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Arnaque au titre
Par   adi lagare (Prof)  [msg envoyés : 96le 30-01-10 à 10:24   Lu :546 fois
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S’est-on fait avoir en

acceptant le cadre de «  professeur agrégé du secondaire » ?

C’est une question que je me suis posée en lisant un document que l’académie m’avait adressé en tant que « استاذ مبرز

بالتعليم الثانوي التاهيلي «  L’emploi de la

proposition circonstancielle de lieu (dans 

ب  le second cycle qualifiant) n’est pas

dans le titre officiel. Nous ne sommes pas, officiellement, des professeurs

agrégés « dans » le secondaire qualifiant, mais des professeurs

agrégés « du » secondaire qualifiant. La circonstance avec

« dans » n’est pas limitative : je peux être agrégé dans le

primaire, dans le collégial, dans l’universitaire, dans les centres de formation

ou de lutte contre l’analphabétisme en restant toujours agrégé et reconnu en

tant que tel. Le complément du nom « du second cycle » إليه المضاف  est  restrictif : je ne suis jamais qu’un

professeur de second cycle qualifiant quel que soit mon domaine d’action. La

nuance est énorme et ses implications assez graves pour que les organismes qui

nous représentent s’en saisissent.

 D’abord, en passant le concours d’agrégation, on

choisit de devenir agrégé de mathématique, de français, d’arabe, d’économie,

d’EPS, de médecine… On choisit donc de devenir agrégé EN une matière ou EN une

discipline . Cela fait de l’agrégation un diplôme scientifique et non

professionnel. Je ne vois pas comment la même administration qui valide ma

formation d’agrégé de français s’autorise à réduire cette formation à néant en

modalisant (dépréciant ?) un titre mérité et reconnu.

 Ensuite, l’administration ne me forme pas pour

enseigner dans le secondaire. Je viens au concours en tant

-qu’étudiant,

donc sans formation professionnelle.

-que

professeur du secondaire (ayant donc déjà, a priori, un diplôme professionnel)

-que

porteur d’un diplôme supérieur.

Les

trois situations disent que l’agrégation n’est pas un diplôme professionnel et

encore moins un CAPES. Pourquoi alors accepter, en fin de parcours, de ne plus

être ce qu’on a toujours été ou ce qu’on n’a jamais été ?

 Il est clair qu’en nous collant cette

étiquette, l’administration cherche à nous prendre de vitesse en prévenant les

protestations futures. Le hic c’est que, ce faisant, elle montre qu’elle ne

réfléchit pas assez puisqu’elle vide ses propres cadres de tout sens et onc de

tout intérêt. Comment espère-t-elle nous voir adhérer à ses grands  « école de la réussite »,

« qualité », « urgence » ?

 Notre objectif politico-scientifico-idéologique

est de faire tomber le complément réducteur « du secondaire qualifiant ». 





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