Cpge-la justice, dissertation:"notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l'avons pas encore assassinée"

 Par ZINEDDINE Mohamed  (Prof)  [msg envoyés : 34le 28-02-12 à 10:49  Lu :3203 fois
     
  
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Sujet 4:

Honoré de Balzac affirmait:«Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l'avons pas encore assassinée

Dans quelle mesure cette sentence de Balzac peut-elle correspondre à votre lecture du thème de la justice et des oeuvres d'Eschyle au programme?


Problématique possible: la conscience peut-elle être un garant infaillible de la justice?


Plan possible:

I-Une conscience vivante favorise le respect de la justice.


1-L'homme est doté d'une faculté morale à même de distinguer le bien du mal, un tribunal intérieur qui guide ses actions.

2-Le regret et la honte, comme sentiments d'auto-flagellation générés par la conscience vivante, nous dissuadent de perpétrer l'injustice.


Transition: On peut ainsi faire confiance à la conscience pour régir notre vie. Mais cela ne risque-t-il pas de créer un conflit entre ce tribunal subjectif et les lois positives régissant la société?


II-La conscience comme tribunal individuel et subjectif peut s'opposer aux lois organisant la société et menacer ainsi sa stabilité.


1-La loi peut nous paraître inique, ce qui nous incite à la transgresser.

2-L'individu peut alors se soustraire à ses devoirs de citoyen en invoquant l'objection de conscience: il privilégie ses convictions personnelles, sa justice aux lois de la communauté.

3-L'individu devient ainsi hors la loi et menace la stabilité de la société;


Transition: Le chaos guette ainsi la société quand les règles morales individuelles priment sur la loi. Il paraît donc plus sûr de fonder nos comportements sur des lois consensuelles objectives et impersonnelles.


III-La référence première et dernière doit être la loi en tant que consensus social, car elle présente plus de garantie et moins de subjectivité.


1-La conscience peut se taire; on parle alors d'une conscience morte(celle de Clytemnestre pendant et après le meurtre de son époux). Donc la conscience est peu digne de confiance, seule une loi stricte et impersonnelle peut garantir la justice.

2-La conscience est l'objet d'influences et déterminations multiples; elle change suivant les cycles d'évolution de l'individu, elle connaît ainsi des phases de minorité et de maturité: ce qui paraît juste aujourd'hui peut ne plus l'être demain. La loi, par contre, se veut universelle et atemporelle.


  



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