Autocritique Par Samira Yassine (Prof) [msg envoyés : 1441] le 22-01-12 à 17:56 Lu :520 fois Partagez ce message sur : |
En répondant à Mme Bachiri fatiha au sujet du compte rendu de la production, je me suis remise en question. On passe tout notre temps à critiquer ces élèves dont le niveau laisse à désirer et nous? Sommes-nous satisfaits de notre travail? Ne pouvons-nous pas faire mieux? Je me reprocherais beaucoup de choses si je n'avais pas la contrainte du temps et la contrainte de ce programme qui ne correspond absoluement pas au niveau des élèves. On voit bien que l'élève ne souffre pas de lacunes mais de failles mais si on s'y met et on cherche à y remédier on ne s'en sortira pas. Ainsi le niveau de l'élève s'améliorera mais le jour de l'examen il ne saura ni le genre du texte ni l'anachronisme, ni la didascalie, ni la valeur du présent dans telle ou telle autre phrase, ni le ton adopté par l'auteur ; ni...ni...ni...( Je pense tout d'un coup au grand journaliste NINI). Que faire?!
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Réponse N°1 16372 j'adhère Par bachiri Fatiha (Prof) le 22-01-12 à 19:26
merci Samira pour ce sujet intéressant qui est oublié par la plupart d'entre nous .
Il est vrai qu'on passe notre temps à critiquer nos apprenants mais je pense que si nous le faisons c'est par souci de leur sort puisqu'ils ont des examens à subir.
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Réponse N°2 16375 A Mme Yassine Par kasbaoui abdelaziz (Autre) le 22-01-12 à 19:53
Je salue en vous ce souci pédagogique de toujours bien faire.
Il y a, par contre, deux concepts que vous avez utilisés et qui sont porteurs d'échec et de démotivation: le niveau, le programme.
1. le niveau:
Cette notion n'est pas scientifique. Nous ne disposons d'aucun référentiel méthodologique ou didactique qui nous permet d'affirmer ce constat, excepté pour les notes obtenues et nos impressions. Pour les notes, on peut facilement trouver un élève qui obtient ici 18/20 mais qui obtiendra là un 12/20; ce sont généralement les pratiques pédagogiques et le type d'évaluation adopté qui déterminent ce que nous appelons "niveau"; or ces deux facteurs sont différents d'une classe à une autre, d'un enseignant à un autre.
Si on veut aider les élèves à progresser, on pourrait adopter la notion de "besoin"; i.e. en prenant connaissance du profil de sortie, je peux déterminer les contenus, les savoirs, etc. dont ont besoin mes élèves pour arriver à ce profil. en d'autres termes, on est appelé à raisonner en termes d'apprentissages (ce dont ils ont besoin) et non pas en termes d’intensivement (ce que je crois important).
2. le programme:
A ma connaissance, au lycée, cette notion n'est pas pertinente: on dispose d'un référentiel sur lequel on élabore un projet pédagogique qui devrait être adapté aux besoins des élèves. Le projet pédagogique (même parfaitement élaboré) serait vain s'il ne répondait pas à des besoins d'apprentissage clairement répertoriés (rôle de l’évaluation diagnostique et de l’observation continue). Pour l'examen (1ére année uniquement), il y a un référentiel dont l'objectif est d'homogénéiser les apprentissages et les épreuves. On peut toujours proposer aux élèves de la région les mêmes savoirs, mais différemment (dosage, démarches variées, ...). On peut leur proposer les figures de style par exemple, mais se limiter à celles qui sont les plus productives (en consultant les examens régionaux de plusieurs académies ces quatre dernières années, je me suis aperçu que les figures proposées ne dépassaient pas cinq ou six: métaphore, comparaison, euphémisme, hyperbole, personnification et litote).
résultat: en adoptant ces notions, nous sommes obligés:
- de tout faire
- de le faire rapidement
- d'uniformiser les pratiques.
- de ne pas faire de remédiations
- etc.
cordialement
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Réponse N°3 16379 RE Par Esdiri Fethi (Prof) le 22-01-12 à 23:21
Je rejoins la thèse de Mme Samira et l'analyse de Mr Kasbaoui Abdelaziz. J'ajoute que ceux qui mettent les programmes compliquent trop les choses et ce que nous enseignons dépasse les besoins des élèves sans y toucher réellement. Loin de toutes ces théories, l'apprentissage est réussi quand il aboutit à la formation des élèves qui lisent et écrivent correctement la langue enseignée. Ce n'est qu'après ce stade qu'on peut penser au développement d'autres compétences chez le sujet apprenant. A quoi sert d'enseigner comment on intègre un dialogue dans un récit à des élèves qui ne savent pas faire une phrase correcte ? Il y a l’acquisition du savoir dans un premier lieu puis apprendre à utiliser ce savoir. Aujourd'hui dans la majorité des cas on apprend à l'élève à gérer un savoir qu'il n'a pas encore acquis. Pour réussir, un prof doit mettre à côté les manuel scolaire et préparer ses propres activités en fonction des niveaux des élèves et cela demande un effort herculéen qui dépasse ses capacité et l'épuise.
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Réponse N°4 16404 génération x vs génération y et z Par abdeslam slimani (Autre) le 23-01-12 à 15:59
C'est aussi slon cerains analystes un conflit de générations entre la x de trente à 50 ans et la y entre 18 et 30 ans et z de moins de 18 ans plus on avance dans l'âge plus on est conformiste,coincé, dépassé par la technique et inversement!
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Réponse N°5 16407 franchement Par Samira Yassine (Prof) le 23-01-12 à 16:09
Je n'ai pas compris ce que vous voulez dire M Slimani.
En tout cas je vais relire , peut être que je comprendrai quelque chose:-)
cinqu minutes plus tard
j'ai relu et compris. merci. Je suis de delles qui ne comprennent pas vite:-)
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Réponse N°6 16408 bon exemple Par abdeslam slimani (Autre) le 23-01-12 à 16:36
Désolé: c'est un problème de ponctuation dû à l'utilisation d'un individu(moi)appartenant à la génération x une technique où les individus de la génération y excellent(saisie sur smartphone et non ponctuation)
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Réponse N°7 16409 Réponse d'une x Par Samira Yassine (Prof) le 23-01-12 à 16:46
Quand je pense à notre premier contact sur le site, c'était un quiproquo que je n'oublierai jamis qui m'a marquée à l'époque mais qui a aussi donné naissance à une grande amitié avec mon cher ami M Idoubiya, qui m'avait beaucoup soutenue, M Marocagreg, aussi, sinon je suis tellement fragile, émotive que j'aurais pu quitter le site. ça concerne votre éloge des deux souris de M Ch.Rhoualti; ne me dites pas que vous avez oublié, oui je ne suis pas krikez :-)
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Réponse N°8 16411 non je n ai rien oublié Par abdeslam slimani (Autre) le 23-01-12 à 17:28
Ce sont des choses qui arrivent entre les x à cause d'un y ou d'un z mais après on en rit! vous êtes maintenant plus technique plus dynamique que les y.Vous êtes l'âme du site.
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Réponse N°9 16412 Oh que je suis touchée ! Par Samira Yassine (Prof) le 23-01-12 à 17:35
Votre message a été publié juste après ma relecture du sujet des deux souris.
Merci beaucoup M Slimani. Jamais je ne croyais avoir un tel avis de votre part sur moi, d'où ma surprise lors de votre publication de "moukhtafoune"
Depuis une grande amitié et un grand respect sont nés entre le x et le y . :-)
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Réponse N°10 16428 J'irais plus loin. Par Dkhissi Abdellah (Prof) le 23-01-12 à 19:57
Est -ce que tous les profs arrivent à appréhender une oeuvre comme Candide de Voltaire ??
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Réponse N°11 16435 Re Par Esdiri Fethi (Prof) le 23-01-12 à 20:32
Mr Dkhissi, un professeur est censé "appréhender" toute oeuvre littéraire. Il est formé pour ça et il est capable de le faire.
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Réponse N°12 16438 Il est capable . Par Dkhissi Abdellah (Prof) le 23-01-12 à 21:14
Mais pas toujours. Certains passages de Candide sont tellement subtiles qu'ils échappent à notre intelligence . Il suffit de lire l'incipit du conte ou certains chapitres . Tu feras certainement fausse route. Attention!! je fais de l'autocritique.
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Réponse N°13 16441 Re Par Esdiri Fethi (Prof) le 23-01-12 à 22:12
Vous savez Mr Dkhissi que la question du sens de l'oeuvre n'est pas encore tranchée ( elle ne le serait jamais à mon sens) sachant qu'une fois écrite, elle n'appartient plus à son auteur et chaque lecture lui apporte un sens inédit, une interprétation différente jusqu'au dernier lecteur. Ainsi, personne ne peut prétendre qu'une telle ou telle oeuvre laisse entendre un sens particulier et unique. Ces sont toutes des interprétations mais il y a quelques points qui sont connus et font une sorte de consensus entre les critiques. Ces points sont, à mon avis,les piliers de l'oeuvre traduisant la philosophie de l'auteur en fonction de l'esprit de l'écrivain et de l'époque. Pour Candide, un roman d'initiation disent quelques uns, le refus du dogmatisme, de l’esclavage, de la philosophie de Leibniz, des idées reçues incarnant les confesseurs de l'Eglise et l'éloge de la raison et de la réflexion, les lumières du savoir et de la liberté constituent l'orbite du roman. Le reste est ouvert aux interprétations qui ne doivent pas quand même échapper à la logique imposée par le contexte de l'oeuvre et la vie de l'écrivain sinon elles risquent d'être forcées et donc de demander plus de justifications qui peuvent nous éloigner des idées principales traitées dans le roman. En effet, cela fait plus que 10 ans que j'ai lu ce roman et une relecture s'impose pour discuter avec vous l'incipit ou les chapitres que vous avez cités. Cependant, j'aimerai bien lire votre propre lecture de ces éléments sachant que la diversité est une richesse et vous pouvez saisir des choses intéressantes qui ont échappé aux autres et cela relève des bienfaits de l'échange. On est impatient de lire votre commentaire de cette oeuvre Mr Dkhissi car vous avez suscité ma curiosité.
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Réponse N°14 16443 Resalut monsieur Esdiri !! Par Dkhissi Abdellah (Prof) le 23-01-12 à 22:25
Vous savez j'aime bcp l'antiphrase , mais bon passons !!! Je voulais dire tout simplement que si on fait une explication de l'incipit par exemple ,on risque de faire des contresens car l'écriture de Voltaire déroute par l'utilisation de l'ironie . Sinon on fera souvent une lecture simpliste à force de ne pas pouvoir assimiler justement le vrai sens visé.
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Réponse N°15 16451 RE Par Esdiri Fethi (Prof) le 23-01-12 à 23:05
Croyez-moi, il n y a pas d'antiphrase dans mes propos c'est à prendre au premier niveau du langage. Vous avez raison pour ce point. C'est pour cela qu'une idée générale sur l'oeuvre permet de gérer les limites des interprétations et d'identifier le point de fuite, si j'ose dire, vers lequel convergent toutes les ironies du roman. La fameuse phrase qui lézarde le roman : "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles" structure l'oeuvre, lui donne son unité, et constitue le fil d'Ariane, le repère du lecteur en rappelant chaque fois l'idée principale du roman et éviter tout contresens. Cependant, le professeur peut jouer sur cet aspect trompeur et pousser les élèves à émettre des hypothèse différentes sur le sens véhiculé par l'écrivain et allant avec le sens donné par les ironies pour le neutraliser par la suite au cours de la lecture en découvrant le vrai sens et l'élève jouera sans le savoir le rôle de Candide et finira par bien saisir le fonctionnement de l'ironie.
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Réponse N°16 16452 Bref,... Par Samira Yassine (Prof) le 23-01-12 à 23:17
Nous avons été nommés professeurs de langue française et non de littérature française . Sinon pourquoi nos collègues , les professeurs d'anglais ,n'enseignent-ils pas Bernard Chow, pourquoi se limitent-ils à des leçons de langues avec des préparations à la production écrite. D'ailleurs il y a une dizaine d'années , les oeuvres intégrales étaient destinées uniquement aux élèves option langue française, c'était en général destiné aux classes de sciences math.
Tout à coup, on s'est trouvé chargés d'enseigner à ces pauvres élèves, Voltaire, Balzac, Pagnol, Hugo, mais pas à travers des extraits seulement, NON!!! l'élève est censé connaitre la philosophie véhiculée à travers l'oeuvre. Cependant, une fois à la fac, les professeurs universitaires se trouvent dans l'obligation de revoir avec les étudiants de langue et littérature française des problèmes de confusions combien fréquentes chez eux, comme la différence entre l'infinitif et la aprticipe passé d'un verbe du premier groupe: é ou er. J'ai été surprise lorsqu'une de mes ex-élèves m'a contactée pour l'aider à faire un exercice du genre, s'insérant dans la dsicipline, qu'ils ont très justement appelée, la grammaire corrective. Combien d'erreurs devraient-ils corriger!!!
Bref, le niveau cognitif des professeurs , mise à part leur liberté de formation personnelle, se limitait à bien maitriser les règles grammaticales qu'ils doivent enseigner à leurs apprenants, mais pas à faire carrément de la littérature française.
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Réponse N°17 16455 Parfaitement d'accord avec vous. Par Dkhissi Abdellah (Prof) le 23-01-12 à 23:23
On peut toujours limiter ce que vous appelez " point de fuite" concernant l'oeuvre dans sa généralité . Mais lorsqu'on est face à face devant un fragment, on réalise combien l'écriture voltairienne et à la fois très simple et fugitive. La fameuse" leçon expérimentale " de Panglos en est une preuve ou les différents euphémismes qu'on arrive difficilement à saisir. Je veux dire tout simplement par là que Voltaire est un vrai génie.
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Réponse N°18 16457 Re Par Esdiri Fethi (Prof) le 23-01-12 à 23:30
Je serais d'accord avec vous Mme Samira si la formation des professeurs s'arrêtait au niveau de deux premières années de l'enseignement supérieur ou ce qu'on appelle le Duel. Mais la troisième et la quatrième années de la faculté visent à apprendre à l'étudiant le traitement d'une oeuvre littéraire entière et toutes les connaissances acquises dans ces deux années sont pour armer l'enseignant pour d'éventuels élargissements au niveau de l'enseignement. Cela permet de gagner peu-être la différence de salaire entre un enseignant à l'université et un prof de lycée et l'élève apprendra avec le moins de dépenses pour l'Etat ce qu'il apprendra à la faculté avec le transport et le foyer. Ce que les élèves étudient aujourd'hui en terminale, n'est ce pas ce que nous avons étudié en première années à la faculté?
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Réponse N°19 16460 Oui....mais Par Samira Yassine (Prof) le 23-01-12 à 23:37
Oui ! Mais à quoi bon s'entêter à enseigner à ces élèves ,dont le niveau de certains laisse à désirer, des oeuvres que l'élève ne lira pas pour la simple raison qu'il ne peut pas le faire. Nous lisons pour lui, nous lui donnons des comptes rendu. Vous me direz, ils doivent le faire, je répondrais qui n'a rien ne donne rien. On les pousse, c'est pas leur faute, c'est la faute de ces réformes qui se succèdent sans jamais apporter satisfaction ni aux professeurs ni aux élèves.
On cherche, à tout prix, à adopter le modèle français mais c'est l'image qu'on donne à travers l'adoption de ce programme, quant à la réalité, il n'y a que nous les professeurs qui la connaissons et en souffrons le martyre. On nous colle un programme, et on reçoit par la suite des directives.
Il est fixé comme objectif général qu'un élève devrait à la fin de ses études secondaires maitriser la langue et communiquer oralement et par écrit dans différentes situations.
Mon Oeil!!!
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Réponse N°20 16462 Question?? Par Dkhissi Abdellah (Prof) le 23-01-12 à 23:48
Qu'est -ce qu'il a ton oeil ?? lol
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Réponse N°21 16464 re Par Samira Yassine (Prof) le 23-01-12 à 23:53
Gonflé par mon mari :-) plutôt par notre ministère de l'éducation.
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Réponse N°22 16468 Re Par Esdiri Fethi (Prof) le 24-01-12 à 00:07
Mme Samira, vous avez au moins 4 élèves qui comprennent et assimilent ce que vous enseignez, c'est juste de ce nombre que l'état a besoin car il peut leurs trouver des métiers, le reste c'est une façon de leur permettre de développer leur culture avant d'aller faire autre chose.
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Réponse N°23 16472 Re Mr Dkhissi Par Esdiri Fethi (Prof) le 24-01-12 à 01:31
Saisir le génie de Voltaire relève aussi du génie. C'est sûrement grâce à votre goût littéraire raffiné que vous arrivez à savourer le plaisir de lire Voltaire. Je pense d'ailleurs que la maîtrise d'une langue commence à partir du moment où on arrive à la déguster.
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Réponse N°24 16480 Re à M Esdiri Par Samira Yassine (Prof) le 24-01-12 à 07:52
Je ne sais pas si vous parlez sérieusement ou de façon ironique.
En tout cas , sur 47 élèves que j'ai par classe, une dizaine assimilent le cours. Avant c'était bien plus, le niveau des élèves regeresse d'année en année. Dans l'école privée et surtout avec les sciences math, toute la classe assimile le cours. Mais est-ce une raison pour négliger le reste qui loin de développer leur niveau culturel regardent sans comprendre un traitre mot de ce qu'on est en train de dire? et je parle d'une dizaine d'élèves dont la plupart ne peuvent même pas comprendre une consigne telle"ouvre la porte(entrebaillée)" il la ferme parce qu'il a repéré un mot qu'il connait, c'est la porte, "relis le paragraphe , il continue là où son ami s'est arrêté.
M Esdiri, je viens de remarquer que de l'autocritique je suis revenue encore une fois à la critique de ses pauvres élèves, il vaut mieux me taire. C'est tellement contradictoire, tellement écoeurant!
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Réponse N°25 16491 Re à Mme Samira Par Esdiri Fethi (Prof) le 24-01-12 à 17:20
Si on continue à s'inquiéter de la sorte ça va finir mal à mon sens. Ces élèves, ainsi que leurs parents doivent bouger pour se mettre à niveau car c'est eux les gagnants ou perdants enfin de compte. Personnellement, j'ai décidé de faire ce que j'ai à faire. Le reste, je m'en soucie guerre. L'enseignant a suffisamment de problèmes dans sa vie privée s'il joue le rôle des parents il finit par s'éclater.
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Réponse N°26 16492 Merci M Esdiri Par Samira Yassine (Prof) le 24-01-12 à 17:24
Effectivement à force d'y réfléchir on risque la dépression si on n'est pas déjà déprimé.
Merci beaucoup cher ami.
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Réponse N°27 17201 opinion Par elasfouri azeddine (Prof) le 11-02-12 à 13:11
j'aimerais bien mettre en cause tout un système qui ne laisse pas le charme ni d'enseigner ni d'apprendre.Un seul roman à travailler sera plus bénéfique que trois oeuvres .
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Réponse N°28 17205 Parfaitement d'accord avec vous . Par Dkhissi Abdellah (Prof) le 11-02-12 à 18:53
D'ailleurs on a déjà proposé cela lors des rencontres pédagogiques.
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