Acquérir un logement via les banques marocaines est-il "halal"...

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 28-08-10 à 16:09  Lu :8792 fois
     
  
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Acquérir un logement via les banques marocaines est-il un acte illicite/ "haram"?
Si oui, pourquoi?
Quelle est la fonction de la banque? Pourrions-nous éviter tout recours aux banques?
Comment faire pour acquérir un logement,- symbole de la stabilité, du bien être et de la dignité- sans avoir recours aux services des banques?
Quelles solutions pour quelles conséquences?
Existe-t-il d'autres alternatives aux banques marocaines au Maroc?
Autrement dit: les Banques islamiques existent-elles au Maroc? Sinon, pourquoi?
Comment les banques islamiques fonctionnent-elles? Pourquoi n'existent-elles pas dans un pays islamique comme le Maroc?
Autant de questions qui dérangent/ hantent pas mal d'enseignants/ fonctionnaires qui sont culpabilisés dès qu'ils pensent au crédit bancaire et ce que cela génère en terme de bénéfice/ usure/ intérêt...
NB- bénéfice/ usure/ intérêt sont-ils des synonymes?
Voilà le début d'un débat que j'espère bénéfique pour tout le monde.
Que pensez-vous de cette question Madame Kerzazi Fatiha, Monsieur Atif et les autres adhérents à marocagreg?
Que pensez-vous de cela Admi?
Cordialement.
NB- Au fur et à mesure, je donnerai les résultats de mes nouvelles recherches dans ce sens...

  




 Réponse N°1 5898

re
  Par   Admin  (CSle 28-08-10 à 16:28

Pour moi, il n'y a pas de doute là-dessus : acquérir un logement via un crédit bancaire traditionnel au Maroc, c'est 7aram, illicite, car toute l'opération repose sur l'usure et l'usure est l'un des péchés capitaux les plus graves en Islam, plus grave que l'adultère.

On ne peut pas se permettre de rendre licite ce qui ne l'est sous prétexte qu'on a pas d'autres moyens pour acquérir un logement. l'islam ne peut accepter l'usure que dans un seul cas, lorsqu'il est question de vie et de mort, et tant qu'on peut vivre sous un toit, en louant un local aussi misérable soit-il, le crédit à usure reste un péché capital à ne pas approcher. Sinon Dieu vous déclare la guerre.

قال تعالى: "يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله و ذروا ما بقي من الربا إن كنتم مؤمنين، فإن لم تفعلوا فأذنوا بحرب من الله و رسوله، وإن تبتم فلكم رؤوس أموالكم لا تظلمون ولا تظلمون "


où se trouve le problème alors ? le problème c'est au niveau de l'Etat marocain qui refuse encore la constitution de banques islamiques pour accéder à des opérations financières licites, et même lorsqu'il a autorisé quelques opérations soi-disant islamiques (mourabaha, etc.) - je dis soi-disant car ces banques mélangent l'argent et utilisent l'argent de l'usure pour financer ces opérations, c'est comme quelqu'un qui volent puis utilise ce qu'il a volé pour faire l'aumône - donc même lorsqu'il a autorisé quelques opérations soi-disant islamiques, il a imposé tellement de taxes que ça devient du vol et le résultat, les opérations "islamiques" sont beaucoup plus chères que les opérations usurières traditionnelles. Ainsi on punit ceux qui veulent appliquer la religion de l'Etat (y a 7asra) et on encourage les usuriers.

Donc, personnellement, je préfère épargner 20 ans pour acheter un petit logement que de recourir à des crédit usuriers.




 Réponse N°2 5899

INTERVENTION
  Par   NAOUFI SAMIR  (CSle 28-08-10 à 16:50



je suis tout à fait d'accord avec vous, mais il reste un point à ne pas négliger: dans certaines villes marocaines louer un local nécessite des prix exorbitants qui ne sont pas à la portée d'un fonctionnaire pour qui demander un crédit pour acheter un local devient plus facile et moins exigeant.

ex: emprunter à la banque 200000DH pour approprier un appartement avec des prélèvements de 1090DH mensuellement est plus logique que de prendre un local en payant 2000DH par mois et sans rien posséder.

l'islam a beaucoup insisté sur la nécessité de protéger la fortune des musulmans et donc la meilleure solution logique pour le faire est de bénéficier d'un crédit pour assurer à ses enfants un local respectable et une scolarisation sans failles au lieu de jeter par la fenêtre des sommes importantes sans garantir de logement et priver ses enfants par la suite de ces sommes qui sont utiles pour répondre à leurs besoins naturels et culturels.





 Réponse N°3 5900

D'ailleurs...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-08-10 à 18:36



Voilà le dernier article sur la question que je viens de lire:

amedi 28 Aôut 2010

Source: Webmaster

Par Khalid Tritki

Titre de l'article: Politique monétaire. Le niet aux banques islamiques

Présentation: Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al Baghrib. (DR)

Ce qu'il dit:

Les banques islamiques désireuses de s'installer au Maroc se voient opposer une fin de non-recevoir. Mais si, après 2010, une banque “normale”, voire occidentale, proposait “le guichet islamique” ? à Bank Al Maghrib, la question n'est pas définitivement tranchée.

Explications.

“Non aux banques islamiques”, tel est le message que Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al Maghrib, a adressé au secteur bancaire lors des travaux du Conseil de la monnaie et de l'épargne tenu à Casablanca

le 5 juillet dernier. “Le message n'était pas aussi direct”, nuance l'un des proches de Jouahri. Et d'ajouter : “L'autorité monétaire était claire sur l'implantation des banques internationales au Maroc. Aucune ne sera autorisée pour l'instant, notamment les banques islamiques”. Voilà pour la forme. Pour le fond, le message ne trompe pas.

Depuis plus d'une dizaine d'années, et plus particulièrement les deux dernières années, des banques des pays du Golfe ont manifesté leur intérêt pour le marché marocain. La dernière tentative en date était celle de la Banque islamique internationale du Qatar.

Le niet de l'autorité monétaire est resté inchangé depuis. Hier comme aujourd'hui, la politique du pays offre au secteur bancaire une protection plus politique qu'économique.

Protection nationale face à une réalité mondiale Anas El Hasnaoui, directeur général d'International Business & Finance et spécialiste des finances islamiques, y voit “une démarche légitime qui permet aux banques marocaines de se préparer à 2010, l'année où tombera le bouclier de la protection”.

Pour plusieurs observateurs intéressés, la position de l'État, exprimée par le régulateur monétaire, reflète une hésitation face à des institutions qui gagnent du terrain. Preuve en est l'ouverture, début juillet, de la première banque islamique d'Angleterre.

Mieux encore, selon des études menées par des institutions spécialisées, comme Standard & Poors, le marché mondial compte plus de 300 banques et fonds d'investissement islamiques brassant plus de 400 milliards de dollars et affichant une croissance de 15 à 20%. Pourtant ces chiffres ne semblent pas convaincre Jouahri.

Pourquoi ?

Non-conformité technique ou politique ?

Une source bancaire explique la réticence de l'autorité monétaire par la non-conformité des banques islamiques aux règles prudentielles. Toutes les banques du monde sont soumises à des règles de gestion et de couverture des risques financiers pour éviter des crashs dramatiques, comme ce fut le cas en Argentine au début des années 2000.

Or, les banques islamiques, de par leur mode de fonctionnement et les produits qu'elles mettent sur le marché, ne peuvent se soumettre à cette réglementation.

Mais cet argument ne tient pas face à l'expérience britannique. “Les Britanniques sont très à cheval sur la protection de l'épargnant et de l'actionnaire. S'ils ont autorisé une banque de ce genre, c'est qu'elle leur a présenté toutes les garanties nécessaires de viabilité”, explique un gestionnaire de fonds de placement à Casablanca.

Pour un autre, proche du Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM), “Jouahri cherche à gagner du temps. Il permet ainsi aux banques marocaines de préparer l'installation de ‘guichets islamiques’” (des services non conventionnels, selon l'expression des financiers). Cette même source confie que les banques marocaines étudieraient, en étroite collaboration avec la direction du contrôle bancaire au sein de Bank Al Maghrib, quelques pistes exploitables et la réglementation qui devrait les accompagner. Auprès du régulateur monétaire, l'étude en question n'est ni affirmée ni infirmée : “Il est du devoir de Bank Al Maghrib de suivre l'évolution du marché”, c'est tout ce qui nous a été fourni comme réponse.

Déduction logique : il y a du feu sous la marmite. Les banques marocaines ne peuvent tourner le dos aux produits islamiques.

Des capitaux arabes aux guichets islamiques ?

Pour cause, à partir de 2010, des banques internationales, à l'instar de l'américaine Citibank ou la britannique Lloyds TSB, pourraient s'implanter au Maroc avec une armada de services conformes à la Chariâ. Jouahri pourra-t-il les interdire ?

Pas sûr. Un autre fait majeur jouera en faveur des banques islamiques : l'investissement arabe au Maroc. Si les banques des pays du Golfe font la queue devant Bank Al Maghrib, c'est parce qu'une bonne partie de leur épargne s'investit au Maroc.

Rien qu'en 2006, entre Emiratis et Koweïtis, l'enveloppe promise au Maroc dépasse 150 milliards de dirhams. “La moindre des choses serait que leurs banques soient présentes pour suivre leurs investissements”, ironise un financier de la place. Heureusement pour nous, le capital ne connaît pas de frontières. La bourse de Casablanca connaît un engouement de la part des pays du Golfe, dont les fonds sont en principe islamiques et Jouahri ne les empêche pas d'investir. C'est presque du deux poids, deux mesures qui révèle le caractère politique de la question.

Et selon des observateurs avisés, le Maroc veut éviter de vivre l'expérience égyptienne : des transferts massifs des résidents à l'étranger vers les banques islamiques et une réussite (relative quand même) qui figure actuellement dans les arguments des mouvements islamistes. En gros, le Maroc veut éviter un raz-de- marée financier.

Définition. Qu'est ce qu'un produit islamique ?

Les produits islamiques reposent sur le partage des risques entre la banque et son client. Ce principe se décline à travers plusieurs produits.

Moudharaba : la banque finance entièrement l'entrepreneur et partage les bénéfices (s'il y en a) avec lui selon un pourcentage fixé à la signature du contrat. La banque prend à son entière charge les pertes éventuelles.

Mousharaka : la banque agit dans ce type de contrat comme un actionnaire, profits et pertes étant partagés entre elle et l'emprunteur.

Mourabaha : la banque acquiert une marchandise pour le compte de son client, moyennant une marge bénéficiaire fixée à la signature du contrat. Le banque transfère la propriété de la marchandise à son client une fois qu'il en a payé le prix ainsi que la marge fixée à la signature.

L'ijara : la banque achète un article pour le client et lui loue pendant une certaine période.

L'ijara-wa iqtina : est une location avec option d'achat.

Voir site source: http://www.telquel-online.com/234/economie1_234.shtml

Commentaire: Qu'est-ce que cela veut dire?

Cela veut dire:

* Que la question des banques au Maroc est plutôt politique qu'économique;

* Que les craintes au niveau droit du musulman sont toujours là: les riches restent toujours riches et les pauvres pauvres:

- Le bon musulman n'a pas d'autres recours que de rester dans la location: dix, vingt ou trente années!!!

- Remarque 1 l'appartement loué 1300 dhs ( en moyenne dans certaines villes du Maroc) sera loués à 1800 dhs d'ici une dizaine d'année et le mentant montera au fil des années.

- Remarque 2 Le salaire dédier à la location s'avère une autre occasion pour certains propriétaires sans scrupule qui monopolisent les locations en augmentant le loyer et en demandant une somme de garantit " Tasbik" qui dépasse presque deux ans du loyer fixé par le propriétaire...

Remarque 3 l'usure est banni par les religions révélées pour plusieurs raisons:

D'abord, dans la nôtre: l'Islam a interdit l'usure = intérêt excessif pour plusieurs raisons:

1- Incitation au travail et à l'effort: on ne doit pas gagner de l'argent au sueur des autres;

2- défense du propre intérêt des musulmans qui peuvent devenir esclaves de l'usure: on contracte un empreint pour une année, mais on finit par ne pas s'en acquitter à terme. D'où l'usure: l'augmentation de l'intérêt, année après année...

3- Dans le commerce, il y 'a la notion de risque qui ne l'est pas dans l'empreint à profit.

C'est donc une question de droit du musulman de quoi il s'agit.

Maintenant,

La question reste posée: Est-ce que dans un pays islamique dans lequel il n' y a pas de présence de banque Islamique, faut-il contracter un crédit immobilier?

D'autant plus que les responsables marocains sont catégoriques: pas de banque islamique au Maroc pour le moment.

Remarque à Admin: pas de conséquence avant terme...La question semble plus compliquée qu'il parait être. Commençons avant par réfléchir et par discuter...

Cordialement.




 Réponse N°4 5901

La position contradictoire du législateur; Haram mais...
  Par   atif hassani  (Profle 28-08-10 à 19:23

Salut M Idoubiya

Le contrat de prêt est réglementé par le législateur dans le fameux code des obligations et des contrats les articles 829 et s. Voilà ce qu'il prévoit pour les contrats de prêt à intérêt:

Chapitre III :

Du Prêt à Intérêt

Article 870 : Entre musulmans, la stipulation d'intérêts est nulle et rend nul le contrat, soit

qu'elle soit expresse, soit qu'elle prenne la forme d'un présent ou autre avantage fait au prêteur

ou à toute autre personne interposée.

Article 871 : Dans les autres cas, les intérêts ne sont dus que s'ils ont été stipulés par écrit.

Cette stipulation est présumée lorsque l'une des parties est un commerçant.

Il en découle qu'en principe le contrat de prêt à intérêt est nul mais, comme d'habitude, le législateur cherche des astuces pour tolérer certaines pratiques, en l'occurrence, la banque est une partie commerçante étant donné qu'il s'agit d'une société anonyme, c'est pourquoi on accepte qu'elle conclue ce genre de contrat. C'est dans la même optique qu'on autorise à des surfaces commerciales de vendre les boissons alcooliques et on donne les permis d'ouverture de bars.

Etes-vous au courant du débat polémique entre Cheikh El Karadaoui et les Oulémas du Maroc sur cette question? Par un oui-dire, j'ai appris que le Cheikh a émis un ''fatoua'' qui tolère ce genre de prêt dans certains cas. Je ne sais pas s'il est vrai.

Cordialement





 Réponse N°5 5902

re
  Par   Admin  (CSle 28-08-10 à 19:38

Lorsqu'on a des textes religieux clairs, on ne peut pas discuter ou interpréter. L'usure est fondamentalement interdite. Même si on n'a pas de banques islamiques au Maroc, même si le loyer atteint 5000 dh, l'usure reste illicite, quitte à acheter une tente et aller la planter quelque part. Malheureusement, beaucoup de Marocains ne se posent même pas cette question et contractent des crédits à intérêts au fi des lois de leur religion. Pire encore, d'autres déposent leur argent dans les comptes épargne et se permettent de manger les sommes dérisoires qu'on leur donne en guise d'intérêt, devenant ainsi eux-mêmes des usuriers. Il y a deux piliers de l'islam qui sont complètement bafoués chez nous : la plupart des gens mangent l'usure sans poser aucune question et la plupart des gens n'aiment même pas entendre quelque chose qui s'appelle zakat.

Si nos responsables refusent l'installation des banques islamiques, c'est pour une raison toute simple : ils craignent que les gens ne délaissent d'un coup les banques usurières pour rejoindre les banques islamiques. il y a donc de gros intérêts financiers d'un petit groupe qui risque d'accuser le coup, et je parie qu'il y a un lobby qui fait tout pour mettre le bâton dans les roues des financements islamiques. En fait, on est un pays laïque avec un déguisement de pays islamique

c'est absurde, les pays chrétiens adoptent les financements islamiques, et le Maroc qui se targue, dans sa constitution d'être un pays musulman, déclare la guerre à ces financements, c'est absurde, c'est la schizophrénie.

enfin, je crois que ça reste une question de foi et chacun agit selon sa foi. car si on cherche des prétextes, tous les préceptes peuvent être dépassés ! C'est à ce genre de questions que nos valeureux mouftis doivent répondre et non les risibles fatoua qui courent de nos jours





 Réponse N°6 5905

A creuser encore la question...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-08-10 à 22:16



Salut MM. Admin et Atif,

Pour Admin, les marocains sont donc condamnés à vivre dans la location! Ils sont obligés qu'ils soient enseignants ou fonctionnaires ou commerçants, ils sont obligés d'attendre une vingtaine d'années pour acheter un appartement...

Faisons maintenant un petit calcul: une situation complexe/ problème comme la stipule Xaviers Roegers...

Un enseignant enseignant à Casablanca loue un appartement à 1800 Dhs par mois.

Il touche 6000 dhs par mois...

Il rêve de sortir de la location pour avoir un petit patrimoine pour ses enfants.

Il décide d'économiser 250000 DHS pour un appartement de 70 M²...

Combien vas-t-il payer le loyer pendant 240 mois ( vingt ans) = 432000 dhs!!!!

Il décide contre vent et marré d'économiser 2500dhs par mois. Il aura donc après 240 mois ( vingt ans) = 600000DHS!!!

Conséquence: Il lui sera impossible d'économiser 2500DHS par mois. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il va payer pour un appartement qu'il ne laissera pas à ses enfants: 432000 dhs!!!!

Entre temps, l'appartement de 250000DHS grimpera à 450000 et plus!!!!!

Ce qui est fâcheux dans cette situation absurde, c'est la crise de location que connaît les grandes villes à cause de certains propriétaires peu scrupuleux qui profitent de cette situation...

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Pour M. atif, voilà la "Fatwa" en question et les réactions qui l'ont suivi...

" L’islam interdit en particulier la riba. Le mot, traduit généralement par « usure », signifie littéralement « augmentation ». Mais son interprétation a toujours prêté à controverse : pour certains, la riba se réfère à toutes les formes d’« intérêt fixe » ; pour d’autres le mot désigne seulement l’intérêt excessif. Bien que certaines autorités religieuses - y compris l’actuel cheikh d’Al Azhar en Egypte - aient proclamé le caractère licite de certains types d’intérêt, de nombreux ulémas continuent d’adopter une interprétation restrictive."

Voir: matique.fr/2001/09/WARDE/15584

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Des avis particuliers (fatwa) ont cependant été énoncés par certains savants, dont Youssouf al-Qaradâwî, qui autorise les musulmans vivant en occident, et qui ne peuvent bénéficier de prêts sans intérêt, à avoir recours au prêt à intérêt dans l'unique but d'acheter un bien indispensable, de première nécessité. Il faut cependant rappeler que cet avis n'est pas partagé par la grande majorité des savants contemporains, qui proposent plutôt aux musulmans d'avoir recours à la location, au lieu de l'achat.

Voir: http://www.fleurislam.net/media/doc/txt_banque_islamique.html

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Fatwa. Et si Al Qaradawi avait raison ?

Le cheikh Youssef Al Qaradawi

(AFP)

La fatwa d'Al Qaradawi autorisant les Marocains à contracter des crédits à intérêts lui a valu une volée de bois vert de la part des oulémas. Récit d'une bagarre dont l'essentiel est ailleurs.

Il fallait s'y attendre. La guerre en sourdine entre l'Islam officiel made in Morocco et l'Islam satellitaire qui hypnotise les foules depuis le Golfe a fini par éclater. Le clash a été retentissant. En émettant sa fatwa qui autorise les Marocains à contracter des crédits bancaires pour acquérir un logement, Cheikh Al Qaradawi s'est attiré les foudres des oulémas du roi qui n'ont, évidemment, pas manqué cette occasion de lui tirer dessus. Dans un communiqué, ils ont dénoncé son ingérence dans les affaires des Marocains. Appréciez ce florilège : “L'instance de l'Iftaa est consciente des dangers que recèle ce flux médiatique qui a ouvert les vannes de la fatwa de sorte que le premier venu s'y adonne. C'est d'autant plus inquiétant qu'elle est à présent entre les mains de prétentieux (ndlr-Al Qaradawi) , dont certains ont fait mauvais usage du savoir contre l'intérêt des gens”.

Plus loin, on lira : “Le mufti en question a outrepassé les règles de la bienséance et commis de grossières erreurs en matière de savoir et d'éthique, et en premier lieu celle qui consiste à empiéter sur le droit des oulémas du Maroc”. Attendez, ce n'est pas encore fini. Le K.O arrive ! Les oulémas considèrent que cette fatwa ne peut émaner que d'une personne qui, sous le couvert de défendre les autres, agit en réalité pour son propre profit.

Patatras ! Sa Sainteté Al Qaradawi, cheikh connu et reconnu à travers le monde, s'est fait pratiquement insulter en terre marocaine. “Il a commis une faute monumentale en décrétant une fatwa se basant sur un rite autre que le malékisme”, a déclaré Mohamed Yssef, secrétaire général du Conseil Supérieur des Oulémas, au journal Assahra Al Maghribia.

A l'origine, une consultation banale

Pour comprendre les enjeux de cette affaire, il est important d'expliquer le contexte dans lequel la fatwa a été émise. Tout a commencé en août dernier alors que le cheikh était en vacances au Maroc. La jeunesse du PJD, qui tenait son université d'été, l'a alors invité à donner des conférences. L'histoire, comme l'explique Abdelaziz Rebbah, secrétaire général de cette formation, était on ne peut plus “banale”. Un groupe de jeunes Marocains est allé voir le cheikh dans son hôtel et lui a demandé un avis religieux sur les crédits bancaires dans l'immobilier. “Ils étaient tiraillés entre leur conviction religieuse qui interdit l'usure et leur besoin d'acquérir un logement”, explique le Pjdiste. C'est à ce moment précis que le cheikh leur donne le feu vert, citant un avis antécédent, émis par le comité européen de l'Iftaa en faveur de la minorité musulmane d'Europe.

Oups ! l'irréparable a été commis. C'est précisément ce bout de phrase qui a déchaîné l'ire des officiels marocains. Pour eux, cela veut dire que le régime marocain est laïc comme en Europe et que les musulmans y constituent une minorité ! La presse socialiste initie la polémique en publiant une mise au point virulente du directeur de Dar Al Hadith Al Hassania. L'affaire grossit. La religion étant une affaire royale, les oulémas s'en prennent à “l'intrus”. On n'en finit pas de décrypter les conséquences désastreuses sur le Maroc. Le politologue Mohamed Darif considère que “la réaction d'Al Qaradawi cautionne tous les mouvements extrémistes”. “Il leur demande clairement de venir se battre au Maroc du moment que ce n'est pas une terre musulmane”, analyse-t-il. Pour lui, cette fatwa est d'autant plus dangereuse qu'elle confirme le point de vue d'Al Qaïda sur le Maroc (le pays du Taghout, de la décadence).

L'usure version halal

Au-delà de ses conséquences politiques, la fatwa dérange même sur un plan religieux. Un membre de l'association des lauréats de Dar Al Hadith Al Hassania estime que les paroles d'Al Qaradawi “n'engagent que lui”. “Le logement n'est pas une nécessité pour que le musulman utilise le hram (l'illicite)”, s'interroge notre source.

Le contraste est spectaculaire. Dans sa fatwa, Al Qaradawi est encore plus progressiste que nos oulémas. Pour la première fois au Maroc, une sommité religieuse valide le recours à un “péché” sous le poids de la contrainte. “Il n'a pas autorisé le principe de l'usure. Mais il a appliqué la règle qui permet l'utilisation de l'illicite en cas de grande nécessité”, explique Abdelbari Zemzmi, imam de la mosquée Al Hamra. “J'ai moi-même validé le principe du leasing dans les crédits bancaires. Mais cette formule n'existe pas encore dans l'immobilier. Les gens sont, de toute façon, obligés de contracter des crédits à intérêts.

Alors, pourquoi tout ce bruit ?” s'interroge Zemzmi. Plus logique que ça, tu meurs ! Que doivent se dire nos oulémas officiels devant des milliers de musulmans incapables d'acheter un logement social alors que les conditions d'acquisition sont nettement plus avantageuses grâce au Fogarim et autres fonds d'aide? La formule du Fogarim connaît un succès sans égal car elle permet aux petits travailleurs, y compris dans l'informel, de contracter des crédits. Quand on sait que le taux moyen se situe à 7,27% et que les gens peuvent acheter un logement à partir de 120 000 DH, continuer à brandir le caractère illicite de l'usure est une pure aberration.

Bagarre de hammam

C'est d'ailleurs pour éviter un ijtihad trop laborieux et sûrement trop courageux, que nos fouqaha ont évité de discuter le contenu de la fatwa d'Al Qaradawi. La polémique a porté sur la forme et non sur l'idée d'autoriser ou non le recours à l'usure, aussi modique soit-elle. A part Mohamed Rougui, un alem proche du Mouvement unicité et réforme, résidant actuellement en Arabie Saoudite, aucun autre alem marocain n'a osé braver la tempête des taux d'intérêts dans le système bancaire. Et encore ! Car l'imam en question s'est contenté de manifester son opposition au raisonnement du cheikh, gentiment soit dit au passage, mais sans donner d'alternative. Le problème demeure entier, vu l'absence de banques islamiques au Maroc. “Au lieu de débattre d'une façon constructive, nos oulémas sont entrés dans une dispute de hammam qui a décrédibilisé leurs propos et les a décrédibilisés eux-mêmes”, se désole une source ministérielle. Ne dramatisons rien ! Al Qaradawi non plus n'est pas innocent. Mohamed Darif fait remarquer qu'il a déjà eu des positions hostiles envers le Maroc sur la chaîne qatarie Al Jazeera. En plus, décréter une fatwa aussi pointue suppose une connaissance approfondie du contexte. Or, Al Qaradawi n'est pas marocain. “Et alors ? Abou Malik ne l'était pas non plus”, fulmine notre source ministérielle. Rien à dire.

L'enjeu de toute cette bataille est finalement d'ordre politique. Depuis sa création en juillet 2005, l'instance de l'Iftaa a fait deux sorties : une pour condamner l'enlèvement des deux Marocains en Irak et l'autre pour interdire aux femmes de diriger la prière. A chaque fois, elle réagissait suite à une tempête médiatique. Comme pour protéger une légitimité menacée. “L'a-t-on une seule fois entendue se prononcer sur la hausse des prix du sucre, du transport ou de la corruption dans les élections ?”, se révolte un responsable du PJD. “Cette commission est trop loin du peuple. On ne sait même pas si elle existe. C'est pour cela que les imams du Golfe ont du succès au Maroc”, tonne-t-il. A l'image du dirham, non convertible à l'étranger, l'islam marocain n'en finit pas de se renfermer sur lui-même. Il crie sa hargne face à un golfe tout puissant qui allèche les foules par une monnaie unique : Un islam transcendant les frontières… Mais de quel islam s'agit-il ?

Secteur bancaire. Razzia islamiste

Que se passerait-il si les banques islamiques s'installaient au Maroc ? Un responsable du ministère des Habous sourit : “Vous n'imaginez pas l'importante clientèle qu'elles attireraient !”. La fatwa d'Al Qaradawi pose un problème aux officiels marocains, non pas uniquement au niveau de la forme, mais aussi parce qu'il n'y pas d'alternative aux banques commerciales fonctionnant selon le système occidental. Un système bancaire islamique ? Le Maroc n'en veut pas tout simplement. Il veut protéger le cartel existant mais au-delà, se prémunir contre les financements terroristes. Vu le succès de ce type d'institutions à l'international, une question se pose : et si une banque de chez nous décidait de créer un guichet islamique ?

Voir: http://www.telquel-online.com/242/maroc2_242.shtml

A suivre.....





 Réponse N°7 5909

Voilà la "Fatwa" des "oulémas"...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-08-10 à 00:53



En Europe, pour la minorité musulmane qui veut acquérir un logement par crédit à intérêt, une "Fatwa" fut prononcée par les "Oulamas".

La voici:

Que pensez vous de cette Fatwa?

L’achat de maisons (par les minorités musulmanes) au moyen de crédit bancaire à intérêt

Par le conseil Européen de la Fatwa et la Recherche (voir les membres plus bas [1])

Après une longue étude, la majorité des membres du conseil européen de la fatwa et des recherches a abouti aux conclusions suivantes :

1- Le conseil rappelle l’avis unanime de l’interdiction de l'intérêt, ce dernier fait partie des sept calamités et figure parmi les péchés capitaux qui encourent la colère de Dieu et de son messager.

Le conseil réitère et confirme les avis des différents conseils islamiques de jurisprudence musulmane qui considèrent que les intérêts bancaires sont interdits pour le musulman.

2- Le conseil incite les musulmans à trouver des alternatives légales qui leur permettent d’accéder à la propriété sans passer par les crédits à intérêts.

3- Le conseil exhorte les associations musulmanes à négocier avec les banques afin de proposer aux clients musulmans des produits satisfaisants. Les contrats de paiement différé avec élévation de prix sont parfaitement valables, c’est le prix du bien qui change.

Ce type de transaction est courant dans certains pays européen ; de même que des succursales (agences) de certaines banques européennes installées dans des pays arabes, comme le Bahreïn, offrent des produits conformes à la jurisprudence musulmane. Le conseil se propose de jouer un rôle dans ce domaine.

Si, à l’heure actuelle, les conditions mentionnées ci-dessus ne sont pas réunies, alors, le conseil, au regard des arguments, des règles islamiques et des considérations canoniques autorise l’achat de maisons par crédit bancaire à intérêt. Cette autorisation est soumise à deux conditions :

- La maison doit servir de résidence principale.

- L’acquéreur ne doit pas disposer d’un autre moyen que le crédit à intérêt pour acheter sa maison.

Le conseil s’est basé dans son avis sur deux arguments essentiels :

Le premier argument s’appuie sur la règle stipulant qu’en cas de nécessité absolue, l’interdit devient permis. Cette règle acquiert l’unanimité des ulamas et le coran y fait allusion dans cinq endroits différents dont le verset 119 de la sourate « Les bestiaux » :{ Alors qu'Il vous a détaillé ce qu'Il vous a interdit, à moins que vous ne soyez contraints d'y recourir.} et le verset 145 de la même sourate : {Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux}.

Par la même occasion, les jurisconsultes substituent le besoin au nécessaire, indépendamment de l’étendu de la question, que cela concerne l’individu ou le groupe. La différence entre les deux est que le nécessaire est indispensable à la vie voire vital, et que l’atteinte à l’indispensable est une atteinte à la vie humaine.

En revanche, porter atteinte au besoin est préjudiciable, provoque la gêne et la difficulté dans la vie des personnes. Allah, exalté soit-Il, à levé la difficulté et la gêne : {Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion} (Le pèlerinage, 78) {Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait} (La table servie, 6).

Aussi, l’habitation qui lève la gêne et procure la quiétude est celle qui répond aux besoins de l’emplacement, de la superficie et de l’aménagement.

L’habitation est une nécessité individuelle et familiale, c’est un bienfait d’Allah {Et Allah vous a fait de vos maisons une habitation} (Les abeilles, 80). Le prophète insère la bonne habitation parmi les trois ou quatre sources du bonheur de la personne. Or un habitat de location est loin de satisfaire les exigences du locataire et ne lui procure pas le sentiment d’être chez lui, alors qu’il paie des sommes importantes. De surcroît, le locataire n’est pas à l’abri d’être expulsé de chez lui pour diverses raisons.

L’accès à la propriété épargne les musulmans ces désagréments et leur permet de choisir le lieu, le voisinage et l’aménagement de leur habitation.

Le deuxième argument : basé sur l’avis des Hanafites, de Soufiane Al Thawri et de Ibrahim Al Nakh’i. En ce qui concerne les Hanbalites, l’avis précédent est une version corroborée par Ibn Taymiya et rapportée par certains hanbalites. Il s’agit d’autoriser les minorités musulmanes à entreprendre des transactions illicites au regard du droit musulman. Ce qui fait prévaloir cet avis, dans notre cas, est le couple de considérations suivantes :

1- La minorité musulmane n’est pas tenue de respecter le droit musulman en matière d’affaires sociales, économiques et politiques, dans une société qui n’adopte pas la vision musulmane.

Aussi, les intérêts font partie de ces domaines qui ont trait à l’identité de la société, à la philosophie de l’Etat et aux orientations socio-économiques. Or le droit musulman qui s’impose aux minorités musulmanes est restreint à la sphère privée, telle que les actes d’adoration, la nourriture, le mariage…

2- L’interdiction des transactions illicites, y compris des intérêts, est financièrement et économiquement préjudiciable aux minorités musulmanes, car l’islam est un facteur de force et non de faiblesse. Cet avis est étayé par l’argument de certains savants qui autorisent le musulman à hériter d’un non musulman.

Les Hanafites posent deux conditions à la conclusion de ces transactions :

1- Le musulman contractant doit en tirer profit.

2- L’autre partie contractante ne doit pas subir de préjudice.

Dans cette vision, les juristes hanafites qui ne conçoivent l’autorisation de ce type de transaction qu’en cas de retour de bénéfice financier pour l’acquéreur, rend cet argument irrecevable en apparence dans notre cas car le contractant musulman ne reçoit pas l’intérêt mais le verse. Néanmoins, la finalité de l’approche des Hanafites est assurée car le musulman reste bénéficiaire puisqu’il finit par accéder à la propriété.

Même si ce type de transaction était réfutable dans la vision hanafite, il serait autorisé par les quatre écoles en vue de répondre à un besoin devenu nécessaire.

Conclusion :

Les minorités musulmanes concernées nous ont confirmé que le montant versé à la banque est égal, si ce n’est inférieur, à celui du loyer payé au bailleur en remboursement du prêt. De ce fait, interdire au musulman de contracter un crédit à intérêt, reviendrait à le priver d’accéder à la propriété. Or, devenir propriétaire de sa résidence, est un besoin fondamental reconnu en tant que tel par les jurisconsultes musulmans.

Retenons que le musulman, dans ce cas précis, ne prend pas l’intérêt mais il le donne ; et l’interdiction de ce dernier concerne en premier lieu l’individu qui profite de l’intérêt (la banque), tel que le stipule le saint Coran. De plus, accepter de verser l’intérêt est interdit par mesure de prévention ; cette interdiction n’épargne aucun participant à l’acte, à savoir les parties contractantes, le(s) greffier(s), les témoins…C’est une interdiction de moyen et non de finalité, car celle-ci concerne la prohibition de consommer les intérêts. Notons aussi que les jurisconsultes musulmans autorisent le musulman à recourir au prêt à intérêt en cas de besoin et d’absence de tout autre alternative licite.

Enfin, il est intéressant de rappeler la règle suivante : ce qui a été interdit en soi ne peut être permis que par nécessité absolue, et ce qui a été interdit par prévention peut être permis par simple besoin.

Fatwa 26 (décision 2-4)

[1] Les Membres du Conseil Européen de la Fatwa et la Recherche

- Professeur Youssouf Al-Qardawi, Président du CEFR (Egypte, Qatar)

- Le juge Cheikh Faisal Mawlawi, Vice-président (Liban)

- Cheikh Abdoullah Ibn Youssouf Al-Joudai, Secrétaire Général (GB)

- Cheikh Dr. Abdullah Ibn Ali Salem (Mauritanie)

- Cheikh Dr. Abdullah Ibn Bayya (Arabie Saoudite)

- Cheikh Ahmad Jaballah (France)

- Cheikh Ahmed Ali Al-Imam (soudan)

- Cheikh Ahmed Al-Rawi (GB)

- Cheikh Al-Arabi Al-Bichri (France)

- Cheikh Hassan Karaboulout (Allemagne)

- Cheikh Houssein Mouhammed Halawa (Ireland)

- Cheikh Moufti Ismail Kashoulfi (GB)

- Cheikh Dr. Issam al-Bachir (soudan)

- Cheikh Mahboub-el-Rahman (Norvège)

- Cheikh Mahmoud Moujahed Hassan (Belgique)

- Cheikh Dr. Mouhammed Al-Harari (Allemagne)

- Cheikh Dr. Mouhammed Fouad Al-Barazi (Danemark)

- Cheikh Mouhammed Khalil Al-Mansour (EAU)

- Cheikh Dr. Mouhammed Saïd Al-Badinjki (GB)

- Cheikh Moufti Moustafa Alic Haci (Bulgarie)

- Cheikh dr. Moustafa Ciric (Bosnie)

- Cheikh Dr. Nacer Ibn abdoullah Al-Mayman (Arabie-Saoudite)

- Cheikh Nihad Abdoul Qouddous Ciftci (Allemagne)

- Cheikh Ounis Qourqah (France)

- Cheikh Rachid Al-Ghanouchi (GB)

- Cheikh Sabri Idris Coci (Albanie)

- Cheikh Dr. Souhaib Hassan Ahmed (GB)

- Cheikh Tahar Mahdi (France)

- Cheikh Youssouf Ibram (Suisse)

Voir source: http://www.aslama.com/forums/showthread.php?1944-Achat-de-maison-comment-faire&s=66dac222c8716f7d51637ac955f5af8f&p=36000#post36000




 Réponse N°8 5910

re
  Par   marocagreg  (Adminle 29-08-10 à 01:30

Comme j'ai dit auparavant, ça reste une question de foi, si on a envie d'avoir une maison par ce moyen, on va pencher vers ces fatwas qui autorisent ce que Dieu a clairement interdit. attention à ce que l'islam appelle (الهوى) d'ailleurs il y a une règle de base en Islam لا اجتهاد مع النص

je ne peux pas accepter des fatwas qui contredisent le texte sacré et les hadiths qui ne laissent aucune ambiguïté la-à-dessus :

---------------------------------------------------

قال الله تعالى } الذين يأكلون الربا لا يقومون إلا كما يقوم الذي يتخبطه الشيطان من المس ذلك بأنهم قالوا إنما البيع مثل الربا وأحل الله البيع وحرم الربا فمن جاءه موعظة من ربه فانتهى فله ما سلف وأمره إلي الله ومن عاد فأولئك أصحاب النار هم فيها خالدون (275)

وقال تعالى ( يا أيها الذين آمنوا لا تأكلوا الربا أضعافا مضاعفة واتقوا الله لعلكم تفلحون ) (2)

وقال تعالى ( وما آتيتم من ربا ليربوا في أموال الناس فلا يربوا عند الله وما آتيتم من زكاة تريدون وجه الله فأولئك هم المضعفون ) (3)

حديث أبى سعيد الخدرى انه قال أبصرت عيناي وسمعت أذناي رسول الله صلى الله عليه

وسلم يقول لا تبيعوا الذهب بالذهب ولا تبيعوا الورق بالورق إلا مثلا بمثل ولا تشفوا

بعضه على بعض ولا تبيعوا شيئا غائبا منه بناجز إلا يدا بيد.

---------------------------------------------------

L'argument que vous avancez est le suivant : on a besoin de recourir aux crédits usuriers pour laisser un logement aux enfants. Pourquoi penser à ce qui va arriver à vos enfants après votre mort. Pourquoi se charger les épaules d'un péché mortel en prévision d'un futur qui n'est pas le vôtre. Dieu se charge de subvenir aux besoin de chacun et celui qui craint Dieu et s'éloigne de ses interdits, Dieu se charge explicitement de protéger sa progéniture

وَلْيَخْشَ ٱلَّذِينَ لَوْ تَرَكُواْ مِنْ خَلْفِهِمْ ذُرِّيَّةً ضِعَافاً خَافُواْ عَلَيْهِمْ فَلْيَتَّقُواْ ٱللَّهَ وَلْيَقُولُواْ قَوْلاً سَدِيداً

النساء 9

A propos si une femme ne trouve pas de quoi manger, si elle est pauvre, est-ce que cela l'autorise à devenir prostituée, à vendre son corps ? si on suit la logique de certains Mouftis, on va dire oui.





 Réponse N°9 5912

La solution que je propose...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-08-10 à 02:52

Beaucoup d'hommes seront donc dans un chemin qui mène à l'enfer!

Un pays islamique, avec des banques usurières!

Un pays islamique qui prône le statu-quo: les riches restent riches et les pauvres restent pauvres...Je ne parle pas de la richesse spirituelle...

Un pays islamique qui prive le musulman de son droit de musulman: avoir un logement décent et une stabilité...

Maintenant, les banques islamiques s'imposent avec acuité pour sortir d'une situation qui n'a rien à avoir avec le jeu: personne ne doit jouer avec Dieu, Le Tout Puissant...

La solution que j'envisage:

Un Partenariat entre la fondation Mohammed VI pour la solidarité et la société El Oumran...

Ce sont à ma connaissance deux institutions qui visent le même objectif: assurer des logements décents pour les fonctionnaires de l'État...

Comment faire pour opérationaliser tout cela?

- La chose est simple:

La fondation a l'habitude d'acheter deux points aux banques pour un prêt de 200000Dhs. Le prêt peut aller jusqu'à 500000Dhs...

Maintenant, ce que je propose:

La constitution d'une Banque: El Omran pour le logement et le développement: comme c'est le cas pour le crédit agricole...

Mais la différence, c'est que cette banque va prêter une somme d'argent allant jusqu'à 500000Dhs, avec 0% d 'intérêt...

Comment?

Avec le partenariat entre les différentes fondations et El oumran, voilà ce qui va s'en suivre:

1- Le fonctionnaire va acheter un terrain: il va donner une avance de 50000dhs pour un terrain de 100m². ( Par exemple) lui coûtant 140000dhs.

2- Au lieu d'attendre quatre ou cinq années, le temps de payer les autres tranches, le fonctionnaire aura la main levée sur le terrain: il pourra déjà construire un logement dans son lot de terrain: il gagnera cinq ans de loyer...

3- faisons un petit calcule: pour le fonctionnaire qui paye 1100dhs par mois pour louer un appartement, il aura gagner: 66000dhs.

4- Le fonctionnaire aura gagné à peu près le prix de sa parcelle de terrain!

5- Maintenant, le fond de la Banque El Oumram pour le logement et le développement sera constitué par la masse salariale des fonctionnaires adhérents au projet: logement pour tous...

6- Les fonctionnaires qui ont eu la main levée sur leur parcelle de terrain, donnent comme garanti leur numéro de somme: les prélèvements seront retirés de la source: prix restant pour la parcelle du terrain et empreint pour la construction d'une, deux ou trois appartements + les garages ( pour éventuels commerces...)

7- Le fonctionnaire, au lieu de locataire, devient propriétaire: cela dans un cadre HALAL...

8- C'est à une mutualisation que cela mène: une banque faite par la masse salariale des fonctionnaires qui s'unifient pour trouver solution à un problème commun: avoir un local digne de l'effort qu'ils fournissent pour l'État qui marche par leur bras...

9- Cela aura une grande répercussion économique et sociale: le Maroc gagnera cinq ans au niveau logement: des centaines de millions d'heures de travail seront garantis: le chômage va baisser considérablement; Le loyer va baisser aussi considérablement, puisque quatre millions de fonctionnaires seront propriétaires... Les locaux occupés par eux seront donc vacants, en plus de ceux qu'ils vont proposés en tant que propriétaires...

10- La stabilité au niveau crise: voles, crimes vont baissés considérablement grâce à la satbilité assurée par une assurance selon laquelle: on travaille, non pour rester pauvre, mais pour s'assurer une vie digne pour soi et pour les siens/enfants!

Cordialement...





 Réponse N°10 5915

re
  Par   marocagreg  (Adminle 29-08-10 à 11:14

Si on fait comme ça, qui va continuer à engraisser les flancs des barons de l'argent et des banques usurières qui s'enrichissent sur le dos des pauvres ? Oui, la majorité des marocains sont des pauvres, puisque leur salaire, pour ceux qui en ont, ne leur permet pas d'acquérir un logement décent sans passer par le circuit infernal du crédit.

66000 dh est peut-être le prix d'un lot dans une très petite ville, mais dans une ville moyenne, ou grande, c'est à peine suffisant pour faire la paperasse administrative !

Personnellement, je ne demande pas à la banque, ni à l'Etat de me donner un crédit à 0 %. je leur demande de m'acheter le logement que je désire, d'ajouter leur bénéfice au prix initial et de me le vendre en échelonnant le paiement sur quelques années (Mouraba7a). comme ça j'aurai obtenu une maison en évitant de tomber dans le crédit usurier, en achetant un bien, et non de l'argent avec de l'argent. Est-ce que c'est très difficile ça ? Est-ce que ce n'est pas aussi profitable à la banque qu'un prêt traditionnel ?

Remarquez que les promoteurs immobiliers de nos jours vendent leurs appartements et villas sur le papier (c'est-à-dire encore une fois qu'ils vendent ce qu'ils ne possèdent pas (forme d'usure) et ils demandent aux clients de contracter des crédits et c'est avec cet argent des banques qu'ils construisent enfin leurs cages à lapins) autrement dit, ces promoteurs ne déboursent pas un seul centime de leur poche : pour moi, ça c'est ce qu'on appelle, excusez le mot tkoulib et non du commerce.

Si la fondation Mohammed VI souhaite être une fondation islamique, elle va opérer dans ce sens : on ne lui demande pas de nous acheter des points d'intérêt, mais on lui demande de nous acheter le bien et de nous le vendre en prenant des profits raisonnables et non sur-exagérés comme les monstres du foncier qui achète les terrains de l'Etat avec un dirham symbolique et le vendent aux gens comme dit NiNi "bdka lnif".

ça reste donc une question de volonté politique et rien d'autres : veut-on ou pas instaurer des financements islamiques ? la réponse pour l'instant est claire, puisque l'Etat lui-même préfère les opérations usurières !

voila un article que j'aime sur la question : شارية الدار ومديونة... بحال العكار علخنونة




 Réponse N°11 5916

Il ont perfectionné leur système...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-08-10 à 13:40



Maintenant, cher marocagreg, puisque la discussion est avancée, j'aimerai vous faire pars de certaines de mes découvertes sur cette question: de vie ou de mort pour l'homme: relative à l'abri qui le protège du froid et du chaud...

Voilà ce que vous avez dit:

" Personnellement, je ne demande pas à la banque, ni à l'État de me donner un crédit à 0 %. je leur demande de m'acheter le logement que je désire, d'ajouter leur bénéfice au prix initial et de me le vendre en échelonnant le paiement sur quelques années (Mouraba7a). comme ça j'aurai obtenu une maison en évitant de tomber dans le crédit usurier, en achetant un bien, et non de l'argent avec de l'argent. Est-ce que c'est très difficile ça ? Est-ce que ce n'est pas aussi profitable à la banque qu'un prêt traditionnel ?"

- Même avec cela, j'ai des réserves...( J'en reviendrai dans une autre intervention)

Pour commencer:

Voir les définitions suivantes autour du mot Banque:

1- Une banque est une entreprise qui gère les dépôts et collecte l' épargne des clients, accorde des prêts et offre des services financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d' agence bancaire.

Cette institution financière doit posséder une licence pour pouvoir exercer, laquelle est délivrée par un État et validée par des institutions spécifiques.

Source: http://encyclopedie.fer-forge-art.com/banque.htm

2- Une banque est une entreprise qui fait le commerce de l'argent : elle reçoit des capitaux placés sur des comptes (d'épargne ou non), échange de la monnaie, prête de l'argent à des taux et moyennant des commissions variables, exécute pour le compte de tiers toutes opérations de ce genre et se charge de tous services financiers.

Les banques sont soumises à une législation stricte d'exercice et de contrôle. Elles assurent pour l'État la traçabilité des opérations financières et contribuent à la lutte contre les trafics.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque

Voilà deux définitions complémentaires du mot banque: c'est un mot qui renferme un champ sémantique et culturel anti-islamique!

Observons encore ces définitions: "une entreprise qui fait le commerce de l'argent", "accorde des prêts et offre des services financiers.", "prête de l'argent à des taux et moyennant des commissions variables,"

Voilà ce qu'est la banque: une entreprise qui fait le commerce d'argent en accordant des prêts à des taux moyennant des commissions variables!!!

C'est-à-dire que la banque et l'usure sont deux sœurs jumelles. Cela veut-dire que la banque qui, est l'ossature de la civilisation d'aujourd'hui, est la maison de Satan!

Pourquoi?

- Mais parce que rien ne se fait sans elle.

- Mais parce que toute la société est organisée et régie par elle.

- Mais parce que tous les secteurs font appel à ses services: les services de Satan.

Questions rhétoriques:

- Ne faisons-nous pas appel aux services de la Banque Mondiale chaque fois que des "réformes significatives" s'imposent?

- Ne faisons-nous pas appel aux services de la Banque pour la construction de nos routes, nos hôpitaux, nos écoles, nos maisons?

- Ne faisons-nous pas appel aux services de notre agence bancaire du quartier pour gérer notre épargne/ virement depuis la source? ( Numéro de somme...)

Conséquence 1

L'existence même des États est lié à la Banque!!!!!! C'est-à-dire lié à la maison de Satan!!!!

Conséquence 2

- Ouvrir un compte bancaire dans n'importe quelle banque usurière n'est-il pas ouvrir un registre chez la maison de Satan?

µ Puisque la chose est assez grave vis-à-vis de notre Seigneurs le Tout Puissant:

قال تعالى: "يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله و ذروا ما بقي من الربا إن كنتم مؤمنين، فإن لم تفعلوا فأذنوا بحرب من الله و رسوله، وإن تبتم فلكم رؤوس أموالكم لا تظلمون ولا تظلمون "

toute action régie par la Banque est "Haram"!

Voilà! la chose est claire: la banque est une institution qui reflète une culture anti-islamique: - il est regrettable d'utiliser l'appellation: Banque islamique ( c'est un oxymore!!!)

Le fait: l'expression "Banque islamique" ne doit pas exister chez Nous, les musulmans!

Car, comme je viens de l'expliquer plus haut, ( en étudiant les définitions du mot "Banque") Celle-ci est l'incarnation même de l'usure!

Au lieu de "Banque", il faut utiliser d'autres appellations... et ce n'est pas celles-ci qui manquent: notre langue arabe est assez riche pour en trouver...

Maintenant, puisque notre vie est régie par ce monstre, légalisé par nos instances supérieures: "Cette institution financière doit posséder une licence pour pouvoir exercer, laquelle est délivrée par un État et validée par des institutions spécifiques.", il faut tout faire pour la rejeter: en commençant par fermer tout compte bancaire de notre part.

Suggestion: pourquoi ne pas se contenter d'un mandats qu'on retire de nos trésoriers?

Il faut montrer clairement et sûrement que le fait d'être dépositaire d'une somme d'argent dans une entreprise usurière, c'est l'aider: alors que Dieu le Tout Puissant nous a demandé de livrer la guerre aux usuriers...

- Il ne faut donc pas les aider en leur laissant gérer notre Bien: "Halal"!

D'autant plus que le crédit au logement n'est que la surface qui cache le malheur du musulman devant son Dieu!

La banque, c'est celle qui finance: l'alcool, le tabac, les réseaux de prostitution, l'achat des armes, les casinos, les transactions mafieuses...

Rien que cela fait partie de la gestion quotidienne des services sataniques assurés par les Banques!!!

Maintenant, que faudrait-il faire? D'autant plus qu'aucune entreprise: dans le sens le plus large- ne pourra marcher sans la main des banques!

A suivre...




 Réponse N°12 5917

re
  Par   marocagreg  (Adminle 29-08-10 à 14:10

Autrefois chez nous on utilisait le mot [bayt al mal], on va pas trop insister sur les mots. quand on dit banque islamique, ça ne veut pas dire seulement une banque qui offre des service islamiques, mais aussi une banque qui a un comité de personnalités islamiques qui veillent à ce que toutes les transactions, tous les investissement de cette banque soient licites du point de vue de la religion, ainsi on ne peut concevoir une banque islamique qui investit dans une fabrique de vin et de bière.

Maintenant, en ce qui concerne les comptes bancaires : aujourd'hui si vous êtes fonctionnaires, on vous oblige avant même toute affectation de présenter un chèque barré, mais la responsabilité dans ce cas n'est pas assumée par l'individu, car il n'a pas d'autres alternatives.

En attendant la constitution de banques islamiques dans notre pays, car ça viendra malgré les lobby de l'usure, l'essentiel c'est de choisir un compte courant qui ne génère pas d'intérêts. si les banques vivent sur l'usure c'est leur affaire et l'affaire de nos responsables, mais l'essentiel c'est que nous, on n'introduit pas un seul dirham d'intérêt à la maison (un seul dirham de riba, selon un hadith, équivaut à 36 adultères). Et Dieu voit l'intention de chacun. je connais beaucoup de gens qui parlent, comme d'un exploit, des intérêts que leur compte épargne génère, sans oublier ceux qui contractent des crédits usuriers pour la fête du sacrifice ou pour effectuer le pèlerinage, comme quelqu'un , excusez l'image, qui, avant d'aller à la prière, fait ses ablutions avec son urine.

C'est notre époque que notre prophète désignait quand il a parlé d'une époque où celui qui veut protéger sa foi et appliquer ses préceptes est comme quelqu'un qui tient une braise qui le brûle, alors que la plupart de ceux qui l'entourent tiennent une glace qu'ils lèchent avec délectation. Il vaut mieux supporter la braise une dizaine d'années, que de devenir une braise pour l'éternité.

Je suis sûr que ce que nous disons ici ne plaît pas à beaucoup de gens... malheureusement !




 Réponse N°13 5924

Coincé...
  Par   atif hassani  (Profle 29-08-10 à 19:46

Cela fait trois ans que j'ai acheté un appartement via un prêt bancaire. J'étais célibataire. Je savais que c'est Haram, mais j'ai continué la transaction. Maintenant que je suis marié et j'ai une petite fille, je commence à avoir peur des conséquences de l'usure. Que faire? Je pense sérieusement à le vendre et à louer une maison mais je vais courir le risque de perturber la vie paisible de ma petite famille et d'entrer dans les problèmes des propriétaires qui croient qu'en vous louant un de leurs appartements ils vous donne de l'aumône; ils vous interdit de frapper les portes, et les ordres rien que les ordres et à la fin du mois vous le trouver devant votre porte réclamant le loyer... Bref, je suis coincé. Que Dieu m'aide à prendre la bonne décision.




 Réponse N°14 5925

re
  Par   marocagreg  (Adminle 29-08-10 à 20:37

je ne suis pas un moufti, mais, quand le mal est fait, quand on tombe dans le péché, la seule solution c'est la contrition et le remords (tawba). Dieu accepte ceux qui reviennent à lui. Dans ce cas là, la plupart des mouftis conseillent de garder le logement, mais de chercher, si possible, un moyen pour réduire la durée du prêt et par conséquent la somme des intérêts. si vous avez donc les moyens pour acheter le crédit ou une partie ça serait un bon pas vers la bonne direction.




 Réponse N°15 5938

A quel prix ?
  Par   chahid bahaa  (CSle 30-08-10 à 04:01



Assalam mes chers collègues et bon ramadan,

Je vais discuter ce sujet en partant d'exemples réels.

En lisant ce sujet et vos réactions, je me suis rappelée une longue discussion concernant l'acquisition d'un bien immobilier au début de notre mariage.Je dis longue discussion par ce qu'elle a duré Trois longues années. Lors de cette période de recherches, de remise en question et de longs débats, nous avons conclu qu'il y a le coran qui dit clairement que riba (l'acquisition d'un bien immobilier par l'emprunt à la banque) est HARAM et il y a ceux (oulama, choyoukh et fatawa) qui autorisent ce haram.

Mon mari et moi avions décidé alors de ne pas entrer dans ce "JIDALE", et nous nous sommes posés la question suivante: comment peut-on acheter un bien immobilier sans riba? et la solution était la et évidente : nous faire prêter de l'argent par notre famille et ça a marcher, DIEU MERCI.

Pour chaque personne qui nous a prêté de l'argent, nous avons libellé un contrat dans lequel on a mentionné le montant du prêt, le délai et les échéances de son remboursement. Deux moi plus tard nous avions notre maison et en plus la conscience tranquille.

Un autre exemple, celui d'un collègue à mon mari qui a acheté un appartement sans riba: il a acheté l'appartement directement du propriétaire ( à qui il avait fait part de sa peur des conséquences de l'usure). l'acheteur (l'ami de mon mari) a donné 40% du pris et le reste il le donne, jusqu'à aujourd'hui ,sous forme d'échéance mensuelle qu'il verse directement au propriétaire.

Mon dernier exemple sera celui d'une collègue enseignante et son mari , ce couple avait commencé par louer une maison à 1500dhs (un grand appartement avec 4 chambres , un grand salon ...), quelques années passées ,un peu d'argent mis de côté, ils décide d'acheter une maison.Sur le marché , l'immobilier est très cher et l'histoire du prêt avec intérêts les dérangeait.Ils ont fait leurs calculs. Ils ont arrêté de chercher, ils ont décidé de rester des locataires et que s'ils devaient laisser un bien à leur enfants, ce sera de l'argent ( sans intérêts) .

Je crois que plusieurs d'autres solutions sont envisageables.

La vraie question à se poser est la suivante: A quel prix allez-vous payer ce bien immobilier?

Cordialement

Bahaa





 Réponse N°16 5941

Divergence!
  Par   Samira Yassine  (CSle 30-08-10 à 05:15

Salut tout le monde,

Décidément ce site restera mon site préféré, pas à moi seulement, mais à de nombreux collègues, et ce, grâce à cette divergence de sujets qui laisse de coté, pour un certains temps, les cours de français de didactique pour varier les sujets visant un public plus large. Bravo Marocagreg et tous ceux qui y adhèrent.

Divergence, pas uniquement au niveau du choix des sujets mais aussi au niveau des points de vues.

En effet depuis que M Idoubiya a proposé ce sujet, plusieurs collègues s’y sont intéressés, n’hésitant pas à citer des exemples concrets afin d’élucider leur point de vue. Certes M idoubiya m’a invité dès le départ à dire mon avis mais j’ai été perplexe devant la diversité des points de vue.

Nous sommes tous de fervents musulmans mais si nos points de vue divergent cela ne veut pas dire que l’un fait preuve de grande foi alors que l’autre non. Tout dépend de notre façon de voir les choses, des circonstances qui nous aident à appliquer à la lettre les préceptes religieux ou qui nous obligent à les enfreindre sans s’opposer pour autant aux prescriptions religieuses. Dieu ne cherchait pas par là à nous coincer, loin de là, mais à nous protéger. « إن الله يريد بكم اليسر و لا يريد بكم العسر

Quand notre collègue Atif est tellement perplexe qu’il pense à se débarrasser de sa maison pour revenir à la location, je ne suis pas du tout d’accord. En effet, lorsque ce jeune homme a acquis ce bien immobilier étant encore célibataire, il a fait preuve de maturité, il n’a pas joué son argent au loto rêvant de gagner des millions. Non ! Son intention est bonne, sincère, il ne cherchait que le bien. Il ne cherche pas à s’enrichir avec ce crédit à intérêt. Il n’est pour rien, comme nous tous, il est obligé. Quant à ma chère amie Bahaa, je lui dis qu’elle a eu de la chance de tomber sur des membres de la familles riches, disponibles, ce n’est pas le cas pour tout le monde ; il y a des gens qui se trouvent dans l’obligation de faire des crédits avec intérêts pour des sommes dérisoires sachant que personne ne leur prêterait de l’argent.

J’ai toujours entendu parler de banque islamique, j’ai toujours rêvé d’en voir quelques unes au Maroc. J’ai été déçue dernièrement, au cours de l’achat d’une voiture, un luxe, pas une obligation comme la maison et pourtant on fait des crédits à intérêts pour tas de choses, pour l’acquisition d’une maison, on n’a pas vraiment à discuter la chose de cette façon, on est obligé par conséquent c’est plus ou moins permis. Je disais, lors de l’achat d’une voiture, on vous propose des crédits et à vous de choisir. En discutant, on vous parle de « leasing » c’est musulman, ah ! Donc j’opte pour ça c’est mieux. Vous savez je viens de découvrir cet été ,que c’est une mauvaise intention de camoufler l’usure, d’appeler les choses de façon à falsifier, à tromper. Si j’ai bien compris ce qu’on propose dans ce crédit » autorisé « parce que c’est halal. Vous avez à payer le crédit suivant l’échéance qui vous convient , vous avez votre voiture mais elle ne vous appartiendra que le jour où vous paierez toutes les mensualités ; il faudra à ce moment là payer une somme d’argent au créditeur « musulman » Ah oui il le faut, une autre somme, vous la payez parce que pendant tout ce temps que vous payiez les traites , la voiture était considérée comme louée, maintenant que l’avez payée vous avez à payer une belle somme considérée comme prix de location de la voiture avant de finir le crédit. Je me demande comment ces soi disant musulmans appellent-ils la somme ajoutée à la fin du crédit, n’est –ce pas l’usure même. Je n’ai pas choisi ce crédit et j’ai été déçue comme jamais et je ne croirai plus jamais à ces banques islamiques. J’ai une conviction et j’ai confiance que Dieu n’a jamais cherché à nous faire souffrir de la sorte, ma conviction est la suivante « انما الاعمل بالنيات و انما لكل امرء ما نوى

Un père de famille qui étant dans l’obligation de faire un crédit afin d’assurer l’avenir de ses enfants n’est pas moins musulman que ce richard, qui disposant de milliards, laissera à ses enfants une maison chacun. Alors essayons de ne pas aggraver les choses, dieu est grand, il est le tout puissant, il connait nos intentions et il est le miséricordieux.

Tout en discutant n’oubliant pas de multiplier les prières, de lire notre livre sacré, c’est une façon de nous faire pardonner si jamais on a tort et que ces crédits sont vraiment interdits quelqu’en soit la raison.

Cordialement/





 Réponse N°17 5944

Réfléchir, réfléchir, réfléchir...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 30-08-10 à 13:31

Mes Salutations sincères à tout le monde,

Je suis heureux que d'autres collègues manifestent leur point de vue sur un sujet vital pour notre vie en tant que des êtres humains et en tant que musulmans.

Bien sûr que le sujet reste d'actualité car aucune solution définitive n'a jusqu'à aujourd'hui été donnée...

Pour ne pas passer du coq à l'âne, commençons par un prélude:

Chacun de nous cherche la sécurité pour sa peau et pour celui de sa famille. En suite vient celle des musulmans et de toutes l'Humanité. Cette sécurité tant convoitée ne pourra avoir lieu que s'il y' a stabilité.

Or, la stabilité chez nous les marocains, c'est assurer sa propre demeure, un toit où on peut mieux cacher sa "misère"...Ne dit-on pas qu'il vaut mieux manger du pain et du thé et avoir sa propre maison que de rester à la merci d'un propriétaire qui croit vous faire l'aumône en vous permettant de louer l'une de ses appartement?

Oui, le loyer est une chose qui n'est pas donnée dans plusieurs villes du Maroc. Dans certaines villes, le loyer est un "bien" en guise de disparition: comme c'est le cas pour les dinosaures...

D'ailleurs, même la loi n'est pas claire dans ce sens: les rapports régissant le propriétaire et le locataire ne sont pas définis avec exactitude et de façon rationnelle. Un projet de loi est sorti en 2007, mais jusqu'à maintenant, il n'a pas connu d'aboutissement.

Pour l'instant, le jugement est resté pour l'appréciation finale du juge, seule habilité à prononcer une sentence, d'où une grande injustice dans ce domaine...Cela veut dire que le terrain du loyer est lui aussi n'est pas sûr et aucune garantie n'est assurée d'avance...Ce terrain reste parsemé d'incertitudes...

Faisons maintenant l'apologie de la Banque, telle qu'elle est pratiquée au Maroc aujourd'hui. Les défenseurs de cette entreprise donnent beaucoup d'arguments en faveur de sa légitimité:

Ils avancent:

La banque est une entreprise commerciale. Elle permet la gestion et le maintien de la sécurité de l'État. En effet, rien ne pourra se faire sans sa contribution. Les écoles, les hôpitaux, les grands chantiers, les constructions vitales comme les barrages et l'installation de l'eau et de l'électricité, tout ces services passent par la main des banques. Il n'y aura pas de distribution de salaires ( pour la tranche des fonctionnaires que grâce à la banque).

Et qui dit que la banque ne travaille pas? L'islam a combattu l'usure/ la "Riba", il n'a pas combattu la banque, qu'on cherche à tout prix à diaboliser!

La Banque est une entreprise qui travaille certes avec l'argent, mais est-ce tout? S'il ne s'agissait que de cela, la banque ne sera qu'un dépotoir d'argent. Or, la réalité est autre! La Banque travaille! Ces fonctionnaires font tout pour maintenir l'équilibre entre leur gain ( qu'ils considèrent comme légitime) et les besoins de la société.

Comment? Pour contracter un crédit, la banque exige de vous la constitution d'un dossier. C'est à partir du traitement de son contenu qu'elle vous donne son avis. Cela s'appelle du travail! Certaines banques peuvent même accompagner l'entrepreneur jusqu'à aboutissement de son projet! La banque joue aussi un rôle social inestimable...

Pourquoi? Parce qu'elle permet de garder l'argent du citoyen loin de la portée des voleurs! Parce qu'elle permet le maintien des capitaux indispensables pour le développement d'un pays. Imaginons un seul instant si ces capitaux sont accaparés par une minorité, que va-t-il advenir des restes des mortels? L'histoire est révélatrice du phénomène des trésors pharaoniques amassés par certains individus, aux dépens des autres...

Avec les banques, on peut devenir riche! Cela avec le travail et un peu de capital mis à son service par le biais des banques. La banque n'est pas organisée par un amas d'ignares qui ne pensent qu'à voler/usurper les biens des autres. Elle joue un rôle économique!

Rappelons-nous la crise du logement il y' a juste une quinzaine d'année....Rappelons-nous des bidons-villes qui faisaient la honte de nos villes...N'est-ce pas les banques qui ont joué un rôle déterminant pour leur éradication? N'est-ce pas les banques qui ont permis à des centaines et des centaines de milliers de familles de posséder leur logement? Après avoir souffert le chaud, le froid, et la pluie?

La banque est une entreprise entre les mains d'économes instruits et non une maison à dépôt d'argent entre les mains d'usuriers retords!

Dieu interdit même que l'argent soit accaparé par une petite minorité et encourage la circulations des fonds...C'est cette circulation qui produit prospérité et développement dans un pays! Mais cette circulation ne pourra avoir lieu qu'à partir de la fameuse banque qu'on essaye de diaboliser!

Imaginons maintenant un État sans les services des banques. Que va-t-il y advenir? On le dit et répète: la banque est une entreprise. Entreprendre, c'est agir, travailler, risquer...Et ceux qui croient que les banques ne risquent rien se trempent! Les banques investissent dans plusieurs chantiers du développement. Parmi lesquels les logements sociaux... C'est une très grande solidarité entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui n'en disposent pas! Le crédit "Fogarim" est parmi les exemples qu'on peut avancer dans ce sens...Même un commerçant ambulant pourra prétendre à un logement qui lui préserve sa dignité face à certains propriétaires qui sont loin du moindre précepte islamique...

Vous parlez d'usure vous dites? Faisons un petit calcule: celui-ci cherchera à donner une idée pour différencier la voie que cherchent certaines personnes anti-banques et ceux qui y voient une source de bien être pour l'Humanité...

Les premiers optent pour le loyer; les seconds pour la propriété...

Voilà ce que proposent les banques pour les seconds:

Simulation d'un crédit: pour les enseignants, un crédit de 500000Dhs, pour une période de 20 ans ( 240 mois) il faut pays une traite de 3076, 3 dhs + les frais assurance*, la traite passe à 3250 dhs par mois...

Maintenant pour comprendre la façon non usurière de ce crédit ( qui devient une location de fonds très raisonnable, donc loin de l'usure dont on parle...)

* L'assurance est une façon de garantir que les ayants droit ne perdent pas leur Bien si la mort survient...

Calcule:

3250 dhs par mois à payer durant 240 mois ( 20 ans)

Cela donne: 780000 dhs.

On fait la soustraction:

780000 dhs - 500000 dhs = 280000dhs!!!!de profit pour la banque!!! ( cela parait beaucoup...°

Mais: 280000dhs!!!! : ( divisés par) 240 mois = 1166,66666666666666 dhs par mois.

Cela veut dire qu'on loue 500000 dhs pour 1166,66666666666666 dhs par mois!

Avec 500000dhs,- dans certaines villes: ( sans la parcelle de terre bien sûr - acheté à El Oumaran à 120000dhs...) on achète non un appartement mais un immeuble de trois étages, avec des garages pour donner la chance à sa famille de faire du commerce: pour ses frères qui sont dans l'ensemble au chômage...) - C'est la réalité du Maroc: pauvre, n'est-ce pas?

Mais Avec un loyer de 1166,66666666666 dhs par mois, on a juste une chambre dans certaines villes!

Revisitons maintenant la somme en question: il faut payer: 3250 dhs par mois durant 240 mois ( 20 ans)

- Cela veut dire: que la traite à payer durant 20 ans est fixe...Cela veut dire que malgré le temps la somme reste la même! Or l'argent perd de sa valeur avec le temps: d'ici dix ans 3250 dhs aura la force d'achat de 2500dhs!!!Cela est très connu dans le domaine économique" TADAKHOM"!!!

Donc, en réalité la location va descendre à 600dhs par mois! Ce qui est vraiment insignifiant!!!! Où est l'usure dans tout cela?

La Banque est-elle donc usurière? Qui est gagnant en fin de compte? N'est-ce pas toute la société?

La Banque travaille. La banque ne cherche pas seulement le profit aux dépends de celui qui empreinte, mais veut l'aider pour qu'il prospère...

Flash:

- les banques islamiques sont-elles vraiment islamiques?

- Qu'en est-il des micro-crédits dans les pays comme l'Inde et le Bangladesh? Les banques islamiques accepteront-elles de s'y installer?

- Comment les banques islamiques arrivent-elles à survivre en dehors du ZAKATE? ( Pour certaines d'entre elles?)

- Pourquoi les premières expériences des banques islamiques se sont-elles soldées par des échecs?

Autant de questions auxquelles il faut répondre...

« انما الاعمل بالنيات و انما لكل امرء ما نوى

« إن الله يريد بكم اليسر و لا يريد بكم العسر

Que Dieu le Clément et le Miséricordieux ait pitié de nous.

A suivre...




 Réponse N°18 5946

ecoriba
  Par   Adi Lachgar  (CSle 30-08-10 à 14:19

Salut chers marocagrégistes

Si j'ai décidé d'intervenir dans cette passionnante discussion, c'est pour apporter une petite note discordante dans ce formidable consensus et surtout pour dire à M. Atif "gardez-vous bien de faire cette C...Gardez votre appartement."

Si vous tenez absolument à sortir de toute relation usuraire et usurière, vous devrez renoncer à beaucoup de chose, à commencer par votre salaire qui ne vous est versé que dans le cadre d'une économie inflationniste, donc usuraire. Pensez-vous qu'il est possible de faire marcher le monde avec l'étalon or sans l'usure, autrement dit sans un intérêt pour les organismes financiers? Qui est ce juif qui vous donnera de l'argent contre un simple allah irham al walidine?

La crise nous a tous fait peur: on voyait venir la misère, la faim, le chômage... On tient à notre écoriba.

Quant à ce qu'on appelle "banque islamique", personnellement je m'en méfie comme de la peste. Le mot "Islam" est beau. Mais l'islam est une idée à laquelle n'ont été réellement fidèles que le Prophète, homme de coeur et de passion et quelques passionnés parmi les califes. Maintenant, c'est à des gens comme vous et moi que nous avons à faire: des hommes qui font des affaires et se f... bien si au bout de la chaîne vous avez votre logement halal ou casher.

Enfin, certains mouftis (comme qardaoui) vont jusqu'à permettre la corruption pour obtenir quelque à laquelle on a droit. Pourquoi pas un crédit immobilier?

Anecdote

J'ai un oncle "barbu" qui, pour construire un étage, et après avoir épuisé ses propres fonds, a eu recours à ses amis et à la famille. Il était contre le crédit bancaire (barbe oblige) Eh bien, c'est en contractant un crédit immobilier qu'il a pu rembourser tous ses créanciers. Seulement il a d'abord fait une grave dépression et n'arrivait plus à dormir à cause de toutes les personnes auxquelles il a dit "dans un mois" ou "dans un an."

Khlli dark l'ouladk ouchouf il a kain matzid b'lhlal a si Atif.

PS

A l'autre qui a décidé d'économiser pendant 20ans, en payant un loyer: QUEL OPTIMISME! BONNE CHANCE!





 Réponse N°19 5948

mon dernier mot.
  Par   marocagreg  (Adminle 30-08-10 à 14:32

Je crois M. idoubiya que vous déplacez le problème (le faites-vous exprès ?) :

personne n'est contre la banque et tout le monde connaît les fonctions importantes qu'elles jouent dans l'économie. Personne ne dit que la banque ne cherche que son propre profit. Donc, on n'est pas contre la banque, mais contre des opérations usurières. Sur ce, je suis complètement en désaccord avec vous sur plusieurs points :

- prendre un crédit de 500000 dh et rendre après 25 ans 780000 dh, si cela n'est pas de l'usure, si cela n'est pas acheter l'argent avec de l'argent alors, on ne peut jamais se mettre d'accord , puisqu'on n'a pas la même définition de l'usure. Pour moi, c'est ça la forme de l'usure la plus évidente. pour moi ça c'est incontestablement Haram. Pourquoi cette banque n'achète pas cet immeuble ! à 500000 dh pour me le vendre ensuite à 900000 dh en échelonnant le crédit sur 25 ans. Dans ce dernier cas ce serait du commerce et non du riba, parce qu'elle va me vendre un immeuble qu'elle possède et elle prend son profit comme dans n'importe quelle opération commerciale licite.

je vais refaire votre calcul autrement pour vous montrer qu'on peut aussi vivre en harmonie avec les préceptes de notre religion sans trop en souffrir, mais avant, je souhaite d'abord contester cette image conventionnelle du propriétaire qui maltraite son locataire. Je crois qu'il y a beaucoup de préjugés là-dessus et même une certaine mauvaise intention (pathos) pour justifier le recours au crédit, car comme vous le savez tous certainement, tous les propriétaires ne sont pas mauvais, et tous les locataires ne sont pas des anges et je connais personnellement plein de propriétaires qui sont maltraités par leurs locataires. Personnellement je vis en location depuis 6 ans maintenant et je n'ai jamais changé de maison, car le propriétaire de la maison que je loue et sa famille sont très bons et moi je considère leur maison comme la mienne et je leur donne leur loyer chaque premier du mois sans retard, je ne considère pas cet argent comme de l'argent perdu (autre préjugé qui revient sans cesse), car je profite d'un service et c'est normal de la payer ! donc svp : l'argument du propriétaire méchant c'est un argument bidon, et celui qui par malchance tombe sur un mauvais propriétaire, il n'a qu'à chercher un autre local tout simplement !

je reviens maintenant aux calculs :

vous dites que vous allez payer 3250 dh par mois * 240 mois pour rembourser un crédit de 500000 dh.

supposons qu'au lieu de prendre ce crédit, vous payez un loyer de 1200 dh mois pendant 240 mois et vous épargnez 2050 dh qui reste pendant 240 mois. Après les 240 mois vous aurez épargné 492000 dh, donc presque la somme que vous avez prise en crédit, sauf que dans le deuxième cas vous aurez la même somme sans usure, sans enfreindre la loi divine, sans oublier que si on fait un effort supplémentaire, on peut épargner bien plus que ça. Sachant que le foncier va en augmentant, bien sûr, on va pas attendre 25 ans pour acheter, mais on achètera le foncier dès que la somme nécessaire est accumulée.

Quand à M. lagare ce n'est pas parce que tout le monde recourt à l'usure qu'on va s'y mettre nous aussi et si l'État me paie par l'argent de l'usure c'est son péché et non le mien,

قال الله تعالى: يا أيها الذين آمنوا عليكم أنفسكم لا يضركم من ضل إذا اهتديتم.

Donc, oui souhaitez-moi bonne chance, car comme vous le savez cette vie ne dure pas 200 ans et comme dit le proverbe marocain : كلها يتعلق من كرعينو

Maintenant, pour moi et seulement pour moi je tiens à le préciser, la question est tranchée :

les crédits traditionnels tels qu'ils sont pratiqués de nos jours au Maroc reposent sur le principe du Riba (usure), ils sont donc illicites, sauf ceux que certaines banques proposent sous forme de Mourabaha, et Dieu sait, que comme vous tous, avoir une maison à moi, est quelque chose qui me tient tellement à coeur comme vous, mais ce n'est pas parce que ça me tient tellement à coeur que je vais jouer sur les mots et rendre licite ce qui ne l'est pas, comme certains qui considèrent que l'impôt qu'il paie à l'État le dispense de payer la zakat, oubliant que Dieu n'a pas cité la direction des impôts parmi ceux à qui on doit la donner. Bonne chance à tous... que Dieu nous oriente tous vers le bien. Nb : A propos de Cheikh Qaradoui : voici son site :

http://www.qaradawi.net/

il évoque clairement dans ses fatwas les intérêts des banques comme du Riba. Pourquoi alors il rend licite aux Marocains ce qu'il interdit aux autres, nous vivons sur la même planète quand même !! d'ailleurs, pourqui aller chez qaradawi, si nos propres oulémas interdisent Riba d'une manière formelle ?!!!

La solution ce n'est pas de rendre riba Halal, c'est de militer pour obliger notre Etat laïque à ouvrir des banques islamiques sans mesures punitives pour ceux qui souhaitent recourir à ces financements .

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Annexe 1 :



annexe 2:



annexe 3



annexe4 :



annexe 5:

الدكتور الروكي يناقش فتوى الشيخ القرضاوي:

المغرب بلد إسلام والربا فيه حرام وها هي الدلائل والبدائل



على إثر الفتوى التي أصدرها العلامة يوسف القرضاوي بجواز الاقتراض الاضطراري من أجل السكن من البنوك الربوية في المغرب، حيث قال فيها الدكتور: ''أعتقد أن الأساس الذي بنيت عليه الفتوى للأقليات المسلمة في أوربا، ينطبق على الإخوة في المغرب، ما دامت الأبواب مسدودة أمامهم لامتلاك بيت بطريق غير طريق البنك التقليدي. فيجري عليهم ما يجري على إخوانهم في دار الاغتراب. ولا سيما أني سمعت أن الدولة في المغرب لا تكاد تأخذ فائدة، إلا شيئا قليلا، قد يعتبر نوعا من الخدمة ونفقات الإدارة''.

عقب الدكتور محمد الروكي أستاذ الفقه وأصوله و رئيس جمعية خريجي الدراسات الإسلامية العليا، على رأي الشيخ القرضاوي، وعرض فيه دلائل علمية تناقش التأصيل العلمي على ما بنيت عليه الفتوى وتقديم بدائل عملية لإشكالية امتلاك السكن بالمغرب كبلد مسلم. وقال الروكي إن المغرب بلد مسلم والربا فيه حرام.

وجاءت فتوى الشيخ القرضاوي جوابا عن سؤال وجهه إليه شاب مغربي خلال زيارته الأخيرة للمغرب، يطلب منه موقفه من امتلاك السكن في المغرب عن طريق القروض الربوية، وجاء في السؤال أن '' المرء أمام خيارين: إما أن يكون له مال فيقتني سكنا أو يقوم ببنائه.ومن ليس له مال فعليه أن يلجأ إلى البنوك للاقتراض، وقد وضعت الدولة تسهيلات في هذا المجال للحصول على قرض ربوي لامتلاك السكن، والمغرب لا يتوفر على بنوك تعتمد المعاملات الشرعية.لذا يطلب الكثير من الناس بيان حكم الشرع في هذه القضية، هل يجوز في المغرب امتلاك سكن بقرض ربوي؟''.

وفيما يلي نص فتوى الدكتور الروكي:

نشرت جريدة التجديد في عدده 1494 بتاريخ 25 شعبان 1427هـ الموافق 10 شتنبر 2006 فتوى عن الاقتراض من الأبناك التقليدية من أجل السكن، للشيخ الدكتور يوسف القرضاوي، حفظه الله تعالى، وهي تدل بعباراتها على ما يحمله الشيخ القرضاوي من هموم وآلام بأبناء دينه ووطنه، وما يلتمسه لهم من مخارج شرعية، لما هم فيه من شدة وضيق خصوصا في حياتهم الاقتصادية ومعاملاتهم المالية، فجزاه الله خير الجزاء عن الإسلام والمسلمين وأدامه مرجعا فقهيا لهذه الأمة.

وقد قرر فيها حفظه الله تعالى جواز اقتراض أهل المغرب من الأبناك التقليدية (الربوية) لحاجة السكن قياسا لهم على إخوانهم في دار الاغتراب الذين أجاز لهم المجلس الأوروبي للإفتاء هذا الاقتراض مراعاة لظروفهم واستئناسا لما ذهب إليه الفقه الحنفي من جواز التعامل بالعقود الفاسدة خارج دار الإسلام.

وفي اعتقادي أن كثيرا من أهل المغرب سيتلقفون هذه الفتوى ويلتهمونها التهاما، ويقدمون آثارها إقداما، وتنزل على قلوبهم بردا وسلاما... ولأجل ذلك يجب إبراء الذمة وأداء الأمانة ببيان ما يجب بيانه لهم، ويمكن تلخيصه في النظر في دلائلها، وعرض بدائلها:

أولاً: الدلائل

أ) تجويز الاقتراض المذكور بناه الشيخ حفظه الله على دلائل منها قياس بلد المغرب على البلاد التي هي خارج دار الإسلام، بجامع أن المسلمين في كل منهما لا يجدون غير الأبناك التقليدية الربوية. وهو قياس غير مسلم لانتقاض علته من جهة ولأنه قياس مع الفارق من جهة ثانية.

أما انتقاض علته فيتمثل في أمور منها:

1
ـ المغرب دار إسلام، وهو جزء لا يتجزأ من الوطن الإسلامي فيجب أن تجري عليه أحكام الإسلام، وليس في المغاربة أحد يقبل غير هذا، كيف وهو البلد الوحيد الذي مازال يحافظ على إمارة المؤمنين.

2
ـ المذهب الحنفي المستأنس به في هذه الفتوى لم يبن حكم الجواز على ظروف المسلمين ومضايقات المتعاقدين معهم من أهل بلد الاغتراب، وإنما بناها على مجرد كون المسلم في بلد غير بلاد الإسلام لتعذر تطبيق بعض الأحكام الشرعية فيها ولاسيما أحكام المعاملات المالية.

فمناط حكم الجواز هنا هو وجود المسلم في أرض غير أرض الإسلام، لأن ذلك مظنة المشقة والحرج، وهما مرفوعان عن المكلف، لذلك رخصوا له بالتعامل بالعقود الفاسدة، وقياس بلد مسلم على بلاد غير المسلمين هو من باب القياس في الرخص والتوسع فيها ومجاوزتها محلها، وهو مردود عند كثير من الفقهاء منهم الحنفية.

وأما الفارق فيتمثل في أن ظروف الأقليات المسلمة في بلاد الغرب وما تعيشه من مضايقات وضغوط تلجئهم إلى الأخذ بهذه الرخصة والعمل بهذه الفتوى هي غير ظروف المسلمين في بلاد الإسلام كالمغرب مثلا، فمع أنه لا توجد فيه إلا الأبناك التقليدية الربوية، لا يعرف هذه المضايقات والضواغط من الملاك المؤجرين، بل قد يكون العكس أحيانا. وإذا كانت هناك فئة من الناس تعاني شيئا منه فإن هناك بدائل ستعرض في محلها.

وإذا فقياس المغرب على غير دار الاسلام لا يستقيم في التأصيل، ولا يقبله المغاربة على مستوى التنزيل يضاف إلى ذلك أن هذه الفتوى مبنية على فتوى المجلس الأوروبي للافتاء، وقد صدرت منه بأغلبية أعضائه لا بكلهم، فإذا اختلف علماء هذا المجلس في هذه الفتوى وهي مراعية حال الأقليات المسلمة في بلاد الغرب، فكيف بهم في الفتوى للمقيمين في ديار الإسلام، والحال أن أعضاء هذا المجلس إنما هم بعض علماء الأمة.

ب) استندت الفتوى أيضا على قاعدة: >الحاجة تنزل منزلة الضرورة<. وهذه القاعدة أساسها القياس أيضا، فقد قيست الحاجة على الضرورة المبيحة للمحرم بجامع رفع المشقة والحرج. لكن القاعدة الأم وهي أن >الضرورات تبيح المحظورات<، مقيدة بأخرى وهي أن الضرورة تقدر بقدرها، فيلزم أن تقدر الحاجة بقدرها أيضا، وعامة الناس لا يعرفون قدر الضرورة الشرعية، فضلا عن الحاجة المنزلة منزلتها، فالترخيص لهم بالمحرم يعني فتح بابه على مصراعيه.

ثم إن الحاجة في السكن إنما هي في الحصول على منفعة السكنى، لا على ملك رقبة المسكن، فالذي يحتاج إليه الإنسان في هذا الباب هو أن يسكن لا أن يملك المحل. وإشباع هذه الحاجة حاصل بالإيجار، فالقادر على تسديد أقساط القرض البنكي قادر على تسديد أقساط الإيجار، فلا وجه مع هذا للإقدام على المحرم.

يضاف إلى ذلك أن هذه الفتوى تمثل وجهة نظر فقهية وهي موجهة إلى المستفتي فيها بعينه، مقدرة بحاله، فلا يجوز تعميمها فتصبح تشريعا.

ثانيا: البدائل

المسلمون في بلاد المغرب إذا انسدت في وجوههم أبواب الاقتراض من أبناك غير ربوية، فهناك بدائل مفتوحة أبوابها في وجوههم، منها:

1
ـ امتلاك المسكن عن طريق الإيجار المنتهي بالتمليك (الليزينك) إذا استوفى شروطه التي يتحقق بها التكييف الشرعي له.

2
ـ امتلاك المسكن عن طريق البيع إلى أجل، ويوجد في المغرب ـ على اختلاف مدنه ـ مقاولون مستعدون للتعامل بهذه الطريقة على الوجه الشرعي مع تسهيلات تتفاوت من بعضهم إلى بعض.

3
ـ امتلاك المسكن عن طريق الجمعيات التعاونية التي من حقها أن تسلك الأساليب القانونية بعيدا عما يوقعها في التعامل الربوي.

4
ـ امتلاك المسكن عن طريق الاستفادة من الصناديق الاجتماعية التي توفرها مؤسسات في القطاع العام والخاص لموظفيها ربحا لوفرة مردودهم وكثرة مجهودهم، فلا مانع من الاستفادة من هذه الصناديق على وجه الاقتراض غير الربوي إذا توفرت شروطه.

ونأمل بهذه المناسبة أن يفتح في المغرب المسلم بنك إسلامي تحل به هذه المشكلات، وتنسد به الثغرات، ويتقوى به الاقتصاد الوطني والله تعالى من وراء القصد وهو الهادي إلى سواء السبيل.



محمد الروكي

أستاذ الفقه وأصوله بجامعة محمد الخامس بالرباط

ورئيس جمعية خريجي الدراسات الاسلامية العليا





 Réponse N°20 5951

Réfléchir modestement pour comprendre...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 30-08-10 à 16:32



Salut, M. marocagreg,

Mais je ne déplace pas le sujet! Et les arguments que je viens d'introduire ne sont pas mes arguments, nécessairement!!

Voilà texto ce que j'ai écris:

" Faisons maintenant l'apologie de la Banque, telle qu'elle est pratiquée au Maroc aujourd'hui. Les défenseurs de cette entreprise donnent beaucoup d'arguments en faveur de sa légitimité:

Ils avancent:........................."

Plusieurs points ont été avancés pour appuyer cet apologie...

- Vous avez avancer des chiffres:

"je reviens maintenant aux calculs : vous dites que vous allez payer 3250 dh par mois * 240 mois pour rembourser un crédit de 500000 dh. supposons qu'au lieu de prendre ce crédit, vous payez un loyer de 1200 dh mois pendant 240 mois et vous épargnez 2050 dh qui reste pendant 240 mois. après les 240 mois vous aurez épargné 492000 dh, donc presque la somme que vous avez pris en crédit, sauf que dans le deuxième cas vous aurez la même somme sans usure, sans enfreindre la loi divine, sans oublier que si on fait un effort supplémentaire, on peut épargner bien plus que ça."

Remarque 1

- Croyez-vous vraiment qu'on va rester locataire d'un logement en 1200dhs par mois pendant 25 ans?

* Je vous donne ma propre expérience:

- vous savez, en tant que Casablanca, après un mouvement de Tinghir ma ville d'affectation vers Casablanca, ma ville natale: à Aïn Sbâa précisément, j'ai vécu ma première vraie expérience avec la location:

J'ai loué un petit appartement divisé en deux - a peu près cinquante M², dans le réz de chaussé d'une petite villa pleine d'humidité. C'était entre 2002-2004.

Je gagnais à cet époque à peu près 4200 dhs. Échelle 10 échelon 4...

Pour accéder à cet " appartement" de deux petites pièces et une minuscules cuisine, voilà ce qu'a convenu le propriétaire avec moi!

A- Une avance de 20000dhs. ( C'était au 25 Septembre: période où les études ont commencé dans tous les lycées: période où j'étais obligé de prendre un petit taxi à 30 dhs pour arriver à "temps" pour mon travail...Car au dépars, j'étais hébergé chez mon père, qui d'ailleurs me demandait de rester chez lui avec ma femme...

PLUS

B- Le coût du loyer = 1400dhs par mois...

Comment j'ai pu résister pendant deux ans?

- C'est simple. Les 20000dhs que j'ai payés comme avance, je les ai gagnés en faisant du commerce. C'est ce que j'ai d'ailleurs gagné cet été...

- En plus de cela, le propriétaire a convenu avec moi un arrangement: de payer 900 dhs par mois tout en retirant le reste du mentant- garanti...

- Pour l'anecdote, cet même appartement est loué aujourd'hui à 1800dhs!!!!, par mois, avec avance bien sûr...

Voilà le côté jardin.

Le côté cour:

Vous avez écrit: " les crédits traditionnels tels qu'ils sont pratiqués de nos jours au Maroc reposent sur le principe du Riba (usure), ils sont donc illicites, sauf ceux que certaines banques proposent sous forme de Mourabaha, et Dieu sait, que comme vous tous, avoir une maison à moi, est quelque chose qui me tient tellement à cœur comme vous, mais ce n'est pas parce que ça me tient tellement à cœur que je vais jouer sur les mots et rendre licite ce qui ne l'est pas,...

Et vous avez évoqué la "MOURABAHA" en disant:

- prendre un crédit de 500000 dh et rendre après 25 ans 780000 dh, si cela n'est pas de l'usure, si cela n'est pas acheter l'argent avec de l'argent alors, on ne peut jamais se mettre d'accord , puisqu'on n'a pas la même définition de l'usure. Pour moi, c'est ça la forme de l'usure la plus évidente. pour moi ça c'est incontestablement Haram. Pourquoi cette banque n'achète pas cet immeuble ! à 500000 dh pour me le vendre ensuite à 900000 dh en échelonnant le crédit sur 25 ans. dans ce dernier cas ce serait du commerce et non du riba, parce qu'elle va me vendre un immeuble qu'elle possède et elle prend son profit comme dans n'importe quelle opération commerciale licite.

Or, beaucoup d'observateurs remarquent que ce qu'on appelle communément "MOURABAHA" est une tricherie pire que la "RIBA"!

Arguments:

* Le commerce exige un minimum de risque. On achète, mais on ne sait pas si on allait faire des bénéfices ou pas...Cela est une règle indispensable pour rendre le commerce "Halal".

* Or, qu'est-ce qui se passe avec les banques "Islamiques"?

Ces banques qui s'affichent en tant qu'islamiques attendent que l'on vient leur frapper à leurs portes pour - au lieu d'un crédit- qu'elles Nous achètent un bien moyennant: "Mourabaha"...

Il y' a au départ un contrat d'achat du Bien, mais automatiquement un contrat de vente de ce même Bien! On achète à 20000 DHS par exemple et on vend à 30000dhs, moyennant une marge de bénéfice de 50%, mais sans "usure"...

Voilà! Et le jeu est fait!

* Certains observateurs considèrent cela comme l'histoire de l'interdiction de la pêche pour les Juifs: Dieu le Miséricordieux et le Tout Puissant leur a interdit la pêche le Samedi. Qu'est-ce qu'ils ont fait? Ils ont mis leurs filets le Vendredi pour ne revenir que le Dimanche! Sachant que Dieu n'envoie le poisson, pour voir la sincérité de leur foi, que le Samedi! Le résultat était qu'ils sont devenus des singes...

Maintenant, voilà comment doit être la "MOURABAHA", sans hypocrisie:

La Banque "islamique" utilise ses fonds pour faire de vrais commerces:

Comment?

- C'est simple: en faisant de vrais achats et de vrais ventes!

A- Vrais achats: elle investit dans plusieurs domaines: biens de consommation et logement par exemple. Ou chaque agence se spécialisera dans un domaine précis. On sait d'avance que ce qu'on cherche se trouve dans tel ou tel agence.

B- Vrais ventes: l'éventuel consommateur vient, il a devant lui un panoplie de marchandises au choix. La banque lui présente les prix qu'elle propose. Si le client accepte, la transaction se fait: un achat avec un montant à verser pendant une durée déterminée: allant jusqu'à 20 ans pour le produit: appartement par exemple. Si le client n'accepte pas, la vente ne se fait pas et la transaction non plus, avec le risque de perte pour la banque...Et ses actionnaires...( On ne doit pas leur promettre un gain assuré, sinon nous sommes dans le même esprit de l'usure, voire pire encore...

Or, ce qui arrive avec ces banques dites Islamiques, c'est tout à fait le contraire de L'achat réel et la Vente réelle: c'est-à-dire du Commerce!!!!

Voilà maintenant. Qui croire, à qui faire confiance?

Dieu nous a déjà avertit d'hypocrisie et d'hypocrites...

Pour les chiffres que vous avez avancés plus haut, je les trouve un peu non conforme à la réalité.

Pourquoi?

Disons que l'expérience de celui qui loue à 1100dhs vit à la compagne ou dans petit patelin...Qu'il va économiser 490000 dhs pendant 25 ans de sacrifice. Maintenant, imaginons que nous sommes en 2010. Si Dieu veut que nous restions en vie en l'an 2035, la sommes de 490000dhs sera assez modique pour ne rien acheter!!!!!

Maintenant deux arguments sont donnés pour accepter l'idée du crédit bancaire pour l'achat d'un logement: le besoin " El Haja" et la nécessité " Eddaroura".

Ces deux arguments sont avancés surtout lorsqu'on est obligé de manger la viande d'une charogne si on risque de mourir de fin.

Or, le logement chez nous au Maroc est un besoin et une nécessité aussi importants que de mourir de faim! Il s'agit d'une chose comme protéger son honneur contre les revers du temps "Douar Zmman"!

وَلْيَخْشَ ٱلَّذِينَ لَوْ تَرَكُواْ مِنْ خَلْفِهِمْ ذُرِّيَّةً ضِعَافاً خَافُواْ عَلَيْهِمْ فَلْيَتَّقُواْ ٱللَّهَ وَلْيَقُولُواْ قَوْلاً سَدِيداً

النساء 9

Ce verset stipule que tout être humain, sa substance est assurée par DIEU Le Miséricordieux et le Tout Puissant. Mais Notre Seigneur nous permet, voire nous ordonne aussi, d'assurer aux personnes qui sont sous notre protection: femme, enfants, famille... une vie décente, fruit de notre travail honnête...

- Que pensez-vous de tout cela marocagreg?

Seul Dieu sait la Vérité.

Que Dieu le Clément et le Miséricordieux ait pitié de nous.

A suivre...

NB- je parlerai de:

"Moudharaba", "Moucharaka" pour une profonde réflexion...





 Réponse N°21 5953

re
  Par   marocagreg  (Adminle 30-08-10 à 17:06

En ce qui concerne la Mourabaha, je ne suis pas d'accord avec toi : par exemple, mon client a besoin d'un produit, disons, une machine à laver. je ne possède pas ce produit dans mon magasin, mais j'ai l'argent pour l'acheter. je vais à l'usine et j'achète cette machine 5000 dh, je reviens chez moi j'appelle le client et je lui vend la machine 6000 dh avec une marge de profit de 1000 dh à condition de lui permettre de payer le produit sur 6 mois. mon profit n'est pas lié au risque, mais à l'effort que j'ai fait pour acquérir le produit et à la durée que j'accorde à l'acheteur pour rembourser. c'est du commerce licite à 100% c'est la même chose pour le crédit mourabaha (pas de risques pour un immeuble)

par contre si je donne à cet acheteur 5000 dh pour qu'il achète lui-même la machine et si j'exige qu'il me rembourse 6000 dh au lieu de 5000, là on est dans l'usure car je lui vend de l'argent pour de l'argent et c'est une forme du riba.

en ce qui concerne les choix qui s'offrent à celui qui ne veut pas de crédits usuriers ne serait-ce que parce qu'il a des doutes, je sais bien que c'est très difficile, surtout dans les couples où seul l'homme travail ou le contraire, mais est-ce suffisant pour se permettre riba : par exempe dans ton cas, si ton père te propose de vivre avec lui, est-ce que la maison reste une nécessité absolue ? si on a la possibilité de louer un local, est-ce que la propriété est une nécessité absolue ?

je sais que c'est très difficile de résister à la tendance globale, mais rappelez-vous ce verset du coran :

ومن يتق الله يجعل له مخرجاً، ويرزقه من حيث لا يحتسب





 Réponse N°22 5956

Commerce VS Mourabaha,
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 30-08-10 à 18:07

Salut, cher ami: marocagreg,

Le commerce , -et je vous demande sincèrement de ne pas me croire mais de faire des recherches dans ce sens- demande un minimum de risque. C'est ce facteur important qui fait toute la différence...

La "Mourabaha" telle qu'elle est pratiquée dans certaines banques est pire que le "Riba" parce qu'elle est fondée sur l'hypocrisie!

Quels efforts a fourni la banque en question: a-t-elle fourni l'effort de la recherche du produit? A-t-elle fait l'effort de la négociation? A-t-elle fait le pas pour risquer quoi que ce soi?

A-t-elle construit des logements pour les familles modestes? A-t-elle dit à ses contribuables qu'ils risquent de tout perdre comme c'est le cas pour n'importe qu'elle société ou entreprise? Sont-elles pris le parti d'aller visiter les pays les plus démunis, comme la Somalie et l'Éthiopie pour les aider, économiquement parlant.

A mes dernières informations, le wali du banque du Maroc vient de refuser cette dernière semaines: - voir l'article du 28 Août dans ce sens- la demande de l'implantation des ces banques islamiques au Maroc. Cet homme vient-il de condamner tout espérances pour le Maroc et les marocains?

Et si la grande instance des Oulémas du Maroc vient de rejeter فتوى الشيخ القرضاوي:

pourquoi n'ont-ils pas condamnés et à unanimité les banques traditionnelles, tels qu'ils sont aujourd'hui pratiquées au Maroc? Pourquoi ces demi mesures? Les "Oulémas" du Maroc condamnent l"usure" et le considèrent comme "haram", mais ne condamnent pas les banques qui continuent de vivre en terre d'Islam comme chose normale. Ne s'agit-il pas d'hypocrisie?

On ferme la porte au chat. On ne lui donne pas à manger et on l'empêche de chercher ailleurs!!!Quelle hypocrisie mortelle?

Si les banques dites islamiques existent, si on refuse en tant que responsable d'ouvrir les portes vers le "Hala" qu'appelle-t-on donc cela?

Dieu est très Clément et très compréhensif, seules les hommes sont méchants et hypocrites.

De cette façon et je le répète: les riches qui ne travaillent pas et gagnent de l'argent restent riches et les pauvres même s'ils travaillent sont condamnés à rester pauvres. Sinon, on les culpabilise? C'est extraordinaire comme réalité.

Des centaines de milliers de gens honnêtes et bons travailleurs sont donc condamnés à vivre dans le doute ou la culpabilité, alors que les responsables ne font rien pour changer cette réalité?

Dieu nous a demandé de se soumettre à sa Divinité, à Nôtre Prophète (SWT) et à nos responsables...

Je crois que ce sont eux qui seront questionnés au premier. Peut-être qu'ils savent mieux que nous tous notre intérêt!

Pour nos "Oulémas", pourquoi n'ont-ils pas sortis une "Fatouwa" qui incriminent les banques usurières au Maroc?

Pourquoi n'ont-ils pas dénoncés le refus du wali de Banque du Maroc aujourd'hui? Pourquoi ce silence qui dit tant sur le Maroc et sur sa situation désolante dans ce sens?

La banque "islamique" en contreparti ne fait-elle pas du commerce. En faite, si "commerce" il y' a, c'est seulement sur papier que cela se passe!!!

Cette banque qui revêt le tissu de l'Islam ne fait Rien! Elle attend purement et simplement parce que ses actionnaires disposent des fonds qui manquent au reste des mortelles pour se remplir les poches. C'est la simple et pure vérité.

Comme je viens de le dire plus haut: le vrai commence, tel qu'il est évoqué dans le Saint Coran est clair: celui qui supporte l'Achat "Hallal" et la Vente "Hallal". Mais pas par le biais de ce taux d'intérêt exorbitant de 50%, tout d'un coup, sans "usure", mais avec un masque: déguisement d'Achat et de Vente qui prend l'allure du commerce...

En réalité, il s'agit de faux commerces! d'un commerce sur papier, juste comme le commerce des billets de banque: "Riba".

Nb- Je reviendrais aux autres façades du "Commerce" des banques "islamiques", à savoir: "Moudharaba", "Moucharaka" pour une profonde réflexion...

NB- Je suis heureux que mon ami marocagreg ait assez de patience et de modestie intellectuelle pour répondre à un sujet aussi important que déterminant pour notre vie de bons musulmans...

Dieu sait qu'aucun de nous deux ne cherche la controverse "Jidal", mais lorsque, personnellement, je dois prendre une vraie décision sur la quelle s'arrêtent beaucoup de choses, je dois aller le plus loin possible. Question d'avoir le cœur aussi net et d'assumer les conséquences qui s'imposent...

Cordialement donc mon ami.




 Réponse N°23 5957

re
  Par   marocagreg  (Adminle 30-08-10 à 19:21

Je vous comprends cher ami, on a tous ces doutes là.

moi je parle de la vraie mourabaha, celle où la banque constitue un dossier sur le bien que son client veut acheter, négocie le prix, s'approprie le bien, avant de le vendre à son client. Dans la mourabaha le risque est généralement minime. c'est dans la moucharaka où le client et la banque partagent vraiment les risques. de toutes façon, allahomma la3mach oulla la3ma, parce que chez nous, même quand sous la pression de parties extérieures on accepte d'installer des produits dit alternatifs (pour ne pas reconnaître que les autres produits ne sont pas islamiques) on leur applique un double impôt, un taux maximum de TVA (20%), des taxes sans limites, tout ça pour mettre les bâtons dans les roues et empêcher la réussite de tels produit.

Ach ghadi ngoullek a ssi rachid dnoubna frkebthoum. j'espère que très bientôt notre état laïque va se rendre compte de son erreur et va enfin instaurer des produits islamiques ou accepter l'ouverture des banques islamiques. Quant à nos oulémas, on sait très bien qu'ils ont les mains liés et la bouche cousue, et d'autres ont démissionné de notre réalité et ne remplissent pas le rôle essentiel qu'ils doivent jouer.




 Réponse N°24 5958

Moudharaba ou vous ne faites rien sans tout partager avec moi!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 30-08-10 à 20:46

Salut, cher marocagreg,

Voilà la Moudharaba telle qu'elle est pratiquée avec les banques "islamiques": la banque finance entièrement l'entrepreneur et partage les bénéfices (s'il y en a) avec lui selon un pourcentage fixé à la signature du contrat. La banque prend à son entière charge les pertes éventuelles.

Voilà les étapes:

La banque 1

finance: donne des fonds. C'est-à-dire de l'argent. De l'argent des gens qui investissent dans les banques islamiques ( qui gagent de l'argent halal...)

La banque 2

Mais finance après étude du dossier présenté par un porteur de projet: là, il y' a des spécialistes - comme c'est le cas dans l'émission entreprendre... Un dirham, un dollars, un rial, ou un Euro investi, ou plutôt donné doit impérativement rapporter!!!C'est la règle du marché...

_ C'est comme la pédagogie de l'intégration= de l'arnaque!!( J'y reviendrai sûrement INCHAA LAAH...)

La banque 3

Établit un contrat: allant jusqu'à 50 % et plus du bénéfice. Bien sûr que c'est "logique" car c'est elle qui finance...C'est elle qui possède le Capital.

La banque 4

La banque travaille-t-elle? Non! Elle se contente de superviser de loin ses intérêts. En attendant les bénéficies!!!

Où est le travail dans tout cela? Où est la fatigue dans tout cela? Où sont les sueurs des fronts dans tout cela?

Avec cette banque "islamique", cela me rappelle l'esprit de " Moul Echoukarra"!, qui s'amène: s'il sens qu'il y' a de la sauce dans la marmite, il participe à la fête. Sinon, il abandonne fête et invités!!!

Nb- Plus je lis sur ses banques à sous, dites "Islamiques", plus je suis plus que ébahi!

En dehors du fait que Dieu, Le Tout Puissant a demandé aux hommes de travailler et de gagner de l'argent "hallal", rien de tel n'existe dans ces banques. Et je suis ferme dans ce sens...

Beaucoup de gens croient que les banques à sous "islamiques" sont là pour donner des alternatives... Mais non! Car pour faire du commerce, il faut se lever tôt pour aller travailler! Il faut se lever tôt: partir de préférence après la prière de "LAFJAR" pour ouvrir son boutique ou pour voyager d'une ville à l'autre pour trouver de la marchandise à vendre...Tout en sachant pertinemment que l'on risque de tout perdre. C'est ça le commerce dont Dieu Le Miséricordieux a parlé...

Et non ces banques à sous dont les investisseurs, -les bailleurs de fond, sont les richards qui n'ont jamais su ce que veut dire le travail! Ne ramassent-ils pas leurs bénéfices de la fin d'année? Ont-ils travaillés pour mériter cet argent?

PAS DU TOUT!

Et ce n'est pas parce qu'ils ont donné/ Non investi leur trésor/argent dans les banques à sous "islamiques" qu'ils méritent cet argent= "bénéfices"

NB- Je pense, après des étude sérieuses de ce phénomène, que si l'on veut jouer le jeu de l'hypocrisie avec Dieu, Le Tout puissant, la fin dernière sera le feu éternel: c'est-à-dire l'enfer tout simplement!!!

Quant à "la Mourabaha" dont je viens de donner mon point de vue:

Je vais l'aborder autrement:

Imaginons que moi, j'ai du fonds. Un fonds constitué de ma richesse personnelle et de celle des mes amis les riches.

Imaginons que j'ouvre une maison et je dis: celui ou celle qui veut acheter quelque chose: un bien, quels(lles) viennent à moi. J'ai la solution. Vous n'avez qu'à venir, m'indiquer le Bien en question. Je négocie le prix de la marchandise et je vous le revend 50% sa valeur de dépars...

Une maison à 500000dhs, je vous la revend à 750000dhs!!!Je conviens que la maison ne vous sera donnée qu'à terme du contrat!!!

Maintenant, est-ce que j'ai fais un travail: est-ce que j'ai travaillé? Est-ce que mes amis les riches ont travaillé? Est-ce que j'ai pris des risques qu'exige le vrai commerce?

Pas du tout!

Et pourtant mes amis et moi avons gagné 250000dhs d'un coup sans le moindre gêne, en se faisant croire ou en faisant croire aux autres que c'est "hallal"!

Vous savez ce qui est "hallal", c'est cette solidarité qui permet à l'État de donner une part de la richesse nationale aux gens auxquels il n'a pas réussi à leur un travail digne!

Ce qui est "hallal", c'est le fait de donner des allocations familiales pour les familles à grandes charges.

Ce qui est "hallal", c'est le fait d'assurer à tout le monde une bonne scolarité, de bonnes formations pour que le citoyen soit source de richesse et qu'il apprend que le travail est la vrai richesse:

- d'ailleurs la fable: Le laboureur et ses enfants est l'exemple le plus pertinent dans ce sens...

Dernière information: j'ai fait la recherche dans ce sens:

- Vous savez que le ministère de l'éducation nationale de la France vient, il y' a quelque mois de cela, d'accorder 50 milles Euros à tous les fonctionnaires faisant parti du secteur de l'éducation, avec 0% d'intérêt, cela pour l'achat de leurs résidences principales?

Savez-vous que le même ministère encourage les enseignants à se procurer une autre somme de 30 milles Euros pour l'achat d'une résidence secondaire, avec 0% de bénéfice également?

Je vous laisse méditer sur tout cela et que Dieu le Tout Puissant ait pitié de nous...




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