Confidences !

 Par Samira Yassine  (?)  [msg envoyés : 2089le 11-11-14 à 15:56  Lu :811 fois
     
  
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Avant d'entamer un tel sujet, j'aimerais , tout d'abord, préciser qu'il s' agit d'histoires datant de plus d'une vingtaine d'années. Je ne pourrais évoquer des secrets où le risque serait grand . Les auteurs de ces histoires ne font plus partie de ma vie professionnelle ou même personnelle. Ce sont des élèves qui ont passé une partie de leur scolarité dans mon lieu de travail.
Jeune professeur , nouvellement affectée , dans cet établissement, plusieurs jeunes filles s' adressaient à moi pour les aider à résoudre leurs problèmes.
Parfois, c'étaient de simples histoires auxquelles je trouvais des solutions très simples et qui , à ma surprise , s' avéraient efficaces puisque le lendemain la jeune élève venait , le sourire aux lèvres , me remercier d'avoir été la bonne conseillère qui a réussi à réconcilier ses parents , par exemple..
A suivre....

  




 Réponse N°1 34640

Dois-je lui en parler ?
  Par   Samira Yassine  (CSle 11-11-14 à 16:30



Nooon !

C'était le moment de la récréation. Une jeune élève m'attendant à la porte de la porte de la classe.

- Madame, j'aimerais vous parler.

- Oui, ma fille. Je t'écoute.

-C'est long , madame. Quand, vous pouvez m'accorder un peu plus de temps.

On se fixe le moment et le lieu .

Je m'attendais à écouter ressasser ces mêmes histoires d'adolescentes.

- Mon père travaille loin de chez nous. Il vient de temps à autre.

- oui

- Un soir, j'ai entendu un bruit étrange dans la chambre de mes parents. Pourtant, mon père n'était pas.

- J'ouvre la porte. Il y avait devant moi, nus, ma mère et mon oncle.





 Réponse N°2 34641

suite
  Par   Samira Yassine  (CSle 11-11-14 à 16:56



Sidérée, je ne savais plus quoi dire. Mais, il fallait parler, dire quelque chose.

- Et alors ?

- J'étais hors de moi. J'effleurais la folie. Je quittai la maison criant, hurlant...

Il me suivit me suppliant , me promettant de ne plus recommencer.

J'etais là à la regarder, regrettant de ne pas l'avoir écouté dès le premier jour quitte à ne pas faire ma récréation. J'avais envie de la traiter de yous les noms cette femme aadultère. Je ne pouvais le faire parce que c'est sa mère et je sais bien que l'erreur est humaine. N'est ce pas.

- Et alors ?

-Maintenant, je veux en parler à mon père dès son retour

- !!!??? Impossible! Mais pourquoi?

- Ils ont recommencé. Ils n'ont pas respecté leir promessse.

Je dois lui en parler ...





 Réponse N°3 34642

Vas-y
  Par   Samira Yassine  (CSle 11-11-14 à 17:07



Elle en était convaincue. Mais, je réussis enfin à lui trouver une solution.

Oui.

- On va lui dire mais sans qu'il sache que c'est de ta mère qu'il s' agit.

Elle accepta . Et, au bout d'un certain temps, elle vint me voir.

- Vous aviez raison. Ç'aurait été fatal. Je lui ai raconté la soi-disons le drame de mon amie. Il était hors de lui, rouge de colère, insultant la femme , demandant qu'elle soit exécutée sans la moindre réflexion.

Ma chère élève se tut à jamais. A l'heure qu'il est tout est rentré dans l'ordre.





 Réponse N°4 34643

re
  Par   marocagreg  (Adminle 11-11-14 à 18:44

J'imagine qu'être témoin d'un adultère dont le héros est son propre père ou sa propre mère est une véritable tragédie. "Tout est rentré dans l'ordre", j'en doute, une telle histoire ne peut avoir une fin merveilleuse, car ces choses-là, une fois brisées, ne peuvent plus se rétablir comme si de rien n'était. Le respect que la fille doit à ses parents ne peut plus être le même; le mépris pourrait même s'installer à la place du respect. Pardonner de telles choses est difficile.

bravo pour le premier épisode !




 Réponse N°5 34644

Très flattée !
  Par   Samira Yassine  (CSle 11-11-14 à 21:33



Tu m'encourages énormément à continuer à écrire. Mais, ce serait plus intéressant si d'autres collègues prennent la relève.

Ce ne serait pas obligatoirement des confidences mais des anecdotes, par exemple.

Quant à moi, je vous promets d'autres confidences très prochainement.





 Réponse N°6 34649

BRAVO
  Par   bachiri Fatiha  (Profle 12-11-14 à 21:12



J'aime beaucoup et j'attends des confidence chère amie .





 Réponse N°7 34656

2ème confidence.
  Par   Samira Yassine  (CSle 13-11-14 à 23:25

Elle était une très bonne élève. Ses professeurs l'aimaient beaucoup , elle n'aimait que lui, son professeur de ....J'étais sa confidente. Elle me parlait de lui. Les jours passèrent et l'occasion se présenta pour échanger quelques propos au sujet de nos élèves communs. Son nom a été évoqué. Il l'admirait pour sa bonne éducation. Ne pouvant retenir ma langue , lui appris qu'il en était de même pour elle. Il serait heureux d'avoir une épouse de ses qualités.

Que faire ? Son rêve le plus cher était de l'epouser. Lui aussi l'appréciait beaucoup. Où est le problème ?

On venait de la demander au mariage, un bon parti!

Que faire ? Lui présenter la réalité tel un rêve ! Et voir sa réaction.

" Je quitterai tout le monde pour lui !!!"

Dans ce cas, ce n'est pas un rêve.

Joie immense! Bonheur ! Projet !

Premier pas, se débarrasser du "bon parti"

Et projet d'avenir avec le prince charmant de ses rêves qui après une demande officieuse n'a pu aller jusqu'au bout....

Grande déception. Elle a tout quitté pour lui. Il n'a pu affronter sa famille pour elle. ....

Au bout d'un certain temps, il a réussi à le faire.

Ce serait la folle joie pour elle !!!

Il n'en était rien. C'était le dernier homme qu'elle épouserait .Elle avait perdu sa confiance en lui. Il aurait dû tout faire pour être au rendez-vous le jour de la demande officielle.

C'était une dure épreuve pour moi. On a beau connaitre les gens , les comprendre, la vie nous réserve toujours des surprises.





 Réponse N°8 34669

3ème confidence
  Par   Samira Yassine  (CSle 15-11-14 à 20:02

La 3ème confidence est qu'il n'y a plus de confidence pour la simple raison que mes récits, à force de chercher à cacher certains détails, perdent de leur valeur. Je crains trop qu'un lecteur avisé , de mon entourage, n'identifie les personnages et découvrent certaines vérités qui risquent d'être fatales pour mes chères élèves d'autrefois.

Je reviendrai pour poser certains problèmes insolubles que vous m'aiderez quand même à leur trouver des solutions, si jamais je rejoins mon poste au sein de la ccellule d' écoute et d'accompagnement de notre lycée. 




 Réponse N°9 34671

re
  Par   marocagreg  (Adminle 15-11-14 à 20:17



s'il s'agit seulement d'un exercice de style, tu n'es pas obligée de raconter des histoires vraies.





 Réponse N°10 34672

:)
  Par   Samira Yassine  (CSle 15-11-14 à 20:26



J'y ai pensé. Mon objectif était double. Mais, désormais , je vais faire un mélange des deux . Je raconte à la façon des romans autobiograogiques , des récits où il serait difficile de distinguer le vrai du faux si vrai il y a mais aussi si faux il y a. :)





 Réponse N°11 34681

Le papier mystérieux...
  Par   Samira Yassine  (CSle 16-11-14 à 23:08



Il est des événements qui restent gravés dans la mémoire bien qi'ils ne soient pas nôtres. Ce sont des histoires racontées pour les unes puis rapportées par d'autres jusqu'à ce qu'elles atteignent notre oreille puis toute notre âme, qu'elle fasse partie de nous qu'on soit concerné de près de loin ou pas du tout .

Elle s' appelait zoulaykha, un prénom rare mais lui allait bien. Oui, il y a des prénoms qui ont un grand sens et qui sont bien portés par leurs auteurs mais il y a aussi

des prénoms qui nous laissent perplexes vu le contraste entre le prénom et la personne qui le porte.

Zoulaukha fit un scandale en classe pour un papier quo avait disparu de sa trousse. Elle finit par l'y trouver.

Que contenait-il ce papier ?





 Réponse N°12 34683

quoi ?
  Par   Samira Yassine  (CSle 16-11-14 à 23:28



-Tu peux répéter ce que tu viens de dire ?

- C'est bien ce que je vous ai dit, madame. Un test de grossesse.

- Mais qu est ce qu il faisait dans votre trousse ?

- Il est à moi.

-Oui mais ce test de grossesse est à qui ?

-A moi.

- Il est positif.

Son professeur ne savait plus quoi dire ni que faire. Il ne devait pas cacher une telle vérité. Elle ne devait plus étudier dans l'établissement. Elle devait la dénoncer à l'administration.

Allait-elle le faire.





 Réponse N°13 34684

Elle était consciente de sa responsabilité
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-11-14 à 06:03

Oui . La loi lui imposait de déclarer un tel fait. Et si elle ne le faisait pas ? Après tout qui dirait qu'elle était au courant. Elles étaient deux à cacher un tel secret. Non , ils étaient trois. Oui le père.

Zoulaykha l'avait contacté mais, l'ignorant, se dégageant de toute responsabilité , il rejoignit le lieu de son travail laissant la jeune adolescente affronter seule son sort.

Elle avait recours à chaque fois à son professeur. Elle lui rendait visite chez elle pour la tenir au courant du nouveau.
Personnellement , je déconseille ce genre de comportement. La relation élève / professeur ne doit pas dépasser le seuil de l'établissement scolaire, surtout dans de tels cas.

La jeune adolescente essaya de se débarrasser de ce foetus qui vivait et se développait dans ses entrailles ignorant l'enfer où vivait sa jeune mère.

Un après-midi , Zoulaykha arriva chez son professeur pour lui faire part de sa dernière décision: avorter.

La pauvre professeur se rendant compte du grand risque qu'elle courait ne se montra d'aucun secours surtout quand elle lui demanda de passer la nuit chez elle dans une tentative de fuir son foyer familial. Nous avons une réponse qui nous arrange bien nous les marocaines " mon mari me l'interdit"

A suivre...




 Réponse N°14 34685

Une fin pas comme les autres.
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-11-14 à 09:42

Les jours passèrent et la pauvre Zoulaykha se sentait de plus en plus perdue . Que faire ? Son ventre s' arrondissait , son visage se transformait, elle n'était plus la jeune adolescente mince. Tout son corps avait changé. Qui l'avait remarqué ? Les autres.

Les autres!Le pire ennemi dans de telles circonstances. Et la nouvelle se divulga de bouche à oreille dans un premier puis on n'hésitait plus à en parler sans la moindre gène jusqu'à ce que la nouvelle atteignit l'oreille de son père.

Que va-t-elle devenir ?

Devant un tel déshonneur , certains pères infligent à leurs filles le pire des châtiments. Ce n'était pas le cas pour le père de Zoulaykha.

Il affronta sa fille cherchant à connaitre le père du futur bébé et agit en conséquence. Elle avait son numéro de téléphone . Il l'appela'se presenta et le menaça de rentrer résoudre le problème. Sinon il le verrait devant lui au travail.

La fin fut plus qu'inattendue, du moins par son professeur qui s' était éclipsée, une heureuse fin.

Oui . Le père  qui avait renié la paternité de son bébé, se présenta chez  la jeune maman. On organisa une fête de mariage et le bébé fut accueilli dans la grande joie par ses deux parents qui eurent par la suite d'autres enfants et vécurent heureux.




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