Compte rendu de lecture.

 Par Elmzouri mostafa  (Autre)  [msg envoyés : 145le 27-12-12 à 15:48  Lu :3424 fois
     
  
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A Mme S.Yassine ,A Mme N.Mimouni, pour l'amour sororal qui les unit.
La femme dans l’œuvre de Mohammed Khair-Eddine « IL ÉTAIT UNE FOIS UN VIEUX COUPLE HEUREUX »
A l’instar des thèmes récurrents dans l’œuvre de Khair-Eddine « IL ÉTAIT UNE FOIS UN VIEUX COUPLE HEUREUX », comme les injustices commises par le colonisateur, la vie en harmonie avec la nature, traditions et modernité, la corruption des nouveaux riches, misère et sous développement...le thème de la femme occupe une place on peut plus prépondérante. De la femme maltraitée, à la femme aimée, en passant par la femme sibylline ; tel est le thème de condition féminine dans ce récit.
1- La femme maltraitée
2- La femme sibylline
3- La femme aimée
1-La femme maltraitée
La condition féminine s'ouvre par la souffrance: «il faut penser à cette femme de temps en temps ; recommanda le Vieux». La douleur, que ce soit physique ou morale est due au rang inférieur qu’occupe la femme dans la société :
la maltraitance physique est due au travail à la maison comme servante, aux champs comme ouvrière ; elle n'a pas le droit de discuter, elle obéit.
La maltraitance morale est due au mariage forcé, aux grossesses répétées et à la prostitution; ces éléments qui laissent une plaie psychique dans l’esprit de la femme.
La situation subalterne des femmes dans la société marocaine est due à l'exploitation de l'homme dans cette société. En effet, la maltraitance des femmes dans le foyer, dans les champs et dans les manufactures trahit une infériorité de l'homme face à la misère. C’est Bouchaib qui affirmera: « quand il bat sa femme, il croit qu’il bat la misère »
2-La femme sibylline
Il n’y a pas de description réaliste de la femme de Bouchaib, ni d’autres femme, ce qui traduit une énigme : ni son nom, ni son origine, ni son portrait n’est accessibles au lecteur, rien qu’un adjectif devenu un nom qui la caractérise : la vieille.
Talouqit est une femme qui souffre de dénigrements, « Talouqit est une sainte femme, dit le Vieux ». Le narrateur multiplie les commentaires à propos de ces femmes énigmatiques: des peuples anciens jusqu'aux Touareq, c'est le même discours qui se répète : c’est des femmes illuminées, mais incompréhensibles .Bouchaib ne dit-il pas à propos des Touareg que ce sont des femmes lettrées : « leurs femmes seules sont lettrées »
3- La femme aimée :
Femme traditionnelle, analphabète, venant de campagnes voisines : voilà tout ce qu’on apprend sur la vieille « De la femme, on savait peu de choses.. ». Cependant, elle est perspicace, lucide et philanthrope ; il aime l’art et la poésie du vieux Bouchaib. « ..avec les seuls êtres qu’il aimât : sa femme, son âne et son chat.. » Dans ce roman, on assiste fréquemment à une méditation autour d’une théière de thé qui associe Bouchaib à son épouse. Elle est respectée dans ses opinions et ses démarches.
Elle est aimée par ce dernier qui n’hésite pas à réclamer son bonheur malgré l’absence de la progéniture :
« - On est heureux ensemble, n'est-ce pas?
- Oui, mais sans enfants...
- Bah! C'est mieux ainsi. Dieu l'a voulu, la lignée est finie. »
L'amour de la vieille est symbolique en ce sens que l'affection pour cette femme englobe l'amour de l'épouse, de la mère, de la sœur; c'est pourquoi la vieille n'a pas de portrait réaliste.
On aura vu que la femme maltraitée, la femme énigmatique et la femme aimée sont le soubassement du thème de la femme dans l'œuvre de Khair-Eddine "il était une fois un couple heureux». Signalons qu’à aucun moment il ne s'est agit d'un aspect négatif de la femme .
Ce roman ne saurait pas un hymne à la femme?

  




 Réponse N°1 29066

Quel honneur !
  Par   Samira Yassine  (CSle 27-12-12 à 15:54



Quel honneur vous nous faites à toutes deux, cher frère, M Elmzouri!

Je suis ravie de connaitre une personne si gentille, si modeste, de si grand coeur.

Que Dieu vous garde pour nous tous, cher M Elmzouri.

Infiniment merci.





 Réponse N°2 29074

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 27-12-12 à 20:43



Merci M. Elmzouri pour ce travail sur la femme dans l'oeuvre de Mohammed Khair-Eddine et dédié à deux gracieuses femmes.

Le roman est un hymne à la femme rurale.





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