesure, au juste milieu «Ne désirez ni une vie sans frein, ni l'oppression. Les dieux ont placé la force entre les deux, ni en deçà, ni au delà. Je le dis avec vérité: l'insolence est certainement fille de l'impiété; mais de la sagesse naît la félicité, chère à tous et désirée de tous.»
«Celui qui est juste sans y être contraint ne sera point malheureux, et il ne périra jamais par les calamités; mais je sais que l'impie persévérant, qui confond toutes choses contre la justice, sera contraint par la violence, quand viendra le temps, et que la tempête brisera ses antennes en déchirant ses voiles.(…) Les daimones rient de l'homme arrogant, quand ils le voient enveloppé par l'inextricable ruine, sans qu'il puisse jamais surmonter son malheur. Sa première prospérité s'est enfin brisée contre l'écueil de la justice; il périt non pleuré et oublié!»
épisode (le procès) Apollon défend son suppliant
Athéna: «Maintenant c'est à vous de prononcer la sentence par un juste suffrage, car il en a été dit assez.»

Athéna: «Si vous souillez une eau limpide par des courants boueux, comment pourrez-vous la boire? Je voudrais persuader aux citoyens chargés du soin de la république d'éviter l'anarchie et la tyrannie, mais non de renoncer à toute répression. Quel homme restera juste, s'il ne craint rien? Respectez donc la majesté de ce tribunal, rempart sauveur de ce pays et de cette ville, tel qu'on n'en possède point parmi les hommes, ni les Skythes, ni ceux de la terre de Pélops.»
JOUTE VERBALE entre Les Euménides et Apollon, entre la nuit (déesses souterraines) et Phébus, apollon, dieu de la lumière:
Même la justice se retrouve devant un dilemme représenté par l'antagonisme des Euménides et d'Apollon porte-parole de Zeus:
«LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Je vous conseille de ne point outrager notre troupe terrible à cette terre!

APOLLÔN.

Et moi, je vous ordonne de respecter mes oracles qui sont ceux de Zeus, et de ne point les rendre impuissants!»

«LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Tu t'inquiètes d'une cause sanglante qui ne te concerne pas. Tu ne rendras plus d'oracles véridiques si tu persistes.» Pour les Euménides, Apollon ne doit pas intervenir dans cette affaire, car les meurtres commis contre les parents ne concernent que les furies.

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES à Apollon

«Tu peux parler; mais moi, si on ne me rend pas justice, je serai terrible à cette terre.»

La conception de la justice chez les furies est très particulière: elle n'est de justice que celle qui répond à leurs attentes.
--------------------

ATHENA intervient et se prononce en faveur d'Oreste, car elle-même n'a pas eu de mère et se place à côté des mâles.

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stasimon attente du verdict final.


«Oreste.
Maintenant, je finirai par la corde, ou je verrai encore la lumière!

LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.

Nous serons avilies, ou nous garderons nos honneur.»

Verdict final:

ATHÈNA.

Cet homme est absous de l'accusation de meurtre; les suffrages sont en nombre égal des deux côtés.
Oreste rend hommage à ses protecteurs et promets de ne jamais outrager le territoire Attique, et les Euménides couvertes d'opprobre promettent de verser leur poison et leur malédiction sur la terre qui les a méprisées et de la rendre stérile.
Épisode (échange entre Athéna et les Euménides)

Athéna demande aux Euménides de rester à Athènes où elles recevront tous les honneurs à condition de ne pas verser leur poison sur Athènes, de ne pas lancer leur fureur injuste contre elle.
130 (message d'Eschyle à ses compatriote: «N'inspire point la discorde aux habitants de ma ville, et qu'ils ne soient point comme des coqs se déchirant entre eux. Qu'ils n'entreprennent que des guerres étrangères, et non trop éloignées, par lesquelles est éveillé le grand amour de la gloire, car j'ai en horreur les combats d'oiseaux domestiques.») - éviter la guerre civile qui risque de déchirer le corps de la Grèce.
Les Euménides acceptent l'offre d'Athéna. (exodos)
Athéna aux Euménides:

«Comme un pasteur de plantes, j'aime la race des hommes justes. Tels seront tes soins. Pour moi, quant à la gloire des combats guerriers, je ferai cette ville illustre parmi les mortels.»
dans l'exodos, les Euménides, deviennent réellement bienveillantes. La justice a triomphé.

Athéna: «Je me réjouis d'entendre vos souhaits bienveillants pour la terre que j'aime. Je loue la persuasion aux doux yeux qui dirigeait ma langue et ma parole, tandis qu'elles refusaient durement d'écouter. Zeus, qui préside à l'Agora, l'a emporté, et notre cause, la cause des justes, est victorieuse.»
Les Euménides: «… Que jamais, ici, un meurtre ne venge un meurtre! Que les citoyens n'aient qu'une même volonté, un même amour, une même haine. Ceci est le remède à tous les maux parmi les hommes.»
© Semlali Mohamed – www.marocagreg.com


  




 Réponse N°1 13952

telechargement
  Par   boulmane mohamed  (CSle 26-08-11 à 00:28



comment faire pour télécharger le contenu de ce lien svp je voudrais avoir une trace sur mon pc





 Réponse N°2 14023

Telechargement
  Par   jalal hmani  (CSle 31-08-11 à 14:15



moi aussi je voudrais une copie sur mon pc :D comment svp je peux le telecharger !! et merci infiniment pour cet effort





 Réponse N°3 14151

re
  Par   marocagreg  (Adminle 12-09-11 à 21:55



bientôt ce texte sera disponible en téléchargement





 Réponse N°4 14672

telechargement
  Par   khali abderrahim  (CSle 17-10-11 à 15:32



s'il vous plait est qu'on le droit de telecharger ce document





 Réponse N°5 15372

?
  Par   Olive Tom  (CSle 27-11-11 à 18:21



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