Analyse iconographique de la première de couverture

 Par marroun rachid  (?)  [msg envoyés : 4le 22-10-11 à 21:05  Lu :3060 fois
     
  
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Lecture de la première de couverture de la Boîte à Merveilles
Rachid Marroun
Dans cette première de couverture, nous nous trouvons devant une peinture qui, outre une certaine ressemblance affichée avec les procédés de l’impressionnisme, contient un collage :la figure du garçonnet.
En plus des éléments graphiques : le nom de l’auteur,le titre,le genre « roman » ,le nom de la maison d’édition Librairie des Ecoles, et l’indication inhabituelle « ouvrage prescrit…. », la première de couverture contient une image à l’identité difficilement déterminable . Tableau, photo ou composition des deux, on a de la peine à cerner la question. On analysera le tout, dans le souci de répondre à la question : qu’elle la fonction connotative de cet élément graphique .Pour organiser notre travail, il conviendrait de le décomposer en  remarques sur :
1- Les éléments constitutifs de l’image
2- Les couleurs
3- Le mouvement
1- Deux composantes essentielles : la première est architecturale : la porte entrouverte de la maison , le fond de ce qui,peut être une impasse avec portail courbé à fond noir, une petite fenêtre donne sur la ruelle et on voit que la terre y est humide et sablonneuse. Pas de macadam ni d’asphalte.
Le tableau est divisé en deux par une ligne verticale qui sépare la maison du fond de la ruelle.
La seconde composante est celle humaine. Aux deux portes s’ajoutent deux femmes voilées, dessinées de dos en écho au mystère de la ruelle et un garçonnet.
Les rapports entre l’élément humais et celui architectural passe par le regard, ou les deux types de regard en présence ici : celui de l’enfant tourné l’extérieur que nous voyons, et celui présumé des femmes qui s’en vont vers le noir du fond .Femmes sans visages qui semblent faire partie du décor.
Le garçonnet lui occupe le centre du tableau, entre la maison et la ruelle, sur le seuil entre le public et le privé. Même dehors , il appartient toujours à l’univers des femmes.
2- Couleurs
Il y a un parallélisme entre les deux portes : l’une porte et portail, entre espace public et privé. Un jeu de lumière qui installe le noir au fond des constructions, l’oppose au blanc des haïks des femmes et de la djellaba du petit.
L’opposition entre les deux couleurs essentielles : le noir et le blanc est tempérée par les couleurs secondaires de la terre (gris ,jaune sale,orange vespéral ?), de la porte entrouverte(bleu délavé vieilli), le mur de la maison avec un banc vieux…
L’élément humain est le visage du garçonnet qui semble issu d’un collage maladroit, ainsi que ses chaussures démesurées.
3 - Le mouvement
Les personnages féminins sont en mouvement vers les occupations traditionnelles des femmes dans cette société. Le garçonnet lui semble être en situation statique, il contemple hors le cadre tableau en retenant sa djellaba trop longue. De par ce regard et cette centralité dans le tableau on peut déduire que c’est le héros du livre. Il déjà le regard émerveillé et interrogateur qui charrie des questions comme : qui est ce ? Que regarde t-il ?Où est le merveilleux et sa boîte dans tout cela ? C’est l’élément qui rend dynamique le tableau, qui permet d’annoncer à notre auditoire la couleur narrative de la vie de garçonnet dans l’univers des femmes ,de la médina et de la société traditionnelle du temps des haïks et des ruelles hantées par les rêves …

  



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 Réponse N°1 14747

merci monsieur Marroun
  Par   hafida taia  (CSle 22-10-11 à 23:08



étude très intéressante je viens de l'effectuer cette semaine avec ma classe mais a vrai dire je n'ai pas aborder la question des couleurs cela m'a échappé :)





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