Analyse de candide

 Par salim khaled  (Prof)  [msg envoyés : 7le 14-10-15 à 21:45  Lu :648 fois
     
  
 accueil


Voltaire choisit la forme du conte philosophique pour détruire les théories optimistes et combattre toutes les formes de fanatisme et d’intolérance. Il choisit également cette forme pour satisfaire un public friand de récits merveilleux et échapper à la censure. Dans cette lutte, Voltaire adopte les procédés de l’écriture satirique, il s’agit d’attaquer une cible par la moquerie.
Introduction au XVIIIème siècle
I Rappel historique :
Un siècle de bouleversements, une littérature militante qui favorise la révolution de 1789. Déclin de la monarchie . Le pouvoir de Louis est discrédité (Guerre de 7 ans). Louis XVI s’engage dans des réformes mais rencontre beaucoup de difficultés financières.
II La société, les moeurs :
Au XVIIIème siècle, les centres de la vie intellectuelle sont:- les salons, les clubs, les café . Libération des moeurs. Luxe et épicurisme
III Le siècle des lumières :
Siècle de la passion des idées, les thèses envahissent tous les genres littéraires. Les écrivains luttent contre le pouvoir absolu, le fanatisme religieux, les guerres, etc. Ils examinent et renvoient toute l’organisation sociale et politique. Le maître mot de ce siècle est le mot RAISON. La science exerce une influence considérable sur la littérature, remise en question de la religion, des superstitions.Le cosmopolitisme caractérise ce siècle: voyages, échanges entre peuples différents. Un idéal de paix et la lutte contre les préjugés. La France est influencée par l’Angleterre: les philosophes admirent le système parlementaire anglais.
V Dans la deuxième partie du siècle, apparition de la sensibilité préromantique :
Deux écrivains défendent les droits de l’illusion, de l’émotion: Rousseau et Diderot. Rousseau développe des thèmes préromantiques : exaltation du moi, la solitude, la mélancolie, le sentiment de la nature.
Structure narrative
Situation initiale : Candide, fils de la sœur du baron Thunder-ten-tronck, est un jeune homme naïf qui vit dans " le plus beaux des châteaux ". Il aime Cunéguonde, écoute avidement les théories de Pangloss le philosophe et est ami avec le frère de Cunéguonde.
Rupture de l’équilibre : Le jour ou il embrasse Cunéguonde, tout s’écroule et il est mis à la porte du château.
Manque : Candide veut retrouver Cunéguonde et se marier avec elle. Candide ne va pas chercher Cunéguonde tout seul, il va confier cette tâche un moment à Cacambo. Mais le fera aussi sans aide. Peripéties : Candide s’engage dans l’armée.Il est recueilli par Jacques et retrouve Pangloss (hollande).Jacques meurt dans le naufrage et Pangloss se fait pendre après le tremblement de terre (Lisbonne). Candide est recueilli par la vieille et retrouve Cunéguonde (Lisbonne). Il tue les deux amants de Cunéguonde et ils s’enfuient (Avacéna, Badajos, Lucena, Chillas, Lebrixa, Cadix).Candide perd Cunéguonde qui reste avec le gouverneur alors qu’il s’enfuit (Buenos-Ayres). Candide tue le frère de Cunéguonde (Paraguaï) . Candide échappe aux Oreillons grâce à Cacambo (dans le bois). Candide arrive à l’Eldorado et Cacambo lui sert d’interprète. Au bout d’un mois et demi ils repartent extrêmement riches. Ils perdent la quasi-totalité de leur fortune. (chemin de Surinam). Candide envoie Cacambo chercher Cunéguonde et se fait voler deux moutons chargés d’or. Il rencontre Martin et s’embarque avec lui vers bordeaux puis change d’avis et va à Paris. Là il se fait escroquer. Il s’embarque pour l’Angleterre. Il ne reste à Portsmouth que 2 jours le temps de repartir. A Venise il ne trouve ni Cunéguonde ni Cacambo. Il visite le palais du seigneur Pococurante et quelques mois plus tard il retrouve Cacambo et part chercher Cunéguonde. Sur le trajet vers Constantinople il retrouve Pangloss , le baron puis Cunéguonde. Candide épouse Cunéguonde malgré sa laideur et on renvoie le baron aux galères. Tout le monde vit dans la métairie mais le temps passe vite et l’ennui s'installe.
Situation finale: Grâce à un vieillard, Candide a eu un déclic et a trouvé la solution : " il faut cultiver notre jardin ". Tout le monde a une occupation et plus personne ne s’ennuie.
I.Eléments du conte traditionnel
Conte: Récit d’aventures imaginaires, destiné à distraire. Le conte présente une structure caractéristique: il obéit à ne loi du genre:
La quête: un manque initial conduit le héros à travers le monde. Dans Candide, il s’agit de la quête de l’amour, du pays où tout va bien, du pouvoir (argent).
Candide est avant tout défini par sa fonction dans le conte par rapport à l’action. Sa psychologie est très réduite, son portrait également. Ce n’est donc pas un personnage de roman: pas de description physique, trop simple.
La fantaisie, l’invraisemblance caractérisant le conte: l’aptitude de candide à sortir indemne de toutes sortes de malheurs se succédant à un rythme rapide relève du merveilleux.
II. Un conte philosophique
Le conte est utilisé dans un but précis, le genre est modifié par cela. Ce conte mêle plusieurs traditions qu’il parodie: Le roman sentimental dans les scènes de retrouvailles, l’imitation du roman picaresque, parodie des mille et une nuits, du conte licencieux (les oreillons).
Ce n’est pas un conte traditionnel, il y a intrusion du réel: L'Inquisition, l’esclavage, le tremblement de terre de Lisbonne.
Candide développe un esprit, ce qui lui permet de réfuter la thèse de Pangloss. Le conte permettant de vulgariser des idées philosophiques.
III Le plaisir du conte sert ainsi le projet philosophique
Recours aux procédés de l’ironie et de la satire, ce qui la rend divertissante.
Etude de texte :
« Il y avait en Westphalie……..le plus grand philosophe de la province et par conséquent de toute la terre» (chapitre1, p.10, 11, 12)
Questions :
1. Donnez un bref aperçu sur l’écrivain.
2. situez le passage.
3. Indiquez le temps et l’espace de ce récit.
4. Dans quel genre littéraire s’inscrit ce texte ?
5. Qui sont les personnages de ce texte et le personnage principal ?
6. Quel procédé utilise le narrateur pour présenter les personnages ?
Réponses :
Voltaire est un écrivain et philosophe français, de son vrai nom François –Marie Arouet .C’est l’un des grands philosophes du 18ème siècle, le siècle des lumières, qui ont préparé à la révolution française en revendiquant de grandes idées comme : le rejet de l’absolutisme royal, la séparation des pouvoirs, la liberté, l’égalité, le progrès et la raison. C’est le premier qui a donné une dimension philosophique au conte en y introduisant la satire de la société française de l’époque.
Ce passage vient au début du récit, c’est l’incipit du conte philosophique « Candide ».
C’est un conte puisqu’il commence par la formule traditionnelle du conte populaire « il y avait en… » et qui place le récit dans un espace intemporel.
.
Candide est le premier personnage décrit .Mais sa description revient aussi après celle des autres personnages qui sont présentés dans leur ordre hiérarchique.
D’abord le baron, le seigneur tout puissant, puis vient sa femme, sa fille et son fils et finalement Pangloss, le précepteur, philosophe et « oracle » de la maison.
.
Les personnages font l’objet d’un traitement identique. Une galerie de portraits stéréotypés. Seuls Candide et Cunégonde ont un prénom, et on ignore si Pangloss est un nom ou un prénom. Mais si le narrateur offre au lecteur des précisions succinctes sur ces trois- là, il réserve un autre sort au baron, à sa femme et à son fils, anonymes et expédiés en deux traits d’esquisse caricaturale
Le baron est prétentieux et un peu ridicule même pour ses serviteurs qui, même en l’affublant du titre pompeux de « mon seigneur », « riaient »de ses contes .Le narrateur oppose la prétention de richesse (-grande salle-,-meute-,- piqueurs-,-grand aumônier-) et la basse la réalité (simples ornements de –tapisserie-,-chiens de basse-cour-,-palefreniers-,-vicaire-)
L’épouse du baron, femme placide ne se distinguant que par son poids « trois cent cinquante livres » et une bonne éducation limitée à une politesse formelle « faisait les honneurs de la maison avec…....dignité ».L’embonpoint de la baronne est une « qualité » qu’elle partage avec sa fille Cunégonde « grasse et appétissante ». La lourdeur de la noblesse est bien soulignée.
Pour présenter au lecteur le fils du baron , le narrateur se contente de noter qu’il « paraissait en tout digne de son père », ce qui sera confirmé dans la suite du conte où il se montrera imbu de ses titres jusqu’à en être borné.
Le narrateur, en présentant les personnages de ce conte souligne la médiocrité de cet idéal et l’aveuglement de ses héros. Il fait ainsi la satire de la noblesse et surtout la noblesse allemande dont il est question.
Quant à Pangloss, qui signifie « toute langue »est le philosophe « aliéné » par excellence. Voltaire se sert de ce personnage pour critiquer la philosophie de l’Optimisme inventée par Leibniz avançant que tout est bien dans le meilleur du monde possible. Pangloss puise du jargon scientifique et les connecteurs logiques sont fréquemment utilisés « il est démontré », « car », « aussi », « par conséquent » dans un raisonnement défectueux sur les causes finales. L’accumulation des exemples (Les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi…./.Les jambes sont visiblement institués pour être chaussés, et …../Les pierres ont été formées pour être taillées…aussi monseigneur…) avec des phrases construites sur un schéma identique crée un effet comique, qui culmine lorsqu’il parle du château du baron. Ce château dont on a vu la médiocrité (il ne se distingue des chaumières environnantes que par des portes et des fenêtres) est utilisé pour le discours philosophique.
La description de Candide, encadrant ces personnages, situe d’emblée le jeune garçon comme le héros, mais insiste sur sa marginalité sociale de bâtard. : Il est ensuite réintégré à sa place normale qui est la dernière. On devine aux rumeurs des serviteurs qu’il était né d’un père « bon et honnête » que les préjugés de la société noble avaient refusé comme mari à la sœur du baron car il « n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers » (le nombre de ses ancêtres).Candide est comme l’indique son prénom, naïf, il avait « l’esprit le plus simple » mais « le jugement assez droit » ce qui le prédispose à une évolution vers l’esprit critique. On sent déjà qu’il pourra exprimer les idées de l’auteur, et jouer le rôle de héros de roman d’apprentissage.
Conclusion :
Dans ce passage, en quelques lignes, et dans quelques petits détails dans la description de ses personnages se niche l’audace de l’auteur dans sa critique déjà cinglante de la société de l’Ancien Régime.
Etude de texte :
Passage : « La moitié des passagers étaient…………..tu as bien trouvé ton homme avec ta raison universelle » (Chapitre5 p.24, 25,26)
Questions :
1. situez le texte par rapport à ce qui précède
2. divisez le texte en deux parties suivant les lieux où se trouvent les personnages
3. Donnez à chaque partie un titre
Situation du passage :
Apres avoir rencontré son maître Pangloss en Hollande, Candide et le philosophe partent en voyage en vaisseau avec leur bienfaiteur Jacques l’anabaptiste vers Lisbonne .Ils sont
En mer quand une tempête se déchaîne.
Analyse :
On peut diviser le texte en deux parties :
a) De « la moitié des passagers …..après avoir échappé à la tempête » : Tempête et naufrage
b) De « A peine ont-ils mis les pieds…..tu as bien trouvé ton homme avec ta raison universelle » : le tremblement de terre
A: Tempête et naufrage
L’agitation
D’abord le narrateur décrit les passagers, il y en a qui sont « affaiblis », « expirants », tellement faibles au point d’être incapable de concevoir le danger qui les guette. D’autres, au contraire s’agitent. Cette agitation est à son comble « personne ne s’entendait », le vaisseau n’a plus de commandant « personne ne commandait », c’est le chaos total.
Les dégâts matériels sont graves « voiles déchirées », « mats brisés », « vaisseau entrouvert ».
Au milieu de ce tumulte surgit l’action. Elle est d’autant plus vive et plus rapide qu’elle est exprimée par le présent de narration « le matelot frappe », « l’étend », « Jacques court », « l’aide », « Candide approche », « voit »..
Le mal et le bien
Le chaos donne naissance à l’apparition du mal symbolisé ici par le matelot. Il frappe Jacques qui ne lui a rien fait. Ce dernier va plutôt lui sauver la vie. Ce bon geste va –il être récompensé ? Pas du tout, le marin laisse mourir l’anabaptiste « sans daigner seulement le regarder » .Attitude ingrate de la part du matelot .Mais l’attitude la plus scandaleuse est celle de Pangloss, qui, non seulement empêche Candide d’aller au secours de leur bienfaiteur mais il essaie de démontrer que ce naufrage était destiné pour faire périr Jacques.
Le narrateur dénonce ici le mal, des adjectifs appréciatifs qui révèlent sa position « le bon Jacques », « le vertueux anabaptiste », « ce brutal de matelot », le coquin », mais le mal existe et existera toujours, car en faisant mourir Jacques et en laissant en vie, le matelot, personnage sans foi (il a marché sur le crucifix) ni loi alors que tous les passagers excepté lui et nos deux héros ont péri au naufrage, Voltaire rompe avec le conte traditionnel où c’est toujours le bon qui l’emporte sur le mauvais.
B-le tremblement de terre
Un fait divers :
La description des dégâts matériels est accentuée par :
L’énumération des éléments touchés par le séisme : la mer, les vaisseaux, les rues, les maisons, les toits, les fondements les habitants. Rien n’a été épargné.
Le chiffre avancé pour les victimes de cette catastrophe naturelle « trente mille habitants »
Le présent employé pour actualiser les faits « la mer s’élève…et brise les vaisseaux », « des tourbillons de flammes et de cendres couvrent les rues », « les maisons s’écroulent », « les fondements se dispersent ».Tout l’art de l’auteur se combine pour créer un vrai fait divers d’autant plus que l’événement est bien réel. : Le désastre de Lisbonne.
Deux réalités historiques surgissent dans ce passage :
D’abord c’est le tremblement de terre de Lisbonne en 1755et qui a provoqué la destruction totale de la capitale du Portugal, puis c’est la marche sur le crucifix à laquelle le matelot fait allusion .En effet, à Nagasaki, au 17ème siècle, et pour leur permettre d’emprunter le pont de Deshima, les japonais obligeaient les marins hollandais à fouler de pieds le symbole du christianisme. Cette marque de mépris ne sera abolie qu’en 1857.
En introduisant ces événements réels dans son conte, Voltaire rompe une fois encore avec le traditionnel conte populaire où tous les événements sont imaginaires et met sa touche personnelle qui place le texte dans un cadre philosophique.
Conclusion :
Ce texte révèle, en plus de l’art du conteur (ton plaisant, enchaînement des événements et successions des actions rapides), l’habilité du narrateur derrière lequel on retrouve le porte parole de son siècle et le dénonciateur du mal .Mais, dans sa position contre le mal, Voltaire reste réaliste envers ce fléau et ne va pas jusqu’à le bannir de la société.
Etude de texte (Mme B.Fatima Zohra)
Passage : « Apres le tremblement de terre……..Le même jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable » Chapitre6, p.28, 29.
Questions :
1) Révélez l’art du conter chez Voltaire
2) Quel procédés utilise –il pour critiquer les maux de la société ?
Réponses :
Situation du passage par rapport à ce qui précède :
Apres le tremblement de terre de Lisbonne auquel Candide et Pangloss ont survécu, nos deux personnages ont été arrêtés par un familier de l’inquisition à cause d’un discours suspect de Pangloss.
A) Voltaire, dans ce passage révèle son art de conteur :
Le passage présente dés le début, au premier paragraphe, une situation initiale :
1) Où se passe la scène ? – A Lisbonne.
2) Quand ?- Apres le tremblement de terre.
3) Quel est l’événement ?- Un autodafé.
4) Qui en sont les instigateurs ?- Les « sages du pays », « l’université de coimbre ».
5) Pourquoi ?- Pour empêcher la terre de trembler de nouveau.
Le paragraphe suivant comporte :
- Les supposés crimes des différents condamnés : Le Biscayen pour avoir épousé sa commère, les deux portugais pour avoir enlevé le lard au poulet avant d’en manger, le philosophe Pangloss pour avoir tenu un discours et son disciple Candide pour l’avoir écouté.
- La cérémonie/spectacle.
1. - La chute en une seule phrase : « le même jour la terre trembla avec un fracas épouvantable ». Cette chute met en valeur l’inefficacité de la cérémonie (l’autodafé).
2. - Des pauses descriptives à l’imparfait:
Description des costumes : « le mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n’avaient ni queues ni griffes…. »
Description de la prison «… on n’était jamais incommodé du soleil »
L’accélération du rythme par moments : « huit jours après », ellipse par rapport au procès. On passe sous silence huit jours la narration pour faire accélérer le récit.
Le narrateur met en œuvre tous les éléments de la narration pour raconter cet événement : une situation initiale où il évoque les personnages, le lieu et le temps, les temps par excellence du récit : le passé simple et l’imparfait, en plus d’une description sur un ton plaisant qui, malgré la tragédie de l’événement, va certainement amuser le lecteur de ce conte.
B) Un procédés omniprésent : l’ironie
1) Des le début du chapitre cette ironie apparaît clairement sous différentes figures de style :
L’insistance, une redondance des phrases qui veulent dire la même chose et qui avertit le lecteur sur le contenu du paragraphe.
La périphrase par rapport à l’autodafé « spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu ».
L’antithèse « spectacle » (amusement) et « brûlées à petit feu » (horreur)
L’oxymore « bel/ autodafé »
Toutes ces figures de style, avec la mise sur le même plan des mots « cérémonie »et « spectacle »mélangeant ainsi le coté solonnel et le divertissement pur révèlent le comble de l’action « donner au peuple un bel autodafé « dont le seul objectif est de satisfaire le peuple.
2) Le deuxième paragraphe n’échappe pas à l’ironie du narrateur :
« En conséquence » qui est un connecteur logique, analyse dans ce passage, un lien de cause à effet qui n’a aucune raison d’exister. Ce n’est pas parce qu’on a décidé de satisfaire le peuple en donnant un autodafé qu’on doit trouver des coupables ;
L’absurdité des condamnations qui reposent toutes sur des apparences (parfois même douteuses) ;
Alors que le lecteur s’attendait à des informations sur l’état d’âme des victimes, le narrateur s’attarde dans la description bien détaillée des costumes
Ne faisant aucune allusion quant à la psychologie des personnages ;
L’évocation de la prison à travers une périphrase élogieuse relève de l’ironie : « des appartements d’une fraîcheur extrême dans lesquels on n’était jamais incommodés du soleil » ;
La description qui se fait insistante sur le déroulement harmonieux de la cérémonie reléguant au second plan le châtiment ;
Le commentaire ironique du narrateur « quoique ce ne soit pas la coutume » montre le coté innovant de cette nouvelle torture.
Conclusion :
Dans ce texte, le narrateur ne se contente pas seulement d’utiliser son art de conter, mais en plus, il prend une distance ironique qui nous oblige à voir ce passage comme un texte de dénonciation : dénonciation du fanatisme et de l’intolérance et dénonciation de la superstition. C’est un texte qui s’inscrit dans le combat mené par Voltaire et les philosophes des lumières contre l’obscurantisme de l’époque.

  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur
  La nouvelle fantastique au lycée
  La vénus d’ille
  Tous les messages de salim khaled

InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +