A propos de mohammed kheir edine

 Par LASSEL abdellah  (Prof)  [msg envoyés : 3le 02-01-11 à 13:37  Lu :2127 fois
     
  
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Si le système éducatif du Royaume du Maroc se fonde sur « les principes et les valeurs de la foi islamique », comme le stipule La Charte nationale d'éducation et de formation dans sa première partie consacrée aux principes et fondements (Article premier), et « vise à former un citoyen vertueux, modèle de rectitude, de modération et de tolérance », Il était une fois un vieux couple heureux de Mohammed KHAIR EDDINE semble s’écarter de cette attente dans bien de cas.

En effet,Si Mohammed kheir Edine affiche d’une manière ostentatoire sa hargne et son aigreur envers les arabes, à qui le romancier assume pleinement la responsabilité du déclin des valeurs des amazighs comme l’a bien souligné M.Tayeb Zayed, le roman se doute même de quelques principes fondamentaux inhérents à la croyance de tout bon musulman. En effet, selon Bouchaib, dont le profil s’apparente assez largement à celui de KHAIR-EDDINE, ne croit nullement que les descendants d’Iblis se dilapident par des projectiles à chaque fois qu’ils veulent monter dans le ciel « de temps à autre, une météorite fendait l’atmosphère en un trait rouge qui s’évanouissait rapidement. (Dieu est en train de lapider les Diables), disaient les Anciens à la vue de ces phénomènes cosmiques. Bouchaib ne croyait pas à cela », page 49. Ne devrait-il pas croire non plus en la parole de Dieu qui l’affirme à plusieurs reprises dans le saint Coran ? « Nous avons effectivement embelli le ciel le plus proche avec des lampes [des étoiles] dont Nous avons fait des projectiles pour lapider des diables et Nous leur avons préparé le châtiment de la Fournaise. »(Saint Coran, sourate la Royauté (Almulk) verset 5). Les djinns le reconnaissent eux-mêmes dans une sourate qui porte leur nom : « Nous (les Djinns) avions frôlé le ciel et nous l'avions trouvé plein d'une forte garde et de bolides. Nous y prenions place pour écouter. Mais quiconque prête l'oreille maintenant, trouve contre lui un bolide aux aguets. » (Les djinns versets 8 et 9).

Dans le même ordre d’idées, en se vantant d’être sans descendance, Bouchaib site l’exemple de notre prophète (Que la prière et le Salut de Dieu soient sur Lui) et celui d’Alexandre le Grand entre autres. L’auteur prétend qu’Alexandre de La Macédoine, qui n’a pas laissé de descendance comme le protagoniste de l’œuvre, est bien l’homme cité dans le Coran sous le nom de Doul Qarnain. « Les Arabes l’appelaient Doul Qarnains. C’est ainsi qu’il est nommé dans une sourate du Livre Saint (pp. 37-38), prétend l’auteur. Cette information est très incertaine pour la simple raison qu’Alexandre la Grand était l’élève d’Aristote, donc polythéiste de toute évidence, car il croyait et servait tous les Dieux de l'Olympe, sans parler de sa cruauté et son engouement pour le sang. Alors que Doul Qarnain était monothéiste, pieux et juste. Alexandre ne répond pas du tout aux qualités de monothéiste et que le récit coranique attribue au personnage de Dhoul Qarnayn (Nous avons consolidé sa puissance sur Terre et Nous l’avons favorisé dans tous ses projets (la caverne (alkahf 84) ; (Cet obstacle (le barrage de yajouj et majouj), dit-il (Doul Qarnains), est une miséricorde émanant de mon Seigneur. Mais, quand Dieu accomplira Sa promesse, Il le réduira en poussière, car la promesse de Dieu est infaillible.» (ibidem). Les versets cités ne laissent aucun doute sur la forte croyance de ce grand homme en Dieu. Le fait, donc, de confondre Alexandre le Grand avec Doul Qarnains sans l’avoir corrigé dans le roman est une inexactitude d’ordre culturel qu’un lecteur avertit devrait réclamer.

Un autre problème encore gravissime, associé à notre Prophète Mohammed (que le Salut de Dieu soit sur lui) est le plus flagrant. Toujours à la page 37 de l’œuvre, KHAIR-EDDINE nous informe que « Sidna Mohammed a perdu l’unique garçon qui lui était né ». Cette information est de toute évidence erronée car nul n’ignore que Sidna Mohammed avait bien trois garçons, à savoir Alqassim, Ibrahim et Abdullah.

En somme, s’il est vrai que KHAIR-EDDINE est considéré comme un auteur difficile, hermétique et même incohérent, et qui cherche, comme le reconnaissent beaucoup de critiques, à dérouter, par le principe de la "guérilla linguistique" proclamée par l'écrivain lui-même dès sa venue à l'écriture, ce qui constitue un problème ardu pour nos élèves déjà horripilés par la lecture, il se doit néanmoins de véhiculer un savoir et une culture avérés et exacts.

Ne serait-il donc pas nécessaire et plus efficient de constituer un comité de lectorat verve et perspicace qui se chargerait de lire ces œuvres avant des les programmer pour nos élèves qui ont droit à une information fiable et une culture loin de tous propos ethnocentriques ? Pourquoi retranche-t-on et impose-t-on des œuvres verticalement sans demander l’avis du professeur, l’homme du terrain qui sait mieux que quiconque quel remède donner à ses patients ?

LASSEL ABDELLAH, Lycée Ibn Battouta, Tan-Tan.


  



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 Réponse N°1 7901

hommage
  Par   hardaoui mohamed  (Profle 08-01-11 à 15:12

bonjour monsieur ; désolé de vous dire que vous avez faussé votre jugement sur khair eddine. c est une reconnaissance du ministère pour les écrits de notre compatriote marginalisé il ya longtemps. nous sommes tous fiers d'etre marocains arabes ou berberes khaieddine a cite les propos de'ibn khaldoun sur les arabes .le chauvinisme n'a pas de place chez notre militant contre la modernité. ne croyez vous qu'on doit remettre en question toute la programmation et meme les orientations generales! qu 'a d'importance le pere goriot! candide!la boite a merveilles! ........pour mes eleves ils trouvent un grand plaisir quand nous entamons l'étude de khaireddine.




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