Comparaisons entre les deux codes: de la famille et du statut personnel...

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1354le 20-07-10 à 00:09  Lu :1986 fois
     
  
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Du mariage.
Chapitre Premier
1- code du statut personne.
Article premier. Le mariage est un contrat légal par lequel un homme et une femme s’unissent en vue d’une vie conjugale commune et durable.
Il a pour but la vie dans la fidélité, la pureté et le désir de procréation par la fondation, sur des bases stables et sous la direction du mari, d’un foyer permettant aux époux de faire face à leurs obligations réciproques dans la sécurité, la paix, l’affection et le respect mutuel.
1- code de la famille.
Le mariage est un pacte fondé sur le consentement mutuel en vue d'établir une union légale et durable entre, un homme et une femme. Il a pour but la vie dans la fidélité réciproque, la pureté et la fondation d'une famille stable sous la direction des deux époux, conformément aux disposition du présent code.
2- code du statut personne.
Article 30. ( Modifié et complété par le dahir portant loi n°1-93-347 du 22 rebia I1414 (10 septembre 1993, paru au Bulletin officiel le 1er décembre 1993).
La première épouse doit être avisée de l’intention de son époux de lui joindre une autre épouse. De même, cette dernière doit être avisée que son futur époux est déjà marié.
La femme a le droit de demander à son futur mari de s’engager à ne pas lui joindre une coépouse et à lui reconnaître le droit de dissolution du mariage au cas où cet engagement serait violé.
Si la femme ne s’est pas réservé le droit d’option et que son mari contracte un nouveau mariage, elle peut saisir le juge pour apprécier le préjudice qui lui est causé par la nouvelle union.
Dans tous les cas, si une injustice est à craindre envers les épouses, le juge refusera l’autorisation de polygamie.
Article 31. La femme a le droit de demander que son mari s’engage, dans l’acte de mariage, à ne pas lui adjoindre une coépouse et à lui reconnaître le droit de demander la dissolution du mariage au cas où cet engagement serait violé.
2- code de la famille.
Article 40: La polygamie est interdite lorsqu'une injustice est crainte envers les épouses. Il est également interdite lorsqu'il existe une condition de l'épouse en vertu de laquelle l'époux s'engage à ne pas lui adjoindre une autre épouse.
Article 41: Le tribunal n'autorise pas la polygamie dans les cas suivants:
- Lorsque sa justification objective et son caractère exceptionnel n'ont pas été établis.
- Lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour pourvoir aux besoins des deux foyers et leur assurer équitablement, l'entretien, le logement et les autres exigences de la vie.
Article 44.
Les débats se déroulent en chambre du conseil en présence des deux parties. Celles-ci sont entendues afin de tenter de trouver un arrangement, après investigation des faits et présentations des renseignements requis.
Le tribunal peut par décision motivée non susceptible de recours, autoriser la polygamie s'il est établi que les motifs invoqués revêtent effectivement un caractère objectif et exceptionnel et que toutes les conditions légales attachées à la demande sont remplies. La décision rendue doit, en outre faire état des mesures à prendre en faveur de la première épouse et des enfants issus de son mariage avec le mari en question.
Voilà les deux définitions du mariage dans les deux codes, ainsi que le traitement de la polygamie...
NB- Je tenterai une petite comparaisons entre les deux textes demain.
INCHAA ALLAH...
* Question pour la recherche: est-ce que la femme doit obéissance à son mari dans le nouveau code: le code de la famille?
Qu'est-ce que cela veut dire et quel est son impact sur les relations: époux/épouse...?

  




 Réponse N°1 5657

L'article 1
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 21-07-10 à 00:32



Étude comparative de l'article 1 au niveaux de l'ancien et du nouveau code de la famille.

Du mariage.

Chapitre Premier

1- code du statut personne.

Article premier. Le mariage est un contrat légal par lequel un homme et une femme s’unissent en vue d’une vie conjugale commune et durable.

Il a pour but la vie dans la fidélité, la pureté et le désir de procréation par la fondation, sur des bases stables et sous la direction du mari, d’un foyer permettant aux époux de faire face à leurs obligations réciproques dans la sécurité, la paix, l’affection et le respect mutuel.

1- code de la famille.

Le mariage est un pacte fondé sur le consentement mutuel en vue d'établir une union légale et durable entre, un homme et une femme. Il a pour but la vie dans la fidélité réciproque, la pureté et la fondation d'une famille stable sous la direction des deux époux, conformément aux disposition du présent code.

1- Le mariage est un contrat légal

1- Le mariage est un pacte fondé sur le consentement mutuel

Commentaire 1

Passant d'un contrat légal, le mariage devient plus. Un pacte: l'union devient plus forte: le pacte sous entend la fidélité, la confiance et le dévouement totale...

2- un homme et une femme s’unissent en vue d’une vie conjugale commune et durable.

2- le consentement mutuel en vue d'établir une union légale et durable entre, un homme et une femme.

Commentaire 2

L'ajout du "consentement" = "koboul" est important, dans la mesure qu'il ne doit pas y avoir de contrainte dans le mariage...Le mariage est permanent: "commune et durable"/ "légale et durable" dans les deux codes..."

3- Il a pour but la vie dans la fidélité, la pureté et le désir de procréation, sur des bases stables et sous la direction du mari,...

3- Il a pour but la vie dans la fidélité réciproque, la pureté et la fondation d'une famille stable sous la direction des deux époux,

Commentaire 3

Il y' a l'idée de la réciprocité au niveau de la fidélité...L'épouse comme l'époux : ils doivent tous les deux rester fidèle...

Il y' a l'idée de la direction de la famille, non seulement par le mari, mais aussi par l'épouse.

4- leurs obligations réciproques dans la sécurité, la paix, l’affection et le respect mutuel.

Commentaire 4

Le nouveau code ne fait pas référence à ces obligations....

Cordialement.





 Réponse N°2 5660

De la polygamie...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 21-07-10 à 15:17

2- code du statut personne.

Article 30. ( Modifié et complété par le dahir portant loi n°1-93-347 du 22 rebia I1414 (10 septembre 1993, paru au Bulletin officiel le 1er décembre 1993).

La première épouse doit être avisée de l’intention de son époux de lui joindre une autre épouse. De même, cette dernière doit être avisée que son futur époux est déjà marié.

La femme a le droit de demander à son futur mari de s’engager à ne pas lui joindre une coépouse et à lui reconnaître le droit de dissolution du mariage au cas où cet engagement serait violé.

Si la femme ne s’est pas réservé le droit d’option et que son mari contracte un nouveau mariage, elle peut saisir le juge pour apprécier le préjudice qui lui est causé par la nouvelle union.

Dans tous les cas, si une injustice est à craindre envers les épouses, le juge refusera l’autorisation de polygamie.

Article 31. La femme a le droit de demander que son mari s’engage, dans l’acte de mariage, à ne pas lui adjoindre une coépouse et à lui reconnaître le droit de demander la dissolution du mariage au cas où cet engagement serait violé.

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2- code de la famille.

Article 40: La polygamie est interdite lorsqu'une injustice est crainte envers les épouses. Il est également interdite lorsqu'il existe une condition de l'épouse en vertu de laquelle l'époux s'engage à ne pas lui adjoindre une autre épouse.

Article 41: Le tribunal n'autorise pas la polygamie dans les cas suivants:

- Lorsque sa justification objective et son caractère exceptionnel n'ont pas été établis.

- Lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour pourvoir aux besoins des deux foyers et leur assurer équitablement, l'entretien, le logement et les autres exigences de la vie.

Article 44.

Les débats se déroulent en chambre du conseil en présence des deux parties. Celles-ci sont entendues afin de tenter de trouver un arrangement, après investigation des faits et présentations des renseignements requis.

Le tribunal peut par décision motivée non susceptible de recours, autoriser la polygamie s'il est établi que les motifs invoqués revêtent effectivement un caractère objectif et exceptionnel et que toutes les conditions légales attachées à la demande sont remplies. La décision rendue doit, en outre faire état des mesures à prendre en faveur de la première épouse et des enfants issus de son mariage avec le mari en question.

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A quelques rectifications près, le nouveau code de la famille n'a rien à envier à l'ancien! Les deux optent pour la limitation de la polygamie tout en l'encadrant par des conditions -

1- Lorsque sa justification objective et son caractère exceptionnel n'ont pas été établis.

2- Lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour pourvoir aux besoins des deux foyers et leur assurer équitablement, l'entretien, le logement et les autres exigences de la vie.-

Mais à part ces deux conditions, les époux sont à même de donner des preuves FALLACIEUSES pour contrer la loi. Cela avec la complicité de leurs futures ÉPOUSES et leur FAMILLES!!!

* Chaque polygamie, ça sens la traîtrise de l'homme, mais aussi de la femme qui choisit de vivre avec un homme déjà marié!

Voici un article qui dit tant sur le phénomène:

Les polygames ne renoncent pas malgré la réforme de la Moudawana

Date 26/9/2006 13:50:12 | Sujet : Femmes

Si son entrée en vigueur a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme, la version reliftée de la Moudawana n'est pas pour autant le rideau de fer tant attendu pour mettre définitivement la polygamie en quarantaine. On dira plutôt qu'elle s'assimile bien à un filet, ayant des mailles qui peuvent laisser passer tout ce qui est en deçà de leur diamètre. En effet, ruses, magouilles et autres stratagèmes frauduleux, usités par de petits malins à l'imagination débordante, sont à même de contourner la loi.

L'objectif étant de prendre une seconde épouse, à l'insu de la première, contrairement à ce que stipule le Code de la famille.

Certes, pour compléter son dossier de demande d'autorisation de mariage, qui doit être déposé au près du tribunal de la famille et validé par le juge, il faut obligatoirement qu'une copie intégrale de l'acte de naissance figure dans la petite chemise. Cela constitue l'une des mesures dont l'objectif est, justement, d'éviter qu'un homme déjà marié ne convole en «justes» noces une seconde fois, sans le consentement de sa femme.

Car, ce document ne peut être délivré une deuxième fois, sous réserve d'une prononciation de divorce ou de l'aval, par écrit, de l'épouse. Cette copie intégrale représente, en fait, le sésame de toute autorisation de mariage, sans lequel aucun juge ne pourra délivrer ladite autorisation. Cependant, des maris «pas trop clairs» ont bel et bien réussi à enjamber cet obstacle, soit en falsifiant des documents, soit en les établissant avec la complicité de fonctionnaires rompus à cet exercice. L'histoire d'un couple sexagénaire est édifiante à ce propos.

Cet après-midi bien ensoleillé du printemps restera à jamais gravé dans la mémoire de Hajja Zhor. Faisant le grand déballage domestique, Amina, sa jeune femme de ménage, fit tomber un vase en porcelaine d'une importante valeur. Celui-ci éclata en mille morceaux. L'Hajja, hors de ses gonds, s'est mise à rouspéter âprement, sermonnant longuement la jeune fille. Cette dernière était déjà retournée à ses tâches.

A un certain moment, Amina eut sa dose de récriminations, c'en était trop. Elle se retourna vers la maîtresse des lieux et lui lança : «L'Hajja, tu dois savoir que nous avons les mêmes droits, toi et moi, sous ce toit…». Le genre d'apostrophe qui ne demande pas une longue méditation pour en assimiler le sens. Une véritable claque à vous bousculer un pachyderme. La vieille dame en prit sérieusement pour son grade. Une discussion est aussitôt entamée et la jeune femme, qui a perdu son statut de demoiselle des mois de cela, donna plus de précisions. Entre autres que l'Haj Thami l'a épousée selon les préceptes de l'Islam.

Des mois auparavant, alors que le Code de la famille était déjà entré en vigueur, il avait entamé sa démarche de mariage et rien n'allait entraver celle-ci.

L'épouse «déchue», aidée en cela par ses enfants, se lança dans une série d'investigations pour connaître le pourquoi du comment.

Dans leur quête de vérité, on les informera que l'Haj, réputé pour être un père de famille exemplaire, ce qui est le cas, avait entrepris toutes les démarches, conformément à la tradition, avant, pendant et après son mariage avec Amina.

Il est ainsi allé demander la main de sa future épouse, dont les parents vivaient dans une autre ville. Une fois sa doléance bénie par la famille de la jeune fille, il convolera en justes noces dans les règles de l'art, au cours d'une cérémonie grandiose au village de la mariée, organisée en cette heureuse occasion. «Il a même effectué le fameux rituel d'Al-mmaria…», leur dira-t-on !

Un bras de fer fut alors engagé entre l'Hajja et ses enfants d'une part, et l'Haj et sa jeune épouse de l'autre. Le maître de la maison ne pouvait tout de même pas être vaincu.

Il décida, du jour au lendemain, de procéder à une liquidation de tous ses biens, jusqu'à ne garder que la demeure où vit sa première femme. Pour la seconde, il achètera une autre maison dans la région d'où elle est originaire, loin de la ville Casablanca, afin qu'ils vivent, tous deux, à l'écart de tout ce qui pourrait interrompre leur quiétude.

Cependant, le pourquoi du comment n'a toujours pas été élucidé. Jusqu'au jour où l'Haj se confiera à un proche lui ayant rendu visite, dans le but de le réconcilier avec sa première femme : «Ecoute mon ami, lui dira-t-il, cette donzelle a ressuscité mon âme morte… j'ai retrouvé la pêche de mes vingt ans…» No comment, alors.

Ceci dit, pour en arriver là, il lui a bien fallu se procurer une pièce administrative l'autorisant à se marier une seconde fois. C'était bien le cas. Il disposait, en effet, d'un document attestant de l'invalidité physique de sa femme et d'un autre, dûment signé - et légalisé - par cette dernière, à travers lequel elle l'autorisait à se remarier. Comment a-t-il procédé ? Il faudra lui demander pour le savoir. Cela ne semble, toutefois, pas trop compliqué.

Certes, l'histoire de l'Haj, l'Hajja et Amina ne représente qu'un cas parmi d'autres, isolés, n'empêche que c'est une réalité dont il faut tenir compte. Pourtant, l'article 43 du Code de la famille (voir encadré) stipule clairement que l'épouse - dont le mari a décidé de prendre une seconde femme - doit obligatoirement comparaître devant le tribunal avant que le juge ne statue sur la demande de l'époux. Si elle ne donne pas suite aux deux premières convocations du tribunal, convocations pour lesquelles elle aura obligatoirement accusé réception, une mise en demeure lui sera adressée. Au cas où elle ne donne pas suite à celle-ci, l'époux obtient de facto gain de cause.

Justement, sur ce registre, on sait parfaitement bien que le préposé qui vient remettre une quelconque convocation tournera systématiquement des talons, une fois accusé réception de sa livraison par quiconque l'ayant accueilli sur le pas de porte. C'est chose courante chez nous. Et c'est certainement le modus operandi dont a usé notre ami l'Haj Thami, afin d'arriver à ses fins.

Les polygames de tout poil doivent bien avoir d'autres procédés en tête pour contourner la loi. Et il est clair qu'il faut du temps, des cas d'école et plusieurs duperies afin de cerner certains détails du Code de la famille et, éventuellement, procéder à un lifting en profondeur de tout ce qui pourrait s'apparenter à une faille.

Annexe:

Code de la famille

Article 40

La polygamie est interdite lorsqu'une injustice est à craindre envers les épouses. Elle est également interdite lorsqu'il existe une condition de l'épouse en vertu de laquelle l'époux s'engage à ne pas lui adjoindre une autre épouse.

Article 41

Le tribunal n'autorise pas la polygamie dans les cas suivants :

- lorsque sa justification objective et son caractère exceptionnel n'ont pas été établis ;

- lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour pourvoir aux besoins des deux foyers et leur assurer équitablement l'entretien, le logement et les autres exigences de la vie.

Article 42

En l'absence de condition par laquelle l'époux s'engage à renoncer à la polygamie, celui-ci doit, s'il envisage de prendre une autre épouse, présenter au tribunal une demande d'autorisation à cet effet.

La demande doit indiquer les motifs objectifs et exceptionnels justifiant la polygamie et doit être assortie d'une déclaration sur la situation matérielle du demandeur.

Article 43

Le tribunal convoque, aux fins de comparution, l'épouse à laquelle le mari envisage d'adjoindre une co-épouse. Si elle accuse personnellement réception de la convocation mais ne comparaît pas ou refuse de la recevoir, le tribunal lui adresse, par voie d'un agent du greffe, une mise en demeure l'avisant que si elle n'assiste pas à l'audience dont la date est fixée dans la mise en demeure, il sera statué sur la demande de l'époux en son absence. Il peut être également statué sur la demande en l'absence de l'épouse dont le mari envisage de prendre une autre épouse, lorsque le ministère public conclut à l'impossibilité de trouver un domicile ou un lieu de résidence où la convocation peut lui être remise. Si l'épouse ne reçoit pas la convocation, pour cause d'adresse erronée communiquée de mauvaise foi par son époux ou pour falsification du nom et/ou du prénom de l'épouse, l'épouse lésée peut demander l'application, à l'encontre de l'époux, de la sanction prévue par l'article 361 du code pénal.

Abdelhakim Hamdane

LE MATIN

Source: http://www.infosdumaroc.com/modules/news/article-print-2984.html

Cordialement.

NB- Je suis heureux d'avoir fait cette recherche autour de la nouvelle Moudawana! Étant moi-même un grand défenseur du droit de la famille, je ne peux que condamner toutes les tentatives à contourner les lois de mon pays.

NB- Femmes et hommes, joignons nos mains pour bâtir notre société: une société qui est la nôtre, une société qui ne prêche pas les valeurs des autres...




 Réponse N°3 5669

Je vais le voir par « Chikak » non par « Kholâa »
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 22-07-10 à 13:34



Je vais le voir par « Chikak » non par « Kholâa »

ou quand le divorce fait ravage dans les familles marocaines

Aujourd’hui, le divorce est devenu monnaie courante dans notre société. Chaque année son taux augmente avec de plus en plus de méfaits en termes de conséquences...Leila est une jeune femme de 28 ans et Hamid est un jeune homme de 34 ans. Ces deux partenaires décident de faire la chose la plus détestable dans notre religion islamique : ils décident de dissoudre le lien qui les unie sous le même toit...

Leila : - Je suis décidée et rien au monde ne pourra me faire revenir à ma décision !

Hamid : - Mais as-tu pensée à nôtre petit garçon ? Moi, je ne suis pas près à vous abandonner ou à être abandonner de vous.

Leila : - Arrêtez de me dire tout cela ! J’ai déjà la migraine que d’entendre ces paroles. Que tu répètes à chaque fois que tu fais des bêtises...

Hamid : - Pardonnez-moi, ma chère épouse. Je sais que je t’ai fait beaucoup de tors...Mais c’est la dernière fois, je te l’assure.

Leila : -Non ! Pas question cette fois. J’ai tant subi de toi et tant supporté. Tu n’arrêtes pas de me critiquer devant ta famille, mes amis et tu es toujours en colère pour un oui ou pour un non !

Hamid : - Mais Leila, tu sais bien que je ne le fais pas exprès ! Je me mets en colère car c’est ma nature. Et si je suis jaloux, c’est parce que je t’aime...

Leila : - C’est ta nature violente que je ne peux pas dorénavant tolérer. Tu sais Hamid, il vaudrait mieux que chacun de nous prenne un autre chemin. Rester ensemble ne pourra qu’empirer notre situation à nous deux, en plus de notre enfant qui entasse dispute sur dispute. Il va à la fin croire que la vie de famille, ce sont les cris et la violence...

Hamid : - Peux-tu me donner une dernière petite chance. Une occasion pour me racheter car je ne peux plus vivre sans toi et mon fils : sans ma famille...

Leila : - Je regrette franchement de prendre la décision de demander la dissolution du mariage. Cette décision n’est pas venue du jour au lendemain, elle résulte de tous les moments de tristesse que tu m’as causée... Tu sais, avant notre mariage, tu étais très gentil et mes parents te faisaient confiance. Heureusement que je me suis mariée sous la bénédiction de nos parents. Sinon, qui pourra me garantir soutien et assistance ? De toute façon, Je vais le voir par « Chikak » non par « Kholâa » cette rupture du mariage...La loi est claire dans ce point. Mon pays me donne raison lorsque ses juges voient le préjudice qui m’est porté par un mari qui ne respecte pas sa femme...

D’ailleurs, tu peux toujours te remarier et fonder une autre famille. Pour moi, je recommencerai à me revoir d’une autre manière : celle que j’ai toujours souhaitée. Tiens pourquoi pas ne pas terminer mes études que j’ai abandonnées à cause de notre mariage ?

Hamid : - Par « Chikak », « Kholâa » ou entente, je suis incapable une seule seconde de me voir seul au monde. C’est vrai que tu as laissé tes études par mon égoïsme, que je n’arrête pas à faire le maître en criant et en critiquant, mais dorénavant les choses vont changer et pour le mieux...Peut-être qu’un tiers, d’autres personnes pourraient intervenir pour nous aider à voir mieux dans notre relation. Je ne sais, mais je suis sûr qu’on pourra repartir sur d’autres bases que celles qui nous ont soutenues jusqu’à maintenant...

Ma très Chère Leila, je ne vaux pas que notre famille entre dans les annales des couples désunis ! Les statistiques sont déjà gonflées :

En 2003, 44 922 couples ont divorcé.

En 2004, 7.213 couples ont divorcé.

En 2005, 29.668 couples ont divorcé.

En 2006, 43.030 couples ont divorcé.

En 2007, 49. 232 dissolutions de mariage auraient été prononcées

- Sur ces 49.232 dissolutions, plus de 27.900 auraient été consensuelles : accord mutuel entre les deux partenaires ; 21.328 enregistrées sous forme de divorces judiciaires.

En 2008, 27.935 couples ont divorcé.

L'augmentation des divorces par accords dont le taux s'élève à 35,8 % en 2008.

En 2009, 24.170 couples ont divorcé.

Leila : - Comme tu es fort au niveau statistiques. Mais encore, tu sais que j’ai fais moi aussi des recherches et j’ai trouvé que :

Le divorce pour cause de discorde est plus souvent le fait des femmes que des hommes (65% et 35%)

NB- Ces statistiques touchent les divorces effectivement prononcés au niveau juridique.

Mais par exemple :

Près de 48.282 demandes ont été déposées en 2006 (14.491 validées).

Près de 66.960 demandes ont été déposées en 2007 (21.328 sont validées)

Cela veut dire que les femmes au Maroc deviennent plus conscientes de leur droit et sont prêtes à faire des sacrifices pour attirer l’attention sur leur situation ! Il ne suffit pas dorénavant de croire que parce qu’on dépense au sein de la famille que la femme devienne notre propriété ! Je suis, en fonction de la loi, non sous ta direction ! Désormais, et grâce à la nouvelle Moudawana, la famille est sous nôtre direction à nous deux...

Mais je sais que tu n’arrives pas à assimiler cette réalité. Et si un tiers (1/3) des demandes de dissolution de mariage est prononcé au Maroc, cela montre qu’il y’a encore du travail à faire et que certaines femmes renoncent à ce droit parce qu’elles croient toujours à la place sacrée de la famille dans notre pays...

Hamid : - Que faudrait-il donc faire chère Leila ?...

Ainsi était la première conversation autour de la dissolution du mariage entre Leila d’une pars et son mari Hamid d’autre pars. Que faudrait-il conseiller à ce couple. Quelle est la solution finale ? Comment régler leur différent ? Y’a-t-il une solution ? Des solutions ?

Je laisse nos chères(rs) collèges répondre...

Que pensez-vous de tout cela madame Kerzazi Fatiha ?

Cordialement.





 Réponse N°4 5670

Ma solution.
  Par   Samira Yassine  (Profle 22-07-10 à 14:05

Salut M idoubiya,

Je vous remercie et vous félicite pour votre nouvelle façon d'aborder le sujet.

Certes la nouvelle Moudawana est un grand pas en avant vu les avantages qu'elle offre aux deux conjoints. Seulement, elle a négligé un point capital: le recours à des psychologues dans certains cas où l'un des deux conjoints souffre de jalousie maladive qui lui fait croire que sa femme ne l'aime pas ou le trompe. Oui le juge, qui doit trancher dans le divorce, devrait avoir une formation dans le domaine de la psychologie sinon faire recours à des spécialistes, on en a plus de 300 au Maroc ,qui l'aiderait à résoudre le litige , en arrivant même à soigner le conjoint malade et semer de nouveau la confiance mutuelle au sein du couple en instance de divorce.

C'était le point de vue d'un spécialiste dans le domaine de la psychologie lors d'une émission diffusée ce matin à la radio, point de vue que je partage totalement.

NB: D'ailleurs le psychologue pourrait intervenir dans d'autres cas encore. Des fois l'alcoolisme est à l'origne du divorce. Alors , il suffirait de faire suivre à la personne alcoolique une thérapie qui l'aiderait à décrocher . Ainsi le divorce n'aura pas lieu.

Cordialement/





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