Cotrôle il était une fois un vieux couple heureux

 Par naami khadija  (Prof)  [msg envoyés : 8le 16-01-11 à 14:27  Lu :7772 fois
     
  
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Niveau : 2ème année bac
Contrôle N 2
Il but son thé à petites gorgées, fuma plusieurs cigarettes. Cette brusque escapade dans le passé avait rouvert certaines plaies qu’il croyait cicatrisées depuis longtemps. Il se revit errant de ville en ville à la recherche d’un travail, mais il n’y avait rien. La misère régnait partout et une grande épidémie de typhus emportait les plus faibles. Seuls les Euro¬péens étaient soignés à temps. Cette maladie sévissait surtout dans le peuple, chez les indigènes comme on les appelait alors. Il y avait des poux partout. Chez les Européens, les poux n’existaient pas. Certains esprits moqueurs disaient : « Qui n’a pas de poux n’est pas musulman... » Les Français vivaient dans la propreté tandis que les indigènes s’entassaient les uns sur les autres dans des gourbis confinés. Plusieurs années de sécheresse avaient appauvri la campagne jadis riche en céréales qu’on exportait vers l’Europe. Maintenant, les paysans se nourrissaient de racines et de tubercules, eux aussi très rares. Les morts se chiffraient par milliers : « C’est la racaille qui crève, disait-on. Bon débarras ! » Les colons récupéraient ainsi des terres abandonnées. Ils foraient des puits, plantaient des orangers, semaient du blé. Ils prospé¬raient sur ces terres qui n’avaient vu que des cadavres. Les humbles fellahs d’autrefois se voyaient contraints de travailler au service des nouveaux maîtres pour survivre. Ceux qui avaient eu la chance d’être engagés pouvaient compter sur l’aide du maître. Ils étaient alors pris en charge, soignés, bien nourris et ils pou¬vaient échapper au sort tragique qui décimait les gens des noualas et autres hameaux qu’on finissait par déserter pour fuir une mort certaine. Des masses d’hommes envahissaient les villes et se retrouvaient parqués dans des bidonvilles déjà surpeuplés. Rares étaient ceux qui travaillaient. En Europe, la Guerre durait depuis deux ans. Seules les usines d’armement allemandes fonctionnaient. La France était sous la botte nazie, mais les autorités coloniales, qui étaient vichystes, envoyaient tout en métropole. Il n’y avait donc rien à manger pour les autochtones. Avec le débarquement américain de 1942, qui cloua au sol la flotte aérienne française fidèle au maréchal Pétain, les choses se remirent à fonctionner à peu près nor¬malement. On ouvrit des chantiers, le dollar coula à flot. Les bases militaires américaines employant beaucoup de Marocains, l’arrière-pays en profita. On soignait les malades. Du jour au lendemain, le typhus disparut. Et, comme par hasard, la pluie se remit à tomber. Les campagnes reverdirent. On se remit à procréer. L’armée française engagea des jeunes qu’on envoya sur les fronts d’Europe, en Italie et ailleurs. On rendit hommage à la bravoure du Marocain tout en oubliant qu’on l’avait jusque-là méprisé. On promit même l’indépendance à Mohammed V, lorsque la Guerre serait finie, mais on oublia ce serment.
Questions
I) Compréhension
1-Complétez le tableau (4pts)
titre auteur genre Personnage principal
2- Définissez le genre du roman. (1pt)
3-Situez le texte dans le roman dont il est extrait. (2pts)
4-Le passé de Bouchaïb est marqué par de douloureux souvenirs. De quoi s’agit-il ? (1pt)
5-Où se voit l’écart entre le mode de vie des français et celui des indigènes ? (2pts)
6-Le narrateur évoque quelques faits qui ont marqués l’histoire mondiale. Relevez-les. (2pts)
7- Précisez le type de focalisation dans les énoncés suivants : (3pts)
« Lucien leva les yeux et vit une grande maison, moins mesquine que celles devant lesquelles le régiment avait passé jusque-là ; au milieu d’un grand mur blanc, il y avait une persienne peinte en vert perroquet. "Quel choix de couleurs voyantes ont ces marauds de provinciaux !" »
« Le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds était un gentilhomme de l'autre siècle, maniaque et bon… Il avait des tendresses d'amant pour la nature, les champs, les bois, les bêtes. […] Sa grande force et sa grande faiblesse, c'était la bonté, une bonté qui n'avait pas assez de bras pour caresser, pour donner, pour étreindre, une bonté de créateur, éparse, sans résistance… »
« Comme il faisait une chaleur de tente-trois degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.
Plus bas le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses étalait en ligne droite son eau couleur d’encre. Il y avait au milieu, un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques. »
8- transformez en langue courante :( 5pts)
Écoute, le gosse est malade, il faudrait appeler le toubib.
J’veux pas d’emmerdes avec les flics, ils sont partout. Je ne viens pas.

  



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