Autres personnages (par chapitre)

 Par imad tajadin  (?)  [msg envoyés : 3le 12-12-11 à 23:48  Lu :1386 fois
     
  
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Le chauffeur du camion (II, 12) : Malgré le règlement, il accepte de prendre Tom Joad dans son camion quand il rentre chez lui. Il ne peut se cacher d’une certaine curiosité sur cet étrange passager.
Suzy Little (IV, 39) : fille dont Joad a tiré les tresses à son baptême.
Wink Manley et ses gars (IV, 42) : ont volé la moitié de la maison en même temps que les Joad.
Polk (IV, 44) : cité à propos du baptême d’Oncle John.
III.
Le fils à Joe Davis (V, 55) : travaille comme conducteur de tracteur
VI
Les Jacobs (VI, 61, 75) : voisins des Joad (le cochon a mangé leur bébé).
Milly Jacobs (VI, 61) : est devenue folle à cause de la mort du bébé.
Les Rance (VI, 63) : autres voisins des Joad.
Albert Rance (VI, 63) : avait emmené sa famille à Oklahoma City pour voir son cousin. Quand il est revenu sa maison avait été volée.
Muley Graves (VI, 66) : un des voleurs de la maison de Rance. Il rejoint Joad et Casy près de la maison abandonnée des Joad et les informe de la situation du reste de la famille Joad. Comme beaucoup d’autres, il a perdu sa ferme. Sa famille est partie en Californie mais lui se refuse à quitter le pays. Vivant en fantôme sur le lieu de ses souvenirs, il passe son temps à échapper à la police. Ce personnage vit la vie que le grand-père Joad aurait voulu vivre.
Willy Feeley (VI, 67,84) : conducteur du tracteur qui a détruit la maison des Joad, adjoint du shérif (84). Contrairement à Muley Graves, il est passé « de l’autre côté », en acceptant de servir les nouveaux patrons, pour faire vivre sa famille.
La femme, les enfantset le beau-frère de Muley Graves (70) : sont partis en Californie.
Joe (VI, 75) : frère de Muley Graves.
La grand-mère de Muley (IV, 75) : très fière des premiers mots de Joe, a cassé trois tasses.
Les Peter (VI, 75) : famille de migrants évoquée par Muley qui visite leur maison après leur départ (ainsi que celle des Rance, des Jacob, des Joad).
Le vieux Turnbull (VI, 78) : père de Herb Turnbull, tué par Tom, il veut avoir la peau de Joad mais émigre lui aussi.
Herb Turnbull (VI, 78) : le gars que Tom Joad a tué d’un coup de pelle et qui fréquentait Rosaharn (79).
Turnbull (VI, 78) : a du sang des Hatfield du côté de sa mère.
Le surveillant du champ de coton (VI, 82) : venu avec Feeley.
VII
Le marchand automobile (VII, 88) : homme sans scrupule à fort bagout commercial.
Jim (VII, 89) : employé du marchand automobile.
Joe (VII, 91) : employé du marchand automobile.
VIII
Elsie Graves (VIII, 100) : une jeune fille pas timide, amie de Willy Feeley qui fait des commentaires grivois quand Feeley conduit la génisse au taureau.
Pretty Boy Floyd (VIII, 109) : célèbre hors-la-loi américain évoqué par Man du sang des Mac Coy (113) (cité aussi p.195, 392, 516, 590).
IX
Mary (IX, 125) : jeune fille qui veut emporter sa poupée de porcelaine (double romanesque de Ruthie).
Tante Sadie (IX, 125) : a rapporté le chien de porcelaine de l’Exposition de Saint-Louis.
Sam (IX, 126) : jeune garçon qui veut emporter son arc (double romanesque de Winfield).
X
Tom parle d’un gars qu’il a connu et qui venait de Californie (X, 129): « il disait que les gens qui cueillent les fruits vivent dans des campements très sales et qu’ils ont à peine de quoi manger. Il disait que les salaires sont bas, quand on a la chance d’en toucher ».
Le frère de grand-père (X, 131) : parti s’installer en Californie, il y a quarante ans.
Hazlett (X, 146) : nom de jeune fille de Man
XI
Whitey (XI, 162) : un gamin qui a écrit sur le mur d’une maison abandonnée.
XII.
Jim (XII, 165) : si on casse, il ira à la ville et en rapportera des pièces de rechange (modèle de ce qui arrivera à Tom et Al)
Danny (XII, 168) : enfant qui voudrait de l’eau mais qui doit attendre (modèle de Winfield, cf. p. 174)
XIII
Homme de la station-service à Paden (XIII, 174) : se plaint de tous ses migrants mais il finira par les rejoindre quand son commerce d’essence fermera.
Sairy Wilson (XIII, 187) : avec son mari, ils aident les Joad quand Grand-père a son attaque et décident de faire route avec eux vers la Californie. Mais Sairy étant trop malade, ils s’arrêtent à Needles malgré les menaces d’arrestation de la police (304).
Ivy Wilson (XIII, 188) : son mari, originaire de Galena en Arkansas.
Will Wilson (XIII, 204-205): frère aîné d ‘Ivy. Un accident de voiture la veille du départ, l’empêche de partir.
Tante Minnie (XIII, 205) : membre de la famille des Wilson (dans la voiture de Will).
XV
Minnie, Susy, Mae (XV, 214) : serveuses archétypales qui travaillent dans les bistrots de la route 66.
Joe, Carl, Al (XV, 214) : cuisiniers des bistrots de la route 66.
Le couple riche (XV, 215) : qui s’arrête dans un bistrot : une belle dame languide (215) et un petit homme bedonnant (216).
Le grand Bill Face de Rat (XV, 218) : camionneur.
et son remplaçant
Les gens de la Nash 1926 (XV, 221) : un couple et deux enfants blonds. Le père veut acheter une miche de pain pour 15cts.
XVI
Le borgne de la casse-autos(XVI, 248) : rumine sa frustration en dirigeant sa colère contre son patron.
Son patron (XVI, 249) : absent de la casse-auto le jour où passent Tom et Al, il fait preuve de méchanceté envers son employé borgne (si l’on en croit ce que celui-ci dit).
et la fille du patron (XVI, 249) : 19 ans, jolie, évoquée par le borgne.
Le propriétaire du campement(XVI, 259)
L’homme en guenilles qui revient de Californie (XVI, 259) : explique pour la première fois la réalité professionnelle et sociale californienne.
XVII
Les Allen et les Willis du comté de Cherokee dans l’Oklahoma (XVII, 275) : familles évoquées par les migrants lors de rencontres dans les campements.
Simon Allen le vieux (XVII, 276) : a eu des ennuis avec sa 1ère femme à ½ Cherokee.
Simon Allen, le jeune (XVII, 276) : a épousé une Rudolph.
Un frère qui s’appelait Charley (XVII, 276) : une herse lui est passée sur le ventre.
XVIII
Les deux hommes qui reviennent de Californie (XVIII, 286- 288) : deuxième témoignage négatif sur la Californie (Needles).
La femme jéhovite qui veut prier pour grand-mère (XVIII, 294) : et que Man renvoie.
L’agent de police qui veut qu’ils partent (XVIII, 299).
Un garçon jouant dans l’eau(XVIII, 300).
Jenny Lind (XVIII, 306) : cantatrice évoquée par Sairy.
Le jeune homme de la station service de Needles (XVIII, 308) :
Son collègue (XVIII, 309) : Ils font des commentaires méprisants sur ces « sacrés Okies de malheur ».
Les deux policiers de Daggett(XVIII, 316) : qui renoncent à inspecter le camion en voyant Grand-mère.
XIX
Sutter et Guerrero, familles mexicaines (XIX, 324).
Fairfield (XIX, 333) : famille citée par les squatters.
XX
Le coroner de Bakersfield (XX, 337) : s’est occupé des formalités pour l’enterrement de Grand-mère autoritaire mais brave.
Le campement de Hooverville à Bakersfield
Le maire barbu (XX, 340) : le maire du camp: un vieil émigrant à moitié fou, rendu craintif par les tortures continuelles de la police californienne.
Sa femme (XX, 340).
Floyd Knowles (XX, 34) : un jeune homme du camp Hooverville de Bakersfield qui sympathise avec Tom et Al et les initie aux réalités du monde du travail californien. C’est son discours à l’entrepreneur qui entraîne le tir du shérif et l’arrestation de Casy. P. 382, il repart dans le Nord avec sa famille.
Les enfants affamés autour du feu de Man (XX, 354) : attirés par les odeurs de cuisine.
La petite fille (XX, 355) : qui leur parle pour la première fois du camp de Weedpatch.
L’entrepreneur (XX, 368) : vient leur proposer du travail dans le comté de Tulare dans la Chevrolet.
Joe ( ?) (370) ou Mike (375) : le shérif adjoint qui accompagne l’entrepreneur
Une femme à la main broyée(XX, 372) : victime collatérale du coup de feu du shérif adjoint.
Quatre shérifs-adjoints(XX, 374) : envoyés par l’entrepreneur, ils viennent rétablir l’ordre. C’est à eux que Casy se livre.
Le patron de l’épicerie (XX, 385) : où Oncle John est allé acheter du whisky.
XXII
Le camp de Weedpatch
Le veilleur de nuit (XXII, 401) : qui les accueille à leur arrivée.
La jeune femme et son bébé (famille Wallace) (XXII, 406) : Elle prépare le déjeuner quand Tom se réveille le premier jour au camp de Weedpatch. Elle nourrit son bébé au sein.
Le jeune Wilkie Wallace(XXII, 410).
Le père, Timothy Wallace(XXII, 410) : les deux hommes sont des résidents du camp de Weedpatch. Ils sont en Californie depuis dix mois. Ils offrent le premier déjeuner à Tom et l’aident à trouver du travail chez M. Thomas.
Le vieux de corvée (XXII, 409) : parce qu’il s’est saoulé au bal du samedi soir.
M. Thomas, le fermier, patron des Wallace et de Tom (412- 415) : Mr. Thomas est un petit fermier qui n’a que 60 arpents. Il engage Tom et les Wallace et même s’il est obligé de baisser les salaires à 25cts sur pression de l’Association des fermiers, il les prévient que des hommes vont essayer de perturber le bal du samedi soir du camp
Hines (418) : propriétaire « anti-rouges » évoqué par Timothy.
Jim Rawley (426) : directeur du camp de Weedpatch. Il traite les Joad avec un grand respect dont ils n’avaient plus l’habitude.
Lisbeth Sandry (432) :Cette fanatique intégriste qui dénonce l’omniprésence du péché dans le camp, notamment à l’occasion des danses du bal du samedi soir fait peur à Rose de Saron en lui disant que si elle s’adonne au mam, elle perdra son bébé.
Les femmes du Comité des dames (description p. 438)
- Annie Littlefield (439) : membre du Comité des dames, future présidente.
- Ella Summers (439) : membre du Comité des dames. Adjointe de Jessie Bullitt. Elle était Présidente du Comité la semaine précédente.
- Jessie Bullitt (439) : Présidente du Comité des Dames, membre du Comité Central du camp, Jessie Bullitt est très jalouse de ses prérogatives et reprend souvent ses deux collègues qui veulent parler à sa place.
Madame Joyce (443) : mère des cinq filles qui ont la diarrhée (énigme du papier toilette du pavillon sanitaire n°4).
Amy, la fillette aux cheveux tressés (445) : qui joue au croquet et que Ruthie gifle.
Une femme sur un banc(445) : Elle veille à ce que tous les enfants puissent jouer.
Ralph (446) : garçon du camp cité par cette femme.
XXXIII
Le jeune gars du Texas qui danse avec la petite Cherokee (XXIII, 463).
XXXIV
Ezra Huston (XXIV, 467: Président du Comité central du camp.
Les 5 membres du comité(XXIV, 467)
- Jérémie, mélancolique, représentant du pavillon 2 (XXIV, 469).
- Petit homme replet représentant du pavillon 3 (XXXIV, 467).
- Timothy Wallace représentant du pavillon 4.
Willie Eaton (XXXIV, 467-468) : Président du Comité des Fêtes, originaire de la Queue-de-Poêle au Texas.
Evocation d’une discussion entre un petit homme et un shérif adjoint dans un camp de la Société d’Agriculture et d’Elevage (p. 470)
Un homme au chapeau noir(XXXIV, 476) : discute avec Pa des conditions de travail : ce qu’il faut accepter ou pas.
Jules Vitela, (XXIV, 478) : moitié-Cherokee, surveille les entrées du bal avec Tom et repère les agitateurs.
Trois jeunes ouvriersen cotte bleue décidés à provoquer la bagarre (XXXIV, 479).
Jackson, un gars du Kansas (479) : que les 3 ouvriers prétendaient connaître.
Jackson et les trois ouvriers ont travaillé chez Gregorio (480)
XXXVI
La ferme Hooper
Le garçon d’Oregon (XXVI, 505) : qui a traité Winfield de « Okie » (Winfield l’a frappé).
L’homme qui s’arrête sur le bord de la route et qui leur propose d’aller à la ferme Hooper (XXVI, 512).
Le gardien de prison de Mac Alester évoqué par Tom (XXVI, 515) et son frère à l’Ouest qui faisait travailler les prisonniers en liberté provisoire pour rien.
Le Guignol (XXXVI, 516) : prisonnier de Mac Alester qui voulait s’évader mais ne pouvait s’empêcher de le dire à tout le monde, a fini par se suicider.
Le petit bonhomme chauve du magasin de la Compagnie à la ferme Hooper (XXVI, 525) : avec lequel Man s’accroche.
Mack, gardien de la ferme(XXVI, 531) : indigné que Tom veuille de l’eau chaude.
Un 2e gardien : avec lequel il discute. Tous les deux se plaignent des camps du gouvernement qu’il faudrait brûler.
Le syndicaliste (XXVI, 541) : cité par Casy. Foutu dehors par les gars qu’il voulait aider, il a fait prendre conscience à Casy de la nécessité de l’action.
George (XXVI, 543) : le petit homme massif et trapu qui tue Casy d’un coup de manche de pioche sur la tête. L’homme tué par Tom (XXVI, 544) : Il est possible que ce soit George mais rien ne le confirme. Tom a frappé dans l’obscurité.
Oncle Tom (XXVI, 557) : qui avait converti un Sioux (ne s’agit-il pas plutôt d’oncle John ?)
XXXVIII
La ferme du coton
La famille Wainwright partage le wagon des Joad.
Madame Wainwright (XXVIII, 580): aide Man dans cette période difficile, notamment au moment de l’accouchement de rose de Saron.
Jonas Wainwright (XXVIII, 580).
Monsieur Wainwright (XVIII, 593) : vient parler aux Joad de sa fille et d’Al.
Aggie Wainwright (XVIII, 593) : fiancée d’Al Joad, surnom de « Agnès » (604).
Tobin Wainwright(XXVIII, 604) : nom du père ? ou d’un fils ?
Le petit patron de la ferme de 20 arpents (XXVIII, 592) : qui vient proposer aux Joad de cueillir du coton.
Hawley, Will, Benton, Amélia, Claire, Carpenter (XXVIII, 602) : noms cités à la cueillette de coton du propriétaire de 20 arpents.
James et Ralph Hume(XXVII, 604) : noms cités à la cueillette du coton (30cts), Thomas Joad (82cts), Winfield
XXX
Un homme d’une cinquantaine d’années (XXX, 637) : qui meurt de faim dans la grange et que Rose de Saron va sauver en lui donnant le sein.
Le fils de cet homme (XXX, 637).
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Par POT ETHIQUE A LENTS TICS -Publié dans : CPGE
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Vendredi 19 août 2011
LES RAISINS DE LA COLERE (1ère partie) de John Steinbeck : résumé et citations.
Résumé et sélection de citations établis par Bernard Martial (professeur de lettres en CPGE)
Edition Folio n°83, traduction de l’américain par Marcel Duhamel et M.- E. Coindreau.
Numéros des pages entre ( ), commentaires entre [ ].
PREMIERE PARTIE : SECHERESSE ET PREPARATIFS DE VOYAGE
CHAPITRE PREMIER : TEMPÊTE SUR L’OKLAHOMA
. Dustbowl : Pluies sur terres rouges et grises de l’Oklahoma : croissance du maïs et des herbes folles puis verdure. Fin mai, les nuages se dissipent, le soleil embrase le maïs, les herbes cessent de se propager, la terre devient blanche. Juin, le soleil brille plus férocement (7) liseré brun sur le maïs, les herbes se recroquevillent. Mi-juin, de gros nuages venus du Texas et du Golfe mais peu de pluie : taches sur le maïs. Brise légère puis vent, poussière au-dessus des champs (8). L’aube se lève mais pas le jour, le vent gémit sur le maïs couché. Les gens se terrent chez eux ou ne sortent qu’avec un mouchoir sur le nez, les maisons sont calfeutrées. Le vent tombe cette nuit-là. Au matin, poussière suspendue en l’air (9). Toute la journée, la poussière descend sur le maïs. Les hommes sortent voir leur maïs desséché ; les femmes scrutent les visages des hommes. On ne sait pas trop quoi faire mais tout va bien (10). Nulle infortune n’est trop dure à supporter tant que les hommes tiennent le coup. Le soleil devient moins rouge. (11)
CHAPITRE II : TOM JOAD DANS LE CAMION DE L’OKLAHOMA TRANSPORT COMPANY
. Devant la petite auberge (12- 15) :camion rouge et neuf de l’Oklahoma City Transport Company. L’unique client accoudé au comptoir parle avec la serveuse d’une connaissance commune, un brave gars quand il n’est pas saoul (12). Dehors un homme s’approche du camion et regarde l’étiquette No riders (qui interdit de prendre des passagers). Il s’assoit sur le marchepied opposé au restaurant. Description de l’homme : pas plus de trente ans… il porte des vêtements, une casquette et des souliers neufs (veston trop large, pantalon trop court) (13). Il s’éponge le visage, casse la visière de sa casquette, desserre ses lacets. Dans le restaurant, le camionneur parle d’un bal à Shawnee où il y a eu quelqu’un de tué. Midi, l’homme dehors roule une cigarette. A l’intérieur, le chauffeur paye sa note et met la monnaie dans la machine à sous. Quelqu’un a remporté le jackpot de 3,80 $ il y a pas deux heures dit la serveuse au chauffeur qui se plaint que la machine est truquée (14). Il lui dit qu’il repassera d’ici 8/10 jours, qu’il doit aller jusqu’à Tulsa puis il sort en fermant le grillage.
. Le trajet en camion (15- 24). Dernier message à la serveuse à travers la porte. Description du camionneur. Le chemineau lui demande de l’emmener. Il commence par refuser à cause du règlement. L’homme insiste : « des fois il y en a qui sont de chics types, même si un salaud de richard les force à porter une étiquette ». Le chauffeur réfléchit (15) puis finit par accepter en lui disant de se planquer sur le marchepied jusqu’au premier tournant. Quand le camion ralentit, l’homme monte sur le siège. Le chauffeur l’examine et commence à lui poser des questions (sur ses souliers, sur le travail qu’il cherche) (16). L’homme parle de la ferme de 40 arpents de son père. Le chauffeur évoque la tempête de poussière et les chenilles qui arrachent tout et mettent les familles dehors. Son interlocuteur répond qu’il n’a pas de nouvelles depuis longtemps, que son père et lui ne sont pas forts pour écrire. Le chauffeur tourne autour du pot (17). « J’ te dirai ce que tu voudras. Je m’appelle Tom Joad. Mon père c’est le vieux Tom Joad ». Le camionneur gêné, essaie de se justifier, parle des chauffeurs qui font des drôles de trucs pour passer le temps (un qui faisait de la poésie (18) : l’exemple d’un poème sur l’histoire de gars qui faisaient les 400 coups), de types qui emploient des grands mots (Tom cite les pasteurs), des conducteurs qui passent leur temps à manger (19) et qui s’arrêtent dans les caboulots parce qu’ils en ont marre de rouler, de ceux qui chantent ou qui sifflent (la compagnie refuse la TSF), de ceux qui emportent une bouteille. Il veut prendre des cours pour devenir ingénieur-mécanicien. Il refuse le whisky que lui propose Tom. Il s’exerce la mémoire pour s’en sortir : « T’as pas idée de ce qu’on peut arriver à se rappeler ». « T’as mis un sacré bout de temps à y arriver, mon petit pote » dit Tom. (21) Dénégations du chauffeur. « Tu t’es gourré sur mon compte, mon vieux, dit-il. J’ m’en cache pas. Parfaitement, j’ai été à Mac-Alester. Quatre ans que j’y ai été. Parfaitement, c’est les affaires qu’on m’a données quand je suis sorti. J’me fous bien qu’on le sache. Et j’m’en retourne chez mon père pour ne pas être obligé de mentir si je veux trouver de l’ouvrage. » Le chauffeur argue de sa bonne foi mais Tom n’est pas dupe (22) et reconnaît que c’est un « chic type ». Tom lui montre la route où il va bientôt descendre. Le camion s’arrête. « Homicide, dit-il rapidement. En voilà un, de grand mot… ça veut dire que j’ai descendu quelqu’un. Sept ans. On m’a lâché au bout de quatre ans parce que je me suis tenu peinard. » (23). Séparation (24).
CHAPITRE III : LA TORTUE
Une tortue rampe le long de la route cimentée parmi les herbes sèches (25). Elle entreprend de gravir le talus (une fourmi rouge dans sa carapace, un brin d’avoine coincé dans ses pattes avant) (26). Une voiture conduite par une femme fait une embardée pour l’éviter, une camionnette essaie de l’écraser. L’animal projeté en dehors de la route parvient à se redresser et reprend sa marche. (27)
CHAPITRE IV : TOM JOAD RENCONTRE LE PASTEUR JIM CASY
. Retrouvailles sous un saule (28- 42). Tom Joad se retrouve dans le chemin. Il enlève ses souliers et sa veste (28). Le maïs abattu par le vent, la chaleur et la sécheresse. Tom, en sueur, ramasse la tortue puis se dirige vers un saule (29). Adossé à l’arbre, un homme siffle et chante Yes Sir, That’s my Baby. Description de l’homme (30) qui reconnaît Tom. « J’ pense pas que vous vous souveniez de moi, dit l’homme […] Vous étiez bien trop occupé à tirer les petites filles par les nattes pendant que je vous apportais le Saint-Esprit » (31). Tom se souvient maintenant. C’est le Révérend Jim Casy de la secte du Buisson Ardent. Man, la mère de Tom appréciait ses prêches. Il ne prêche plus car « l’esprit du Seigneur » n’est plus en lui (32). Personne ne l’a vu depuis longtemps. Il était parti seul pour méditer. Il propose une chique à Tom et remarque la tortue. Tom l’a prise pour son petit frère (33). Casy explique sa crise de foi : « J’ai la vocation de guider les hommes, mais je ne sais pas où les guider ». Il faisait gueuler la gloire du Seigneur et allait coucher avec les filles dans les herbes (34). Comment le Diable peut-il entrer quand une femme est possédée par le Saint-Esprit ? Tom n’a pas d’idée sur la question (35). Les tourments du pasteur qui se sent coupable de cette obsession de la chair (36). Après une longue méditation, il a fini par conclure qu’il n’y a pas de péché, il y a que ce que les gens font. Il ne peut plus être pasteur mais il aime les gens (37). « Des fois, j’me suis dit, c’est peut-être bien tous les hommes et toutes les femmes que nous aimons, c’est peut-être bien ça, le Saint-Esprit – l’esprit humain – tout le bazar. Peut-être bien que les hommes n’ont qu’une grande âme et que chacun en a un petit morceau. » Il en est sûr maintenant. Tom lui fait remarquer qu’il ne peut pas avoir d’église avec des idées pareilles. Les gens veulent sauter et gueuler (ex. des transes de sa grand-mère). Casy veut savoir ce que lui a fait le baptême (38) au cours duquel il a tiré les nattes de Suzy Little (elle lui a cassé le doigt l’année suivante). Rien, il trouvait cela juste comique. Tom rattrape la tortue. Le pasteur lui demande des nouvelles de son père. Tom précise qu’il n’a pas été chez lui depuis quatre ans et que son père (Pa) n’aime pas écrire des lettres. Casy lui demande s’il était en voyage. « Je viens de passer quatre ans à Mac-Alester. […] J’ai tué un gars dans une bagarre. On était saouls dans un bal. Il m’a foutu un coup de couteau et je l’ai assommé avec une pelle qui se trouvait là. J’lui ai mis la tête en bouillie » dit Tom. Sa mère lui a envoyé une carte postale il y a deux ans et sa grand-mère une carte de Noël (40) qui lui a valu d’être surnommé « Doux Jésus ». Il ne manquait de rien en prison (à part les femmes) ; un gars a même tout fait pour y revenir. Avec d’autres types, il a monté un orchestre (41). Tom veut repartir. Il propose à Casy de l’accompagner.
. En chemin vers la ferme des Joad (42- 46). Ils se mettent en route en longeant champs de maïs et de coton (42). La maison de Pa n’est pas à plus d’un mille [1609 m]. Une maison que son grand-père, son père et son frère Noah ont volée. Ils n’ont pu en prendre que la moitié. Quand ils sont revenus chercher l’autre moitié elle avait déjà été prise par Wink Manley et ses gars (43). Ils sont devenus amis. « Pour un homme sans Dieu, c’était un fameux gaillard » dit Casy à propos de Pa. La nuit descend. Tom parle de son oncle John, baptisé chez Polk. En voulant sauter un buisson comme son frère, Pa s’est cassé la jambe droite. Faute de médecin, un dentiste a arrangé ça. Ils arrivent à la terre des Joad. C’est oncle John qui avait fourni le fil de fer en échange d’un goret. Il a tué l’animal et en a mangé une partie sur place à s’en faire vomir avant d’aller se coucher (45). Le lendemain, Pa a conseillé à son frère de saler la viande pour la garder mais il n’a rien voulu savoir. Tom a faim ; il a juste mangé une tranche de rôti de porc à chaque Noël. « Peut-être bien que Tom va tuer le veau gras, comme pour le fils prodigue, dans l’Ecriture » dit Casy. Ils arrivent à la maison mais il n’y a plus personne (46).
CHAPITRE V : LES TRACTEURS SUR LES TERRES
. Les propriétaires, les fermiers et la banque (1er monstre) (47- 53). Visite des propriétaires terriens ou de leurs représentants sur leurs terres. Ils parlent aux fermiers depuis leur voiture. Certains représentants sont compatissants d’autres cruels, tous sont pris par quelque chose qui les dépasse. Les mathématiques qui les poussent à agir ainsi (47). Les banques ou la compagnie, monstres doués de pensée. « Ceux-là se défendaient de prendre des responsabilités pour les banques ou les compagnies parce qu’ils étaient des hommes et des esclaves, tandis que les banques étaient à la fois des machines et des maîtres. Il y avait des agents qui ressentaient quelque fierté d’être les esclaves de maîtres si froids et si puissants. Les agents assis dans leurs voitures expliquaient : « Vous savez que la terre est pauvre. Dieu sait qu’il y a longtemps que vous vous échinez dessus. » Les agents continuent leur raisonnement la terre devient de plus en plus pauvre, le coton vole la terre. Quand la récolte fait défaut, le fermier doit emprunter de l’argent à la banque mais celle-ci ne veut pas vivre sans faire de bénéfices (48). Le fermier demande un délai jusqu’à l’année suivante mais la banque ne peut pas attendre. Les femmes sur le seuil des fermes… chiens dans la cour, poulets dans la poussière, cochons dans les étables Que faire ? «- Le système de métayage a fait son temps. Un homme avec un tracteur peut prendre la place de 12 à 15 (49) familles. On lui paie un salaire et on prend toute la récolte. Nous sommes obligés de le faire. Ce n’est pas que ça nous fasse plaisir. Mais le monstre est malade. Il lui est arrivé quelque chose au monstre ». Le coton va tuer la terre après ils la vendront à des familles de l’Est. Les fermiers doivent partir. Les charrues vont labourer leurs cours. Les hommes sont en colère : leurs grands-pères ont pris cette terre en tuant des Indiens, leurs pères ont brûlé les mauvaises herbes et tué les serpents puis emprunté. Ils sont nés ici et leurs enfants aussi. La banque est devenue propriétaire et les a laissés. « - Nous savons ça. Ce n’est pas nous, c’est la banque. Une banque n’est pas comme un homme. Pas plus qu’un propriétaire de 50 000 arpents, ce n’est pas un homme non plus. C’est ça le monstre. » Ce qui leur donne un droit de propriété : d’être nés et enterrés, de travailler sur cette terre (50). « La banque ce n’est pas la même chose que les hommes. Il se trouve que chaque homme dans une banque hait ce que la banque fait, et cependant la banque le fait. La banque est plus que les hommes, je vous le dis. C’est le monstre. C’est les hommes qui l’ont créé, mais ils sont incapables de le diriger. » Après les Indiens et les serpents, pourquoi ne pas tuer les banques ? Les propriétaires se fâchent. « C’est la banque, le monstre, qui est le propriétaire. Il faut partir. » Les fermiers menacent de prendre leurs fusils. Ils seront des voleurs s’ils essaient de rester et des assassins s’ils tuent pour rester. « Le monstre n’est pas un homme mais il peut faire faire aux hommes ce qu’il veut. » Où iront-ils ? Ils trouveront peut-être à cueillir du coton en automne, ils toucheront des allocations chômage. Pourquoi ne pas aller en Californie ? (51) et les agents s’en vont. Les hommes accroupis dessinent par terre. Les femmes s’approchent pour savoir ce qu’ils voulaient. Il faut s’en aller. Où ? Ils ne savent pas encore (52). Les femmes se remettent au travail.
. Les tracteurs qui violent la terre (2e monstre) (53- 54). Les tracteurs arrivent sur les routes, pénètrent dans les champs (comparés à de « grands reptiles », à des « monstres camus ») ignorant le relief et les habitations. A cause de son harnachement, l’homme assis sur son siège n’a pas l’apparence humaine « il faisait partie du monstre, un robot sur son siège ». Le conducteur incapable de maîtriser le monstre qui fonce droit dans la campagne. « Un coup de volant aurait pu faire dévier la chenille, mais les mains du conducteur ne pouvaient pas tourner parce que le monstre qui avait construit le tracteur, le monstre qui avait lâché le tracteur en liberté avait trouvé le moyen de pénétrer dans les mains du conducteur, dans son cerveau, dans ses muscles, lui avait bouché les yeux avec des lunettes, l’avait muselé… avait paralysé son esprit, avait muselé sa langue, avait paralysé ses perceptions, avait muselé ses protestations. Il ne pouvait pas voir la terre telle qu’elle était, il ne pouvait pas sentir ce que sentait la terre ses pieds ne pouvaient pas sentir ce que sentait la terre ; ses pieds ne pouvaient pas fouler les mottes ni sentir la puissance de la terre. Il était assis sur un siège de fer, les pieds sur des pédales de fer. Il ne pouvait pas célébrer, abattre, maudire ou encourager l’étendue de son pouvoir, et à cause de cela, il ne pouvait pas se célébrer, se (53) fustiger, se maudire ni s’encourager lui-même. Il ne connaissait pas, ne possédait pas, n’implorait pas la terre. Il n’avait pas foi en elle. »… « Il n’aimait pas plus la terre que la banque n’aimait la terre. ». Les disques luisants qui coupent la terre derrière le tracteur (de la chirurgie, pas du labour), les herses et les semoirs qui violent la terre. La terre accouche et meurt sous les fers.
. Discussion entre le conducteur du tracteur et le métayer (54- 58). Parfois vers midi, le conducteur s’arrête pour manger (54). Le moteur tourne encore, les fermiers et les enfants les regardent. Un des métayers reconnaît un conducteur : le fils à Joe Davis et lui demande pourquoi il travaille contre les siens. Avec 3 $ par jour, il peut faire vivre sa famille mais pour 3$, 15 ou 20 familles n’ont plus rien à manger et 100 personnes sont obligées de partir (55). « On ne peut plus vivre de sa terre maintenant, à moins qu’on ait 2, 5, 10 000 arpents et un tracteur » dit le conducteur. Si un homme a peu de terre, elle s’identifie à lui, répond le métayer, s’il a en trop, elle devient plus forte que lui. Le conducteur lui conseille de ne pas se préoccuper des autres s’il ne veut pas s’attirer des ennuis (56). Ils devraient songer à partir car il passera dans leur cour demain après dîner. Il a des ordres. S’il accroche les maisons, il peut se faire 1 ou 2 $ de plus. Le métayer menace de sortir son fusil. Si lui ne le fait pas, un autre viendra. Qui tuer ? Le conducteur reçoit ses ordres d’un type qui les reçoit de banque qui reçoit ses consignes de l’Est. (57). « Peut-être qu’il n’y a personne à tuer. Il ne s’agit peut-être pas d’hommes. Comme vous dites, c’est peut-être la propriété qui est en cause. » Il faut arrêter ça. Le métayer reste assis sur le seuil de sa porte et le conducteur repart tracer ses sillons, puis il passe à travers la cour et renverse la maison. Le métayer suit le tracteur des yeux, le fusil à la main (58).
CHAPITRE VI : RETOUR A LA MAISON : MULEY GRAVES.
. La maison abandonnée (59- 65). Tom Joad et Jim Casy regardent la maison écrasée et arrachée à ses fondations. Le coton pousse jusque dans la cour. Ils descendent la colline et examinent la maison abandonnée (59). Les outils ont disparu. Casy ne sait pas ce qui s’est passé en son absence. Tom se demande s’ils ne sont pas morts, mais on l’aurait averti. Ils ont peut-être laissé une lettre ? Mais Tom ne savait pas qu’il allait sortir il y a 8 jours. La maison renversée (60), le portillon inférieur de la porte que Man n’oubliait jamais de fermer depuis le jour où un cochon était entré chez les Jacob et avait mangé le bébé. Milly Jacob qui en attendait un autre, est devenue folle. Il grimpe sur la véranda délabrée, regarde dans la cuisine. Les meubles et le fourneau ont disparu. Plus de chaises et de lits dans la chambre, image d’une jeune Indienne (Aile Rouge) au mur (61). Une bottine appartenant à sa mère. Il conclut qu’ils sont partis et qu’ils ont tout emporté. Casy lui demande s’ils ne lui ont pas écrit : « ils étaient point écrivassiers. » Pa n’aimait pas ça. Il y a quelque chose qui cloche. Le pasteur se souvient que Tom n’était pas facile. Le jour de son baptême, il a fallu le maîtriser pour le coller sous l’eau (62). Un chat gris se faufile sous la véranda. Pourquoi n’est –il pas allé chez les voisins les Rance par exemple. Un souvenir : un jour à Noël, Albert Rance est parti avec toute sa famille voir un cousin à Oklahoma city (63). Quand ils sont revenus huit jours plus tard, il ne restait plus rien de la maison. Ils sont arrivés quand Muley Graves s’en allait avec les portes et les pompes du puits. En 15 jours, il a presque tout récupéré sauf un coussin de canapé avec un Indien dessus. Le grand-père de Tom n’a jamais voulu le rendre. Albert a renoncé. L’histoire des plumes gardés par grand-père et brûlées par Man (64). Le chat joue avec la tortue. Le soleil rouge touche l’horizon (65).
. Muley Graves leur donne des explications (66- 82). Arrivée de Muley Graves (description). Il demande à Tom quand il est sorti (il y a deux jours). Tom veut savoir pourquoi la maison de sa famille est démolie. Le vieux Tom s’inquiétait (66). Il était là quand ils se sont décidés à partir. Muley venait de dire que lui ne partirai pas. Le père de Tom lui a demandé de guetter le retour de son fils. «… ils voulaient rester là et tenir tête quand la banque a envoyé son tracteur labourer la ferme. Ton Grand-père était planté là avec son fusil, et il a bousillé les phares de leurs sacrée chenille, mais ça ne l’a pas empêchée de s’amener. Ton Grand-père ne voulait pas tuer le gars qui la conduisait. C’était Willy Feeley, et Willy le savait, alors il s’est amené tout simplement et il a foutu un gnon à la maison et il l’a secouée comme un chien secoue un rat. Ben, ça lui a fait quelque chose à Tom. Ca le ronge en dedans, comme qui dirait. C’est plus le même homme, depuis. » Il a fallu trois voyages dans la charrette pour tout déménager chez l’oncle John. Ils sont tous là-bas. (67). Ils ont tous décortiqué du coton pour ramasser de quoi s’en aller dans l’Ouest « où on se la coule douce ». Tom veut savoir s’ils sont encore là. Muley a vu Noah il y a quatre jours en train de tirer des lapins. Il lui a dit qu’ils comptaient partir dans une quinzaine. La maison est à 8 milles [13 km]. Muley voudrait que Tom lui apprenne à vivre. Pas besoin, lui dit Tom qui lui présente le pasteur. Casy demande pourquoi ils mettent les gens à la porte (68). Muley ne se laissera pas faire et résume la situation à sa manière : les années difficiles, les pluies de sable, les dettes chez le marchand, les propriétaires qui ne veulent pas perdre leurs bénéfices, les tracteurs… mais lui ne partira pas. La terre n’est pas très bonne et le coton l’a tuée. S’ils ne l’avaient pas forcé à partir, il serait probablement déjà en Californie. Tom s’étonne que Pa soit parti si facilement et que son grand-père n’ai tué personne. Il se souvient d’une tripotée qu’il a foutue à un colporteur à coups de … poulet (69). Il s’en est déboîté la hanche de rire. Muley évoque le discours mielleux du type disant que ce n’était pas de sa faute mais celle de la Société d’Exploitation agricole et d’élevage de Shawnee. Personne sur qui tomber. La nuit est tombée et le chat a disparu. Tom ne veut pas faire les 8 milles ce soir et voudrait aller chez Muley. Sa femme, ses enfants et son beau-frère sont partis avec tout en Californie. Y avait plus rien à manger ici (70). Tom a faim. Muley qui vit de braconnage a trois lapins dans son sac (un gros mâle et deux petits). Il ne peut pas faire autrement que de les partager avec eux (71). Pendant que Casy va chercher du fil de fer dans l’écurie, Tom prépare le lapin. Ils préparent le feu. Nuit noire, le chat s’approche des viscères et Tom tend le fil sur le brasier. Ils sont pressés de manger. « Vous devez me trouver dingo, de vivre de cette façon, hein ? » dit Muley. Non (73). Muley explique ce qui lui est arrivé quand on lui a dit qu’il fallait qu’il s’en aille, parle de sa vie de vieux fantôme de cimetière. On s’habitue aux endroits difficiles et à certaines façons de penser, dit Casy. Muley raconte qu’il est passé dans tous les endroits liés à sa vie (là où il a couché avec une fille pour la première fois, là où son père a été éventré par un taureau (74), la chambre où son frère Joe est venu au monde (sa grand-mère tellement fière a cassé trois tasses), les maisons des Peter, des Rance, des Jacob, des Joad (75) où il y avait eu des fêtes et des mariages. La colère de Muley : qu’est-ce qu’ils y gagnent ? La terre n’est pas bonne. « L’endroit où qu’on vit c’est ça qui est la famille. On n’est pas soi-même quand on est empilés dans une auto tout seul sur une route. » Il y a longtemps qu’il n’avait parlé à personne. Casy veut aller voir les gens sur les routes. Tom est impatient de manger (76). Ils mangent. Muley regrette d’avoir parlé mais Casy le rassure. Muley s’en veut d’avoir parlé de tuer des gens devant Tom (77). « Tout le monde sait que c’était de ta faute, dit Muley. Le vieux Turnbull a dit qu’il aurait ta peau quand tu serais libéré ». Tout le monde lui a ôté cette idée de la tête. Tom ne sait comment ça a commencé. Ils étaient saouls. Herb s’est jeté sur lui avec un couteau, il lui a foutu un coup de pelle. Il n’avait rien à reprocher à Herb qui courait après sa sœur Rosaharn. Le vieux Turnbull avait du sang des Hatfield. Toute la famille est partie pour la Californie. Tom ne peut pas passer la frontière de l’Etat. Il a été libéré sur parole avec trois ans d’avance. Il doit se présenter à la prison régulièrement. Muley veut savoir comment on est traité en prison (78), un cousin à sa femme y a eu des emmerdements. Tom n’as pas eu de soucis. Il a appris à écrire et à dessiner des oiseaux. Il ne regrette pas ce qu’il a fait à Herb Turnbull. « - Ce qui m’embêtait le plus c’était que tout ça ne rimait à rien. On ne cherche pas c’que veut dire quand le tonnerre vous tue une vache ou qu’il y a une inondation. Tout ça, c’est comme ça doit être. Mais une bande de types vous prennent et vous coffrent pour quatre ans, ça devrait avoir un sens. Un homme, c’est censé penser. Eux ils me (79) prennent, ils m’enferment et me nourrissent pendant quatre ans. Admettons… mais alors ou bien ça aurait dû me changer de façon que je ne le refasse plus, ou bien ç’aurait dû me punir de façon que j’aie peur de le refaire… Mais si Herb ou un autre s’amenait, je le referais. Je le referais avant même d’avoir pu réfléchir ». Muley évoque une condamnation légère parce que le juge a reconnu que ce n’était pas entièrement de sa faute. Tom parle d’un gars qui avait passé son temps à étudier à Mac Alester et qui a fini par lui dire que ça ne servait à rien. « Ne va surtout pas te mettre à lire là-dessus, qu’il disait, parce que ça ne fera que t’embrouiller davantage et en plus tu perdras tout respect pour les types qui sont dans le gouvernement. » Muley ne digère pas que Willy Feeley soit devenu une sorte de patron sur leurs terres. Il est allé le voir. Feeley lui a expliqué qu’il fallait bien qu’il fasse manger sa femme et sa belle-mère (80). Casy évoque son expérience : il vivait bien, on le nourrissait mais il n’était pas heureux de cette façon alors il a renoncé. Maintenant il a compris. Il se dresse au-dessus du feu (81). Tom se roule une cigarette. Souvent dans sa couchette, il s’est imaginé son retour (grands-parents morts, de nouveaux gosses, Pa un peu moins dur, Rosaharn relayant Man). Casy viendra avec Tom chez l’oncle John mais pas Muley.
. La ronde des surveillants des champs de coton (82- 86). Muley remarque une lueur. Probablement le surveillant du champ de coton (82). Tom est étonné. Ils ne font rien de mal. « Que tu dis ! Rien que le fait d’être ici, c’est faire quelque chose. C’est empiéter sur la propriété d’autrui ». Ca fait deux mois qu’ils essaient d’attraper Muley. Ils iront se cacher au milieu du coton. Tom est surpris : Muley n’était pas un type à se cacher. « Ouais, fit-il, j’étais mauvais comme un loup. Maintenant, je suis mauvais comme une belette ». Tom est prêt à en découdre. Muley est obligé de lui rappeler sa situation. (83). « C’est peut-être bien Willy Feeley ; Willy est adjoint au shérif, maintenant. » dit Muley. Il a un revolver et s’en servira. Le ronflement du véhicule se rapproche. Tom accepte d’aller se cacher (84). Muley récupère vêtements et souliers près de la maison et raconte qu’un jour il a donné un coup de pieu par derrière à Feeley. Il a raconté qu’il avait été attaqué par 5 types. Le faisceau lumineux passe au-dessus d’eux. Claquement de portières. Ils sont deux. Muley veut tirer dans la maison. Tom l’encourage mais Casy le dissuade (85). La voiture repart. Muley va vérifier qu’ils n’ont laissé personne.
. La grotte de Tom et Noah (86- 87). Casy et Tom rejoignent Muley près de l’ancien feu. Il va les amener dans un endroit tranquille pour dormir. « J’aurais jamais pensé qu’il faudrait que je me cache sur les terres de mon père » se lamente Tom. Ils le suivent (86) jusqu’à une caverne dans la berge : c’est Tom qui l’a creusée avec Noah. Tom ne veut pas dormir dans la grotte. Quant à Casy, il a trop de choses dans la tête pour dormir (87).
CHAPITRE VII : PENSEES ET PROPOS D’UN MARCHAND DE VOITURES D’OCCASION SANS SCRUPULES
Dépôt de voitures d’occasion, annonces alléchantes, une maison grande dans un terrain vague, un bureau, une chaise, des contrats, un stylo en état de marche pour ne pas louper une bonne affaire. Instructions pour vendre une bagnole à ces deux-là avec des gosses (techniques commerciales). Propriétaires aux manches retroussées, vendeurs soignés à l’affût des faiblesses. Cibler la femme pour vendre au mari (88). Viser toujours un modèle élevé pour se rabattre sur un plus petit. « Ce ne sont pas les coussins usés qui font tourner les roues ». Créer des obligations et la culpabilité chez le client. Alignement de voitures. Vanter la Dodge 22. Les tacots qu’ils ne font plus. On achète 25 ou 30$, on revend 50 ou 75$, un joli bénéfice. Peu de bénéfices sur les neuves. Les vieux clous, ça part vite. Jim, attrape ce bougre sur le trottoir et refile-lui l’Apperson (89). Trouver des tacots. Fanions de couleur le long du trottoir et annonces alléchantes. L’occasion du jour pour appâter le client. Dire qu’on vient de la vendre. Enlever les accus ou mettre la batterie morte. On ne peut pas la donner ! Allez au boulot. Si j’avais de bagnoles, je me retirerais dans six mois. Mettre de la sciure dans la Chevrolet pour éviter le bruit dans la boîte de vitesse, la bazarder pour 30$ Il m’a eu celui-là. Si j’avais seulement 50 bagnoles. Les pneus ne lui plaisent pas ? Rabats de 1,5$.Monceaux de débris rouillés contre la palissade, rangées d’épaves et de pièces détachées… Si j’avais 50 roulottes à moins de 100 $, je ferais fortune. Qu’est-ce qu’il a à rouscailler ? On vend des bagnoles, on les pousse pas à domicile ! un bon slogan pour la Gazette de l’auto. Si c’est pas un client, fous-le dehors. (90). Enlève le pneu de la Graham-Paige. Mets le côté réparé dessous. Le reste a de l’allure. C’est pas une La Salle qu’il vous faut mais cette Lincoln 24. Vous pouvez la transformer en camionnette. Soleil brûlant. Gens en quête d’une automobile. Comment s’y prend-on pour acheter une voiture ? On ne peut pas mettre plus de 75$ si on veut aller en Californie. Si je pouvais me procurer une centaine de bagnoles. Pneus endommagées, chambres à air pendues. Réparations diverses… Joe, tu me les amadoues et tu me les envoies. (91) Pas de mendigots, je veux de vrais clients. Pour 80$, c’est donné ! Peux-pas mettre plus de 50. L’homme dehors m’avait dit 50. Il est cinglé. J’ai allongé 68$ pour l’avoir. Il insulte Joe. Vous avez quelque chose à troquer ? Un couple de mulets. On est à l’âge de la machine. On ne se sert plus des mulets que pour faire de la colle. 5 belles mules. On ferait bien de regarder ailleurs. Des foireux qui nous font perdre notre temps. Le client choqué : il veut une voiture pour aller en Californie. Je suis une poire. Je peux tirer 5$ de ces mules comme viande à chien. Non (92). Nous prendrons vos mules pour 20$ avec la charrette. Vous versez 50$ et vous vous engagez à payer 10$ par mois. Vous aviez dit 80. Il y a les taxes et l’assurance. Depuis tout à l’heure, j’ai perdu trois affaires. Signez-la. Joe remplis le réservoir. Une affaire ! On avait donné 30, 35$ pour cette bagnole. Je peux tirer 75$ de cet attelage 50$ comptant et une créance pour 40$. Pas tous honnêtes mais beaucoup payent leurs traites. Un type m’a envoyé 100$ deux ans après que j’avais oubliés. Si je pouvais dégotter 500 bagnoles. Retrousse tes manches Joe. T’auras 20$ sur cette affaire. Fanions au soleil. Occasion du jour : Ford 29. Qu’est-ce que vous voulez pour 50$ ? Une Zéphyr ? Tout de travers. Roadster de fantaisie (93) décoré. Soleil de l’après-midi. Joe envoie un gosse me chercher à bouffer ! Rugissement de vieux moteurs. Tâche de voir si cette tête d’emplâtre qui regarde la Chrysler a du pèse. Ces garçons de fermes sont pas francs. Chauffe-les et envoie-les par ici. Vous avez acheté une voiture et vous venez rouspéter. Si vous faites le méchant, j’appelle in flic. Fous-le dehors Joe. Nous tenons un commerce d’autos pas un bureau de bienfaisance. Une « dent d’Elan ». Mets-les sur la Pontiac 36. Capots de toutes sortes. Aujourd’hui, soldes. Vieux monstres que vous pourriez facilement transformer en camions. Roulottes à deux roues, essieux rouillés sous le soleil de l’après-midi (94). Voitures d’occasion en bon état. Celle-là est bien entretenue. Si j’avais un millier de bagnoles. Vous allez en Californie. Voilà ce qu’il vous faut. Elle a encore des milliers de milles dans le ventre. Réclames pour voitures d’occasion… (95).
CHAPITRE VIII : RETROUVAILLES FAMILIALES CHEZ L’ONCLE JOHN.
. Les huit milles avant l’aube (96-100). Tom et le pasteur marchent sur le chemin qui n’est que traces de chenilles sous un ciel encore gris. Casy espère que Tom sait où il va. Il connaît le pays par cœur (il montre un arbre où son père a accroché un coyote mort) (96). Il a faim. Casy lui propose une chique. La faute à Muley s’ils sont partis si tôt. Il devient marteau à vivre comme une taupe. Il a peur de voir des gens, dit Tom. Marche silencieuse. Tom se demande comment ils ont pu se caser dans l’unique chambre de l’oncle John. Tom parle de lui comme quelqu’un d’un peu timbré (97). Parfois saoul ou chez une veuve ou à travailler sa terre à la lanterne. Plus vieux que Pa et de plus en plus sauvage. Tom raconte l’histoire de l’oncle John (il la tient de son père) : 4 mois après leur mariage, sa femme enceinte s’est plainte du ventre et a demandé d’aller chercher un médecin. John ne l’a pas prise au sérieux. Elle est morte le lendemain à 16h d’une « appendiste » [péritonite]. John, qui a toujours été je m’en foutiste, a pris ça pour un péché. Il lui a fallu deux ans pour s’en remettre. Il se figure que c’est sa faute si sa femme est morte. Il passe son temps à faire des faveurs aux gens pour se racheter (98) et pourtant il n’est jamais heureux. La nuit, il déposait des paquets de chewing-gums pour les enfants. Le jour se lève. Un serpent traverse le chemin. Lueur de l’aube. Un congrès de 5 chiens en l’honneur d’une chienne (99). Un gagnant. Tom reconnaît leur chien Flash. Tom se rappelle de l’histoire de Willy Feeley tout émoustillé en voyant le taureau des Graves couvrir sa génisse. Les commentaires grivois d’Elsie Graves. Quand il était pasteur, Casy ne pouvait pas rire de ce genre d’histoire (100).
. Retrouvailles avec la famille (101- 121). L’horizon rougeoie à l’est. Tom aperçoit le réservoir de l’oncle John, la maison et la grange, tout un fouillis dans la cour. « Nom de Dieu, ils sont prêts à partir, fit Joad. » Un étrange camion dans la cour (une voiture réaménagée en camion). Ils entendent des coups de marteau venant de la cour. Ils sont maintenant dans la cour. Ils observent de plus près le véhicule, une conduite intérieure Hudson Super-Six dont le toit a été sectionné (101). Le vieux Tom est débout dans le camion en train de clouer des lattes. Tom appelle son père.
- Description de Pa. [1ère apparition dans le roman]. Pa réalise « C’est Tommy qui est revenu ». et tout de suite il se demande si Tom ne s’est pas évadé. Tom le rassure : il est libéré sur parole. Pa descend du camion et dit à son fils qu’ils vont en Californie et qu’il peut venir avec eux. Man craignait de ne pas le revoir. Pa propose à Tom d’aller la surprendre. Tom lui présente Casy. Pa demande s’il était en prison lui aussi (103). Casy explique qu’ils ont passé la nuit dans leur ancienne maison. Pa médite son plan pour surprendre Man. Deux chiens de berger s’approchent de Tom, l’un d’eux s’enhardit. Tom et Pa traversent la cour (104) et entrent dans la maison. Pa dit à Man que deux gars viennent d’arriver par la route et demandent si on pourrait leur donner un morceau. Man accepte sans se retourner.
-Description de Man [1ère apparition dans le roman] (105) « Elle semblait connaître, accueillir avec joie son rôle de citadelle de sa famille, de refuge inexpugnable. Et comme le vieux Tom et les enfants ne pouvaient connaître la souffrance ou la peur que si elle-même admettait cette souffrance et cette peur, elle s’était accoutumée à refuser de les admettre ». Bonne humeur, calme, sang-froid, dignité, beauté pure et calme. Le véritable pilier de la famille. « Elle semblait avoir conscience que si elle vacillait, la famille entière tremblerait, et que si un jour elle défaillait ou désespérait sérieusement, toute la famille s’écroulerait, toute sa volonté de fonctionner disparaîtrait. » Elle dit à l’homme d’entrer et… reconnaît son fils. Elle remercie le ciel et demande, elle aussi, s’il ne s’est pas échappé (106). Elle touche son fils qui se mord la lèvre puis reprend sa cuisine. Pa content de son coup. Grand-père aurait rigolé à s’en déboîter la hanche comme le jour où Al a tiré sur un dirigeable militaire. Rires. Tom demande où est Grand-père. Man dit que Grand-père et Grand-mère couchent dans la grange. La nuit en se levant, ils butaient contre Winfield (107) qui se mettait à crier. Alors Grand-père se mettait en colère et pissait dans son caleçon. Colère de Grand-père contre Al au point qu’il est allé chercher son fusil. Man demande à Pa d’aller les avertir du retour de Tom. Pendant ce temps, Man parle avec Tom, lui demande s’il n’a pas de colère en lui, si on lui a rien fait en prison (108). Man raconte l’histoire de Pretty Boy Floyd dont elle a connu la mère : elle explique l’engrenage infernal qui a transformé ce garçon de petit délinquant en assassin et en bête traquée finalement abattue [réflexion sur la justice et référent éventuel de ce qui pourrait arriver à Tom]. Man insiste pour savoir s’ils ont rendu Tom fou de rage. Il répond qu’il a essayé d’éviter les histoires (109). Tom évoque ce qu’ils ont fait à la maison. Man lui dit de ne pas leur résister. « Il paraît qu’il y an a 10 000 qu’on a chassés comme nous. Si on était tous aussi montés contre eux, Tommy… ils n’oseraient pas nous pourchasser. » Les gens sont comme assommés. Cris de joie de Grand-mère. Tom constate que sa mère a changé : « On ne m’avait jamais démoli ma maison, dit-elle, on n’avait jamais jeté ma famille sur les routes. Je n’avais jamais été obligée de vendre mes affaires. » Man reprend sa cuisine. Quatre personnes traversent la cour.
- Description de Grand-père qui marche en tête (110-111) [1ère apparition dans le roman]. Lubrique, cruel, impatient, espiègle, geignard, boutonne sa braguette…
- Description de Grand-mère qui arrive en trottinant derrière [1ère apparition dans le roman] : n’a survécu que parce qu’elle était aussi coriace, féroce et sauvage que son mari. Un jour, après un meeting, elle a tiré deux coups de fusils sur lui ; après cela, il a cessé de la torturer. Les deux adorent se disputer. Derrière eux, Pa et Noah.
- Description de Noah, le premier-né [1ère apparition dans le roman]. Grand et bizarre, jamais en colère (111). Marche et parle lentement. Pas idiot mais étrange. Chiffonné de partout. Le jour de sa naissance, Pa a tiré et tordu le bébé. Pa se sent coupable depuis ce jour-là, il est plus tendre avec lui qu’avec les autres. Noah peut faire tout ce qu’on lui demande mais rien ne l’intéresse. Etranger à ce qui se passe.
Grand-père voit Tom (112) et lui dit qu’il en aurait fait autant. Il s’est accroché avec le vieux Turnbull qui se vantait de se venger sur Tom. Grand-père lui a dit que s’il avait du sang des Hatfield, lui en avait des Mc Coy. « Béni soit le Dieu des victoires ! » répète Grand-mère. Grand-père frappe Tom sur la poitrine ; celui-ci lui demande comment il va. Grand-Pa se précipite à table. Grand-mère houspille son mari (qui dit vouloir conduire le camion) (113). Grand-père s’étrangle et recrache. Quelques mots échangés avec Noah. Le pasteur est allé se mettre à l’écart. Grand-mère veut qu’il dise des grâces. Il ne pouvait pas déranger les retrouvailles. Ils entrent ensemble dans la cuisine (114). Grand-mère veut ses grâces. Grand-père reconnaît le pasteur. Casy dit qu’il n’est plus pasteur mais accepte de leur faire plaisir. « J’ai réfléchi, dit-il. Je me suis retiré dans les collines pour réfléchir comme Jésus quand Il s’en est allé dans le désert pour chercher à se tirer de Ses ennuis. » (115) Casy continue à parler de sa retraite au désert et Grand-mère répond « Amen » machinalement. « Je me suis mis à réfléchir comme quoi on était saint que lorsqu’on faisait partie d’un tout, et l’humanité était sainte quand elle n’était qu’une seule et même chose. Et on perdait la sainteté seulement quand un misérable petit gars prenait le mors aux dents et pariait où ça lui chantait, en ruant, tirant, luttant. C’est les gars comme ça qui foutent la sainteté en l’air. Mais quand ils travaillent tous ensemble, pas un gars pour un autre gars comme qui dirait attelé à tout le bazar… ça c’est bien, c’est saint. Et puis je me suis mis à penser que je ne savais même pas ce que je voulais dire par le mot saint. » (116) Ils prennent le repas. Puis les hommes sortent et se dirigent vers le camion. Pa dit à Tom que c’est Al qui l’a examiné avant de l’acheter : il a travaillé pour une compagnie et a conduit un camion. Il s’y connaît. En ce moment, il est en train de courir les filles. A seize ans, il n’y a que deux choses qui l’intéressent : les filles et les machines. Cela fait huit jours qu’il découche (117). Grand-père occupé à se boutonner dit que quand il était jeune, il était pire qu’Al (meeting à Sallisaw). Tom demande où sont oncle John, Rosaharn, Ruthie et Winfield. John est parti à Sallisaw avec Ruthie et Winfield pour vendre des choses en passant par Cowlington. Rosaharn est chez les parents de Connie. Elle est enceinte de quatre ou cinq mois. Surprise de Tom qui leur demande quand ils comptent partir. Ils doivent vendre leur matériel et ils partiront peut-être demain ou après-demain. Ils n’ont pas beaucoup d’argent et la Californie est à 2000 milles (3 200 km). 200$ à eux tous (Tom a 2 ou 3$). Le camion a coûté 75$. Ils auront dans les 150$ en partant. Pneus en mauvais état. Le camion sent l’huile, la toile cirée et la peinture. Poulets, cochons, chiens… Pa interroge Tom sur ses habits (119). On les lui a donnés à sa libération. Dès que le camion sera fini, ils pourront le charger. Tom a conduit des camions à Mac-Alester. Retour d’Al.
-Description d’Al [1ère apparition dans le roman]. A Sallisaw on le montre du doigt comme le frère de celui qui a tué un type d’un coup de pelle. (120). D’abord intimidé, il se rapproche de lui. Ils parlent de camions. Pa le trouve éreinté. Lui aussi ne peut s’empêcher de poser la question : s’est-il évadé ? (121).
CHAPITRE IX : LES OBJETS QU’ON DOIT VENDRE OU LAISSER
. Objets bradés (122- 124). Dans leurs maisons, les métayers trient leurs affaires et choisissent ce qu’ils emportent dans l’Ouest. Dans les granges et les hangars, souvenirs liés à la charrue, à la herse (une SearsRebuck, on pourra en tirer 18$). Harnais, charrettes, semoirs, paquets de houes, attelage à vendre. Tractations : 50$ pas assez pour une bonne charrue. Ce semoir m’a coûté 38$... prenez tout ça avec ma rancœur [parallèle avec le marchandage pour les voitures] (122). Bric-à-brac dans la cour. Plus moyen de vendre une charrue à notre époque (50 cts au poids du métal). 5$... vous achetez des vies de rebut, de la rancœur, une charrue pour ensevelir nos enfants, des bras et du courage qui auraient pu vous sauver. 5$, je peux pas les remporter. Prenez-les pour 4. Vous achetez ce qui enfuira vos propres enfants. Et pour l’attelage et la charrette ? Souvenir de deux beaux bais et d’une petite fille. 10$ pour les deux ? J’aimerais mieux leur foutre un coup de fusil. Prenez-les ! Vous achetez avec la petite fille, des années de travail (123), un chagrin inexprimable. Vous nous avez ruinés et bientôt ce sera votre tour. Les métayers s’en reviennent les mains dans les poches. Peut-être pourrons-nous recommencer sur une terre nouvelle. Mais non, seul un bébé peut recommencer ; nous nous sommes ce qui a été (un instant de colère, millier d’images, terre rouge, années d’inondations, de pluies de sable, de sécheresse. La rancœur « Et un jour, toutes les armées des cœurs amers marcheront dans le même sens. Et elles iront toutes ensemble et répandront une terreur mortelle. » Les métayers rentrent chez eux, traînant les pieds.
. Objets emportés ou abandonnés (124- 126). Tout ce qui était vendable a été vendu, il reste encore des tas d’objets que les femmes tournent dans (124) leurs mains en songeant au passé. Tu sais bien ce que nous pouvons emporter et ce que nous ne pouvons pas emporter : pots pour la cuisine et la toilette, matelas, couvre-pieds, lanternes, seaux, pièces de toile, bidons de pétrole, fourneau, vêtements, fusil, une bouteille d’eau, outils. Plus de place maintenant. Chamailleries d’enfants : si Mary emporte cette poupée, j’emporte mon arc indien et ce bâton. A quoi ça ressemble la Californie ? Les femmes assises parmi les objets condamnés. Un livre qui appartenait à mon père. Pilgrim’s Progress. Une image d’ange tant regardée. Un chien de porcelaine rapporté de l’Exposition de Saint-Louis par tante Sadie. Une lettre écrite (125) par mon frère la veille de sa mort. Un chapeau démodé. Plus de place. « Comment vivre sans nos vies ? Comment pourrons-nous savoir que c’est nous, sans notre passé ? Non il faut le laisser. » Quel effet ça fera de ne pas connaître la terre. Mary jalouse que Sam emporte deux choses veut prendre le coussin à duvet. Brusquement, ils s’énervent. Il faut partir. Les objets qui brûlent dans la cour. (126)
CHAPITRE X : RASSEMBLEMENT DE LA FAMILLE ET DEPART :
. Discussions entre Tom, Man, Grand-père et Casy (127- 134). Le camion chargé, Tom erre dans la propriété (grange, stalles vides, appentis), va revoir les endroits qu’il connaît (tertre, saule), revient s’asseoir devant la porte. Man s’affaire dans la cuisine à laver les vêtements. Elle parle à Tom : elle espère que tout se passera bien. Ca lui semble trop beau. Elle a vu les prospectus qui parlent du travail qu’il y a là-bas (127). Elle a lu le journal à propos des embauches pour la cueillette des fruits. Ce serait agréable. « Tout ça me paraît trop beau. Ca me fait peur. J’ai pas confiance. Je crains qu’il n’y ait une attrape quelque part. » « Ne laisse pas s’envoler trop haut tes espérances, pour n’avoir pas à ramper comme un ver de terre. » dit Tom. Il n’est pas sûr que ce soit dans l’Ecriture depuis qu’il a lu the Winning of Barbara Worth. Son grand-père s’emmêlait aussi avec l’Almanach du docteur Miles. Man parle du voyage et demande combien de temps il leur faudra (10, 15 jours ?) (128). Tom dit à sa mère de pas se tourmenter. Il a appris en prison à ne pas penser trop loin. Il faut prendre chaque jour comme il vient. Man continue sa lessive et à parler de la Californie (fruits, climat, petite maison blanche). Tom parle d’ un gars qu’il a connu et qui venait de Californie « il disait que les gens qui cueillent les fruits vivent dans des campements très sales et qu’ils ont à peine de quoi manger. Il disait que les salaires sont bas, quand on a la chance d’en toucher » [1er témoignage de la réalité californienne qui tranche avec toute la propagande et les rêves des émigrants]. Man ne veut croire qu’à la vérité de la chose imprimée (129). Tom ne veut pas la contredire. Man sort avec le linge. Grand-père sort de la chambre et se plaint qu’on ne le laisse pas dormir. De retour, Man le reboutonne (130). Il grogne. En Californie, il s’assoira dans une bassine pleine de raisin, dit-il. Tom rit de ses facéties. Grand-père se dit prêt à partir. Son frère est déjà en Californie depuis 40 ans, il n’a plus de nouvelles. Il est parti avec son colt. Man dit qu’il travaillait encore il y a trois mois avant de se déboîter la hanche. Puis Man et Tom parlent de Casy et des grâces qu’il a dites (131) : « il a l’air baptisé ». Il est près de la porte et demande s’il peut partir dans l’Ouest avec eux. Man dit que les hommes se réuniront ce soir et en parleront mais elle est confiante. De toute façon, il ne peut plus rester dans ce pays vide. Il travaillera dans les champs, ne prêchera pas, ne baptisera pas (132). Il restera près des gens. « C’est tout cela qui est saint, tout cela que je ne comprenais pas. Toutes ces choses-là sont de bonnes choses. » Ils parlent de ce que c’est que prêcher. Tom évoque la visite de l’Armée du Salut à Mac-Alester. « Prêcher c’est faire du bien à un type qu’est mal en point. » (133). Grand-père, Tom et Casy s’adossent au mur, à l’extérieur.
. Retour du camion avec Pa, Oncle John, Al, Ruthie, Winfield, Rose de Saron et Connie (134- 140). Le camion revient en fin d’après-midi au coucher du soleil : Al au volant, Pa et John, à côté de lui, Ruthie, 12 ans et Winfield, 10 ans, debout à l’arrière.
-Description de Ruthie et de Winfield [1ère apparitions dans le roman] : elle, prend son rôle au sérieux, lui un morveux.
-A côté d’eux Rose de Saron- Description de Rose de Saron [1ère apparition dans le roman] toute orientée vers son bébé (134)
- et Connie, 19 ans, son mari, effrayé par le changement de Rose. Description de Connie [1ère apparition dans le roman] : jeune homme maigre et travailleur, il fera un bon mari.
-Oncle John. Description d’Oncle John [1ère apparition dans le roman] : corps mince et vigoureux, solitaire, célibataire, sobre jusqu’à ce que ses appétits éclatent : alors il mange et boit avec excès, se vautre avec quelque putain de Sallisaw (un jour avec trois putains à Shawnee) (135). Une fois rassasié, il redevient triste, honteux et solitaire, évite les gens et fait des cadeaux. La mort de sa femme lui a donné un complexe de culpabilité. Il se doit cependant à ses obligations familiales.
Les trois hommes à l’avant sont moroses. Al regarde la route et le tableau de bord, préoccupé par l’état du camion. Il sent sa responsabilité engagée et prend ça très au sérieux (136). Tout le monde est fatigué. Les hommes sont furieux ; ils n’ont obtenu que 18$ pour tout le mobilier. Ils ont bien essayé de discuter mais ils ont été vaincus et ont même perdu 2$ de plus. Al évoque ces gars venus d’ailleurs et qui gagnent un argent fou sur le dos des fermiers qui sont obligés de vendre. Tom aurait pu mieux faire (137). John et Pa reviennent sur la situation. Al pose la question de la situation judiciaire de Tom qui l’empêche de sortir de l’Etat. Pa en parlera à Tom. Ils arrivent à la maison de John (138). Les freins grincent.
Ruthie et Winfield veulent voir Tom. Ils le regardent avec admiration. Connie descend pour aider Rose de Saron. Tom ne s’attendait pas à la voir. Elle lui présente Connie. L’enfant n’est pas prévu avant l’hiver (139). La famille se réunit autour du camion. Le gouvernement familial ouvre la session. Lumière du crépuscule.
. Le conseil de famille (140- 146). Famille réunie à l’endroit le plus important : le camion. Description du camion (140). Pa et oncle John accroupis près du camion. Grand-père sur le marchepied. Tom, Connie et Noah forment un demi-cercle autour de lui. Les trois femmes restent debout derrière les hommes. Ruthie et Winfield sautent d’un pied sur l’autre. Seul le pasteur est absent. Pa fait son rapport : 18$ seulement. Au total, ils ont 154$ (141). Al fait le point sur la voiture (1ère participation au conseil de famille) : les pneus, les raisons du choix de ce modèle (plus facile de trouver des pièces). On attend que Grand-père parle le premier. Il félicite Al qui en rougit (142). Pa dit qu’Al est le seul à s’y connaître en autos. Tom corrige mais félicite Al puis aborde la question de la participation du pasteur à leur voyage. Les arguments de Grand-père (porte bonheur ou porte-malheur) (143). Pa veut considérer le chargement : 12 personnes, les deux chiens. Noah ajoute les poulets et les deux cochons (on les fera saler). Est-ce qu’on peut tenir avec une bouche de plus à nourrir ? Man répond que ce n’est pas une question de possibilité mais plutôt de volonté et que les Joad ou les Hazlettn’ont jamais refusé l’hospitalité. Pa insiste sur le problème de place mais Man lui cloue le bec. Il en est ulcéré (144). Grand-mère se félicite d’avoir un pasteur avec eux. Tom va chercher Casy. Le pasteur a compris. Il se joint aux autres. Man est allée dans la maison pour vérifier sa cuisine. « Ils attendirent qu’elle revînt à travers la cour sombre, car Man était une puissance dans le groupe ». Pa aborde la question de leur départ. Il veut saler les cochons et partir le plus tôt possible (145). Ils décident de tuer les cochons immédiatement pour que la viande refroidisse pendant la nuit. Excitation des enfants.
. Le repas (146- 147). Les adultes s’éloignent vers la cuisine. Man leur sert des légumes verts et de la viande et met de l’eau à chauffer. La famille se hâte de manger et sort sur le seuil. (146). Man et Rose font la vaisselle.
. On tue les cochons (147- 148). Puis la famille se met au travail pour tuer les deux cochons. Tom abat les cochons avec la hache et Noah continue (147) avec son couteau. Le pasteur et l’oncle traînent le premier ; Tom et Noah l’autre. A la maison, Noah découpe les cochons. Tom et Man raclent les peaux. Al s’occupe des entrailles. Les grands-parents vont dormir. Le reste de la famille s’assoit devant la maison. Pa fait le point : ils saleront le porc demain matin, ils chargeront le camion et partiront après-demain. (148)
. Et si on partait demain ? (149- 154). Tom propose de filer à l’aube. Salons la viande tout de suite, dit Noah. Man a peur qu’ils oublient quelque chose. Noah se lève et se met à aiguiser un couteau (149). Ils ne tiennent plus en place maintenant qu’ils ont décidé. Tous s’y mettent : Man et Noah autour des carcasses, les hommes chargent le camion, Rose de Saron met les matelas et les couvertures sur une grande toile, les enfants se sont endormis (150). Casy propose de saler la viande pendant que Tom demande ce qu’on apporte de la cuisine (liste du matériel) (151). Man est fatiguée. Elle se reprend. Man ouvre une boîte avec des lettres, des coupures de journaux, une paire de boucles d’oreilles, une chevalière en or, une chaîne de montre (152) et un bouton de manchette en or. Elle met les bijoux dans une enveloppe puis met la boîte dans le fourneau.
Pa et Al chargent le camion dans le noir. Disposition dans le camion : outils à portée de main, caisses de vêtements et ustensiles de cuisine, matelas au sommet, bâche par-dessus, cordes tendues par Al qui voudrait se procurer un mât (153). Al demande à Pa s’il est content de partir : « On a eu la vie dure ici. Là-bas, naturellement, ça n’sera pas pareil… y a de l’ouvrage tant qu’on en veut, et tout est joli et vert, avec des petites maisons blanches et des orangers tout autour. » Première grisaille de l’aube. Le chargement est fini. Les adultes rongent des os de porc croustillants. Tom dit qu’il faudra bientôt réveiller les grands-parents, il va faire jour. Man a des scrupules. Ils pourront dormir en haut du chargement.
. Visite de Muley Graves (154- 155). Les chiens aboient. C’est Muley Graves (154). Il est venu leur dire adieu. Pa demande à Al d’aller réveiller les grands-parents pour qu’ils viennent manger. Pa propose à Muley de l’emmener mais il n’a pas envie de partir et demande de passer un message à sa famille (155).
. Grand-père ne veut plus partir (156- 159). Al revient avec Grand-père qui ne veut plus partir. « Y a rien du tout, fit-il. Y a seulement que j’ veux pas m’en aller […] J’vous dis pas de rester […] Allez-vous en. Moi… je reste. J’y ai bien réfléchi, toute la nuit, quasiment. C’est mon pays, ici. C’est ici ma place. Et j’me fous des oranges et des raisins quand bien même ça pousserait jusque dans mon lit. J’pars pas. Ce pays-ci n’est plus bon à rien, mais c’est mon pays. Non partez, vous autres. Moi j’resterai ici où est ma place. » Tous se pressent autour de lui. Pa lui rappelle que la terre va être défoncée par les tracteurs. Il ne peut pas rester seul. Grand-père s’obstine (156). Man, Pa et Tom se concertent. Il faut l’endormir avec un sédatif dans son café (2 ou 3 cuillères à soupe de sirop) (157). Il boit le café et… s’endort. Grand-mère demande ce qui se passe. Aube. Muley vient voir Tom (158) pour lui parler de sa liberté sur parole.
. Départ (159- 160). Mais Tom rappelle qu’il faut partir et demande de charger Grand-père sur le camion. Tom, Al, Pa et John le portent. Grand-mère et Man vont s’asseoir à côté d’Al pour commencer. Les autres s’empilent en haut des caisses. Noah siffle les chiens. Un seul arrive. Pa demande à Muley de s’occuper des autres. Le camion démarre et quitte la ferme (160).
CHAPITRE XI : MAISONS ET TERRES ABANDONNEES
. L’homme-machine et le tracteur mort (161- 162).Maisons et terres abandonnées. Seuls les hangars à tracteurs vivent dans ce désert. Une vie de métal, d’essence et d’huile. Pas de jour ou de nuit pour les tracteurs. Contrairement au cheval, le tracteur est mort quand il s’arrête. Le chauffeur rentre chez lui à 20 milles et peut rester des semaines sans rentrer. Le travail perd son caractère merveilleux. « Et chez l’homme au tracteur grandit le mépris qui s’empare de l’étranger, lequel n’a qu’une faible compréhension et pas de lien. » (161). Les nitrates, les phosphates, la longueur des fibres de coton, ce n’est pas la terre. Le carbone, le sel, l’eau, le calcium ne sont pas un homme. L’homme est plus que sa nature chimique qui fait tous les actes de l’agriculture et de la vie. Il est plus que les éléments dont il est formé. « Mais l’homme-machine qui conduit un tracteur mort sur une terre qu’il ne connaît pas, qu’il n’aime pas, ne comprend que la chimie, et il méprise la terre et se méprise lui-même. Quand les portes de tôle sont refermées il rentre chez lui, et son chez-lui n’est pas la terre. »
. Dégradation des maisons (162- 163). Les portes des maisons vides claquent dans le vent. Les gamins cassent les vitres et fouillent les détritus. Les insanités que Whitey a écrites sur le mur. Les chats dans les maisons abandonnées deviennent sauvages. Chauve-souris, souris (162), belettes et chouettes. Détérioration rapide des maisons abandonnées (163)

  



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