Aix champs

 Par bchiyar kamilia  (Prof)  [msg envoyés : 56le 22-11-10 à 11:32  Lu :10059 fois
     
  
 accueil

Lycée Elaarbi Elbanay prof : Kamilia Bchiyar
Sidi Wassay-Massa
Projet pédagogique N 2 : Lire une nouvelle réaliste
Objet d’étude : Aux champs-Guy de Maupassant
Public visé : T.C
Durée : 21h
Objectifs généraux :
- Etudier les caractéristiques de la nouvelle réaliste.
- Appliquer et consolider les notions acquises au cours du module 1.
- Développer les compétences rédactionnelles des élèves, en les initiant à la création littéraire. (donner envie aux élèves d’écrire une nouvelle ( .
Pré-acquis :
- Les fondements de l’analyse narratologique.
- Les techniques littéraires concernant l’étude de la typologie des écrits littéraires à savoir la narration, la description, l’argumentation…
Pré-requis :
- Recherches et documentations sur le paratexte, le contexte de l’œuvre.
- Lecture préalable de l’œuvre par les élèves.
Première séquence :
Objectifs :
- Reconnaitre l’auteur et son époque.
- Etudier un genre littéraire : La nouvelle réaliste.
- Découvrir la réalité paysanne du 19e s en France.
- Reconnaitre l’effet réaliste.
Séances Activités Contenu Durée Compétences visées
1 Activités de lecture Étude préliminaire de la nouvelle réaliste « Aux Champs » de Guy de Maupassant. 2h -Reconnaitre l’auteur.
-Reconnaitre la nouvelle.
-Cerner les caractéristiques de la nouvelle réaliste.
2 Activités de lecture Etudier le paratexte 2h -Découvrir les éléments et la fonction du paratexte.
3 Activités de lecture Lecture méthodique de l’extrait 1 de « Aux champs ».
Support : Du début jusqu'à : «tous les jours ». 2h -Etudier la situation initiale d’une nouvelle réaliste.
4 Activités de langue La focalisation ou le point de vue 1h -Reconnaitre le type de focalisation employée dans un récit.
5 Activités orales Le nombre d’enfants dans une famille a-t-il une importance pour vous ?souhaiteriez-vous avoir une famille nombreuse ou un enfant unique ? 1h -Exprimer son point de vue.
-Justifier son point de vue.
6 Activités de production écrite Rédigez la Situation initiale d’une nouvelle réaliste que vous avez imaginée.
*Présentez les personnages.
*Adoptez la focalisation externe.
*Précisez le lieu et le temps de votre histoire. 1h - Imaginer et rédiger la Situation initiale d’une nouvelle.
Deuxième séquence :
Objectifs :
- Etudier la perturbation, les péripéties.
- Reconnaitre le sommaire et l’ellipse.
- Etudier l’effet réaliste.
Séances Activités Contenu Durée Compétences visées
1 Activités de lecture Lecture méthodique de l’extrait 2 de Aux Champs.
Support : De « par un après midi » jusqu'à « parce qu’on ne l’avait pas vendu ». 2h Identifier et étudier la perturbation dans une nouvelle réaliste.
2 Activités de langue Les indicateurs spatiaux et temporels. 1h Reconnaitre et employer les indicateurs spatiaux et temporels..
3 Activités orales Des fois les parents prennent des décisions pour leurs enfants.
Qu’en pensez-vous? 1h -Prendre position et développer son point de vue.
4 Activités de production écrite Continuez la rédaction de votre nouvelle réaliste en introduisant l’élément perturbateur.
-Utilisez un adverbe qui marque le changement de situation.
-Employez le passé simple. 1h -Rédiger la perturbation d’une nouvelle réaliste.
Troisième séquence :
Objectifs :
- Repérer le rebondissement dans un récit.
- Identifier la chute dans une nouvelle.
Séance Activités Contenu Durée Compétences visées
1 Activités de lecture Lecture méthodique de l’extrait 3 de « Aux Champs ».
Support :De « les vallins vivotaient… »jusqu'à la fin. 2h Étudier la situation finale/la chute/ d’une nouvelle réaliste.
2 Activités de langue Le champ lexical. 1h Identifier les champs lexicaux dans un texte.
3 Technique d’expression La fiche de lecture 1h Rédiger une fiche de lecture.
4 Activités de production écrite Rédigez la situation finale de votre nouvelle réaliste.
-Imaginez une fin imprévue qui constituera la chute de votre nouvelle. 1h -Rédiger la situation finale d’une nouvelle.
5 Evaluation 2h

  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur
  Projet pédagogique: le dernier jour d'un condamné
  المتاهة
  Tous les messages de bchiyar kamilia


 Réponse N°1 7270

point de vue
  Par   elasfouri azeddine  (Profle 23-11-10 à 22:03

je suis désolé de dire que ce module manque de macro_compétence et d'harmonie.




 Réponse N°2 7360

Une initiative que j'ai prise
  Par   jamal adib  (CSle 02-12-10 à 14:50

Salut bchiyar kamilia. J'ai déjà pris l'initiative de rédiger une nouvelle avec mes élèves du Tronc Commun. J'ai commencé par leur écrire une nouvelle intitulée "Ironie du Sort" et leur demander de faire de même.

Prof Jamal

Voilà la nouvelle que j'ai écrite, vous pouvez vous en servir avec vos élèves.

Rien ne semblait perturber la sérénité des deux familles banlieusardes. Bien qu'ils soient pauvres, leur richesse était cette chaleur familiale qui régnait dans chaque masure. Ils se nommaient Les Maudits et Les Gueux. Ils avaient tant d'enfants que les pères ne savaient où donner de la tête. L'enfantement était pour les deux ménagères un sujet de concurrence. Chaque an deux moutons étaient égorgés pour célébrer le baptême dans les deux ménages.

C'était par un bel après-midi d'Avril. Une sacrée belle voiture s'arrêta devant l'une des deux masures. Un homme s'empressa de descendre pour ouvrir la portière de devant. Une jeune femme trentenaire, l'allure svelte, l'air aristocrate, tenant un éventail quitta majestueusement la voiture. L'homme qui lui dicta quelques renseignements en pointant des doigts la masure des Gueux était son guide. Le chauffeur ne bougea pas d'un iota de sa voiture en attendant les ordres de sa maîtresse.

La mère Gueux était présente sur les lieux. Elle suivait curieusement des yeux la scène. Le guide quitta Madame Le Blanc et s'approcha de Mère Gueux.

" Ton mari est là ? " dit le guide.

" Non, il est aux champs. Que voulez-vous de lui ? " Rétorqua mère Gueux avec un ton angoissé.

" La dame a besoin de lui, c'est un sujet à discuter avec les hommes. Auras-tu l'amabilité d'envoyer quelqu'un le chercher. Nous n'avons pas suffisamment de temps, nous devons partir le plus vite possible. "

Mère Gueux héla son aîné et lui demanda de courir aux champs demander à son père de venir à toute allure.

" Ne restez pas dehors, venez entrer chez moi ! "

Madame Le blanc salua mère Gueux. Quand la main lisse et douillette effleura l'autre rêche et moite, une sensation de pitié et de jalousie divisait les deux femmes.

Madame Le Blanc s'émerveillait devant la simplicité de la masure dont le trait rustique lui confère une ambiance d'aisance. Mère Gueux disparit dans une petite pièce. Le tintement des ustensiles de la cuisine et le chuintement de la théière venaient donner aux hôtes une bonne impression sur les gens auxquels ils auraient affaire.

" Crois-tu que notre demande sera acceptée ? dit Madame le Blanc qui craignait de rentrer bredouille de cette affaire.

" J'en suis fort rassuré Madame. L'argent est capable de tout. " Répondit le guide avec un sourire espiègle.

La porte grinça. Un quinquagénaire dont la taille était difforme par la rudesse des travaux champêtres entra dans la pièce. il salua les hôtes, tira une chaise vétuste et resta oreille attentive à la demande des étrangers.

Madame Le Blanc donna signe à son guide d'amorcer le sujet. Un frou-frou de vêtements se fit entendre, c'était Mère Gueux qui se cloua derrière la porte de la cuisinette pour bien entendre tout ce qui se déroulait dans la pièce.

" Voyez Monsieur Gueux, Madame Le Blanc est largement comblée par le ciel. Mais, la providence voulait que son fils unique soit atteint d'une maladie qui lui avait coûté l'extraction de l'un de ses reins. Madame Le Blanc avait accueilli cette épreuve avec une grande patience. Mais l'ironie du sort veut que le deuxième rein soit extrait les quelques jours qui viennent. Une transplantation d'un rien est devenue une imposition. C'est une question de vie ou de mort. Nous voulons tout simplement…"

Mère Gueux laissa tomber un verre qu'elle tenait dans sa main, elle avait compris la raison de cette visite redoutable.

Les yeux se détournèrent vers elle.

Madame Gueux entra dans une fureur incoercible:

" Que vous êtes odieux. Vous voulez profiter de notre indigence pour nous forcer à corrompre la vie de notre enfant pour sauver le votre. Dégagez-vous d'ici. Espèce de dénaturés ! "

Père Gueux se sympathisa avec sa femme. Il se leva, signe de refus de poursuivre la conversation.

Madame Le Blanc se leva précipitamment, la gorge serrée. Elle se sent profondément offusquée, elle ne fut jamais chassée de la sorte. Le guide s'ingénia à trouver les mots susceptibles de rasséréner la femme émue.

Le moteur démarra, traqué par un flot d'injures qui s'estompait à mesure que la voiture s'éloignait.

Madame le Blanc ne digéra pas cet affront, elle s'en alita une semaine.

Huit jours après…

Alors que Madame Le Blanc effectuait un appel avec son avocat qui lui annonçait qu'il entrait dans un marchandage avec une famille qui se montrait prête à sacrifier l'organe de son fils, en contrepartie d'une somme faramineuse, le guide se présenta obséquieusement devant Madame Le Blanc. Il avait l'air tout radieux, il confia à sa maîtresse une bonne nouvelle.

" Madame, y a quelqu'un qui vous demande. C'est à propos de l'opération de votre fils. "

" Faites-le entrer sur-le-champ." Répondit la femme.

Madame Le Blanc interrompit l'appel avec son avocat et s'empressa à l'encontre de l'homme.

Son visage était familier pour Madame le Blanc. Elle se rappelle maintenant, c'était l'homme qui parlait au chauffeur quand elle avait quitté la maison des Gueux.

L'homme avala sa salive et balbutia avec une grande amertume:

" Madame, je suis au courant de l'affaire. Mon fils est à vous. Je vous l'apporterai dès que le marché sera conclu."

La dame appela son notaire, tira un chèque et écrit dessus un chiffre où les zéros abondaient.

Le père Maudit reçut le chèque et rebroussa chemin chez lui, l'air abattu.

Le lendemain, il emmena son fils Pâlot à la villa de la bourgeoise.

Le chirurgien sécha les quelques gouttes de sueur avant de déposer le scalpel, l'air satisfait. "Opération réussie." Dit le chirurgien à la femme qui exultait de joie.

Pâlot resta hospitalisé pendant une semaine avant de regagner sa masure. La nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre. La famille Gueux fut évidemment informée.

Depuis cette affaire, la famille Maudit n'avait pas goûté le repos dont elle jouissait autrefois. Mère Gueux faisait de son mieux pour empoisonner la vie de sa voisine: elle privait ses enfants de jouer avec ceux des Maudits et de leur enjoint l'ordre de ne plus franchir le seuil de leur porte sous aucune circonstance, ils furent devenus à ses yeux, des personnes déshumanisées. Tout le voisinage réduit les Maudit au paria. Ils furent devenus vraiment maudits.

Un jour, un garçon de la famille Maudit se noya. Le cœur de mère Gueux fut endurci au point de ne pas consoler la mère affligée.

Père Maudit était un homme pondéré. Il jouissait d'une bonne réputation parmi la population, mais ses antécédents ne lui plaidaient pas devant ses voisins qui les qualifiaient désormais de 'dénaturé".

Les Maudit s'acclimataient avec le nouveau statut. Personne ne leur adressait la parole.

Une fille de la famille Maudit était la première dans sa classe primaire. Elle souffrait de la maltraitance de tous les élèves. Elle devait se patienter devant l'avalanche d'insultes adressée par les bambins de l'école à son détriment. Son père pensa l'envoyer à la ville poursuivre ses études pour lui épargner le calvaire. La somme d'argent qui avait reçu lui permit de faire accéder sa fille à une école décente.

Quinze ans plus tard

Une jeune femme passa au milieu des allées fleuries qui débouchaient sur les chambres des patients. Elle était belle voire ensorceleuses. Elle portait un uniforme où était collé un badge au-dessus duquel était écrit: "Docteur-Chirurgienne Clara"

Tous les patients l'aimaient pour son zèle et son aménité. Elle jouissait d'une grande estime parmi ses collègues. Grâce à sa compétence, elle sauva énormément de vies.

Elle s'apprêtait à pénétrer dans une pièce attenante au bureau du directeur quand une voix suppliante se fit entendre dans le couloir. C'était un quinquagénaire, cheveux chenus, vêtements en loques. Il l'aborda en lui demandant d'opérer son fils qui se trouvait dans un état critique.

La Docteur retroussa ses manches, enjoint l'ordre de préparer la cabine. Après un laps de temps, elle faisait déjà des incisions dans le corps du patient. Elle s'avisa avec ses yeux d'experte, que le patient exsangue nécessitait une transplantation d'un organe.

Elle tint le père au courant de cette nouvelle. Le père s'affola, il déclara être prêt à tout sacrifier pour sauver la vie de son fils. Il frappa sur touts les portes, personne ne daigna l'aider. L'opération devait se dérouler le plus vite possible. Il n'avait plus le temps de rentrer chez lui. Il était au pied du mûr. Le désespoir s'empara de lui. Alors qu'il cheminait un quartier bruyant, la scène d'une mendiante accompagnée d'un enfant accapara son attention. Une idée folle s'empara de lui. Elle s'approcha d'elle et lui proposa un marché. L'organe de son fils en contrepartie d'une somme d'argent qu'il avait tant joint les deux bouts pour l'épargner.

Après deux heures

" Opération réussi." Dit Clara au père. Tous les médecins s'émerveillaient devant Clara. C'était une opération dont les chances de réussite étaient toutes miniscules.

Alors qu'elle informait que l'opération était en ambulatoire et qu'il pourrait accompagner son fils ce soir chez lui, un homme surgit. C'était le père de Clara qui venait lui rendre visite en passant car c'était jour de marché. Le sourire s'arrêta sur son visage à la vue de l'homme qui s'agenouilla aux pieds de la jeune docteur en guise de remerciement de l'exploit miraculeux qu'elle avait réalisé.

" Mon père. Quel bon vent vous amène ! Vous m'avez énormément manqué. " Dit la jeune fille en éreintant chaleureusement son père. Quand l'homme agenouillé détourna les yeux pour remercier le père qui avait mis au monde cet ange, une terrible stupéfaction se dessina sur son visage, il vit de ses propres yeux l'homme qu'il avait tant exécré. Ironie du sort: le père Gueux et le père Maudit étaient face à face au milieu des regards ahuris de la fille des Maudit qui avait sauvé le fils des Gueux.





 Réponse N°3 7367

Réponse.
  Par   Namir Hicham  (CSle 03-12-10 à 10:50

Je trouve l’idée très judicieuse, initier l’élève à écrire en restituant une nouvelle du programme. J’en prends note.

Concernant la nouvelle, je ne la trouve pas transcendante. Le style en coups de rames va comme un gant au propos, sans compter l’ambiance vaguement brumeuse. Bref, un plaisir à lire .





 Réponse N°4 7374

Merci pour le commentaire
  Par   jamal adib  (CSle 04-12-10 à 00:00

Salut Cher Namir. Merci pour le commentaire. Je tenterai de réviser ma nouvelle et d'en ajouterai quelques modifications.




InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +