Compte- rendu du livre de « la contingence du monde » philopon.

 Par abdelouahed hanae  (?)  [msg envoyés : 2le 23-01-12 à 10:13  Lu :1061 fois
     
  
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Jean Philopon nommé « Yahya al Nahwi » est un médecin- philosophe chrétien a écrit ce livre « sur la contingence du monde » pour réfuter Proclus et Aristote qui ont argumenté au sujet de l’éternité du monde. (Contingence : du latin contingere, arrivé par hasard). Pour ce, il procède par des arguments syllogistiques. En suivant la traduction de Gérard Troupeau, nous essayons de déceler les arguments nouveaux de Philopon.
Pour le philosophe, il est impossible que le monde soit éternel sans commencement et sans fin, son essence est intemporel, il « conserve son essence dans l’éternité ». Ainsi, « le monde est advenu avant qu’il ait été après n’avoir été ». si le monde est éternel, on a un infini dans le passé ; si le passé est infini, on doit traverser un nombre infini de moments pour arriver au moment présent, donc on ne parviendra jamais à. ce moment.
Dans le premier chapitre, il souligne que le paradoxe de ses prédécesseurs est qu’ils ont prétendu que le monde est éternel mais a besoin d’une puissance qui le dépasse. Or, une chose éternelle n’a pas besoin d’une intervention, elle doit être éternelle par essence « le propre de la chose éternelle par nature, est que la puissance qui conserve son essence soit une puissance qui lui appartienne par nature et qu’elle ne se procure pas d’une autre chose ».
En outre, toute création est soumise à la loi du changement et à la corruption, donc elle est engendrée, en puissance à un certain moment et puis elle disparaît.
Dans le deuxième chapitre il analyse la conception du temps : le temps passé a une fin « parce qu’il est composé du temps de chacune des choses existantes et corruptibles qui ont passé ». Le monde est en acte en tant qu’il est. Il est aussi que le ciel engendré  « si le temps a un commencement avant lequel il n’était pas existant, le ciel a donc un commencement avant lequel il n’était pas existant ».
Dans le troisième chapitre, il explique que cette intemporalité du temps se trouve juste dans la pensée humaine car il y a toujours une fin à un nombre « il est impossible qu’un nombre en acte soit sans fin ». Les nombres (corps) sont mobiles
engendrés par des immobiles, c’est pour cela, s’il n’y avait pas un homme avant Socrate, celui- ci ne pourrait jamais exister.
Le monde est en acte car il ne cesse d’être engendré, il est en puissance dans un temps fini. Sa contingence réside dans ce passage de la puissance à l’acte.
Il réfute la thèse aristotélicienne et néoplatonicienne, la plus répandue, de l’éternité de la matière. Cette thèse dit que la matière est éternelle, elle s’est organisée ensuite. Il démontre cette non éternité de la mati.re avec des arguments purement philosophiques et pas du tout théologiques. La matière a été crée de rien. Jean Philopon est partisan de la sphéricité du monde. De là il mêle science à théologie, philosophie à religion.

  



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