A propos de la focalisation dans aux champs

 Par zine hicham  (?)  [msg envoyés : 48le 21-02-12 à 21:07  Lu :9532 fois
     
  
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je me permets de poster ce message pour exposer un petit problème cognitif concernant la focalisation. J'ai travaillé avec mes élèves le premier extrait de la nouvelle " aux champs" mais j'arrive pas à trancher quant au point de vue adopté dans cet incipit. tantôt j'opte pour la focalisation externe étant donné que le narrateur décrit de l'extérieur ce qu'il voit. tantôt, je considère qu'il adopte la focalisation interne car on trouve des indices et des détails sur les personnages décrits. Qu'en pensez- vous?

  



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 Réponse N°1 17662

focalisation
  Par   Alawi Basma  (CSle 22-02-12 à 22:16



il s'agit de la focalisation zéro car le narrateur sait tt sur les personnages.





 Réponse N°2 17729

Focalisation (" Aux Champs")
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 23-02-12 à 23:26



Vous n’avez pas délimité l’extrait, mais s’il s’agit du fragment descriptif qui constitue l’état initial de la nouvelle « Les deux chaumières étaient côte à côte….en répétant “Je m’y ferais bien tous les jours », le type de focalisation adopté dans ce fragment ce n’est ni la focalisation interne ni la focalisation externe. D’abord, pour qu’il y ait focalisation interne il faut la présence systématique d’un personnage-percepteur qui observe l’événement décrit. Dans ce fragment, comme dans la majorité des débuts de romans, le narrateur, avant d’aborder l’histoire, se charge, en son propre nom et pour la seule information du lecteur, de décrire un spectacle qu’à proprement parler, en ce point de l’histoire, personne ne regarde. Ce fragment est tout simplement ce qu’on appelle « pause descriptive », caractéristique de la focalisation zéro dans le discours diégètique. Ensuite, la pause descriptive est proscrite dans la focalisation externe. Et puis, dans la focalisation externe, ce n’est plus ni le narrateur ni un personnage qui voient, mais une caméra. Par le seul fait donc que nous soyons devant une pause descriptive, les deux types de focalisations, interne et externe, sont exclues. D’autres indices dans le fragment renforcent la perspective narrative du narrateur. Non seulement la présence du narrateur se manifeste par une certaine omniscience externe (des informations sur le monde extérieur que ni un personnage-percepteur ni une caméra ne peuvent en rendre compte), mais se manifeste aussi au niveau du « registre verbal » ironique employé et qui traverse le passage. Quant au niveau du « plan temporel », du côté de « la fréquence », l’événement décrit est rapporté par « le récit itératif » qui synthétise en un seul segment descriptif plusieurs occurrences du même spectacle, le narrateur raconte une fois ce qui s’est passé plusieurs fois. Le récit itératif est une des caractéristiques de la focalisation zéro, il s’agit d’un autre type de sommaire. Ainsi, le type de focalisation adopté dans ce fragment est purement zéro.





 Réponse N°3 17822

première participation
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 26-02-12 à 10:11

Bonjour chers/ chères collègues! Je me présente: je suis JAAFARI Ahmed, je travaille depuis peu dans le cycle qualifiant, après 24 ans de labeur dans le cycle collégial. C'est grâce à un master (en genre: gender Studies, dont vous verrez sûrement l'influence dans mes propos) que j'ai pu accéder au changement de cadre.

Voilà! je tiens d'abord à remercier M. Harfi Brahim, qui m'a encouragé à participer, et qui m'a présenté M. Omari.

Bref! J'aurais peut-être l'occasion de m'étaler un peu plus sur ma propre personne.

Pour ma première participation, je voudrais réagir à la réponse de M. Omari :S'il vous plaît Monsieur Omari:" Peut-on parler de " Pause descriptive", alors que l'auteur entâme son récit?"

Et si nous prenons en compte que dans une nouvelle, à forte raison courte telle"Aux champs"la description a un rôle très important dans l'économie et le sens de l'histoire: sûrement ici, le réalisme, peut-on la considérer comme une pause( aussi descriptive que soit-elle)? serait-ce plutôt, une construction de sens, à travers une esquisse de touches successives, mais sélectives d'éléments susceptibles de participer à la diégèse et non seulement à une simple fonction mimésique?

Et concernant la focalisation, je vous rejoins quand vous parlez de degré Zéro, même si je soupçonne un peu une part de focalisation interne dans le fait que "les mamans distinguent à peine leurs propres enfants", toujours est-il que Maupassant disciple de Flaubert partage, sans doute avec lui, sa " « L'auteur dans son œuvre doit être comme Dieu dans l'univers, présent partout et visible nulle part. »

Bien à vous, et pardonnez le pêle-mêle de ces reflexions: j'ai tellement de choses à soulever, et c'est la première fois!





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