Composition normalisée 2ac du privé

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 19-06-13 à 15:28  Lu :2199 fois
     
  
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Composition normalisée du deuxième semestre 2012/2013 Durée : 2heures
Texte
: Robinson n’avait jamais été coquet et il n’aimait pas particulièrement se regarder dans les glaces. Pourtant cela ne lui était pas arrivé depuis si longtemps qu’il fut tout surpris, un jour, en sortant un miroir d’un des coffres de la « Virginie », de revoir son propre visage. En somme il n’avait pas tellement changé, si ce n’est peut-être que sa barbe avait allongé et que de nombreuses rides nouvelles sillonnaient son visage. Ce qui l’inquiétait tout de même ; c’était l’air sérieux qu’il avait, une sorte de tristesse qui ne le quittait jamais.
Il essaya de sourire. Là, il éprouva comme un choc en s’apercevant qu’il n’y arrivait pas. Il avait beau se forcer, essayer à tout prix de plisser ses yeux et de relever les bords de sa bouche, impossible, il ne savait plus sourire. Il avait l’impression maintenant d’avoir une figure de bois, un masque immobile, figé dans une expression maussade. À force de réfléchir, il finit par comprendre ce qui lui arrivait. C’était parce qu’il était seul. Depuis trop longtemps il n’avait personne à qui sourire, et il ne savait plus ; quand il voulait sourire, ses muscles ne lui obéissaient pas. Et il continuait à se regarder d’un air dur et sévère dans la glace, et son cœur se serrait de tristesse. Ainsi il avait tout ce qu’il lui fallait sur cette île, de quoi boire et manger, une maison, un lit pour dormir, mais personne pour sourire, personne, et son visage en était comme glacé.
C’est alors que ses yeux s’abaissaient vers Tenn. Robinson rêvait-il ? Le chien était en train de lui sourire ! D’un seul côté de sa gueule, sa lèvre noire se soulevait et découvrait une double rangée de crocs. En même temps, il inclinait drôlement la tête sur le côté, et ses yeux couleur de noisette se plissaient d’ironie.
Robinson saisissait à deux mains la grosse tête velue, et ses paupières se mouillèrent d’émotion, cependant qu’un tremblement imperceptible faisait bouger les commissures de ses lèvres. Tenn faisait toujours sa grimace, et Robinson le regardait passionnément pour réapprendre à sourire.
Désormais, ce fut comme un jeu entre eux. Tout à coup, Robinson interrompait son travail, ou sa chasse, ou sa promenade sur la grève, et il fixait Tenn d’une certaine façon. Et le chien lui souriait à sa manière, cependant que le visage de Robinson redevenait souple, humain et souriait peu à peu à son tour.
Michel TOURNIER
, Vendredi ou les limbes du Pacifique, © Flammarion, 1971
I- COMPRÉHENSION
: (8 pts)
1- Où se passe l’histoire ? nomme les personnages ! (2pts)
2- Quelle découverte inquiétante Robinson fit-il ?et quelle en était la cause ? (2 pts)
3- Quel sentiment ressent-il alors ? justifie ta réponse à partir d’éléments du texte!(2 pts)
4- Penses-tu que le chien puisse vraiment sourire ? Comment expliques-tu cela ? (2pts)
II- Langue : (12 pts)
1- Décompose le mot « Imperceptible » et nomme ses différents constituants : (2 pts)
2- Refais la phrase « C’était parce qu’il était seul », en utilisant « à cause de » N (1pt)
3- a- Relie par des flèches : (2pts)
- Pourtant cela ne lui était jamais arrivé. - La cause.
- Il éprouve comme un choc. - Le but.
- À force de réfléchir, il comprit. -L’opposition
- Pour réapprendre à sourire, il s’adressa à Tenn. - La comparaison.
b-Relie les deux propositions au moyen de ce qui est entre parenthèse : (2pts)
- Il avait vécu longtemps seul, il avait perdu l’habitude de sourire (Comme)

- Il a tout ce qu’il faut pour vivre heureux, il ne l’était pas. (bien que)
- 2- Conjugue aux temps et modes qui conviennent : (3pts)
- « Je (vouloir)…………………………que tu m’aides » demande-t-il poliment.
- Il faut que tu (partir)……………………………maintenant.
- (Passer)…………………… -moi un coup de fil, si tu veux qu’on se voit.
- Chaque fois que Tenn souriait, Robinson, le (remerciait)……………………….d’une caresse.
- Il se baladait sur l’île quand soudain, il (apercevoir)……………………la trace d’un pied.
- Si Tenn pouvait parler, Robinson, (être)……………………….comblé.
3- Refais la phrase soulignée dans le texte, en faisant parler Robinson (2pts)
-III- Expression écrite : (20 pts)
1- Remets en ordre le texte suivant, en te servant des compléments de temps. (5pts)
a- Ensuite, à la nuit noire, il revenait vers sa cabane ; et bien souvent il avait rencontré dans les entiers étroits quelque troupeau de loups.
b- Pendant la journée, alors que les fourneaux à charbon fumaient, sa hache s’entendait à travers la sapinière.
c- En leur parlant et en leur donnant quelque chose pour les approvisionner, il était devenu l’ami des loups.
d- Et le soir, avant de rentrer pour dormir, il s’en allait placer des collets pour attraper un peu de gibier : lèvres, lapins, grives, coqs de bruyère…
e- Il y a peut-être quatre ou cinq cents ans, il y avait à Lalibert un charbonnier qui s’était construit une cabane dans la forêt et il y vivait tout le long de l’année.
- …………..→……………..→………………..→…………..→………………
2- As-tu un animal de compagnie ? lequel ? présente-le en le décrivant ! que t’apporte sa compagnie ? et si par contre tu n’en as pas, quel animal aimerais-tu avoir pour compagnon ? justifie ton choix ! (10 pts)


  



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