A propos de la grève snesup du 15 et 16 décembre 2010

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 20-12-10 à 11:23  Lu :2174 fois
     
  
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نص الحوار الذي أجراه الأخ الكاتب العام الأستاذ محمد الدرويش مع جريدة الاتحاد الاشتراكي بمناسبة الإضراب الوطني ليوم 15 و 16 دجنبر 2010 تحت عدد 9655 بتاريخ 15 دجنبر 2010 وكذا مقالات بكل من جريدة الصحراء المغربية و Le Matin وجريدة المشهد قصد الإطلاع.












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Enseignement supérieur
Nouveau débrayage annoncé par le SNESUP
Le ministère de tutelle exige plus de temps pour satisfaire les revendications.
Publié le : 13.12.2010 | 14h55
Un nouveau débrayage dans l'enseignement supérieur s'annonce à l'horizon. En effet, le bureau national du Syndicat national de l'enseignement supérieur a appelé l'ensemble des fonctionnaires de l'enseignement supérieur à observer une grève de deux jours les jeudi et vendredi 15 et 16 décembre prochain. La décision de ce débrayage général a été prise après plusieurs mois d'attente de l'évolution du cahier revendicatif des enseignants chercheurs et de l'avancement du dialogue avec la primature.
Contacté par le Matin, le secrétaire général du SNESUP, Mohammed Derouich, a indiqué que plusieurs étapes ont été franchies pour améliorer la condition de travail des fonctionnaires de l'enseignement supérieur. Toutefois, ces initiatives sont restées insuffisantes en l'absence de d'interventions d'autres départements concernés, notamment le ministère de l'Economie et des Finances, pour régler certains dossiers à grande sensibilité. En effet, malgré l'accord signé il y a plusieurs mois par le SNESUP et le ministère de l'Education nationale, relatif à la révision du statut des enseignants-chercheurs, le Syndicat national de l'enseignement supérieur est resté sur sa faim. Ce dernier appelle à l'adoption d'un projet de décret, par le ministère de l'Economie et des Finances et le ministère de la Modernisation des secteurs publics, relatif à la prise en compte des années d'ancienneté (en moyenne 9 ans) accumulées par 4.500 enseignants-chercheurs. Des années qui n'ont pas été prises en considération lorsque ces fonctionnaires ont été affiliés au statut général de la fonction publique.
D'après M. Derouich, ces enseignants s'attendaient au règlement de leur situation. « Les professeurs soulignent la nécessité d'adopter un statut équitable permettant une évolution logique, après un nombre déterminé d'années de travail dans un grade inférieur», explique-t-il. Le syndicat appelle aussi au règlement de la situation des professeurs naturalisés qui ont accédé à la fonction publique, sous contrat, et qui, par conséquent, ont été affiliés au régime collectif d'allocation de retraite au lieu de la CMR. Ces enseignants, qui n'ont pas encore vu leurs dossiers réglés, exercent dans l'enseignement supérieur depuis 15 ans.
«Il s'agit précisément du cas de 7 professeurs d'origine maghrébine qui risquent de percevoir 3.500 dhs de pension après leur retraite », indique M. Derouich. Par ailleurs, les autres revendications du Syndicat portent sur la réhabilitation de la situation des titulaires de doctorat de troisième cycle et l'élaboration d'un nouveau statut dans le cadre de la fonction publique, en prenant en considération les nouvelles missions des enseignants, notamment depuis 2004, date de l'entrée en vigueur de la nouvelle réforme universitaire.
D'après le secrétaire général du SNESUP, il est inconcevable d'entamer une réforme de l'enseignement supérieur sans la mise en place d'un nouveau statut pour les enseignants universitaires. «La réussite du défi de la réforme passe aussi par la motivation des professeurs. Il devient indispensable d'assainir tous les dossiers qui bloquent toujours l'avancement de la recherche dans notre pays. Les négociations ont trop duré. Cela fait 2 ans que nous sommes en attente de décisions sérieuses», indique M. Derouich. La centrale syndicale appelle également au règlement des dossiers de promotion de 2006 et une partie des promotions de 2007. Le SNESUP attribue cette fois le recours à ce débrayage au « laisser-aller » du gouvernement qui n'a pris aucune nouvelle initiative pour assainir le dossier revendicatif, surtout que la résolution de certains points figurant dans ce dossier relève de l'autorité d'autres ministères.
Pour Abdelhafid Debbagh, secrétaire général du département de l'enseignement supérieur, « il n'y a pas lieu d'observer une grève, du moment que les pourparlers avancent normalement ». Dans une déclaration accordée au Matin, ce responsable signale que plusieurs revendications sont en voie d'être satisfaites, notamment le dossier relatif à l'extension de l'âge de la retraite à 65 ans, proposé par les enseignants ou encore le règlement des années d'ancienneté (en moyenne 9 ans) accumulées par 4.500 enseignants-chercheurs, une revendication qui a pu être approuvée par le ministère de l'Enseignement et qui attend l'accord du ministère de l'Economie et des Finances. Selon ce responsable, plusieurs dossiers concernent d'autres départements. Par conséquent, il faudra plus de temps pour les résoudre. « Nous nous sommes mis d'accord avec le Syndicat national sur tous les points figurant dans le dossier revendicatif. Ce n'est donc qu'une question de temps», affirme M. Debbagh.
La balle est donc dans le camp de la primature. Selon le secrétaire général du Syndicat, la grève de l'enseignement supérieur aura lieu dans tous les établissements publics et les centres de recherche au niveau national selon la date fixée, sauf une intervention directe du Premier ministre qui pourrait suspendre cette décision.
La grève sera accompagnée d'un sit-in
Le bureau national du Syndicat national de l'enseignement supérieur a décidé, à l'issue d'une réunion tenue vendredi dernier, d'organiser, le 16 décembre de 12H30 à 13H30, un sit-in devant le siège du département de l'enseignement supérieur au quartier Hassan à Rabat.
Dans ce cadre, le bureau a appelé les professeurs-chercheurs dans tous les établissements d'enseignement supérieur et les centres de recherche, à l'issue de cette rencontre, à davantage de mobilisation pour défendre un enseignement supérieur au service de l'avenir, qui transcende les contraintes et répond aux attentes.

  



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