Accueil


Partager sur   


Controle
Par   elomari mustapha (Prof)  [msg envoyés : 359le 21-04-11 à 21:27   Lu :756 fois

TEXTE DE BASE

...Nous rîmes de bon coeur à cette plaisanterie. Ma mère s'absenta quelques minutes. Elle revint avec un bouquet de sauge et d'absinthe. Elle entreprit de faire son thé de grands jours.Tout en versant l'eau bouillante dans la théière, elle interrogea lalla Aïcha.

-Comment va ton homme? Parle-moi de ses affaires. A-t-il de nouveau un associé? Travaille-t-il tout seul?

-Il n'a pas d'associé, mais il ne travaille pas seul. Il emploie trois ouvriers. Les babouches se vendent bien et je n'ai pas le droit de me plaindre. Il m'a promis de m'acheter, au début de l'hiver, un caftan de drap abricot, objet que je désirais depuis si longtemps.

-Louange à Dieu ! Les difficulés finissent toujours par s'aplanir et les misères par tomber dans l'oubli.

-Oui ! Soupira Lalla Aïcha.

Ma mère attendit de nouvelles explications mais, subitement, son amie se taisait. La chose l'inquiéta.

-A quoi penses-tu, Lalla Aicha? Tu sembles triste. J'espère que tout va selon tes désirs dans ton ménage.

Lalla Aicha soupira sans rien dire. Ma mère se versa un fond de verre de thé, le goûta. Elle parut satisfaite. Elle servit son invitée et me servit. Lalla Aicha parla enfin. Elle se pencha sur ma mère et lui chuchota à voix basse:

Nous sommes de bien faibles créatures, nous les femmes. Dieu seul est notre soutien et notre mondataire. Gardons-nous bien de faire confiance aux hommes.Ils sont...Ils sont...

Lalla Aicha ne trouva pas l'épithète juste, elle se contenta d'agiter ses mains à la hauteur de ses épaules et de lever ses yeux au ciel.

Ma mère me permit de monter sur la terrasse jouer du tambour. Je compris que les deux femmes avaient des secrets à se communiquer et craignaient mes oreilles indicrétes. J'étais ravi de l'aubaine.Je montai sur la terrasse. Seul dans ce vaste univers, je me livrai aux joies du rythme. J'inventais les combinaisons les plus barbares. Je tapais sur les deux faces de parchemin de mon sablier en poterie, d'une baguette rageuse. Les murs multipliaient les sons .

Pendant ce temps, Lalla Aicha et ma mère, penchées l'une sur l'autre, papotaient, papotaient, papotaient!...

Le soir, des bouquets de femmes richement vêtues ornaient toutes les terrasses. Les tambourins résonnaient, les chants fusaient de partout. Le soleil en robe d'or s'attardait à l'horizon, baignait toute la ville de rose fané et de mauve délicat. La première étoile clignota. Ce fut le signal.Lalla Aicha embrassa ma mère et partit.

La lampe à pétrole fut allumée. Nous étions sans entrain . Mon tambour et ma trompette gisaient sur un matelas. J'en étais dégoûté.Je retrouvai avec plaisir mes vieux vêtements.De mes habits neufs, je ne gardai que la chemise; grâce à la chaleur de mon corps, son tissu s'était humanisé.

Pour échapper au bruit des tambours qui bourdonnait encore sous mon crâne, j'ouvris ma Boîte à Merveilles.Mes yeux, hélas! n'avaient plus la force de regarder.

QUESTIONS

I-Compréhension(10 points)

1-A partir de ta lecture de l'oeuvre dont est extrait ce texte donne:

Le titre de l'oeuvre:............................................................

Le genre litteraire:...............................................................

Le nom de l' auteur:............................................................

La date de parution:............................................................

2-Situe ce passage par rapport à ce qui le précède.

3- De quelle plaisanterie s'agit-il?

4-Comment Lalla Aicha qualifie-t-elle les femmes?

5-Pourquoi la mère permit-elle au narrateur de monter jouer sur la terrasse?

6-Quel sentiment éprouvait le narrateur quand il fut sur la terrasse?

7-Que fit le narrateur pour éviter les agacements que lui causaient les tambours?

8-Le narrrateur a succombé au sommeil. Relève la phrase qui le montre.

9-Relève du premier paragraphe une anaphore lexicale.

10-Relève du texte une phrase exprimant l'optimisme total de Lalla Zoubida.

11-Relève du texte trois mots intégrant le champ lexical de la musique.

12-Relève du texte deux différentes figures de style et les phrases les contenant.

13-Relève du texte deux subordonnées introduites par "que" une relative et l'autre complétive.

14-Transpose au discours indirect:

Ma mère interrogea Lalla Aicha:"Comment va ton homme? A-t-il de nouveau un associé? Travaille-t-il tout seul?"

II-Production-écrite (10 points)

SUJET: "Imagine une histoire dont la conclusion sera:Louange à Dieu! Les difficultés finissent toujours par s'aplanir et les misères par tomber dans l'oubli."

BON COURAGE




Autres messages de elomari mustapha
  Ksarsouk يا قصر الشوق
  دعني أمارس التسكع فيكَ يا أنا
  ô rêve éternel !!!!!
  Absence!!!
  ارتكاب الجنون
  Tous les messages de elomari mustapha
InfoIdentification nécessaire
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription                   Mot de passe oublié


  confidentialite