Contrôle continu n° 1 (texte autobiographique)

 Par berbara abderrezak  (Prof)  [msg envoyés : 127le 23-10-15 à 12:44  Lu :835 fois
     
  
 accueil


Contrôle continu n°1 (Durée : 1h) Profil ciblé : 1ère A.SEG 1
N/P : …………. N° :…. Lycée DERFOUFI
A.S : 2015 / 2016 Le : 22 / 10 / 2015
Texte :
Je suis né à Saumur, ville du Cadre noir, pays de l'école de cavalerie et du Carrousel. J'ai vu le jour un mardi, le 15 janvier 1930. Ce jour-là ma destinée était déjà tracée : oui, d'embûches et de misères ! Un poids très lourd pour les frêles épaules de ma jeunesse.
Nous étions six enfants, quatre frères et deux sœurs. Nous étions des enfants de famille très pauvre. Oui, jusqu'en 1939 nous avons connu bien des souffrances, mais cela était de la douceur auprès de ce qui nous attendait, car bien souvent nous allions au lit sans manger ou en classe sans manger par le manque de moyens pécuniers ...
Mon père était pêcheur et braconnier. Il faisait vivre toute sa famille avec le produit de sa récolte, c'est à dire de ses poissons d'eau douce et aussi de sa récolte d'escargots. Ma mère partait le matin de très bonne heure avec sa baladeuse, rue par rue, pour vendre le produit de cette pêche à la sauvette, jouant à cache-cache avec la police. Il faut que vous sachiez que bien souvent elle se retrouvait en cellule pour dix heures et moi-même quelquefois malgré mon jeune âge. Je me retrouvais allongé avec ma mère sur les dalles de ciment et même quelquefois frappé ! Oui, tout cela parce que je prenais la défense de ma pauvre mère qui se donnait tant de mal pour subvenir aux besoins de ses enfants. Hélas, bien souvent ses marchandises étaient confisquées pour soi-disant les hôpitaux ou les orphelinats.
Hélas, en ce temps-là j'étais bien loin de penser que moi aussi je devais devenir à mon tour orphelin de père et de mère et mes chers parents étaient loin de se douter de ce qui les attendait dans les jours à venir où l'on devait souffrir toute notre vie. Car nous étions marqués au fer rouge comme les bêtes à l'abattoir, et cela jusqu'à la fin de mes jours ! Car la misère continue, cela n'a jamais cessé. Voyez jusqu'où cela peut aller !
Si je vous raconte aujourd'hui ma vie c'est pour faire savoir jusqu'à quel point l'être humain peut être cruel et méchant.
La misère inconnue, Vincent Peyre, 1982
Questions :
1-Situez le passage ci-dessus. 2pts
⟶Situation : ………………………………….
………………………………………………………
………………………………………………………
2-Que remplacent les pronoms soulignés dans le texte ? 2pts
nous : ………………………. vous : ……………………………………….
3-A quelle classe sociale appartient la famille du narrateur ? Justifiez votre réponse par le texte.2pts
………………………………………………………
………………………………………………………
4-Relevez dans le texte quatre mots du champ lexical de la douleur. 2pts
…………………………………… ……………………………….. …………………………………. ……………………………….
5-Quel âge le narrateur avait-il quand les événements de ce texte se passaient ? 2pts
………………………………………………………
………………………………………………………
6-Transformez les phrases suivantes à la forme active quand c’est possible. 2pts
•ses marchandises étaient confisquées : …………………………………………..
•Nous étions marqués au fer rouge : ……………………………………………….
7-Qu’arrive-t-il souvent au narrateur et à sa mère ? 2pts
………………………………………………………
………………………………………………………
8-A quel type de texte peut-on rattacher ce passage ? Justifiez votre réponse par un indice.2pts
………………………………………………………
………………………………………………………
9-Pourquoi le narrateur nous raconte-t-il sa vie ? 2pts
………………………………………………………
……………………………………………………….
10-Doit-on être méchant avec les enfants ? Justifiez votre réponse, (4 lignes maximum). 2pts
………………………………………………………
………………………………………………………
…………………………
………………………..
…………………………...
…………………………
Bonne chance

  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur
  Le plan dialectique
  Examen blanc à exploiter: février 2016
  Tous les messages de berbara abderrezak

InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +