Comprendre au second degré

 Par OMARI Abdellatif  (Prof)  [msg envoyés : 176le 09-06-12 à 13:26  Lu :968 fois
     
  
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Par mon message « Femme épouse, femme bien aimée », j’ai posé une interrogation en filigrane : « Est-ce que la poésie cesse sur la femme épouse, sachant qu’elle est source qui ne tarit jamais sur la femme amante? ». Par mon message « Monologue (2) », je voulais montrer, non seulement qu’effectivement la poésie cesse sur la femme épouse, mais aussi combien la condition de celle-ci est déplorable dans l’esprit et le cœur des hommes. Mais il semble que dans la vie, certaines personnes n’assimilent pas la portée philosophique, voire métaphysique de certaines idées ou de certaines propositions. Elles préfèrent la pluie et le beau temps et deviser sur ce qui est superficiel, et quand il s’agit de mettre en exergue le tréfonds pourri de notre intérieur, alors elles font l’autruche, soit par ignorance, soit par refus d’une vérité que l’on sait amère. Nos chers amis Samira Yassine et Loumatine Abderrahim qui, eux, ne font pas l’autruche, ont parlé de routine dont sont victimes les hommes et condamnent les femmes qui se négligent et ne séduisent plus. Est-ce cela le vrai problème ? Si il en est ainsi, pourquoi , chers amis, la femme amante parait plus séduisante et plus attirante même dans des habits déchirés, des cheveux raides, une peau terne, des yeux fanés …, et tout cela n’est à nos yeux que beauté, simplicité, naturel ? Le problème chez l’homme est un problème qui, par la force des choses, devient métaphysique et philosophique et que seule la sagesse (par la religion, par la morale ou par une profonde connaissance de nous-mêmes) est capable de résoudre. De même, notre chère amie et collègue Madame (ou Mademoiselle) Sarah Abdellaoui a vu dans les strophes du poème, objet du message « Femme épouse, femme bien aimée », un hymne à la gloire de la femme amante et un autre à la gloire de la femme épouse. Notre ami Loumatine, lui qui connait le texte et son auteur, a précisé que tout le poème est un chant lyrique à la gloire de la femme épouse et non à celle de la femme amante, et si c’est vrai, nous serons devant un paradoxe où l’épouse n’a pas cessé de rester amante, et c’est une leçon pour nos petits hommes.
En effet, comment se fait-il qu’après vingt quatre ans de liaison avec Elsa triolet, son épouse, Louis Aragon compose un recueil intitulé "Les Yeux d’Elsa" dont le poème liminaire, aussi intitulé « Les Yeux d’Elsa », est le plus profond par rapport à ceux que quand l’épouse était encore amante ? (Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire / J’ai vu tous les soleils y venir se mirer…). Le malheur, c’est que nos épouses, qu’elles soient séduisantes ou non, qu’elles soient même chefs-d’œuvre, elles demeurent victimes de cette seconde nature chez les hommes et qui a fait d’eux des cupides de la chair. Ils sont avec leurs femmes et ils regardent toutes les femmes : « baissez les yeux, leur disent leurs femmes ».
Notre cher et grand ami Monsieur Idoubia Rachid s’occupe actuellement du côté pédagogique et didactique, nous, occupons-nous pour un petit moment de notre intérieur. Mes hommages à notre chère aimable et perspicace Aziz Hayat.
N.B :
Bizarrement, j’ai toujours adoré le nom de Sarah, je ne l’avais jamais entendu que dans une chanson que j’adore aussi et que je ne cesse d’écouter depuis de longues années, et intitulée Sarah. La chanson commence par un prélude de Charles Baudelaire mais dont les paroles et la musique sont de George Moustaki. Elle est chantée par le grand chanteur poète Serge Reggiani. Avec tous mes respects, j’aimerais dédier ses paroles à notre nouveauté Sarah Abdellaoui :
PRÉLUDE:
Si vous la rencontrez bizarrement parée
Traînant dans le ruisseau un talon déchaussé
Et la tête et l'œil bas comme un pigeon blessé
Monsieur, ne crachez pas de juron ni d'ordure
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse famine a par un soir d'hiver
Contraint à relever ses jupons en plein air
Cette bohème-là, c'est mon bien, ma richesse
Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse...
(Charles Baudelaire)
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Les yeux cernés
Par les années
Par les amours
Au jour le jour
La bouche usée
Par les baisers
Trop souvent, mais...
Trop mal donnés
Le teint blafard
Malgré le fard
Plus pâle qu'une
Tâche de lune.
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Les seins si lourds
De trop d'amour
Ne portent pas
Le nom d'appâts
Le corps lassé
Trop caressé
Trop souvent, mais...
Trop mal aimé
Le dos voûté
Semble porter
Des souvenirs
Qu'elle a dû fuir.
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Ne riez pas
N'y touchez pas
Gardez vos larmes
Et vos sarcasmes
Lorsque la nuit
Nous réunit
Son corps, ses mains
S'offrent aux miens
Et c'est son cœur
Couvert de pleurs
Et de blessures...
Qui me rassure!

  



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  Bac - examen régional de français-2012 -grand casablanca
  Tous les messages de OMARI Abdellatif


 Réponse N°1 23382

Le tailleur d'arbres!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 09-06-12 à 19:02



Quand on est amoureux des arbres, on les admire, sous toutes les latitudes, et on ressent un profond respect devant leur majesté. On aimerait bien les avoir cher soi, encore faut-il avoir l'espace, le sol adéquat, le climat...

Recourir aux arbres des pépinières est une solution: ils sont mieux adaptés aux espaces des cités. Bien sûr, rien ne remplacerait la beauté sauvage d'un arbre, mais parfois, on est obligés de procéder à une opération de taille( et de taille) , pour débarrasser l'arbre géant des ramifications, qui occultent le soleil, ou des branches qui dépassent et qui gênent ou risque de blesser, parfois aussi, il y a des branches mortes qui n'ont pas été élaguées à la bonne saison. parfois aussi, juste une lubie nous prend de détester une branche, comme ça, parce qu'elle nous est parue à un moment incongrue, et nuit à l'harmonie de l'arbre telle qu'on la conçoit, suivant un caprice instantané, et qu'on peut regretter par la suite.Qui de nous n'a pas rêvé de "Edouard aux mains d'argent" qui sculpte les arbres selon sa fantaisie, les rendant des chefs d'oeuvre d'art, même si en réalité, il ne fait que les déformer, et les dénaturer?. Mais c'est comme ça, un grand arbre, peut tout à fait se retrouver pseudo-bonsaï par les caprices d'une autruche qui s'est reconvertie au végétarisme inconditionnel!

Par mon message « Femme épouse, femme bien aimée, je me demandais si la poésie cesse sur la femme épouse, sachant qu’elle est source qui ne tarit jamais sur la femme amante? Par mon message « Monologue (2) », je me demandais, non seulement si la poésie cesse sur la femme épouse, mais aussi si la condition de celle-ci est déplorable dans l’esprit et le cœur des hommes.

Quand on parle de routine dont sont victimes les hommes, mais aussi des femmes qui se négligent et ne séduisent plus, est-ce cela le vrai problème ? S’il en est ainsi, pourquoi la femme amante parait plus séduisante et plus attirante même dans des habits déchirés, des cheveux raides, une peau terne, des yeux fanés …, et tout cela n’est que beauté, simplicité, naturel ?

Que l’on considère que dans le poème d’Aragon, il y a un hymne à la gloire de la femme amante et un autre à la gloire de la femme épouse ou que tout le poème soit un chant lyrique à la gloire de la femme épouse et non à celle de la femme amante, nous serons dans les deux cas devant un paradoxe où l’épouse n’a pas cessé de rester amante.

En effet, comment se fait-il qu’après vingt quatre ans de liaison avec Elsa triolet, son épouse, Louis Aragon compose un recueil intitulé "Les Yeux d’Elsa" dont le poème liminaire, aussi intitulé « Les Yeux d’Elsa », est le plus profond par rapport à ceux sur l’épouse quand elle était encore amante ? (Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire / J’ai vu tous les soleils y venir se mirer…).

Le malheur, c’est que les épouses dans notre société, qu’elles soient séduisantes ou non, qu’elles soient même chefs-d’œuvre, elles demeurent victimes de cette seconde nature chez les hommes qui sont avec leurs femmes et regardent toutes les femmes : « baissez les yeux, leur disent leurs femmes ».

à Mon très cher ami, Si Abdellatif, le planteur de forêts, avec mes sincères compliments!





 Réponse N°2 23383

sublime !
  Par   Samira Yassine  (CSle 09-06-12 à 19:11



Même si vous ne paraissez pas d'accord avec moi dans ce que j'ai écrit, j'ai adoré votre texte.

Vous respectez la femme plus que moi qui suis une femme. Certes vous avez raison mais je n'ai pas tort :-)

Mes respects M Jaafari.





 Réponse N°3 23384

Mes chers Boutures!mes amis!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 09-06-12 à 19:41

Mes chères boutures ( masculins / féminins)

Je vous promets de replanter les boutures dans mon jardin secret!





 Réponse N°4 23387

Sur la chanson
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 09-06-12 à 21:38



Elle est magnifique interprétée par Reggiani.

Même si elle est dédicacée à notre amie Sarah, je vous dis merci.





 Réponse N°5 23390

Joliment mené!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 09-06-12 à 23:04



Madame Sarah!

cela démontre une maturité dont sont d'ailleurs capables toutes les femmes, sauf, qu'il faut qu'elles en soient conscientes, qu'elles se prennent en charge, et qu'elles entament le travail de longue haleine, celui de rééduquer leurs maris.

C'est à elles de les psychanaliser de leur faire accepter cette image maternelle ( toute femme incarne la maman ) provocatrice de désir , non pas incestueux, mais licitement .

Le désir de la femme est empreint de cette affection alos que l'homme le transgresse par sa virilité, brutale qui n'est en réalité qu'un mécanisme d'autodéfence maladroite!

Les hommes qui ont découvert et réussi une relation conjugale, c'est forcément grâce à la perspicacité de leurs femmes!

J'en témoigne à titre personnel!





 Réponse N°6 23394

Ne vous en faites pas!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 09-06-12 à 23:18



Ils sont tapis dans l'ombre, et ils se demandent par où, ils doivent commencer la dégustation!

Ce qui manque c'est la vivacité de M. Dkhissi, et M. Fatih .

Mais peut-être qu'en parlant de Mdamma, Madame Aziz, était invitée aà un mariage! c'est la saison des amantes qui vont se transformer en épouses!





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