Comment rester in ou l'effet bain maure

 Par Adi Lachgar  (?)  [msg envoyés : 341le 18-02-10 à 16:08  Lu :3336 fois
     
  
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L’EFFET BAIN MAURE
Ou Comment rester « IN »
Il y a quelque jours, une collègue écrivait, avec un certain étonnement, qu’il n’appartenait qu’à nous de nous former et autoformer. Notre collègue venait, en effet, de découvrir la masse d’informations (savoir et savoir-faire) exposée gratuitement sur beaucoup de sites dont marocagreg.
Il est vrai que l’information n’a jamais été aussi démocratique ni aussi bon marché, surtout avec l’avènement de cet outil à la fois bénéfique et diabolique, extrêmement intelligent et affreusement bête qu’on appelle Internet. Cependant, nous n’en profitons guère ou alors si peu. Nous restons quasiment « out » et quand, à l’occasion, nous redécouvrons les idées (des autres ou chez les autres) nous nous rendons compte que nous avons perdu du temps et qu’il est grand temps…
Il m’a souvent été donné, à l’occasion de sessions de formation, de découvrir chez mes collègues de la passion pour les idées. Ils s’enthousiasment, se passionnent et débattent des idées, oubliant pour un moment les complaintes et les sujets menuisiers de type échelle-échelon- promo- grève- vacances. Nous avons même failli rester sans déjeuner, une fois, tellement nous étions pris et épris. C’est à ces moments-là qu’on se rend compte de la beauté de la culture et de l’échange culturel et l’expérience quotidienne de la classe, quelles que soient les difficultés vécues, est une source intarissable de matière que d’autres seraient prêts à payer. De la matière brute qu’il s’agit de travailler. Lequel travail n’est pas possible sans culture, sans philosophie et sans outils… Lesquels outils s’acquièrent moyennant LECTURE et ECHANGE. C’est à ces moments que l’on se promet de reprendre la lecture qu’on n’aurait jamais dû abandonner. De s’intéresser plus aux choses de la culture. On échafaude, dans son for intérieur, des projets nobles et généreux (avec beaucoup d’égotisme, ce qui ne gâche rien). L’on ne couperait plus les ponts (on prend les adresses et autres e mail), l’on lirait (on note des titres, des adresses de sites), l’on consacrerait du temps à la culture de soi et des siens…
C’est ce que j’appelle l’EFFET BAIN MAURE.
Quand j’étais jeune (plus jeune, car je n’ai que 40ans), je vivais dans un bled affreusement ennuyeux et lourdement détestable. En plus, on y était souvent sale ; tellement poussiéreux. Il n’y avait de douche à la maison, ni de baignoire ; tu parles : les WC (des latrines plutôt) faisait 1m sur 80cm : la chambre de « raha » que dit l’euphémisme arabe ! Il fallait quasiment rester debout pour ne pas souffrir. Aussi fallait-il aller au hammam pour se débarrasser de sa saleté et de ses peaux mortes. Après deux heures passées au chaud à gaspiller allègrement de l’eau (10seaux par rial payé. On payait, à l’époque, 2Dh, ce qui faisait un minimum de 40seaux d’eau chaude, le must !), on sortait dans la rue et, ô surprise ! ô bonheur !, Imintanoute était belle ! C’est comme si, en plus de nous débarrasser de la saleté physique, le bain nous enlevait aussi quelque crasse rétinienne ; il nous donnait un regard neuf. On était léger, on était beau (rouge surtout, puisque on enlevait la saleté (oh, le plaisir des spaghetti roulés le long de la cuisse et du bras ! oh la honte du dos qu’on doit prêter à quelqu’un !) à l’aide d’un galet rugueux ramassé par une maman connaisseuse dans l’oued du village. Et le monde (Imintanoute !) devenait magnifique. C’est à ces moment-là qu’on se dit : »J’y reviens dans 3jours .» On se le promet. Le bonheur coûte si peu cher, et l’optimisme. Sauf que, très souvent, nous n’y revenions que 30jours plus tard, quand les ablutions « du chat » n’y pouvaient plus rien.
Voilà exactement l’effet que cela fait. Des moments de rencontre enthousiastes suivis de longues périodes affligeantes d’indigence intellectuelle ou le culturel se réduit à quelques médisances à l’endroit d’un collègue, d’un voisin, d’un mari ou d’une épouse et à quelques conseils colériques donnés à ces enfants qui ne… lisent plus !
La question se pose alors : comment être en état de réceptivité, comme après une rencontre ou après avoir lu un livre (qui n’a pas déjà pris sa plume (stylo, za3ma) pour entreprendre la rédaction d’un roman après avoir fini la lecture d’une œuvre tellement simple qu’on a soudain l’impression de pouvoir faire MIEUX ?) ? Comment rester « IN » , ne pas se sentir dépassé ?
Contrairement à ma philosophie extrêmement antimoralisatrice , je me permets d’avancer quelques suggestions :
1. Des livres partout, même si cela fait désordre au salon. Pas de beaux livres, reliés et tout (l’horreur et le terrorisme intellectuel sous couverture), mais des livres « prostituables » à souhait, déchirés, annotés, qui puent le travail et l’intelligence.
2. Un dico par pièce, pas debout, mais couché de travers. Comme cela, si vous êtes maniaque, chaque fois, en essayant de le mettre à l’endroit, vous y chercher quelque chose.
3. Un dico sur le bureau de votre PC avec une encyclopédie type Encarta Etude (le logiciel 38 dictionnaires est très intéressant : il y a traductions, citations, SMS, rimes…)
4. Une bibliothèque WC (qui doivent faire un minimum de 5m² avec cuvette confortable) Dans mes toilettes, en plus des journaux marocains, il y a des BD, 2ou 3 magazines, un dico de philo, un dico de langue, un calepin et un crayon (on ne sait jamais quand une idée peut vous venir). Je compte y installer un petit support articulé pour écrire. Il va sans dire qu’on risque de vous attendre. L’idéal est qu’il y ait 2 pièces d’eau dans la maison. (NB : les WC sont indiqués pour la révision des cours difficiles comme c eux de l’histoire et géographie)
5. Inscriptions à des forums de lettres et de philo type www.ac-grenoble.fr ouwww.etudes-litteraires.com/ ou marocagreg, bien entendu.
6. Enlever l’autoradio et discuter avec vos enfants en voiture (les voleurs qui me l’on piqué dernièrement m’ont rendu un fier service puisque le dernier que j’ai fait avec mes enfants à Tadla a été extrêmement instructif)
7. Des magazines dans la voiture.
8. Il y a des lectures et des lectures. On a tous un livre qu’on a tellement aimé qu’on l’a relu plusieurs fois et auteur fétiche. Mon livre c’est Sidharta d’Hermann Hesse et mon auteur, ce n’est Balzac, ni Flaubert, mais Frédéric dard ou, si vous voulez, San Antonio : lecture, plaisir et thérapie anticonnerie absolument efficace. J’aime aussi Abderahman Mounif et Sunaa Allah Ibrahim.
La liste reste évidemment ouverte et je serais heureux d’apprendre si, vous-même, avez d’autres recettes pour rester « IN », culturellement parlant.

  



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 Réponse N°1 2819

Restons "In"
  Par   Samira Yassine  (CSle 18-02-10 à 17:01

Je remercie M Adi Lagare pour son article si intéressant et distrayant à la fois. Je ne vous cacherai pas que j’ai bien ri en lisant la scène du bain maure et les spaghettis. Certes la scène du bain maure de La boite à merveille a réveillé chez plusieurs d’entre nous beaucoup des souvenirs du passé mais avec vous c’est différent. Votre sens de l’humour a donné au texte beaucoup de charme surtout qu’en évoquant ces scènes connues de tous les marocains vous abordiez en fait un problème beaucoup plus sérieux, celui de notre négligence de la lecture. Notre génération (j’ai 7ans de plus que vous) ne lisait pas autant que ses aînés

La génération suivante lit moins et ainsi de suite. Pire encore, grâce à l’Internet, cette arme à double tranchant, nos enfants, nos élèves ne lisent plus. Vous avez bien fait de citer les différents lieux où on peut lire, en fait il n’y a pas de lieu précis, on peut partout où on est lire, partout. On remarque chez certaines personnes dans d’autres pays qu’elles lisent en attendant le métro, le train , l’avion une fois dedans elles continuent à lire, sorties elles n’arrêtent pas . Elles lisent lorsqu’ils se trouvent dans une queue à la banque par exemple et n’ont pas à s’inquiéter de ce que leur tour soit volé par une connaissance de l’employé qui les reçoit, elles lisent même aux toilettes, une chose que j’ai découverte il y a 20 ans alors qu’on avait un stage en France et qu’on a été invité par une famille française. A ce moment là j’ai été surprise par des magazines aux toilettes. Chez nous il faut être ‘’in’’ vraiment ‘’in’’. Vous êtes un bel exemple à suivre, on remarque que vous êtes bien conscient du rôle de la lecture dans notre vie. Mais on ne va pas commencer par mettre des livres aux toilettes alors qu’on n’en trouve pas dans toute la maison. Vous avez tout à fait raison d’insister sur ces choses, malheureusement, on s’est habitué à ressasser les mêmes sujets chaque jour, les enfants pour nous les femmes, les bonnes, la belle famille parfois mais notre dernière lecture c’est pas très fréquent. On parle de lecture mais d’Ahmed Séfrioui et sa boite, d’Anouilh et son Antigone, d’Hugo et son condamné. On en parle chacun selon le programme qu’il enseigne, vous avez sûrement deviné le mien. Vous avez sonné l’alarme dans un registre plutôt comique mais le message est bien reçu, on doit lire, on doit être in, tout comme on le faisait dans le bain maure autrefois. Pour conclure, si on vous félicite pour votre savoir, comme l’a fait votre collègue, c’est la pure vérité, on ne lit plus même si on à notre disposition tous les moyens on n’a même pas besoin de se déplacer pour aller se procurer un livre quelque part, tout est mis à notre disposition gratuitement mais comment le faire si on n’en a pas l’habitude, si vous, vous remerciez le cambrioleur qui vous a débarrassé de votre poste de radio automobile, une mode commence à gagner du terrain, la télé dans la voiture pour les enfants, on le laisse même pas profiter des beaux paysages sui défilent devant ses yeux tout au long du voyage. La communication familiale n’existe plus dans notre famille et nos enfants en profitent pour passer des heures et des heures devant un PC sans le moindre contrôle de la part de leurs parents pire encore, la plupart du temps les parents n’y connaissent rien à l’Internet.

NB : J’ai été la première à lire votre article, j’allais faire ma sieste mais j’ai pensé vous répondre avant. Plus de sieste maintenant.





 Réponse N°2 2820

en lisant, en écrivant
  Par   marocagreg  (Adminle 18-02-10 à 18:05

salut, j'ai beaucoup aimé les deux messages précédents. en fait, moi je crois que si on met des magazines dans les toilettes, quelqu'un peut facilement les prendre pour du papier toilette et en faire profiter autre chose que son esprit. je crois que la lecture, c'est avant tout une question d'imitation, Mme Kerzazi a évoqué le cas des français qui lisent dans le métro. Personnellement, j'ai fait cette expérience, et je peux vous dire qu'on a vraiment envie de lire dans un métro en France, pas seulement parce que le métro est propre, spacieux, bien illuminé, et silencieux mais aussi parce qu'en lisant dans ce lieu on a l'impression de faire partie d'une société qui vénère la lecture, qui la considère comme un acte parfaitement normal comme le fait de manger et de respirer, et pour tout vous dire, on est contaminé. Imaginez que vous prenez un livre dans le train marocain : les gens aiment mieux papoter et encore quelques fois on fait un trajet d'une centaine de kilomètres sans dire un mot : on aime surtout emprunter le journal du voisin, regarder les photos, compléter une grille de mots croisés avec les mêmes éternelles questions.

Je partage complètement l'avis d'Adi : pour communiquer à nos enfants le plaisir de la lecture, il faut d'abord qu'on leur donne l'exemple: il faut qu'ils y aient des livres partout, pas ces livres/vases qui ornent les bibliothèques et qui n'ont jamais été lus, mais comme dis lagare, ces livres prostitués qui ont déjà passés par d'autres mains, qui ont déjà procuré du plaisir à soi-même ou à d'autres lecteurs.

C'est rare qu'un enfant ait le désir de faire la prière s'il n'a jamais vu quelqu'un à la maison prier. Cela est valable pour la lecture aussi (les deux ont toujours été liés) : vous imaginez qu'il y a des maisons où même pas un livre ne circule, les seuls papiers qu'on peut y trouver sont les factures d'électricité et d'eau ou encore le carnet pour le dispensaire, et ce n'est pas toujours à cause de la pauvreté.

Il est vrai qu'avec le développement du net et des chaînes de télévision, l'acte de lire a beaucoup souffert. on peut avoir l'illusion de se cultiver seulement en regardant la télé ou en consultant des sites, mais rien ne peut remplacer un contact intime avec le livre papier, rien ne peut remplacer cette intimité et cette complicité qu'on ressent quand on passe des heures à feuilleter un livre qui nous plaît.

Une dernière chose celui qui ne lit pas ne peut pas écrire, car comme le suggère un livre c'est en lisant qu'on acquiert les instruments nécessaires à l'acte d'écrire, puisque l'écriture n'est en fin de compte que la métamorphose de tout ce qu'on a lu. on ne devrait donc pas être surpris ces jours-ci par la baisse des facultés scripturaires chez les élèves et même chez les adultes, car on ne peut donner que ce qu'on a reçu.




 Réponse N°3 2822

Rester "in" pour ne pas devenir "Off"!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 18-02-10 à 22:58



Rester "in" pour ne pas devenir "Off"!

Cette journée va enter dans les annales! Trois articles de qualité! Je me suis promis ce matin de ne rien lire dans marocagreg, de ne rien faire à part travailler sur le projet avec les trois collègues, qui viennent de signer les trois articles en question!

Mais puisque je me fais toujours des promesses que je ne tienne pas, surtout au niveau de la lecture des articles intéressants des mes collègues intéressants, mon petit doigts m'a poussé à cliquer sur l'article de M.Adi Lagar...

J'ai trouvé que l'article est long! Que vais-je faire, le projet...ma promesse non tenue...une heure de plus pour lire et écrire (car en même moment, je vois les deux articles de Madame kerzazi fatiha, que je savais pertinemment qu'elle va répondre à l'article, vu l'intérêt qu'elle accorde aux articles de nos collègues) et de celui de marocagreg...

Le fait est la: rien ne m'oblige de lire, mais tout dit que je vais lire et écrire!

Le bain maure est un lieu de qualité! Ce n'est pas une douche ou une piscine, c'est le lieu où ma mère me lavait les cheveux avec du "gkassoul". C'est le lieu où on sortait béni par Dieu, car on a passé 2h minimum à s'arracher le dernier des dernières souillures qui nous restait dans la peau, dans la tête et même dans les neurones!

C'est vrai, madame kerzazi fatiha, on ne connaît du bain maure d'aujourd'hui que les seaux à gaspiller de l'eau précieuse! La littérature pour nous, ce sont les œuvres au programme! Comme vous l'avez si bien dit: " On ne parle pas de lecture mais d’Ahmed Séfrioui et sa boite, d’Anouilh et son Antigone, d’Hugo et son condamné. Chacun parle de la lecture selon le programme qu’il enseigne..." Ceci est un fait tellement évident qu'on ne le remarque même pas! Vouloir maîtriser la langue par la culture dans un pays qui ne lit pas est un non sens absurde!

Mais quant j'entends le message descriptif de M. Adi, je dis : (et je n'exagère pas) ce Monsieur est un voyant: il est entrain de décrire la chambre où je me trouve!...des livres de tous les genres et de tous les marques: livres jeunes, livres vieux, livres femmes, livres hommes, livres intelligents, livres bêtes, livres magiques, livres décor, livres encyclopédiques, livres chiffonnés, annotés, malmenés, etc...

Des livres et des livres! Pour rester 'In' M. Adi, il faut avoir de la patience pour écouter, puis entendre pour agir en conséquence! Il vous suffit de vous rappeler un peu nos réunions pédagogiques… Le temps bien sûr d'échanger des idées! Comment se déroulent-elles? L'expérience le dit bien: on vient pour parler! On ne dialogue ni ne communique. On parle, c'est tout! Par contre, la lecture est autre. Son seul victoire contre le bavardage, c'est que ses hommes ont l'art de la patience. Une personne qui vous lit, c'est une personne qui prend le temps de vous écouter! C'est de cette patience de quoi il s'agit! La lecture consommation est finie lorsque la lecture réflexion commence!

Donc, restons dans notre bain d'élite, avec la fameuse brosse de corne de gazelle et prenons des bains de culture à la marocaine, et cultivons en nous l'art de l'écoute!

L'écriture est comme la confiture, plus on en mange, plus on en veut! (madame kerzazi fatiha: rire (entre nous, j'ai ris pendant une demi heure avec les cours de soirs))

Cordialement à ceux qui ont la patience de l'écoute!

NB- Le travail autour du projet s’améliore de plus en plus. J’ai fais une sieste d’une demi-heure, mais puisque j’ai lu et écrit, je vais faire une veille d’une heure. Sommeil à minuit !




 Réponse N°4 2826

Enfin M Idoubiya!
  Par   Samira Yassine  (CSle 19-02-10 à 08:46

J'ai été vraiment heureuse de voir votre participation à l'article de Notre collègue Adi Lagare. Enfin, sur le site! Je comprends que vous êtes très occupé, on ne sait comment vous aider. Mais j'ai été heureuse que le travail des collègues M marocagreg et M.Adi aussi bien que le mien vous ait plus. On vous a tout de même arraché un petit sourire après de longues heures de travail acharné. J'ai beaucoup ri pour les cours du soir. Bon courage M Idoubiya dans votre projet et grand merci à tous les adhérents de Marocgreg. Bonne continuité à Marocagreg et بصحةla nouvelle tenue plutôt couleur , le bleu après l'orange , oui! mais on aimerait avoir le rose la prochaine fois surtout avec le 8 Mars qui approche sinon on vous accusera de misogynie.





 Réponse N°5 2827

re
  Par   marocagreg  (Adminle 19-02-10 à 09:46

je te promets le rose pour le 8 mars : notre mascotte sera aussi accompagné pour l'occasion de sa femme et de sa fille. à propos le 8 mars, comment est-ce qu'on peut l'exploiter dans le cadre du projet des journées internationales ?




 Réponse N°6 2829

Projet pour le 8 Mars
  Par   Samira Yassine  (CSle 19-02-10 à 10:33

Merci d'accepter ma proposition même si je voulais juste rire. Pour les journées internationales c’est, en fait, la spécialité de M Idoubiya. Mais moi aussi, je ne rate aucune occasion sans l'aborder avec mes élèves. En général, les fêtes religieuses chaque élève nous donne une idée sur la façon de fêter l'événement dans sa famille. Pour le 1er décembre, ils apportent des documents et s'informent les uns les autres sur les dangers du sida et les préventions surtout. Mais pour le 8 Mars, je leur proposerai un débat sur le rôle joué par la femme dans la société marocaine dans la dernière décennie et ce, dans tous les domaines. Cela nous fait penser à Khmissa le concours organisé chaque année par 2M. C’est donc en gros ce que je prévois pour le 8 Mars, j’espère avoir bien compris votre question ?

Ce 8 Mars, l’idée de réserver une journée pour la femme, je ne sais si je dois m’en enorgueillir ou plutôt en avoir honte. Pourquoi une journée pour la femme ? Cela me rappelle des sketchs du grand humoriste algérien Fellagh, il a dit un jour « Le 8 Mars, tous les bras des hommes sont suspendus attendant le 9 Mars 00h pour que leur mains touchent le visage de leur femme » une gifle ! Pas une caresse ! Certains misogynes ironisent en disant « pas grave, une journée pour la femme, le cheval en une semaine » faisant allusion à la semaine du cheval à Rabat. Alors pour moi, la femme aussi bien que l’homme ont toute l’année pour se fêter les uns les autres. Dans ce cas, si on consacre quand même un jour de plus à la femme, ce sera l’honorer.

Je reviens au débat des élèves à ce sujet, on est surpris, non choqué de la conception de certains élèves (les garçons) du rôle de la femme dans la société. C’est incroyable ce qu’ils avancent comme arguments reléguant toujours la femme au second degrés. Sur ce , je vous laisse et espère avoir des commentaires là-dessus de la part de nos chers collègues.

NB : Vous, M Idoubiya, revenez à vos recherches, vous n’avez pas le droit de participer, sinon, vous ne tiendrez pas encore une fois votre parole et vous perdrez plus d’une heure cette fois-ci.

NB : J’espère que M Lagare ne mettra pas comme appréciation « Hors sujet » . j’ai juste répondu à la question de M Marocagreg.





 Réponse N°7 7297

Nostalgie!
  Par   Samira Yassine  (CSle 26-11-10 à 17:41

Oui mes chers collègues,

j'éprouve une grande nostalgie et une immense joie en relisant les beaux article d'autrefois, j'en ai choisi celui-là. J'ai bien ri en lisant l'article de M lagare au sujet du bain maure. J'en ris toujours tellement j'ai adoré.




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