Comment philosopher sur la justice quand nos officiels la bafouent?!!

 Par ZINEDDINE Mohamed  (Prof)  [msg envoyés : 34le 10-09-11 à 16:57  Lu :1495 fois
     
  
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J'interpelle ici sur un phénomène absurde qui se répète depuis plusieurs années et dont sont victimes plusieurs promotions d'étudiants de deuxième année des cpgelsh (classes préparatoires de lettres). Je vous parle en connaisseur vu que j'y ai enseigné pendant 8 ans. Pour les personnes qui ignorent de quoi il s'agit, j'éclaire leur lanterne en quelques mots: les cpgelsh préparent l'élite des élèves littéraires marocains (mention bien ou assez bien au bac) à passer le concours de l'ENS pour 3 ans de préparation à l'agrégation, ils passent donc 2ans en cpgelsh. A l'issue de ces deux années, ils passent un concours national. Jusqu'ici, il n'y a pas de problème! L'absurde réside dans le fait que la date de ce concours n'est jamais fixée à l'avance comme pour les cpge scientifiques. L'année dernière, les responsables ont osé, comme il se doit, annoncer une date, la deuxième semaine de juillet, ce qui a été salué par les étudiants, les enseignants et l'administration comme un geste positif. Cependant, cette date n'a pas été respectée et l'élite de nos bacheliers littéraires, qui a passé les deux dernières années en cpgelsh, est toujours dans la nature à préparer un concours dont la date n'a pas encore été fixée par nos officiels.
J'ignore ce qui se passe dans l'antre du pouvoir décisionnel, je ne peux pas me mettre à la place de ces stratèges (Dieu merci!) qui orchestrent le quotidien (et les destinées) de millions de jeunes marocains, mais le bon sens le plus terre à terre voudrait qu'on ne puisse ajourner un concours sin die, qu'il fallait annoncer une date, penser à ces étudiants, leur famille, les enseignants qui vivent l'angoisse du concours comme si c'était eux qui allaient le passer, l'administration submergée d'appels de parents désespérés…Il est injuste, face à l'organisation minutieuse des concours scientifiques, de laisser les cpgelsh dans un flou pareil, surtout que ces classes constituent ( et je reprends les paroles des officiels!) l'avenir de l'agrégation de français et d'arabe désertées par les candidats enseignants…Le thème des cpge de cette année n'a fait que mettre le feu à la poudre d'une colère qui sourde en le cœur d'un enseignant qui a côtoyé l'injustice officielle depuis presque 10 ans. Et puis cela ouvre une piste de réflexion sur "l'injustice comme vertu politique": je ne sais pas si Machiavel a développé cette idée, en tout cas, nos officiels semblent l'appliquer!!

  



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 Réponse N°1 14133

Re
  Par   marocagreg  (Adminle 10-09-11 à 19:11

il faut aller chez une chawafa pour nous dire si le ministère va annoncer ces foutus concours ou non. En effet cher ami, c'est la politique d'improvisation qui reprend encore le dessus et ça me rappelle la première promotion des cpge LSH, du temps de Lahbib el Malki les pauvres étudiants étaient obligés de manifester des journées entières à rabat après avoir découvert que les deux ans qu'ils ont passés aux cpge LSH ne leur ouvrent aucune issue, aucun concours. A la dernière minute, et sous la pression, le ministère a ouvert le concours d'agrégation à ces étudiants et ils avaient étudié deux mois à peine lors de leur première année. Maintenant, l'histoire se répète, et au lieu d'élargir les perspectives à ces étudiants (la crème des étudiants littéraires) en ouvrant d'autres écoles et d'autres concours, voilà encore nos responsables qui tergiversent et qui s'apprêtent peut-être à leur fermer cette unique issue qu'ils avaient (accéder sur concours à la préparation de l'agrégation). Qu'est-ce qu'ils vont faire ces étudiants alors ? rejoindre la fac après avoir été nourris pendant deux ans d'illusions ! Si les classes prépas littéraires sont un simple fardeau, il faut au moins avoir l’honnêteté de les fermer, et de fermer à la même occasion la préparation à l'agrégation et en finir.




 Réponse N°2 14143

partir en Russie :-)
  Par   Samira Yassine  (CSle 12-09-11 à 01:06



Décidément tu es décidé à partir en Russie, sinon tu ne demanderais pas la fermeture de la préparation à l'agrégation :-)





 Réponse N°3 14147

re
  Par   marocagreg  (Adminle 12-09-11 à 09:03

En fait, les classes préparatoires littéraires Lsh sont pour l'instant le principal affluent de l'agrégation. même les concours d'accès qui s'adressent aux deuguistes n'ont pas été annoncés depuis l'année dernière et ça fait presque une décade que le concours a été fermé pour les licenciés. Des rumeurs annoncent que les concours d'agrégation seraient désormais accessibles seulement par master... On ne sait plus qui va se charger de la formation, les prochains CRF ou les actuels ENS qui, en l'absence de ces formations, seraient tout simplement phagocytés par les universités. Remarquez que mêmes les concours de Capes (5ème année) n'ont pas été annoncés et si cela se confirme, cela veut dire qu'une grande partie du personnel de ces ENS va connaître un chômage technique et forcé. C'est ça notre problème, on vit dans le flou et le manque de transparence. il n'y a pas de plan qui détermine la marche à suivre. chaque année on tâtonne comme si on était gouverné par le caprice et l'humeur. Voilà notre problème, Quand le ministre Saaf a décidé d'ouvrir les classes préparatoires littéraires, il a seulement pensé à reproduire l'expérience des cpge scientifiques et à imiter le système français, mais, lui et son équipe n'ont pas prévu les issues : on commence la préparation et on verra ensuite qu'est-ce qu'on va en faire. Cette politique d'improvisation qui consiste à mettre la charrue devant les boeufs ne peut conduire qu'à ce genre de couics. La solution consiste à prendre le taureau par les cornes et à décider une fois pour toute ce qu'on veut, si on considère que l'expérience, malgré tous les obstacles, a donné de bons résultats, si on veut continuer, alors il faut rompre avec ces pratiques handicapantes. Si, au contraire, on considère ces formations comme inefficaces et comme un fardeau, alors il faut déposer le lest et avoir le courage intellectuel et moral de dire stop et d'arrêter les dégâts en prenant les dispositions nécessaires pour sauver la situation des étudiants qui sont déjà engagés.




 Réponse N°4 14148

Re:
  Par   Samira Yassine  (CSle 12-09-11 à 09:27



Je vois que le problème est vraiment sérieux. Espérons voir les responsables s'en rendre compte et trouver une issue.





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