Contrôle continu 4

 Par jamal adib  (?)  [msg envoyés : 206le 08-03-11 à 14:38  Lu :2729 fois
     
  
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Texte :
Je m'habillai rapidement et j'entrai dans le corridor. De l'extrémité opposée partaient des cris et des lamentations, et une voix déchirante dominait toutes les autres: " Mon fils! Mon fils ! " Il était évident qu'un malheur était arrivé à M. Alphonse. Je courus à la chambre nuptiale : elle était pleine de monde. Le premier spectacle qui frappa ma vue fut le jeune homme à demi-vêtu, étendu en travers sur le lit dont le bois était brisé. Il était livide, sans mouvement. Sa mère pleurait et criait à côté de lui. M. de Peyrehorade s'agitait, lui frottait les tempes avec de l'eau de Cologne, ou lui mettait des sels sous le nez. Hélas! Depuis longtemps son fils était mort. Sur un canapé, à l'autre bout de la chambre, était la mariée, en proie à d'horribles convulsions. Elle poussait des cris inarticulés, et deux robustes servantes avaient toutes les peines du monde à la contenir.
" Mon Dieu ! M’écriai-je, qu'est-il donc arrivé ? "
Je m'approchai du lit et soulevai le corps du malheureux jeune homme: il était déjà roide et froid. Ses dents serrées et sa figure noircie exprimaient les plus affreuses angoisses. Il paraissait assez que sa mort avait été violente et son agonie terrible. Nulle trace de sang cependant sur ses habits. J'écartai sa chemise et vis sur sa poitrine une empreinte livide qui se prolongeait sur les côtes et le dos. On eût dit qu'il avait été étreint dans un cercle de fer. Mon pied posa sur quelque chose de dur qui se trouvait sur le tapis ; je me baissai et vis la bague de diamants.
J'entraînai M. de Peyrehorade et sa femme dans leur chambre; puis j'y fis porter la mariée. "Vous avez encore une fille, leur dis-je, vous lui devez vos soins. " Alors je les laissai seuls.
Il ne me paraissait pas douteux que M. Alphonse n'eût été victime d'un assassinat dont les auteurs avaient trouvé moyen de s'introduire la nuit dans la chambre de la mariée. Ces meurtrissures à la poitrine, leur direction circulaire m'embarrassaient beaucoup pourtant, car un bâton ou une barre de fer n'aurait pu les produire. Tout d'un coup je me souvins d'avoir entendu dire qu'à Valence des braves se servaient de longs sacs de cuir remplis de sable fin pour assommer les gens dont on leur avait payé la mort. Aussitôt je me rappelai le muletier aragonais et sa menace ; toutefois j'osais à peine penser qu'il eût tiré une si terrible vengeance d'une plaisanterie légère.
J'allais dans la maison, cherchant partout des traces d'effraction, et n'en trouvant nulle part. Je descendis dans le jardin pour voir si les assassins avaient pu s'introduire de ce côté; mais je ne trouvai aucun indice certain.
Prosper Mérimée - La Vénus d’Ille
I)- QUESTIONS DE COMPÉHENSION : (12 pts)
1)- Présentez brièvement l’auteur de cette nouvelle.
2)- Identifiez et situez le passage.
3)- Quel est le type de ce texte ?
4)- Répondez par VRAI ou FAUX :
- Quand le narrateur rejoint la chambre de la mariée, Alphonse était en train d’agoniser.
- Sur le sol de la chambre nuptiale, le narrateur trouve un poignard espagnol.
- M. de Peyrehorade procéda à la réanimation d’Alphonse en pensant qu’il était encore vivant.
- L’auteur de ce crime s’est introduit dans la chambre nuptiale par effraction.
- Le narrateur se comportait comme un détective.
5)- Identifiez la figure de style contenue dans la phrase suivante:
"deux robustes servantes avaient toutes les peines du monde à la contenir."
6)- Quelle est la focalisation adoptée dans le texte ?
7)- Relevez dans le texte :
a)- Une proposition subordonnée relative.
b)- Une proposition subordonnée circonstancielle d’opposition.
8)- « puis j'y fis porter la mariée. » A quoi renvoie le locatif « Y » ?
9)- Relevez dans le texte deux mots appartenant au champ lexical du malheur.
10)- Transformez au discours indirect la réplique suivante :
"Vous avez encore une fille, leur dis-je, vous lui devez vos soins. "
11)- Transformez à la forme affirmative :
" Il n’a trouvé des traces nulle part."
II)- PRODUCTION ÉCRITE : (8 pts)
« Aussitôt je me rappelai le muletier aragonais et sa menace ».
Le taxage et l’intimidation sont des phénomènes qui ne cessent pas de prendre des proportions alarmantes dans les milieux scolaires. Rédigez un texte cohérent dans lequel vous traitez des origines de ces phénomènes ainsi que des mesures à adopter pour juguler leur étendue.

  



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