à voir absolument

 Par jamal adib  (?)  [msg envoyés : 206le 24-06-10 à 01:09  Lu :3064 fois
     
  
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Je suis un jeune homme de petite taille, trop chétif, de nature docile, d'un esprit persévérant. Je n'ai jamais aimé devenir un prof. Mais j'étais forcé de l'être. Personne n'est censé choisir sa carrière. La vie est ainsi faite. D'au moins, ma conviction. Après une année de formation, me voilà affecté dans un lycée. Je bouclai ma valise et je me dirigeai à la gare ferroviaire à destination d'une ville du nord. J'étais très enthousiaste d'accomplir une telle noble mission.
Deux jours plus tard…
Je regagnai mon établissement d'affectation. C'était un lycée plus au moins enclavé. Le directeur me reçut d'un air glacial. Ses yeux décelaient peut-être un doute de mon aptitude à accomplir cette fatigante tâche, surtout que le lycée est réputé d'être trop difficile. J'ai bien remarqué cela à travers les graffitis qui parsemaient les murs de l'établissement. Une drôle de phrase crayonnée sur le mur glaça le sang dans mes veines: "clique au-dessus et le prof disparaît sur-le-champ". Le proviseur me montra la classe où je vais m'exercer en me lançant des regards redoutables. Je longeai le couloir et avant d'entrer en classe, un appel de ma mère qui exultait de joie, car son fils est devenu prof, fit disparaître l'ambiance lugubre qui assombrit l'atmosphère de mon arrivée inopportune. J'entrai en classe et je jetai un coup d'œil sur l'ensemble de mes élèves. Ils commencèrent à me dévisager avec une grande curiosité. Un élève éhonté n'hésita pas à me demander avec un accent sarcastique de boutonner ma chemise en me signalant que j'avais l'air débraillé. Un autre avec des cheveux échevelés et un pantalon rapiécé enjoignit l'ordre au premier élève de surveiller son langage. Je leur donnai signe de se taire et je demandai à chaque élève de passer au tableau pour se présenter devant ses camarades en français. Un silence atroce régna quelques instants. J'ai désigné une élève qui était assise dans le premier rang, elle exécuta en me demandant de se présenter depuis sa place. Une fois autorisée, elle se mit à baragouiner un français tout à fait difforme. Ce constat m'était angoissant. Je pris la craie et écris sur le tableau " la phrase complexe" et je me mis à leur expliquer comment reconnaître la phrase complexe. Une voix rauque venait du fond de la classe me recommanda d'arabiser car les élèves avaient du mal à assimiler ce que j'étais en train de dire. Je détournai les yeux vers lui en lui expliquant que le français n'a jamais été enseigné en arabe. Une déclaration qui était mauvaisement reçue par la majorité des élèves qui ripostèrent avec toute une variété de cris. Je me tâchai de les calmer en leur promettant de faire de mon mieux pour les aider....
à suivre...
Prof Jamal
Le 23 Juin 2010

  



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 Réponse N°1 5220

Bonne idée M Adib!
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-06-10 à 01:29

Un flash back remarquable! Du dernier moment au lycée, avec les résultats de vos élèves, vous effectuez un mouvement rétrospectif pour évoquer votre premier jour dans ce lieu où vous exercerez votre métier combien noble. Cela parait captivant! Que se passera-t-il avec ces élèves qui paraissent difficiles à dominer ou maitriser.

Ne tardez pas à nous raconter la suite. Vous avez un public assez large pour vous donner la peine de le satisfaire et diviser votre récit en plusieurs épisodes qui nous tiendraient en haleine surtout que c'est la fin de l'année alors on aimerait créer une atmosphère autre que celle qui a régné tout au long de l'année scolaire, juste pour changer sinon, on vient de passer une année exceptionnelle on a bien profité des différentes contributions des collègues.

On est impatient de connaitre la suite notre cher collègue Jamal Adib.

NB: je ne sais pas si vous avez reçu mon message (en messagerie privée)

Cordialement/





 Réponse N°2 5221

La cadence et le rythme...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 24-06-10 à 01:30

Salut Adib,

Votre façon d'écrire est fort appréciable à plus d'un titre...

A pars l'aisance du style et la qualité des expressions utilitées, je remarque avec beaucoup de plaisir la cadence, le rythme et l'enchaînement des événements...

Cordialement...

Comme je vous ai dis, je lance à l'instant une série de sujets pour dissertations didactiques. Je veux que vous y participiez activement...

A bientôt donc...




 Réponse N°3 5225

message reçu chère Fatiha
  Par   jamal adib  (CSle 24-06-10 à 02:00

Salut Fatiha.

Je viens de lister votre message privé. Merci de m'avoir mis au courant. Comment trouvez-vous mon histoire du premier jour dans un lycée ? :) :) :)




 Réponse N°4 5226

Passionnante!
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-06-10 à 02:10

Oui M jamal, j'attends impatiemment la suite. Je vous en prie de ne pas tarder à le faire.

C'est passionnant ce que vous écrivez! C'est un beau début, avec beaucoup de suspense! j'ai beau essayer de vous voir devenir leur ami, à ces élèves, ça me parait un peu difficile. Qui sait?

Vous voyez , je vous aide à créer ce suspense. Rires




 Réponse N°5 5227

suite...
  Par   jamal adib  (CSle 24-06-10 à 02:31

Salut chère Fatiha. Voilà la suite !

Un collègue d'une classe avoisinante surgit au seuil de ma classe car le vacarme était déjà parvenu à sa classe. Il me fit signe de venir. C'était un quinquagénaire moustachu, cheveux chenus, membres trapus. Il me salua avec effusion et abonda de conseils d'ordre disciplinaire. Il m'a recommandé avec un parler dialectal que "le chat meurt depuis le premier jour" en m'exhortant à plus de fermeté. Dans mon for intérieur, j'étais convaincu que je n'étais pas doué pour la violence, peut-être à cause de ma petite taille qui n'effraie même une mouche. Je le remerciai et retrouvai ma salle. J'étais très désemparé car j'étais dans l'obligation de parler en arabe dans une séance de français, chose que j'ai longtemps désapprouvée.

A suivre…





 Réponse N°6 5228

Rires
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-06-10 à 02:36

Apparemment je ne dormirai pas cette nuit.

Belle suite! Bien attendue de la part de certains professeurs qui optent pour la sévérité qui en fait n'est qu'un signe de faiblesse parfois. dominer, à mon avis ,est réussir à dominer la classe, tout en gardant une atmosphère très amicale. sinon quiconque peut faire Hitler dans sa classe.

Vous êtes gentil de me dire un peu sur la suite. merci




 Réponse N°7 5229

suite 2
  Par   jamal adib  (CSle 24-06-10 à 02:52

Le désintéressement de ces têtes devant moi m'a plongé dans un étrange embarras. Je déplorai leur sort, ou bien je déplorai le mien. J'étais sûr que l'analyse méthodique des œuvres était un mythe. "Un élève qui confond auxiliaire être et avoir, comment pourrait-il distinguer hyperbole et métaphore, oxymore et antithèse ?" me suis-je dit. Une drôle d'idée m'est venue à l'esprit. "Pourquoi pas commencer par le commencement ?" me demandai-je. Alors, je leur demandai d'apporter avec eux les ardoises la séance suivante. Tout le monde resta ahuri face à ma demande qui leur paraissait extravagante.

à suivre




 Réponse N°8 5230

Prenez vos ardoises!!!
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-06-10 à 09:06

Ont-ils apporté leurs ardoises. Ont-ils montré plus d'intérêt au cours?

La suite M Adib, SVP.




 Réponse N°9 5231

Ardoises vous dites!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 24-06-10 à 09:18

C'est extraordinaire comme début,

Comme Madame Kerzazi Fatiha, je suis vraiment très impressionné pour connaître la suite de cette histoire passionnante!

Je vous demande humblement de continuer à nous épater.

Bonne continuation donc cher Adib, notre littérateur...

Cordialement.




 Réponse N°10 5232

La classe n° 8 .........
  Par   bouhali mohammed  (Profle 24-06-10 à 09:29

Cher collègue, je te remercie d"abord pour ce petit moment d"évasion que tu nous as offert en cette fin d'année, on attend la suite et j"espère que ton initiative fera des émules. Certes , tu décrits d"une certaine manière l'expérience de novice de chacun d"entre nous: le professeur fraichement formé,plein d'enthousiasme et d"ambition mais aussi d"appréhension qui tente de faire ses premiers pas dans une terre inconnue et un terrain parfois miné, mais je sais pourquoi en lisant ton début d"histoire ,j"ai pensé au film "la classe n° 8 " avec l"actrice Fatima Khair qui relate également les débuts difficiles d'une prof de français, la suite sera peut-être différente , c"est à toi de décider du sort de ton personnage!!!!!! Merci encore , on attend la suite ..............................




 Réponse N°11 5234

suite 3
  Par   jamal adib  (CSle 24-06-10 à 10:33

Salut chers (ères) collègues.

Cloche tinta, je ramassai mes affaires et rentrai chez moi sur-le-champ car j'avais énormément d'idées à réaliser. Il faut passer de la conception à l'exécution. Une fois arrivé chez moi, j'allumai mon ordinateur. Je lançai aussitôt "google image" et je commençai à collecter les figurines relatives au vocabulaire de la Boîte à Merveilles. J'écris au-dessous de chaque figurine le nom correspondant avec des caractères latins. Après quelques heures cloué devant l'écran, j'ai réussi à remplir une centaine de cases pleines d'images accompagnées de leurs vocabulaires. Des images tels que (le brasero, seau, tisane, grabat, verveine, babouches, bouilloire, couffin,…). Une sensation de satisfaction s'empara de moi. Je sortis pour faire des photocopies. Le surlendemain, j'avais rendez-vous avec la même classe, de mauvaise renommée. Je demandai aux élèves de faire sortir les ardoises, et à ma grande déception, c'était si je ne m'abuse, neuf élèves qui les furent apportées. Je ne vous cache pas, j'avais déjà un pressentiment que mon plan pourrait être déjoué, car quelques uns pourraient voir dans ma demande une forte humiliation. Et comme je vous dis dès le début, j'étais persévérant, et la persévérance est la sœur jumelle de la patience. Je savais qu'enseigner le français à une telle classe demandait énormément de patience. Je commençai par la conjugaison, car je voulais préparer mes élèves à rédiger un récit d'enfance. Alors, la maîtrise des temps du récit était inéluctable. J'écris sur le tableau les trois groupes du verbe, et je me mis à expliquer les règles de conjugaison. Puis, je demandai aux élèves de conjuguer un verbe du premier groupe aux quatre temps du récit (présent, passé simple, imparfait, plus-que-parfait) à l'instar d'un modèle que j'ai esquissé sur le tableau. Le sérieux que j'avais fait preuve devant eux amenait une proportion non négligeable à exécuter sans broncher. Je vis dans les yeux des autres une tentation d'adhérer à ce jeu, mais ils attendraient peut-être l'aboutissement de cette expérience avec les autres. "Levez vos ardoises !" le résultat était encourageant. Prof Jamal




 Réponse N°12 5235

version semi finale
  Par   jamal adib  (CSle 24-06-10 à 10:54

Salut chers (ères) amis. Voici une vesrion semi-finale.

Je suis un jeune homme de petite taille, trop chétif, de nature docile, d'un esprit persévérant. Je n'ai jamais aimé devenir un prof. Mais j'étais forcé de l'être. Personne n'est censé choisir sa carrière. La vie est ainsi faite. D'au moins, ma conviction. Après une année de formation, me voilà affecté dans un lycée. Je bouclai ma valise et je me dirigeai à la gare ferroviaire à destination d'une ville du nord. J'étais très enthousiaste d'accomplir une telle noble mission.

Deux jours plus tard…

Je regagnai mon établissement d'affectation. C'était un lycée plus au moins enclavé. Le directeur me reçut d'un air glacial. Ses yeux décelaient peut-être un doute de mon aptitude à accomplir cette fatigante tâche, surtout que le lycée est réputé d'être trop difficile. J'ai bien remarqué cela à travers les graffitis qui parsemaient les murs de l'établissement. Une drôle de phrase crayonnée sur le mur glaça le sang dans mes veines: "clique au-dessus et le prof disparaît sur-le-champ". Le proviseur me montra la classe où je vais m'exercer en me lançant des regards redoutables. Je longeai le couloir et avant d'entrer en classe, un appel de ma mère, qui exultait de joie car son fils est devenu prof, fit disparaître l'ambiance lugubre qui assombrit l'atmosphère de mon arrivée inopportune. J'entrai en classe et je jetai un coup d'œil sur l'ensemble de mes élèves. Ils commencèrent à me dévisager avec une grande curiosité. Un élève éhonté n'hésita pas à me demander avec un accent sarcastique de boutonner ma chemise en me signalant que j'avais l'air débraillé. Un autre avec des cheveux échevelés et un pantalon rapiécé enjoignit l'ordre au premier élève de surveiller son langage. Je leur donnai signe de se taire et je demandai à chaque élève de passer au tableau pour se présenter devant ses camarades en français. Un silence atroce régna quelques instants. J'ai désigné une élève qui était assise dans le premier rang, elle exécuta en me demandant de se présenter depuis sa place. Une fois autorisée, elle se mit à baragouiner un français tout à fait difforme. Ce constat m'était angoissant. Je pris la craie et écris sur le tableau " la phrase complexe" et je me mis à leur expliquer comment reconnaître cette phrase. Une voix rauque venait du fond de la classe me recommanda d'arabiser car les élèves avaient du mal à assimiler ce que j'étais en train de dire. Je détournai les yeux vers lui en lui expliquant que le français n'a jamais été enseigné en arabe. Une déclaration qui était mauvaisement reçue par la majorité des élèves qui ripostèrent avec toute une variété de cris. Je me tâchai de les calmer en leur promettant de faire de mon mieux pour les aider.

Un collègue d'une classe avoisinante surgit au seuil de ma classe car le vacarme avait déjà résonné dans le couloir. Il me fit signe de venir. C'était un quinquagénaire moustachu, cheveux chenus, membres trapus. Il me salua avec effusion et abonda de conseils d'ordre disciplinaire. Il me recommanda avec un parler dialectal que "le chat meurt depuis le premier jour" en m'exhortant à plus de fermeté. Dans mon for intérieur, j'étais convaincu que je ne suis pas doué pour la violence, peut-être à cause de ma petite taille qui n'effraie même une mouche. Je le remerciai et retrouvai ma salle. J'étais très désemparé car j'étais dans l'obligation de parler en arabe dans une séance de français, chose que j'ai longtemps désapprouvée.

Le désintéressement de ces têtes devant moi m'a plongé dans un étrange embarras. Je déplorai leur sort, ou bien je déplorai le mien. J'étais sûr que l'analyse méthodique des œuvres était un mythe. "Un élève qui confond auxiliaire être et avoir, comment pourrait-il distinguer hyperbole et métaphore, oxymore et antithèse ?" me suis-je dit. Une drôle d'idée m'est venue à l'esprit. "Pourquoi pas commencer par le commencement ?" me demandai-je. Alors, je leur demandai d'apporter avec eux les ardoises la séance suivante. Tout le monde resta ahuri face à ma demande qui leur paraissait extravagante.

Cloche tinta, je ramassai mes affaires et rentrai chez moi sur-le-champ car j'avais énormément d'idées à réaliser. Il faut passer de la conception à l'exécution. Une fois arrivé chez moi, j'allumai mon ordinateur. Je lançai aussitôt "google image" et je commençai à collecter les figurines relatives au vocabulaire de la Boîte à Merveilles. J'écris au-dessous de chaque figurine le nom correspondant avec des caractères latins. Après quelques heures cloué devant l'écran, j'ai réussi à remplir une centaine de cases pleines d'images accompagnées de leurs vocabulaires. Des images tels que (le brasero, seau, tisane, grabat, verveine, babouches, bouilloire, couffin,…). Une sensation de satisfaction s'empara de moi. Je sortis pour faire des photocopies. Le surlendemain, j'avais rendez-vous avec la même classe, de mauvaise renommée. Je demandai aux élèves de faire sortir les ardoises, et à ma grande déception, c'était si je ne m'abuse, neuf élèves qui les furent apportées. Je ne vous cache pas, j'avais déjà un pressentiment que mon plan pourrait être déjoué, car quelques uns pourraient voir dans ma demande une forte humiliation. Et comme je vous dis dès le début, j'étais persévérant, et la persévérance est la sœur jumelle de la patience. Je savais qu'enseigner le français à une telle classe demandait énormément de patience. Je commençai par la conjugaison, car je voulais préparer mes élèves à rédiger un récit d'enfance. Alors, la maîtrise des temps du récit était inéluctable. J'écris sur le tableau les trois groupes du verbe, et je me mis à expliquer les règles de conjugaison. Puis, je demandai aux élèves de conjuguer un verbe du premier groupe aux quatre temps du récit (présent, passé simple, imparfait, plus-que-parfait) à l'instar d'un modèle que j'ai esquissé sur le tableau. Le sérieux dont j'avais fait preuve devant eux amenait une proportion non négligeable à exécuter sans broncher. Je vis dans les yeux des autres une tentation d'adhérer à ce jeu, mais ils attendraient peut-être l'aboutissement de cette expérience avec les autres. "Levez vos ardoises !" le résultat était encourageant. Mon plan consista d'abord à les motiver, sinon l'année deviendrait un véritable calvaire en leur compagnie. Je leur demandai ensuite de prendre l'œuvre intitulée "La Boîte à Merveilles". Toujours le même constat, plus de la moitié de la classe disposait au lieu du roman un baladeur sophistiqué. Je leur expliquai qu'on ne peut guère démarrer la séance sans avoir l'œuvre intégrale. Je leur également montré que leurs griefs des professeurs, dont ils m'avaient parlé la première séance, ne tenaient plus debout face à leurs agissements provocateurs (le non port des œuvres). Je leur réitérai ma forte disposition à les aider à surmonter leurs difficultés dans cette matière en leur expliquant que mon effort serait bel et bien oiseux s'il ne s'accompagnerait pas avec un sérieux mutuel.

Prof Jamal

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 Réponse N°13 5240

suite 4
  Par   jamal adib  (CSle 24-06-10 à 14:36

Une semaine plus tard…

Le directeur me convoqua à son bureau, il voulait que je travaille avec une collègue sur un projet scolaire. C'était une jeune femme moins jeune que moi, cheveux blonds, yeux marron, allure élancée, l'air hautain. Le directeur me l'avait présentée en tant que la prof la plus éminente du lycée. Je m'empressai à exprimer mon enchantement de la rencontrer avec une grande naïveté, mais elle m'accueillit d'une manière cassante en me toisant. Je m'attendais à cet accueil, moi qui reléguais toujours le paraître aux oubliettes. Ne dit-on pas que le paraître est fallacieux ?

à suivre




 Réponse N°14 5245

intéressant !
  Par   birouk salima  (CSle 24-06-10 à 19:09

Salut Mr.ADIB , j'ai tellement adoré votre manière de décrire vos sentiments et ce qui vous entoure, j'ai trouvé cela très appréciable, vous utilisez des termes du langage soutenu. Franchement , votre écriture va m'aider à enrichir mon vocabulaire et mon bagage linguistique.

c'est extraordinaire, bonne continuation.

@+




 Réponse N°15 5254

Très reconnaissant
  Par   jamal adib  (CSle 25-06-10 à 00:29

Salut tout le monde. Je suis de retour.

à Birouk: Je suis heureux que vous appréciez mon style. Merci

Prof Jamal




 Réponse N°16 5255

Suite 5
  Par   jamal adib  (CSle 25-06-10 à 00:34

Je signalai au directeur que je serais à leur entière disposition. Le projet portait sur la promotion de la compétence communicative chez les élèves à travers des activités théâtrales. Pauvre parent de notre programme scolaire. Le long de ma présence dans le bureau du directeur, la prof n'avait pas cessé de vanter son parcours scolaire qui était dans des écoles de luxe en déplorant son sort qui l'avait conduit à travailler dans un tel lycée. Elle parlait d'un air arrogant en faisant mine que j'avais de l'honneur de travailler avec elle. Je restai taciturne en me plongeant sur une note ministérielle qui détaillait les démarches et les recommandations à suivre. J'étais sobre en parole alors qu'elle critiquait à tout bout de champ. Je commençai à tracer le plan envisageable de mon travail et je lui demandai de jeter un coup d'œil. Ses yeux s'écarquillaient en me lançant des regards stupides. Je lui avais demandé son opinion vis-à-vis du plan grossièrement tracé. Elle était fort perplexe qu'elle se contenta d'un signe affirmatif de sa tête.

Le jour suivant…

Huit heures.

La classe me paraissait peu familière. Un silence inhabituel régna dans la classe. Une fois arrivé à mon bureau, un de mes élèves, un adolescent avec une longue carrure, cheveux bandés, le plus robuste de la classe m'aborda pour m'annoncer qu'il se chargerait personnellement de m'aider à faire régner la discipline dans la classe. Il avait le bras long sur toute la classe, il voulait alors devenir mon bras droit. Je le remerciai et je le rassurai que je n'hésiterais plus à consulter ses services en cas de besoin. Je déposai un sac que je coltinais avec peine.

à suivre...




 Réponse N°17 5257

réactions!
  Par   Samira Yassine  (CSle 25-06-10 à 01:41

Bonsoir M jamal,

j'ai attendu toute la journée la suite. je ris toute seule en imaginant cet élève de grande taille n'hésiatnt pas à offrir ses services à son cher professeur. Une autre vision de notre système éducatif. Je ris toute seule et j'attends impatiemment avec mes élèves, dont Birouk salima est une (tronc commun passe en 1ère année) la suite. Ils vous lisent tous . ce sont vos nouveaux fans . Consultez espace élèves si vous voulez avoir une idée sur leurs productions. Vous pouvez même les guider. Mais que cela ne vous empêche pas de poursuivre votre récit. C'est une belle histoire , le plus beau est que c'est votre histoire, c'est de la réalité. La suite M jamal... essayez de ne pas être bref. Sinon pensez dès maintenant à un autre récit en épisodes.

On attend....




 Réponse N°18 5258

Ok. Chère Fatiha
  Par   jamal adib  (CSle 25-06-10 à 01:58

Je suis très heureux d'entendre que vos élèves s'intéressent à mes écrits. Je ferai de mon mieux pour terminer cette petite histoire.





 Réponse N°19 5283

Salut Mr Jamal!!!
  Par   benlarch assia  (CSle 25-06-10 à 23:32

J'ai bien aimé votre style,c'est vraiment magnifique et très intéressant ce que je viens de lire.Et je vous remercie d'avoir partagé ce que vous avez ressenti le premier jour dans votre carrière.C'était vraiment un plaisir de lire toutes vos rédactions.On attend de vous d'autres rédactions aussi belles et plus intéressantes que celle-ci.





 Réponse N°20 5289

Mon intuition ne m'avait pas trahi
  Par   jamal adib  (CSle 26-06-10 à 02:19

Salut tout le monde. Un grand chapeau à Rachid, Fatiha, marocagreg, Lharfi, Chahid, Bouhali, Aftais, chlouchi et les autres collègues.

Chers (ères) élèves. Je suis extrêmement ravi que vous appréciiez mes productions. Mon intuition ne m'avait pas trahi à propos de votre respectable prof Fatiha Kerzazi qui a réussi à tisser une relation distinguée avec ses élèves.

Je vous assure chers (ères) élèves que si vous suivez les conseils de votre prof, l'examen vous sera un jeu d'enfant. Je serai à votre disposition le long de l'année prochaine inchaallah. Je travaille actuellement sur un programme de 1ère année bac. Il sera disponible le mois octobre inchaallah. Il sera valide seulement l'année prochaine car, comme vous le savez, ce sera la dernière année avec le système actuel du bac. Bonne continuation !

Je prépare également ces jours-ci avec les élèves qui ont décroché leur bac les techniques des entretiens pour accéder aux grandes écoles.

Prof Jamal





 Réponse N°21 5367

Suite 6
  Par   jamal adib  (CSle 28-06-10 à 01:52

Salut tout le monde.

Voilà la suite de mon histoire.

Vacances hivernales

C'était un jour maussade. Une pluie diluvienne inonda la ville. Tous mes plans furent bouleversés. Il me fallut attendre deux jours pour mettre le cap vers ma maison parentale. Le jour prévu, je pris le train vers 10h du matin. Je partageais le compartiment avec un compagnon de voyage prolixe qui m'avait fait louper l'occasion de lire un roman que je projetais finir le long du trajet. Je faisais mine de m'endormir pour m'échapper de ses récits qui étaient ennuyeux comme la pluie, mais l'homme me secouait à tout bout de champ pour me signaler que j'aurais énormément de temps pour me reposer quand je serais arrivé chez moi.

16h sonna, je franchis le seuil de notre maison. Ma mère m' accueillit en pleurs, elle me reprocha de venir sans crier gare. Je lui rassurai que l'idée de venir me fut venue à la dernière minute. Elle s'angoissa de mon état souffreteux et me signala que si ce n'étaient mes petits frères qui avaient besoin de sa présence à leur côté, elle pourrait emménager avec moi dans mon lieu de travail. Elle rétorqua, d'un air espiègle, que c'était le temps de me chercher une femme. Mon père surgit à l'improviste, il était à la mosquée. Il ne s'attendait pas à mon retour. Il m'étreignit avec effusion et demanda à ma mère de me préparer la douche et d'arranger mon lit. Ma mère s'empressa d'exécuter.

Le dîner était très copieux et l'ambiance aussi chaleureuse. Quelques membres de ma famille venaient chez nous, ils étaient au courant de mon arrivée. Ma tante, qui avait une fille nubile encore célibataire, s'apitoya avec moi car je devais faire les tâches ménagères moi-même, ce qui n'était pas digne, à ses yeux, à un jeune homme qui avait d'autres affaires à accomplir. Il insinuait que c'était mon âge de mariage par excellence. Elle entra dans une longue digression où elle vantait les mérites de sa fille qui avait refusé énormément de demandes de mariage qui s'étaient présentées devant elle. Je savais que les propos mielleux qui m'étaient adressés m'excluaient du cercle des candidats au mariage refusés par sa fille. Je tentai d'expliquer à ma tante que le projet du mariage était impensable pour moi. Remarquant l'embarras qui se dessina sur son visage face à ma réponse inattendue, je justifiai ma position par mon vif désir de terminer mes études d'abord. Elle m'interrompra en protestant que le mariage n'avait jamais été une entrave au parcours scolaire de l'homme. Une déclaration qui trouva une entière approbation parmi les auditoires.

Prof Jamal




 Réponse N°22 5369

J'ai besoin d'un commentaire cher Rachid
  Par   jamal adib  (CSle 28-06-10 à 02:19



Salut tout le monde.

Monsieur Rachid. J'ai besoin d'un commentaire à propos de l"enchaînement. Je suis ouvert à toutes critiques.

Je suis un jeune homme de petite taille, trop chétif, de nature docile, d'un esprit persévérant. Je n'ai jamais aimé devenir un prof. Mais j'étais forcé de l'être. Personne n'est censé choisir sa carrière. La vie est ainsi faite. D'au moins, ma conviction. Après une année de formation, me voilà affecté dans un lycée. Je bouclai ma valise et je me dirigeai à la gare ferroviaire à destination d'une ville du nord. J'étais très enthousiaste d'accomplir une telle noble mission.

Deux jours plus tard…

Je regagnai mon établissement d'affectation. C'était un lycée plus au moins enclavé. Le directeur me reçut d'un air glacial. Ses yeux décelaient peut-être un doute de mon aptitude à accomplir cette fatigante tâche, surtout que le lycée est réputé d'être trop difficile. J'ai bien remarqué cela à travers les graffitis qui parsemaient les murs de l'établissement. Une drôle de phrase crayonnée sur le mur glaça le sang dans mes veines: "clique au-dessus et le prof disparaît sur-le-champ". Le proviseur me montra la classe où je vais m'exercer en me lançant des regards redoutables. Je longeai le couloir et avant d'entrer en classe, un appel de ma mère, qui exultait de joie car son fils est devenu prof, fit disparaître l'ambiance lugubre qui assombrit l'atmosphère de mon arrivée inopportune. J'entrai en classe et je jetai un coup d'œil sur l'ensemble de mes élèves. Ils commencèrent à me dévisager avec une grande curiosité. Un élève éhonté n'hésita pas à me demander avec un accent sarcastique de boutonner ma chemise en me signalant que j'avais l'air débraillé. Un autre avec des cheveux échevelés et un pantalon rapiécé enjoignit l'ordre au premier élève de surveiller son langage. Je leur donnai signe de se taire et je demandai à chaque élève de passer au tableau pour se présenter devant ses camarades en français. Un silence atroce régna quelques instants. J'ai désigné une élève qui était assise dans le premier rang, elle exécuta en me demandant de se présenter depuis sa place. Une fois autorisée, elle se mit à baragouiner un français tout à fait difforme. Ce constat m'était angoissant. Je pris la craie et écris sur le tableau " la phrase complexe" et je me mis à leur expliquer comment reconnaître cette phrase. Une voix rauque venait du fond de la classe me recommanda d'arabiser car les élèves avaient du mal à assimiler ce que j'étais en train de dire. Je détournai les yeux vers lui en lui expliquant que le français n'a jamais été enseigné en arabe. Une déclaration qui était mauvaisement reçue par la majorité des élèves qui ripostèrent avec toute une variété de cris. Je me tâchai de les calmer en leur promettant de faire de mon mieux pour les aider.

Un collègue d'une classe avoisinante surgit au seuil de ma classe car le vacarme avait déjà résonné dans le couloir. Il me fit signe de venir. C'était un quinquagénaire moustachu, cheveux chenus, membres trapus. Il me salua avec effusion et abonda de conseils d'ordre disciplinaire. Il me recommanda avec un parler dialectal que "le chat meurt depuis le premier jour" en m'exhortant à plus de fermeté. Dans mon for intérieur, j'étais convaincu que je ne suis pas doué pour la violence, peut-être à cause de ma petite taille qui n'effraie même une mouche. Je le remerciai et retrouvai ma salle. J'étais très désemparé car j'étais dans l'obligation de parler en arabe dans une séance de français, chose que j'ai longtemps désapprouvée.

Le désintéressement de ces têtes devant moi m'a plongé dans un étrange embarras. Je déplorai leur sort, ou bien je déplorai le mien. J'étais sûr que l'analyse méthodique des œuvres était un mythe. "Un élève qui confond auxiliaire être et avoir, comment pourrait-il distinguer hyperbole et métaphore, oxymore et antithèse ?" me suis-je dit. Une drôle d'idée m'est venue à l'esprit. "Pourquoi pas commencer par le commencement ?" me demandai-je. Alors, je leur demandai d'apporter avec eux les ardoises la séance suivante. Tout le monde resta ahuri face à ma demande qui leur paraissait extravagante.

Cloche tinta, je ramassai mes affaires et rentrai chez moi sur-le-champ car j'avais énormément d'idées à réaliser. Il faut passer de la conception à l'exécution. Une fois arrivé chez moi, j'allumai mon ordinateur. Je lançai aussitôt "google image" et je commençai à collecter les figurines relatives au vocabulaire de la Boîte à Merveilles. J'écris au-dessous de chaque figurine le nom correspondant avec des caractères latins. Après quelques heures cloué devant l'écran, j'ai réussi à remplir une centaine de cases pleines d'images accompagnées de leurs vocabulaires. Des images tels que (le brasero, seau, tisane, grabat, verveine, babouches, bouilloire, couffin,…). Une sensation de satisfaction s'empara de moi. Je sortis pour faire des photocopies. Le surlendemain, j'avais rendez-vous avec la même classe, de mauvaise renommée. Je demandai aux élèves de faire sortir les ardoises, et à ma grande déception, c'était si je ne m'abuse, neuf élèves qui les furent apportées. Je ne vous cache pas, j'avais déjà un pressentiment que mon plan pourrait être déjoué, car quelques uns pourraient voir dans ma demande une forte humiliation. Et comme je vous dis dès le début, j'étais persévérant, et la persévérance est la sœur jumelle de la patience. Je savais qu'enseigner le français à une telle classe demandait énormément de patience. Je commençai par la conjugaison, car je voulais préparer mes élèves à rédiger un récit d'enfance. Alors, la maîtrise des temps du récit était inéluctable. J'écris sur le tableau les trois groupes du verbe, et je me mis à expliquer les règles de conjugaison. Puis, je demandai aux élèves de conjuguer un verbe du premier groupe aux quatre temps du récit (présent, passé simple, imparfait, plus-que-parfait) à l'instar d'un modèle que j'ai esquissé sur le tableau. Le sérieux dont j'avais fait preuve devant eux amenait une proportion non négligeable à exécuter sans broncher. Je vis dans les yeux des autres une tentation d'adhérer à ce jeu, mais ils attendraient peut-être l'aboutissement de cette expérience avec les autres. "Levez vos ardoises !" le résultat était encourageant. Mon plan consista d'abord à les motiver, sinon l'année deviendrait un véritable calvaire en leur compagnie. Je leur demandai ensuite de prendre l'œuvre intitulée "La Boîte à Merveilles". Toujours le même constat, plus de la moitié de la classe disposait au lieu du roman un baladeur sophistiqué. Je leur expliquai qu'on ne peut guère démarrer la séance sans avoir l'œuvre intégrale. Je leur également montré que leurs griefs des professeurs, dont ils m'avaient parlé la première séance, ne tenaient plus debout face à leurs agissements provocateurs (le non port des œuvres). Je leur réitérai ma forte disposition à les aider à surmonter leurs difficultés dans cette matière en leur expliquant que mon effort serait bel et bien oiseux s'il ne s'accompagnerait pas avec un sérieux mutuel.

Deux mois plus tard…

Le directeur me convoqua à son bureau, il voulait que je travaille avec une collègue sur un projet scolaire. C'était une jeune femme moins jeune que moi, cheveux blonds, yeux marron, allure élancée, l'air hautain. Le directeur me l'avait présentée en tant que la prof la plus éminente du lycée. Je m'empressai à exprimer mon enchantement de la rencontrer avec une grande naïveté, mais elle m'accueillit d'une manière cassante en me toisant. Je m'attendais à cet accueil, moi qui reléguais toujours le paraître aux oubliettes. Ne dit-on pas que le paraître est fallacieux ?

Je signalai au directeur que je serais à leur entière disposition. Le projet portait sur la promotion de la compétence communicative chez les élèves à travers des activités théâtrales. Pauvre parent de notre programme scolaire. Le long de ma présence dans le bureau du directeur, la prof n'avait pas cessé de vanter son parcours scolaire qui était dans des écoles de luxe en déplorant son sort qui l'avait conduit à travailler dans un tel lycée. Elle parlait d'un air arrogant en faisant mine que j'avais de l'honneur de travailler avec elle. Je restai taciturne en me plongeant sur une note ministérielle qui détaillait les démarches et les recommandations à suivre. J'étais sobre en parole alors qu'elle critiquait à tout bout de champ. Je commençai à tracer le plan envisageable de mon travail et je lui demandai de jeter un coup d'œil. Ses yeux s'écarquillaient en me lançant des regards stupides. Je lui avais demandé son opinion vis-à-vis du plan grossièrement tracé. Elle était fort perplexe qu'elle se contenta d'un signe affirmatif de sa tête.

Le jour suivant…

Huit heures.

La classe me paraissait peu familière. Un silence inhabituel régna dans la classe. Une fois arrivé à mon bureau, un de mes élèves, un adolescent avec une longue carrure, cheveux bandés, le plus robuste de la classe m'aborda pour m'annoncer qu'il se chargerait personnellement de m'aider à faire régner la discipline dans la classe. Il avait le bras long sur toute la classe, il voulait alors devenir mon bras droit. Je le remerciai et je le rassurai que je n'hésiterais plus à consulter ses services en cas de besoin. Je déposai un sac que je coltinais avec peine. J'en déballai un vidéoprojecteur.

Vacances hivernales

C'était un jour maussade. Une pluie diluvienne inonda la ville. Tous mes plans furent bouleversés. Il me fallut attendre deux jours pour mettre le cap vers ma maison parentale. Le jour prévu, je pris le train vers 10h du matin. Je partageais le compartiment avec un compagnon de voyage prolixe qui m'avait fait louper l'occasion de lire un roman que je projetais finir le long du trajet. Je faisais mine de m'endormir pour m'échapper de ses récits qui étaient ennuyeux comme la pluie, mais l'homme me secouait à tout bout de champ pour me signaler que j'aurais énormément de temps pour me reposer quand je serais arrivé chez moi.

16h sonna, je franchis le seuil de notre maison. Ma mère m'accueillit en pleurs, elle me reprocha de venir sans crier gare. Je lui rassurai que l'idée de venir me fut venue à la dernière minute. Elle s'angoissa de mon état souffreteux et me signala que si ce n'étaient mes frères qui avaient besoin de sa présence à leur côté, elle pourrait s'installer avec moi dans mon lieu de travail. Elle rétorqua, d'un air espiègle, que c'était le temps de me chercher une femme. Mon père surgit à l'improviste, il était à la mosquée. Il ne s'attendait pas à mon retour. Il m'étreignit avec effusion et demanda à ma mère de me préparer la douche et d'arranger mon lit. Ma mère s'empressa d'exécuter.

Le dîner était très copieux et l'ambiance aussi chaleureuse. Quelques membres de ma famille venaient chez nous, ils étaient au courant de mon arrivée. Ma tante, qui avait une fille nubile encore célibataire, se sympathisa avec moi car je devais faire les tâches ménagères moi-même, ce qui n'était pas digne, à ses yeux, à un jeune homme qui avait d'autres affaires à accomplir. Il insinuait que c'était mon âge de mariage par excellence. Elle entra dans une longue digression où elle vantait les mérites de sa fille qui avait refusé énormément de demandes de mariage qui s'étaient présentées devant elle. Je savais que les propos mielleux qui m'étaient adressés m'excluaient du cercle des candidats au mariage refusés par sa fille. Je tentai d'expliquer à ma tante que le projet du mariage était impensable pour moi. Remarquant l'embarras qui se dessina sur son visage face à ma réponse inattendue, je justifiai ma position par mon vif désir de terminer d'abord mes études . Elle m'interrompra en protestant que le mariage n'avait jamais été une entrave pour le parcours scolaire de l'homme. Une déclaration qui trouva une entière approbation parmi les auditoires.

Prof Jamal




 Réponse N°23 5399

suite 7
  Par   jamal adib  (CSle 30-06-10 à 01:32

Désolé pour le retard. Voilà la suite.

Moi, je voyais les choses d'un autre angle. J'ai toujours considéré le mariage comme un handicap devant toute ambition que ce soit pour la femme ou pour l'homme. Cette idée m'était inoculée à travers les expériences échouées de quelques amis qui avouaient devant moi en maintes reprises aller vite en besogne en se mariant tôt. Parfois je pensais que leurs griefs étaient un peu tirés par les cheveux. L'essentiel, je ne risquai pas de gâcher un trajet que j'avais déjà tracé pour mon parcours professionnel. "L'étude d'abord, la femme après" devenait pour moi une litanie quand quelqu'un m'interrogeait sur mon projet de mariage.

Vacances sitôt finies, je ramassai mes bagages et je saluai ma mère la gorge serrée. Une fois la vie reprit son cours normal, je me dirigeai vers la faculté pour déposer mon dossier d'inscription au master. Ma demande fut refusée car j'avais besoin d'une autorisation délivrée par l'autorité concernée pour poursuivre mes études universitaires. J'étais complètement déçu. Il fallait attendre toute une année pour réitérer ma demande d'inscription. Je ne savais pas pourquoi quelques collègues s'opposèrent catégoriquement à mon projet d'étude. Ils ne lésinaient pas à me parler des contraintes qui allaient m'affronter si je m'entêtais d'aller jusqu'au bout dans ce projet. Le ton décourageant qui accompagnait leur déclaration avait attisé en moi un grand défi pour démentir à la longue leurs dires.

Prof Jamal




 Réponse N°24 5411

Un "adib" et un grand écrivain
  Par   chahid bahaa  (CSle 30-06-10 à 16:56

Cher collègue et grand écrivain,

Permettez-moi de de vous jugez et de jugez votre récit.

Votre style est "VRAI", recherché ,sophistiqué ...

Votre vocabulaire est raffiné...

En vous lisant je pense à deux citations, la première d'Aristote "La première qualité du style, c'est la clarté." et la deuxième de Gustave Flaubert "La morale de l’art consiste dans sa beauté même, et j’estime par-dessus tout d’abord le style, et ensuite le vrai."

Mon jugement est le suivant, vous êtes un Artiste Et votre écriture est de l'Art.

En faisant allusion au sujet de M. Marocagreg "Lisez", je souhaite sincèrement pouvoir acheter une œuvre de Jamal ADIB dans un futur "très" proche.

Amicalement et respectueusement à vous

Dans l'attente de vous lire, Bahaa





 Réponse N°25 5412

Un style et du talent!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 30-06-10 à 18:56

Cher dib,

Apparemment vous avez démontré ce que j'ai prévu pour vous: du talent!

Personnellement, j'ai lu des centaines, voire des milliers de personnes qui écrivent, mais toujours me laissent cet ennui intarissable!

On dirait que les gens sont mis dans la même moule, et conditionnés par la même pensée: une pensée standard qui ne dit pas plus qu'elle ne cache.

Donc, mes encouragements pour plus de travail et de création littéraire...

NB- Ce qu'a dit chahid bahaa est correcte et juste: ce collègue sait appeler un chat un chat. Et je le félicite lui aussi pour sa sincérité et son esprit honnête...

NB- Pourquoi Adib ne pas penser à écrire une nouvelle? Vous avez toutes les qualités littéraires pour le faire. Sans blague, je suis sûr que vous allez réussir à merveille!

J'attends votre réponse.

Ton ami M.Idoubiya.




 Réponse N°26 5413

Un "adib" et un AS DES AS
  Par   chahid bahaa  (CSle 30-06-10 à 21:14

Salut chers collègues, lalla Fatiha, si Rachid et si Jamal,

Je commencerais par mettre un peu d'ordre dans ce que j'avance, à savoir que le "Adib" est notre grand artiste écrivain si Adib jamal et notre "AS DES AS" n'est tout autre que si Idoubiya rachid.

Pourquoi si Idoubiya rachid est un "AS DES AS"?

Il est vrai que mes contributions à ce site sont récentes et très timides mais je lis tout sur ce site et les premiers écrits ( contributions, lectures, évaluations,critiques, réponses ...) qui m'ont marqués sont ceux de MAITRE Idoubiya rachid.

Il y a de la culture ( beaucoup), de l'assurance, du savoir (savoir,savoir être, savoir faire), de la grandeur, du rationnel, ... et beaucoup d'autres choses mais surtout de la modestie dans tout ce qu'il écrit.

Pour vous jugez, après votre permission bien surs, je pense à un grand, à Victor HUGO et je dis vous êtes "UN HOMME OCÉAN" parmi "les hommes océans", vous êtes "UN TOUT DANS UN" et VOS SAVOIRS , VOS CONNAISSANCES ,VOS ÉCRITS .... font de votre esprit, un esprit de GÉNIE " tout cela peut être dans un esprit, et alors cet esprit s’appelle génie, et c’est la même chose de regarder ces âmes ou de regarder l’océan".

Je ne vous flatte pas cher collègue mais je ne fais que "appeler un chat un chat".

Sincèrement et honnêtement à vous.

MES RESPECTS.

Bahaa





 Réponse N°27 5425

Un écrit remarquable
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 01-07-10 à 14:52



Très bel écrit. Un style bien travaillé qui confère fluidité, aisance et efficacité à l'expression. Une thématique d'actualité et commune qui rapproche davantage le récit du lecteur tout en l'incitant à la méditation et à la reflexion. Sincérement, je l'ai bien apprécié notamment la première partie. Une petite interrogation s'impose cependant : dans quelle catégorie d'écrit peut-on classer votre création ? Cela nous permettra de mieux nous orienter dans la lecture. Bravo monsieur jamal adib !




 Réponse N°28 5430

Bahaa, notre chère collègue, merci!
  Par   Samira Yassine  (CSle 02-07-10 à 02:43

Salut chère collègue Bahaa,

je tiens tout d'abord à vous exprimer ma joie de vous voir si fréquemment sur le site. En fait, malgré la présence des chers collègues, je souhaitais la présence d'une soeur et depuis j'ai découvert que Bahaa est une dame et non un monsieur comme je le croyais , j'en suis très heureuse.

Par aillurs , je partage pleinement votre avis sur nos collègues. Que Dieu les aide dans leur tache , l'un à nous émerveiller par ses belles histoires, l'autre , notre maître, à nous tous, n'épargne aucun effort à mettre à notre disposition toutes sortes d'informations dont nous profitons énormément et profiterons encore dans l'avenir comme ce sera le cas pour le sujet de la de l'integration.

Remarquez Lalla Bahaa, vous avez abordé un sujet très important: le changement concernant l'examen régional. Effectivement, cette réforme présente , à mon avis, des avantages mais des inconvénients aussi. Je reviendrai là-dessu.

Je vous remercie Mme Bahaa, et je vous prie de confirmer si vous êtes une dame parce que depuis que vous avez raconté votre souvenir de l'annonce des résultat, je suis sûre qu'il s'agit bien d'une dame,et cela me gêne de voir les chers collègues s'adresser à vous en tant qu'homme.

Bienvenue sur le forum, je suis sûre que votre présence est, et sera ,très fructueuse pour notre cher site/

Cordialement/




 Réponse N°29 5431

On attend Monsieur Adib
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 02-07-10 à 05:25



!!!!!!!!!!!!!!!




 Réponse N°30 5434

désolé pour le retard chers (ères) collègues
  Par   jamal adib  (CSle 02-07-10 à 10:35

Salut chers (ères) collègues. Je vous suis fort débiteur pour vos encouragements. On se verra ce soir sur le forum, il y a beaucoup de choses à dire. Je suis très affairé ces jours-ci. Je prépare les concours d'accès aux écoles avec les élèves. Je passe toute la journée dehors (hyperbole).

Prof Jamal




 Réponse N°31 5436

Me revoici !
  Par   benmohamed ismail  (Etudiant(e)le 02-07-10 à 16:06

je me suis longtemps absenté,j'ai remarqué que l'on tombait dans une certaine forme de médiocrité vue que les discussions cherchaient plus une forme de divertissement plutôt que l'intérêt intellectuel auquel on aspire dans le sein de ce site.La prestation de m.ADIB m'a interpelé à divers points:l'initiative en elle-même est hautement louable.Ecrire c'est revivre avec du recul et donc réfléchir et bien évidemment chercher à s'améliorer!C'est aussi un exercice de décrassage psychique,repasser toute l'année passée en revue et la tamiser afin d'éviter que le cumul du mauvais ne se fossilise et devenir à la longue une base de son comportement propre.Toutefois certains aspects de la production gagneraient à être revus:"des cheveux échevelés""ils les furent apportés"(auxiliaire)"s i l ne s'accompagnerait pas"(le mode)"le non port"(port/porter-apport/apporter).Et je dois avouer n'avoir pas saisi ce que tu veux dire par"personne n'est censé choisir son métier"on dit plutôt "personne n'est censé ignorer la loi".J'ajouterais que ton travail gagnerait à etre dynamiser en ce sens que les personnages auront une dimension plus importante si tu les fais parler,tu sais tres bien que c'est tres pratique dans la nouvelle et c'est le fort du style de Maupassant.Enfin je t'exhorte à continuer et j'en doute pas une seconde car je sais que tu es du genre perséverant contrairement à moi!




 Réponse N°32 5437

re
  Par   marocagreg  (Adminle 02-07-10 à 16:43

Cette baisse de tonus et d'activité est normale à cette période de l'année. on reprend des forces pour venir plus dynamiques vers la fin du mois d'août. Tu as remarqué que je suis déjà la plage... donc !




 Réponse N°33 5441

Salut tout le monde
  Par   jamal adib  (CSle 03-07-10 à 02:07

Je commencerai par l"auteur du dernier message, notre cher collègue benmohamed ismail.

Merci de m'avoir rectifié les quelques fautes que j'avais commises. Pourtant, j'aimerais vous attirer l'attention sur deux fautes que vous avez dégagées à partir de mon récit et qui sont respectivement :"des cheveux échevelés" et "personne n'est censé choisir...". Pour ce qui est de la formule "des cheveux échevlés" ici, ce n'est pas du tout une pléonasme, car l'adjectif "échevelés" renvoie aux cheveux dans le sens de "en désordre" et non pas à la personne. On dit alors, "un jeune avec des cheveux échevelés". Vous pouvez vérifier sur le web, il suffit de taper "cheveux échevelés" et vous trouverez toute une suite de pages qui regorgent de cette formule. La même chose pour "personne n'est censé..." , cette locution existe dans le sens général pour dire " tout le monde est supposé ne pas...", alors le sens dans la phrase que j'ai utilisée: "tout le monde est supposé ne pas choisir sa carrière" , c-à-d on aimerait bien exercer un métier, mais le destin voulait autre chose.

pour les autres fautes, j'invite notre cher maroagreg à les rectifier.

Pour mes chers (ères) collègues Idoubia, Karim, Bahae, Fatiha, Mohammed. Merci pour vos encouragements. Je pense sérieusement à écrire une nouvelle. Je commencerai la rédaction demain inchaallah.

pour Karim, le genre de ce récit, c'est l'autobiographie.

Prof Jamal




 Réponse N°34 5443

me re-revoici
  Par   benmohamed ismail  (Etudiant(e)le 03-07-10 à 16:06

Je dois avouer avec une amertume réelle que ton attitude M.Adib m" a profondément déçu.Quand j'ai réagi à ta prestation,c'était de bon coeur,et mon espoir était et est toujours que tu continues à produire et à te pefectionner.Est ce tu penses qu'on peut s'améliorer si personne ne daigne nous corriger quand besoin est?Tous les grands écrivains soumettaient les manuscrits de leurs productions à leurs meilleurs amis pour les corriger!je me suis dit que tu trouveras en moi un ami dévoué qui s'offre de t'aider avec le tres peu de choses qu'il sait.Mais pour etre tout à fait honnete,je m'attendais un peu à cette réaction.Je vais pas t'en blamer pour cela ,je la mettrai sur le compte de ta jeunesse:tu es de petite taille et chétif mais d'un caractère plutot virulent!Et je n'ignore pas du haut de mes 45ans "qu'il faut que jeunesse passe".Enfin je te rappèlle que moi aussi je t'ai encouragé et je n'en finirai jamais de le faire car contrairement à moi tu as eu le courage d'écrire et de te publier sur ce site ce qui est un pas important!je vais te dire un secret:quand j'écris en français ,je me sens faux,j'ai le sentiment pervers que les mots n'atteignent pas les replis de mon ame où bouillonne l'essentiel de mes impressions de marocain,d'arabe et de musulman!




 Réponse N°35 5444

Veuillez recevoir mes vives excuses
  Par   jamal adib  (CSle 03-07-10 à 20:23

Cher collègue Benmohamed Ismail

Je m'ingénie à trouver les mots idoines pour répondre à votre dernier message, vraiment ma langue refuse de se délier. J'aspire à ce que votre longanimité tolère la confusion que pourrait contenir ma réponse.

En vérité, J'aimerais que vous sachiez que je n'avais nullement eu l'intention de vous offusquer. Au contraire, cher collègue, j'ai besoin de personnes fiables qui sont disposées à critiquer. On ne peut guère avancer si on continue à se regarder le nombril.

Laissez-moi vous dire, cher collègue, que j'ai soigneusement révisé ma réponse et je n'ai pas détecté quelque chose qui pourrait vous décevoir.

Moi, quand j'avais demandé à Monsieur Idoubia de me faire un commentaire, c'était parce qu'il avait pris l'habitude de me guider. Et c'est à lui que renvoie la bonté de m'encourager de me lancer dans le projet de l'écriture, aussi timide que soit mon niveau.

Vous pouvez vérifier le message que j'ai adressé à notre cher ami Rachid – vérifiez s.v.p au-dessus- pour découvrir que j'avais déclaré être disposé à accepter toute critique envisageable.

Cher collègue Benmohamed Ismail

Je serai sincère avec vous. J'ai bien apprécié votre intervention. Je ne suis pas du tout contre la rectification des fautes que je pourrais commettre. Au contraire, j'ai déjà déclaré dans l'un de mes récits que l'erreur est humaine.

Revenons à mon message qui vous avait blessé. J'y ai seulement essayé de vous attirer l'attention - car je suis regardant quant à la pertinence intellectuelle en tant qu'un partisan du purisme - sur les deux fautes que j'avais commises. D'un côté, j'ai reconnu quelques unes (celles que j'ai demandé à Monsieur marocagreg de les rectifier, car comme vous le savez, l'option "édit votre message" devient invalide juste après 30 min, et par conséquent c'est l'admin du site qui pourra rectifier les fautes plus tard). De l'autre côté, j'ai contesté les autres fautes que vous aviez relevées de mon récit en pensant lancer un débat avec vous. Je ne sais pas si mon raisonnement n'était pas probant ou la clarté de mon message faisait défaut. Mais jamais l'idée de vous blesser ne m'était venue à l'esprit.

Cher collègue Benmohamed Ismail

Je suis un homme très asthénique et hyper stressé. Je passe toute la journée en train de travailler, hiver comme été. J'ai répudié le repos depuis longtemps. Je vous en supplie de me pardonner si vous remarquez dans mes réponses quelque chose d'arrogant. L'arrogance, cher ami, c'est l'apanage des faibles âmes que Dieu les écarte de notre chemin.

Cela étant, je déposerai d'autres sujets sur le forum quand l'occasion se présentera. Je suis sûr qu'ils seront entachés de fautes. C'est à vous de me les corriger alors.

L'essentiel, c'est qu'il y a des gens formidables sur ce forum.

Je mise sur votre compréhension cher ami.

Votre ami Jamal Adib

Le 03 juillet 2010





 Réponse N°36 5446

L'arrogance ou l'amour de l'apprentissage...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 04-07-10 à 01:17

Salut cher Jamal,

Je suis à chaque fois heureux lorsque je lis vos interventions! Des interventions qui interpellent les collègues qui trouvent un vrai besoin à communiquer avec vous et à insister sur des "fautes"/ " erreurs"...

Je suis à chaque fois heureux des réponses pertinents que vous vous prenez la peine de donner pour défendre et justifier votre travail!

Je suis à chaque fois heureux car à chaque fois, je sens et je comprends aussi que vous avez des qualités de communication remarquables et que vous êtes sincère sur tout ce que vous entreprenez!

Je suis à chaque fois heureux que vous ayez répondu à notre collègue benmohamed ismail, avec autant de gentillesse et de compréhension généreuse: c'est un collègue qui cherche à voir un Adib encore plus performant et meilleur!

Je suis à chaque fois heureux car vous allez sûrement nous écrire une nouvelle qui sera lue et appréciée par les collègues, voire critiquée car elle va avoir de l'intérêt!

Je suis à chaque fois heureux car je constate que vous avez une passion que peu de personnes possèdent: celle de l'amour du travail! L'art pour l'art ou le travail pour le travail! Un travail désintéressé, un travail fait pour ce besoin impuni qui devient plaisir avec le temps et l'habitude: on ne travaille pas pour un salaire, mais pour la joie d'accomplir chaque fois quelque chose d'important pour nos semblables.

Je suis à chaque fois heureux car vous avez démontré¨, cher Adib, que vous êtes là pour apprendre et partager votre apprentissage avec autrui.

Pour tout ce que je viens de vous dire, je serai heureux de lire votre nouvelle nouvelle avec le plaisir et la joie que j'éprouve en contact de vos écrits dont je suis à chaque fois heureux!

Cordialement?.//§/.+





 Réponse N°37 5447

RE-Mevoici
  Par   benmohamed ismail  (Etudiant(e)le 04-07-10 à 17:40

Il faut dire qu'à peine j'ai réussi à sortir ma tête du flot de gentillesse de M.Adib,le torrent du bonheur de M.Rachid est venu m'engloutir à nouveau.je me dis que si je me regarde dans une glace,j'aurai la tête du méchant de l'histoire!J'attendais pas des excuses mais juste que M.Adib comprenne que mon intention était d'abord de le galvaniser,surtout devant le trop plein d'enthousiasme des autres collègues.je voulais également qu'il voie dans mon message un phare toujours prêt à lui éviter les récifs combien dangereux du trop plein de confiance en soi!le but en soi n'est nullement de demander à marocagreg de porter les rectifications mais juste d'en prendre note et conscience:l'enseignement nous apprend que toute faute/erreur est une occasion pour construire un savoir à venir.Enfin je mets sous la meme enseigne que M.Rachid et je croise les doigts dans l'expectative de ce nouveau produit:nouvelle ou autre"quand il naitra on l'appèlera said" et je cite saint thomas d'aquin que tout ce qui vient, d'où qu'il provient,vient toujours de l'Esprit Saint!




 Réponse N°38 5468

Dérapage incontrôlé
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 06-07-10 à 02:38



Depuis qu'il a pris part à cette discussion, notre collègue Benmohamed Ismail n'a pas hésité à tirer sur tout ce qui bouge. A lire le(s) titre(s) de son apparition sur "scène", on dirait qu'on est dans l'un de ces films Western où le "héros" débarque dans un bled pour y remettre de l'ordre. Soit.

A lire attentivement ses interventions, on dirait qu'il nourrit une certaine animosité à l'égard des collègues. Un sentiment qu'il s'efforce, sournoisement et maladroitement, de déguiser en une bienveillante "intention " !!! On commence par souligner quelques "imperfections" lanagagières, on passe à la personne de l'auteur et on finit par les lecteurs ! Décidemment, quand il dégaine, monsieur Benmohamed Ismail n'épargne personne !

"quand j'écris en français ,je me sens faux,j'ai le sentiment pervers que les mots n'atteignent pas les replis de mon ame où bouillonne l'essentiel de mes impressions de marocain,d'arabe et de musulman!" Non monsieur ! détrompez-vous ! vous exprimez parfaitement le tréfonds de votre âme en tant que tel !!!





 Réponse N°39 5469

De plus ..........
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 06-07-10 à 04:00



Notre collègue monsieur Benmohamed Ismail ne trouve pas dans la langue de Molière de quoi assouvir son désir d'exprimer son moi qui "bouillonne" en lui en tant que " Marocain,Arabe et Musulman"!!! Mais il en trouve dans sa culture !!! " je cite saint thomas d'aquin " !




 Réponse N°40 5470

Re-de plus
  Par   KHALFI KARIM  (CSle 06-07-10 à 04:44



............... comme si langue diffère de culture !!




 Réponse N°41 5474

juste une façon de parler!
  Par   benmohamed ismail  (Etudiant(e)le 06-07-10 à 16:10

Ta remarque,M.Karim me touche et me plait sincèrement;tu as mis le doigt sur ce qui me fait le plus mal dans mon rapport avec la langue française.En effet si l'occasion se présente je peux citer tous les saints du moyen âge et d'autres(saint augustin,saint paul....)mais crois moi ça reste une simple façon de reproduire une langue telle que je l'ai intériorisée!je te pose une question qui me turlupine;quand on doute de l'honnêteté d'une chose,pourquoi on dit "c'est pas catholique"?nous sommes musulmans!quand on reçois une bonne nouvelle,on dit"ça me réchauffe le coeur"alors qu la même expression en arabe dit tout le contraire,sa traduction integral est "ça me glace le coeur"(atlaja 9albi).et merci.




 Réponse N°42 5479

Culture, religion et langage.
  Par   Samira Yassine  (CSle 06-07-10 à 18:58

Salut tout le monde,

M.Benmohamed Ismail , si je peux me permettre de répondre à votre interrogation , je dirai: Dans un monde où règne la chaleur insupportable telle l'arabie saoudite , le froid est le bienvenu, ce qui donne l'expression "ça me glace le coeur" dans le sens positif; alors qu'à l'opposé le monde occidental , pour ne citer que la france souffre presque toute l'année du froid ,du manque de soleil d'où l'expression "ça me réchauffe le coeur".

C'est en tout cas l'explication que j'ai toujours donné à cette divergence dans l'expression du même sentiment.

Quant à "c'est pas catholique", cela s'explique, puisque on ne s'exprime pas dans notre langue mais plutôt dans la langue de l'autre, du chrétien, du catholique. Alors , je pense qu'il est tout à fait normal de le dire, comme lorsqu'on dit "c'est pas la bible". Mais , personnellement, je souhaite voir disparaitre ces expressions d'ordre religieux de notre langage et évoquer plutôt notre culture, notre religion....

Cordialement/




 Réponse N°43 5480

Camisole de force!
  Par   benmohamed ismail  (Etudiant(e)le 06-07-10 à 20:03

je viens de lire la totalité de l'article de M.Khalfi Karim et je crois avoir mérité la camisole de force!je sais que c'est folie d'etre franc et honnete!mais je vois pas à quel moment j'ai pris quelqu'un pour un lucky luke!(tire sur tout ce qui bouge).à quel moment j'ai considéré l'un des collègues comme un maniaque(sournoisement)!je ne me rappelle pas non plus à quel moment j'ai taxé quelqu'un de psychopathe(dérapage incontrlé)J'apprécie l'attaque en règle!si n'est pas la seule fois j'ai été ailleurs vilipendé pour avoir donner mon point de vue sur le foot.Force est de croire que je dérange et il est temps pour moi de m'envoler ailleurs à la recherche de plus d'air libre!Mais avant de partir je vais te faire plaisir par cette formule d'amour absolu de Jesus de Nazareth:qui te frappe sur la joue droite,tends lui la joue gauche! bien à vous et salam 3alaykom!




 Réponse N°44 5481

Quiproquo!
  Par   Samira Yassine  (CSle 06-07-10 à 21:49

Salut tout le monde,

J'ai été doublement surprise aujourd'hui. Surprise par la première réponse de M Benmohamed au commentaire de M Karim. En fait, je l'ai respecté M benmohamed, parce qu'il a répondu de la façon la plus courtoise à une critique assez directe qu'il n'avait , à ce qu'il parait , pas encore lue, ou dont il n'a pas décelé le ton.Je suis alors intervenue croyant avoir mal compris le commentaire de M Karim. Et voila que s'affiche, enfin la réaction justifiée de M benmohamed. Je n'accuse personne. On est là pour discuter, pour échanger des points de vue sur différents sujets . Alors j'espère que M Karim s'expliquera sur sa façon un peu violente de s'adresser à notre collègue. En vérité , il y a une personne qui est la plus attaquée , sur ce site, M Adib et pourtant, il répond de la façon la plus courtoise. Essayons de suivre son exemple; d'ailleurs cela a commencé par des critiques adressées par M benmohamed à M Adib. M Karim a pris la défense de M Adib qui, lui, a déjà oublié ce petit malentendu et voila que M Benmohamed qui critiquait objectivement l'article de M Adib se trouve , à son tour , critiqué.

Si vous comprenez ce que je viens de dire , vous comprendrez ce qui s'est passé, sinon, tournons la page. On a une messagerie privée pour règler , dans le plus grand respect, ce genre de malentendus. Et restons fidèle à notre site marocagreg, et aux cher lecteurs parce qu'on a un public assez large qu'il ne faut pas décevoir avec ce genre de quiproquo.

Cordialement/




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