Compte-rendu: traité sur la philosophie première (alkindi)

 Par abdelouahed hanae  (?)  [msg envoyés : 2le 21-01-12 à 18:45  Lu :1752 fois
     
  
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Par: Abdelouahed Hanae


Compte- rendu: traité sur la philosophie première

Al Kindi

Dans cet ouvrage «traité de la philosophie première» Al Kindi définit ce qu'est la philosophie et quel est l'objet que doit chercher un philosophe. Le texte est basé sur un méta- discours qui inclut en lui- même une conception philosophique originale.

La démarche philosophique d'Al kindi:

«Le but de la philosophie est en effet, d'atteindre dans sa science le Vrai» p.9. Le Vrai est pris par le philosophe arabe dans son sens aristotélicien: «l'essence des causes» c'est- à dire «la Cause première». Le vrai philosophe est ainsi cet homme qui a l'habileté de cette science, de déblayer le terrain de recherche en suivant le théorème de la logique. Pour cela, Al kindi envisage la première étape dans la relecture des devanciers; un philosophe ne peut l'être sans lire ses prédécesseurs, revisite les vérités avancées au préalable. Il se réclame en fait de Platon, d'Aristote qui selon lui avaient au fond la même doctrine «Nous devons remercier les pères de ceux qui ont apporté une part du Vrai parce qu'ils ont été la cause de leur être, en sus de ce que nous devons à ceux ci en effet ceux- là ont été pour eux la voie et c'est par leur moyen que nous pouvons atteindre le Vrai». p12. Pour l'étude de la philosophie, les gens vont apprendre la connaissance des choses dans la réalité et grâce à cette connaissance de la divinité de Dieu et de son unité, ils apprendront également la vertu humaine d'où l'importance de l'«intellect».


L'objet de recherche

Pour réussir le raisonnement logique il faut aboutir, selon Al Kindi, à une seule vérité «connaissance de la réalité Première, cause de toute réalité» et cela ne peut se réaliser que par l'étude de la philosophie Première «la plus noble et du plus haut rang, je veux dire la science du vrai premier qui est la cause de tout vrai» p.10. Cette connaissance débouche vers la métaphysique qui serait notamment la connaissance des causes, des choses, de la connaissance physique d'abord «toute cause est soit matière, soit forme, soit cause agente, c'est-à- dire, à partir de quoi est le début du mouvement, soit cause finale, en vue de quoi est la chose». p.10. pour accéder à cette connaissance il faut commencer par poser les questions premières: est ce que qui s'interroge sur l'existence, quoi s'attachant au genre, quel sur sa différence allant à son espèce et pourquoi se fie à sa cause finale.

Comme Aristote il distingue deux niveaux de réalités:

  1. la réalité matérielle considérée comme mouvante et instable qui permet l'accès à une connaissance limitée: «C'est la perception au moyen des sens que nous possédons depuis le début de notre croissance […] il est donc pour toujours dans une évanescence continuelle, un changement ininterrompue» p.18. cette perception touche la matière et le corps; elle suit le mouvement de ce qui est senti.

  2. une réalité immatérielle dont la raison devra se tourner vers l'immobile, l'immuable, source de la connaissance la plus pure «la perception de l'âme […] non sensible et nécessaire, qui n'a pas besoin de moyen terme; elle n'est pas représentée» p.20. c'est la perception à travers l'«intellect»

Le point de divergence est atteint sur la question de l'origine du monde. Aristote enseigne l'éternité du monde Al Kindi met de l'avant la création ex nihilo.

Les prémisses de la vision d'Al Kindi

L'origine du monde:

Al Kindi déclare l'unité absolue de Dieu, sa puissance en tant que création. L'eternel (Dieu) n'est pas du à un autre, il n'a pas de cause, et n'a ni genre, ni espèce «l'éternel n'a pas de cause, il n'a donc ni substrat ni accident ni agent ni cause finale […] l'eternel n'a pas de genre» p.27. Il n'y a pas«avant» à l'Eternel (immuable et impérissable) «le sujet premier qui est l'existant, ne change pas» p.27. Le mouvement de l'Eternel pose une problématique majeure celle du temps.


Le temps

Dans la philosophie d'Al Kandi, la matière, le temps et le mouvement sont tous finis avec un début et une cessation à un moment futur. Le temps dès lors est une quantité c'est pour cette raison qu'il est fini «il est impossible qu'existe un temps infini, puisqu'il est impossible qu'existe une quantité ou ce qui a une quantité. Donc tout temps a une limite en acte» p.34

Le temps n'est pas éternel car on ne peut prévoir le futur indéfini, ainsi, le passé est déjà fini, quant au présent, il est en acte. «Car à mesure qu'on ajoute un temps défini au temps défini, le tout a une limite dernière définie, il est donc impossible que le temps à venir soit infini en acte» p.38.


Le souci de ce philosophe arabe était de chercher l'origine de l'existence, sa quête est la recherche de la voie de souveraineté. Ce qui est important pour Al Kindi c'est de chercher les causes et non pas les effets car cette science permet à l'homme de connaître et de se connaître, de s'investir dans une «science humaine» dans laquelle c'est lui qui retrouve la vérité. En aval, la méthode que propose le philosophe est purement logique en suivant le chemin des penseurs grecs toutefois il se démarque par cette tendance vers le pratique pour illustrer le théorique, autrement dit, pour mieux persuader, il faut trouver des arguments d'autorité pour consolider sa thèse.


  



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