C'est quoi l'école ?

 Par asri hajar  (?)  [msg envoyés : 1le 06-11-14 à 12:58  Lu :637 fois
     
  
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L’école fait partie intégrale de la vie des jeunes. Elle a pour mission fondamentale le développement intellectuel et la socialisation de tous les élèves. Chose qui permettra une meilleure intégration dans la société.

Mais parfois, la rencontre avec les autres porteurs de cultures différentes, rend cette mission difficile à réaliser. L’école d’aujourd’hui est devenue une maquette dans laquelle on retrouve toutes les composantes culturelles de la société, Elle véhicule sa vision de monde, elle propage aussi les idéologies le plus souvent les idéologies des classes dirigeantes, qui ne tolèrent pas un système éducatif qui menaceraient réellement leur position dominante.

Cette différence d’hiérarchie sociale peut induire à des conflits sociaux qui risquent parfois de surgir en classe. L’école même si elle tend à masquer et à camoufler ces conflits sociaux, en faisant appel aux sciences d’éducation pour apporter une dimension rationnelle qui laissera à croire que les problèmes sociaux et politiques sont écartés de la sphère du système d’enseignement ,et présentent l’école en tant qu’un lieu neutre et légitime. L’école ne parvient pas à camoufler ces inégalités sociales en dépit de ces efforts. Car ceux qui sont issus des classes moins privilégiées sont plus conscients de la dureté de la vie et de la société. Ce camouflage marche également mieux avec les élèves issus des milieux privilégiés.

Le rôle de l’enseignant intervient donc dans cette situation pour régler et prévenir ces conflits sociaux afin de veiller à la bonne éducation pour tous sans exception, et cela via l’approche langagière que le professeur adopte avec ses apprenants. Cette approche est généralement composée de quatre langages : psychologisant, sociologisant, technique et scientifique. C’est ce dernier langage qui est le lieu principal de l’enseignement qui détermine les contenus et les connaissances qu’on estime importants pour les étudiants dans le contexte où ils se situent, Afin de ne pas dévoiler ces conflits et instaurer un mieux vivre ensemble à l’école, en s’appuyant sur le droit de toute personne au respect de son intégrité physique et psychique est donc le fondement de tout règlement pacifique.il s’agit donc de faire de l’école une société de droit, avec l’instauration du respect mutuel. D’apprendre les normes élaborées ensemble, d’utiliser le dialogue et illustrer quelques comportements attendus et souhaités. L’enseignant pour garantir ces valeurs fondamentales, sa profession doit fonder sur la « vocation », c'est-à-dire qu’il exerce le métier d’enseignement non pas pour gagner sa vie et celle de sa famille, mais il conçoit cette profession comme un travail supplémentaire et comme une responsabilité à assumer.

Entre ces deux objectifs sublimes, il faut trouver le « créneau de liberté » qui permet à l’enseignant de réaliser son projet, et qui lui donne la possibilité d’innover et d’accepter les changements apportés au domaine de la pédagogie afin d’actualiser et mettre à jour ses modes de travail. Ceci ne signifie pas d’accepter ou d’appliquer toute nouveauté à la lettre. Mais de réfléchir et d’avoir un esprit à la fois ouvert et critique.


  



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 Réponse N°1 34595

 le « créneau de liberté » 
  Par   Samira Yassine  (CSle 08-11-14 à 15:39



Exactement , collègue Hajar.

C'est de cela qu'on a besoin. Notre rôle est réduit, tellement réduit qu'on ne peut plus innover , créer. On passe l'année à courir contre le temps , à appliquer à la lettre ce que dictent les OP , programme ....

Et notre part de créativité dans tout cela ? Elle est inexistante !

Certes, enseigner est un art, un don. Mais, il nous manque cette liberté d'agir sans avoir à rendre des comptes à qui que ce soit.





 Réponse N°2 34597

RE
  Par   rifai houssaine  (Profle 08-11-14 à 16:47



L'école est devenue une garderie au primaire, une maison de correction au collège et une prison au lycée.





 Réponse N°3 34599

Pour qui ?
  Par   Samira Yassine  (CSle 08-11-14 à 16:52



Je sais .....pour les apprenants, mais aussi pour les enseignants étant donné qu'on est vraiment prisonniers au sens propre et figuré du terme. On n'est pas vraiment libre d'agir à notre guise, sans s'écarter, bien sûr, des objectifs généraux fixés pour cet enseignement secondaire qualifiant.





 Réponse N°4 34600

Liberté et anarchie ...
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 08-11-14 à 17:11

L'école est une institution qui appartient à un système politique, socioculturel, idéologique, etc. De ce fait, elle est régie par des référentiels législatifs, éducatifs, axiologique, etc. Elle ne peut donc être l'espace d'une liberté absolue. Le projet de société, tel qu'il est adopté, est censé fonctionner dans les différentes institutions relevant de l’État, dont l'école. Pour sauvegarder un socle commun de pensées, de paradigmes, de comportements, de positions, etc., il est essentiel que l'institution "impose" certaines règles du jeu.Laisser tout un chacun faire ce qu'il conçoit comme vrai, utile et indispensable pourrait créer une situation hétéroclite incontrôlable..

En outre, parmi les fonctions de l'école, universellement parlant, il y a deux qui sont primordiales: la reproduction et l’innovation. Ces deux fonctions, en apparence contradictoires, sont pourtant complémentaires. On ne peut penser l'école ne termes de ruptures permanentes comme on ne peut la focaliser essentiellement sur les situations qui se renouvellent et qui sont quasi incontrôlables.

l'école promeut donc à la fois le respect de certaines valeurs, quand bien même elles apparaitraient rétrogrades ou oppressantes et l'effort d'adaptation aux changements.




 Réponse N°5 34601

Oui......mais...
  Par   Samira Yassine  (CSle 08-11-14 à 22:37

Bien sûr qu'on devrait distinguer liberté et anarchie. Mais, on n'est pas des robots. On est des êtres humains en chair et en os.

Il nous arrive de faire deux heures de suite la même activité, où est le mal. Et si le niveau de la classe laisse à désirer et qu'on a prévu de la travailler toute la semaine sans  la couper par une leçon sur les figuuuures de style.

Mais tout de même, c' est à moi de décider. Je connais , mieux que tout le monde , mes élèves. Je ne devrais avoir de compte à rendre à personne.

Ai-je tort ?





 Réponse N°6 34602

Au contraire ....
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 08-11-14 à 23:04

J'ai parlé de l'école en général, et non de la classe de français. En tout cas, quand il s'agit de gestion didactique, les textes officiels (OP,...)sont clairs la dessus. IL revient à l'enseignant de concevoir le projet qui réponde le mieux aux besoins de ses élèves (innovation), mais dans le cadre d'un curriculum national (reproduction).

les contenus, les démarches, les objectifs des séances, les outils d'évaluation, les activités complémentaires, etc...relèvent de la compétence de l’enseignant, sauf quand on cherche la sécurité dans un manuel, ou dans le travail d'un autre.

Personne, selon les OP, n’empêche l'enseignant d'innover, d'adapter, de prendre l'initiative, etc à CONDITION que cela soit justifié PÉDAGOGIQUEMENT et fondé DIDACTIQUEMENT. C'est le mot d'ordre des OP (qui ne sont pas malheureusement souvent lues). On ne peut en tout cas perpétrer n'importe quelle action didactique au nom de la liberté. Tout le monde fait La ficelle de Maupassant, mais chacun peut élaborer un projet différent avec des contenus, des méthodes, des activités différents, (un projet sur la narration, un autre sur la phrases simple, un autre sur les personnages, etc..en fonction bien sur des BESOINS des élèves).

On peut dire la liberté laissée à l'enseignant n'est pas absolue certes, mais elle est encadrée par des finalités institutionnelles nationales.





 Réponse N°7 34603

Et le projet....
  Par   Samira Yassine  (CSle 08-11-14 à 23:13



Je n'en ai jamais fait. Je parle du projet pédagogique :)

Il faut dire que j'en ai déjà préparé par respect pour un inspecteur que je respectais beaucoup.

Au bout de l'enseignement du meeeeeme programme durant quinze ans ,on finit par connaittre TOUT par coeur.

Alors, pourquoi ce "il faut ou il ne faut pas faire"





 Réponse N°8 34604

Vous avez dit projet!
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 08-11-14 à 23:23



Quand on finit par connaitre TOUT par cœur, c'est qu'on conçoit l'action didactique sous l'angle techniciste de la discipline, du savoir et des contenus. Alors qu'il fallait concevoir cette action du point de vue des apprenants, qui eux, changent de besoins, de préoccupations et d'attentes.

Le projet n'est pas un moule fini, figé et universel. C'est un outil de travail qui est censé changer au fil des apprentissages. C'est d'ailleurs une évaluation diagnostique (en bonne et due forme) qui pourrait en être le déclencheur. C'est une planification prévisionnelle qui pourrait changer en fonction des réactions cognitives et méthodologiques des élèves.





 Réponse N°9 34605

oui
  Par   Samira Yassine  (CSle 08-11-14 à 23:25



Je vous remercie, M Kasbaoui, pour vos interventions combien importantes.

Je ne dis pas le contraire. Mais, je me demande pourquoi certains professeurs sont stressés par l'attente de la visite de l'inspecteur. D'ailleurs, on ne peut même pas les rassurer. On leur répond" Ne nous imitez pas dans notre façon d'agir, vu notre ancienneté dans le domaine, on peut se permettre beaucoup de choses, pas vous "

Je souhaite réellement voir l'un des collègues aborder le contenu des OP de la façon la plus succinte afin d'en faire profiter tout le monde, parce qi'effectivement, on a perdu le contact avec ce document nécessaire dans notre travail.

U





 Réponse N°10 34606

Oui
  Par   Samira Yassine  (CSle 08-11-14 à 23:32



Je vous comprends parfaitement mais je ne peux pas me limiter à in projet. Je varie selon le niveau de chaque classe, ses besoins. Mais , je peux préparer un projet sans pouvoir le suivre.

Je peux toutefois réciter le projet avec les passagesà étudier et les leçons de langue correspondantes.

Alors , à quoi bon ce projet pédagogique.

Je le ferai lorsque le programme changerait. Je me rends bien compte de son utilité mais trop tard. Il ne m'aidera en rien dans un programme connu par coeur.

Infiniment merci, M Kasbaoui.





 Réponse N°11 34607

projeter ...
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 08-11-14 à 23:59

Si vous pouvez réciter le projet avec les passages etc., c'est que tout simplement ce n'est pas un projet. C'est plutôt un "programme préétabli", qui appartient au déjà-fait, immuable, statique et éternel.

Le projet relève du changement, de la dynamique et la progression; il relève du futur ...et donc il n'est jamais fini, il est en perpétuelle construction.
Ce n'est pas facile d'en concevoir et surtout d'en assurer le suivi (qui est censé être assuré par le cahier journal), mais il permet de rationaliser l'action d'enseignement/apprentissage.




 Réponse N°12 34608

Le passé était un futur
  Par   Samira Yassine  (CSle 09-11-14 à 05:56

Aussi contradictoire que cela puisse vous paraitre, c'est pour moi les deux aspects d'un même contenu.

Ce que j'ai préparé l'année dernière comme projet , c'est un futur qui est devenu un passé.

Certes, il y aura de petits changements , quelques modifications , en fonction des élèves de chaque année et de chaque classe , mais le contenu du projet dans sa globalité concerne le même module.

Alors, la seule différence est qu'au lieu de le tracer mots sur papier, on peut le faire mentalement.

Si on n'arrive toujours pas à nous entendre sur la notion de projet, ou on ne parle pas du même contenu, ou nous avons vraiment besoin de formation, de recyclage, nous , la génération de la fin des annees 80, ou encore notre conception de l'enseignement est tellement archaique qu'une retraite à l'âge de 60 ans ou même avant s' avererait urgente. :)




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