Le narrateur raconte une fois ce qui s'est passé plusieurs fois et les temps du récit ont alors une valeur itérative (de répétition) et peuvent être accompagnés d'indications temporelles exprimant cet aspect. Le fragment, dominé par cette valeur, synthétise en un seul segment descriptif plusieurs occurrences du même spectacle. La fonction de ce type de fragment est assez proche de celle de la description, et il s'agit d'un autre type de sommaire qu'on appelle «récit itératif»: TR
Le passage suivant, tiré de La Ficelle «Il dépérissait à vue d'oeil… Son esprit, atteint à fond, s'affaiblissait. Vers la fin de décembre, il s'alita. Il mourut dans les premiers jours de Janvier…», recoupe à la fois le sommaire d'événements non verbaux et deux ellipses implicites. La première se situe entre les fragments «Il dépérissait à vue d'oeil …Son esprit, atteint à fond, s'affaiblissait» et «Vers la fin de décembre, il s'alita», car nous savons, mais de façon fort imprécise, que ce dépérissement et cet affaiblissement ont pris un grand nombre de jours avant l'alitement. L'autre se situe entre les fragments «Vers la fin de décembre, il s'alita» et «Il mourut dans les premiers jours de Janvier…», néanmoins, cette se seconde ellipse, grâce à ces deux indications de date (fin de décembre, premiers jours de Janvier), est moins imprécise car nous savons qu'entre l'alitement et la mort, l'espace temporel élidé est de quelques jours et moins d'une semaine. e -Pause descriptive Le narrateur, abandonnant le cours de l'histoire (ou, comme dans Le Père Goriot, avant de l'aborder) se charge, en son propre nom et pour la seule information du lecteur, de décrire un spectacle qu'à proprement parler, en ce point de l'histoire, personne ne regarde. Dans le récit, la pause descriptive est un ajout, elle n'existe pas dans l'histoire, c'est pour cela que TR>TH 3-Plan spatial a-Position spatiale En l'absence d'indications spatiales déictiques en rapport avec le moment de la narration, le lecteur adoptera dans son imagination la position spatiale occupée par le narrateur b-Mobilité spatiale Le narrateur a le don de l'omniprésence et pourra donc raconter ce qui s'est passé à un même moment à plusieurs endroits différents 4-Plan verbal a-Registre verbal: Idiolecte du narrateur (lexique, syntaxe et images) Pour les événements non verbaux, le narrateur manifeste une attitude ou une position par différents moyens linguistiques évaluatifs et appréciatifs et par différentes valeurs symboliques et argumentatives de l'expression. Dans l'analyse de l'univers intérieur des personnages, le narrateur emploie un vocabulaire très abstrait, et à aucun moment il ne fait le moindre effort pour épouser le lexique et la syntaxe ou pour adopter les images qui sont propres à l'expérience intérieure des personnages. Pour les événements verbaux, le narrateur les résume en transposant le registre verbal des personnages en son propre idiolecte. b- Degré d'insertion du discours des personnages -discours extérieur des personnages narrativisé -discours intérieur des personnages narrativisé. Tout en usant, cependant, de formules de subordination de genre: «il savait que, il sentait que, il pensait que», le narrateur résume les sentiments, les pulsions, les désirs… B-Dans le discours extradiégétique 1-L' appareil formel du discours du narrateur (ou traits distinctifs linguistiques du «discours» auctoriel) a -Pronoms personnels Je, nous du narrateur; tu, vous du narrataire -«Ainsi ferez-vous, vous qui…, vous qui…, en vous disant…». Début du Père Goriot, le narrateur s'adresse à un certain type de narrataire. -«… vallée remplie de souffrances réelles, de joies souvent fausses, et si terriblement agitée qu'il faut je ne sais quoi d'exorbitant pour y produire une sensation de quelque durée». Au début du Père Goriot, le narrateur décrivant l'espace. Remarque: Dans un récit à la première personne, le «je» se réfère tantôt au personnage dans le passé («je» narré), tantôt au narrateur en rapport avec le moment de l'énonciation («je» narrant), et nous serons alors devant un discours. Pour reconnaître un discours en rapport avec le «je» narrant, il faut consulter les autres indices de l'appareil formel. b-Temps verbaux En rapport avec le moment de la narration: présent, futur, passé composé (appelés temps du discours) «…ce drame n'est ni une fiction, ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être». Début du Père Goriot «Non, je n'ai pas encore oublié ces instants. Seigneur! Je me souviens. Je me souviens de cette solitude…», La Boîte à merveilles c-Déictiques -Pronoms démonstratifs En rapport avec le moment de la narration (ce, ces. ceci, cela, cet…) «En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature…». Début du Père Goriot «Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort». La Boîte à merveilles Le démonstratif déictique «ces» est en rapport avec l'actualité du narrateur balzacien. Le démonstratif déictique «cet» est en rapport avec l'actualité du narrateur, Mohamed adulte («je» narrant»). -adverbes en rapport avec la position spatiale du narrateur au moment de la narration (ici, là , à cet endroit…). Le point de repère des déictiques spatiaux c'est la position qu'occupe le corps du narrateur lors de son acte d'énonciation. C'est toute l'importance de l'axe sémantique proximité du narrateur vs éloignement Un exemple tiré du Père Goriot: «Sera-elle comprise au-delà de Paris?», l'adverbe déictique «au-delà » détermine clairement la position spatiale du narrateur au moment de l'écriture: Paris. -adverbes en rapport avec le moment de la narration (maintenant, hier, aujourd'hui, demain, il y a trois jours…) Dans un exemple tiré d'Eugénie Grandet de Balzac, le narrateur, entrain de parler de son époque où l'argent domine les lois, la politique et les moeurs, dit : «Maintenant le cercueil est une transition peu redoutée». Maintenant n'a de sens que par rapport à l'actualité, ponctuelle et dilatée, du narrateur. d-L'interrogation et l'exclamation par le narrateur -L'interrogation par le narrateur est une interrogation «rhétorique» qui oriente le jugement du narrateur. -Par l'exclamation le narrateur peut exprimer un cri de joie, de douleur, de surprise, d'admiration…, peut exprimer un souhait (subjonctif avec sens optatif) Un exemple tiré du Père Goriot, pendant que le narrateur décrit l'espace: «La rue Neuve-Sainte-Geneviève surtout est comme un cadre de bronze, le seul qui convienne à ce récit, auquel on ne saurait trop préparer l'intelligence par des couleurs brunes, par des idées graves; ainsi que, de marche en marche, le jour diminue et le chant du conducteur se creuse, alors que le voyageur descend aux Catacombes. Comparaison vraie! Qui décidera de ce qui est plus horrible à voir, ou des coeurs desséchés, ou des crânes vides?». e-L'intimation par le narrateur -Vocatif; -Ordre (impératif, subjonctif avec sens impératif) Au début du Père Goriot, au moment où le narrateur s'adresse à un certain type de narrataire, nous trouvons l'expression suivante où se recoupent l'exclamation et l'intimation par le narrateur:«Ah! Sachez-le…» - la modalisation par le narrateur Certains adverbes dits modaux ou de discours et certaines expressions expriment l'appréciation du narrateur sur la valeur de la vérité contenue dans l'énoncé (nécessairement, forcément, à coup sûr…), ou sur sa conviction quant à la validité de l'énoncé (certainement, peut-être, probablement, sans doute…). Au début du Père Goriot, on rencontre des expressions telles «All is true», «il est si véritable» et l'adverbe «peut-être» répété plusieurs fois. 2-Types fonctionnels de discours du narrateur (ou les fonctions du discours auctoriel) Les critères linguistiques énumérés recoupent les fonctions du discours auctoriel a-Discours communicatif Discours par lequel le narrateur s'adresse à son narrataire, soit pour agir sur lui, soit pour maintenir le contact avec. Au début du Père Goriot, le narrateur s'adresse à un certain type de narrataire par des reproches pour agir sur lui: «Ainsi ferez-vous, vous qui tenez ce livre d'une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant: Peut-être ceci va-t-il m'amuser…» b-Discours métanarratif commentatif Discours par lequel le narrateur se prononce dans le récit sur le récit Exemple tiré du Père Goriot: «ce drame n'est ni un roman ni une fiction, all is true…» c-Discours explicatif Le narrateur fournit des explications de certains éléments de l'histoire: explications des ressorts psychologiques des personnages particulièrement. Il arrive que le narrateur ne se contente plus seulement d'observer l'action romanesque, mais en propose une explication plausible. Au plan perceptif-psychique, le narrateur balzacien, par exemple, jouit d'une omniscience suprahumaine, de sorte qu'il est capable de donner des explications prétendues infaillibles (voir les exemples cités dans le volet«perception interne illimitée»). d-Discours évaluatif Le narrateur prononce un jugement (intellectuel ou moral) sur l'histoire ou sur les personnages impliqués (comparaisons, adjectifs qualificatifs expressifs, etc., qui sont mis sur le compte du narrateur). Précisons, cependant, que les énoncés évaluatifs, contrairement aux autres discours formulés souvent dans les temps du discours, sont souvent insérés dans le discours diégétique où dominent les temps du récit, et il faudra toujours vérifier attentivement si l'énoncé évaluatif peut être mis sur le compte du narrateur ou s'il peut être attribué à un personnage, dans le premier cas, le discours évaluatif appartient au type narratif auctoriel. L'énoncé cité précédemment, tiré de La Boîte à merveilles («Les clientes de la Chouafa…à dévoiler plus sûrement l'avenir») est un cas exemplaire pour différencier la nature du «discours» selon qu'il est en rapport avec le narrateur ou avec le personnage. Pour repérer les éléments auctoriels d'un récit, on peut donc profiter des traits distinctifs linguistiques du «discours». e-Discours émotif Le narrateur manifeste les émotions que l'histoire suscite en lui Voici un exemple tiré du Père Goriot où se recoupent à la fois, uniquement par l'emploi d'un adjectif qualificatif, et le discours évaluatif (qui exprime l'attitude intellectuelle du narrateur) et le discours émotif (qui fait ressortir la disposition affective du narrateur): «nul quartier de Paris n'est plus horrible» f- Discours modal Le narrateur révèle le degré de certitude à l'égard de ce qu'il raconte: -verbes modaux : pouvoir, devoir -adverbes modaux : certainement, peut-être, probablement, sans doute, etc: «L'oeuvre accomplie, peut-être aura-t-on versé quelques larmes intra niuros et extra. Sera-elle comprise au-delà de Paris?» / «Ce drame n'est ni une fiction, ni un roman… que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être». Début du Père Goriot g- Discours abstrait Le narrateur énonce des réflexions générales, abstraites. Le discours abstrait présente une réflexion sous forme d'une maxime ou d'une vérité générale. Le discours abstrait foisonne dans Le Père Goriot: «Le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard» «Les petits esprits satisfont leurs sentiments, bons ou mauvais, par des petitesses incessantes» «Ce que les moralistes nomment les abîmes du coeur humain, c'est uniquement les décevantes pensées, les involontaires mouvements de l'intérêt personnel» Remarque: le repérage du discours abstrait, ainsi que des autres types de discours, tels que le discours explicatif, évaluatif et émotif, peut aider à déduire la vision du monde du narrateur. B-La focalisation interne (ou perspective narrative actorielle) Dans le discours diégétique 1-Plan perceptif-psychique a-Perspective narrative: Perspective narrative d'un ou de plusieurs personnages b-Profondeur de la perspective narrative -Perception externe limitée: extrospection du personnage-percepteur Adoptant le point de vue d'un personnage, le narrateur ne pourra donner qu'une présentation externe limitée du monde et des autres personnages. L'objet perçu ne doit être décrit que de l'extérieur et les informations rendues à son propos dépendent étroitement de la subjectivité du personnage-percepteur, car c'est selon son statut (son âge, son sexe, son savoir intellectuel, son idiolecte, son humeur…) que l'objet perçu nous est présenté. Rappelons que lorsque le narrateur veut adopter le point de vue d'un personnage, il mobilise souvent des verbes de perception qui indiquent l'origine du regard, et tout est perçu en fonction des impressions du personnage: surprise, curiosité, admiration, émerveillement, attirance, fascination, ennui, peur, angoisse, dégoût. De même, dans ce type de perception, les informations d'ordre historique, biographique...par le narrateur, sont proscrites. -Perception interne limitée: introspection du personnage-percepteur Adoptant le point de vue d'un personnage, le narrateur ne pourra donner qu'une présentation interne limitée du monde intérieur du personnage-percepteur pour autant que celui-ci se connaisse lui-même, mais jamais la moindre présentation du monde intérieur des autres personnages si ce n'est par le biais de leurs paroles ou leurs actions (gestes, mimiques, etc.). On dit que le narrateur en dit ce que sait tel personnage. Souvent, particulièrement dans les romans dits psychologiques, la vie intérieure du personnage focal est rendue par le monologue intérieur qui constitue un trait distinctif de la focalisation interne. Comme le monologue intérieur peut exprimer la vie inconsciente d'un personnage, le narrateur s'efface totalement devant le flux de pensées du personnage qui fonctionne ainsi pour le lecteur comme centre d'orientation. Mais pour rendre compte de la vie intérieure du personnage-percepteur, le narrateur peut aussi user de ce qu'on appelle le psycho-récit consonnant, discours dans lequel il s'abstient de faire des déclarations ayant recours au présent gnomique, des commentaires sous forme de spéculations ou d'explications et évite des marques de distance dans le registre verbal. Dans cette technique, le lexique utilisé par le narrateur est fortement influencé par le langage intime du personnage-percepteur, et son style se révèle par instants contaminé par des vulgarismes et des expressions dialectales qui appartiennent au personnage. 2- Plan temporel a-Ordre -Possibilité de faire des retours en arrière -Impossibilité de faire des anticipations certaines Le retour en arrière n'est possible que par la mémorisation d'épisodes passés par le personnage-percepteur, et comme celui-ci ignore son avenir, l'anticipation certaine est exclue, uniquement des projets et des suppositions des acteurs dont la réalisation future est douteuse. Le récit reste dominé par le mouvement chronologique. b-Durée ou vitesse -Scène d'événements non verbaux Les procès relatés et décrits sont rapportés développés au maximum tels qu'ils ont été vécus réellement par le personnage-percepteur dans l'histoire: TR = TH -scène d'événements verbaux Les paroles et les pensées des personnages sont rapportées in extenso: TR = TH c- Fréquence: évocations singulatives Le narrateur raconte une fois ce qui s'est passé une fois, les temps du récit ont une valeur singulative. Les événements sont relatés tels qu'ils ont été vécus au moment de leur avènement par le personnage-percepteur: TR = TH d-Absence de pause descriptive Une station qui correspond à un arrêt contemplatif du personnage-percepteur n'est pas considérée comme une pause descriptive et donne l'illusion que la narration n'est pas interrompue (selon Genette): TR = TH E-Absence d'ellipse: TR = TH 3-Plan spatial a-Position spatiale C'est le personnage qui commande par ses déplacements la position spatiale et rien n'est narré ou décrit qu'en sa présence. b-Mobilité spatiale Impossibilité d'omniprésence Le narrateur ne pourra pas donc raconter ce qui s'est passé à un même moment à plusieurs endroits différents. Il reste attaché aux déplacements et à la position spatiale du personnage-percepteur. 4-Plan verbal a-Registre verbal: registre verbal du personnage-percepteur (lexique, syntaxe et images) Puisque le mode narratif est la scène, le registre verbal pour les événements non verbaux est celui du personnage-percepteur. Non seulement le narrateur raconte ces événements tels qu'ils ont été perçus et vécus par le personnage, mais encore tels que celui-ci aurait pu les formuler lui-même dans son propre idiolecte. Dans l'analyse de l'univers intérieur du personnage percepteur, le narrateur fait un effort pour épouser le registre verbal du personnage focal (voir le volet «perception interne limitée). Pour les événements verbaux, le narrateur se contente de rapporter les paroles des personnages dans leur propre registre verbal personnel (ex: les scènes dialogiques dans La Ficelle) b- Degré d'insertion du discours des personnages -Le discours extérieur (prononcé à haute voix) des personnages appartient au type narratif actoriel pour autant que leurs paroles soient entendues par le personnage-percepteur, rapporté au style direct (monologue, dialogue) ou transposé au style indirect ou indirect libre -Le discours intérieur du personnage-percepteur. Le discours intérieur est seulement possible quand il provient du personnage-percepteur, rapporté au style direct (soliloque intérieur, monologue intérieur) ou transposé au style indirect ou indirect libre. -Discours extradiégétique (appareil formel et types fonctionnels du discours du narrateur) absent C-La focalisation externe (ou perspective narrative neutre) Bien qu'il existe plusieurs caractéristiques communes entre la focalisation interne et la focalisation externe, ce qui distingue les deux types de focalisation, c'est, d'abord, l'impossibilitédans la focalisation externe d'une perception interne de l'objet perçu (des personnages particulièrement) , ensuite, l'objet perçu, qui n'est décrit que de l'extérieur, est décrit de la manière la plus neutre et la plus objective et non de façon subjective comme c'est le cas dans la focalisation interne. Et c'est en ce sens qu'on parle de perspective narrative d'une caméra qui enregistre un monde extérieur visible et audible. Dans le discours diégétique 1-Plan perceptif-psychique: a-Perspective narrative: Perspective narrative d'une caméra b-Profondeur de la perspective narrative -Perception externe limitée: enregistrement La caméra se limite à l'enregistrement du monde romanesque visible et audible -impossibilité d'une perception interne des personnages La vie intérieure des personnages ne devra être déduite qu'indirectement par le biais de leurs paroles et de leurs actions (gestes, mimiques, etc.) 2- Plan temporel a-Ordre -Possibilité réduite de faire des retours en arrière -Impossibilité de faire des anticipations certaines Comme le discours des personnages ne peut être capté que pour autant qu'il soit prononcé à haute voix, le retour en arrière n'est possible que quand un personnage évoque lui-même des épisodes de son passé. Et comme celui-ci ignore son avenir, l'anticipation certaine est proscrite. Le récit, dans son déroulement, demeure dominé par le mouvement chronologique comme dans la focalisation interne. b-Durée ou vitesse -Scène d'événements non verbaux Comme dans la focalisation interne, les procès relatés sont rapportés développés au maximum comme ils ont été vécus réellement par les personnages: TR = TH -scène d'événements verbaux Comme dans la focalisation interne, les paroles des personnages sont rapportées in extenso: TR = H c- Fréquence: évocations singulatives comme dans la focalisation interne: TR = TH d-Absence de pause descriptive: TR = TH e-absence d'ellipse: TR = TH 3-Plan spatial a-Position spatiale La position spatiale est orientée par la caméra b-Mobilité spatiale La caméra permet des déplacements mais exclue l'omniprésence comme dans la focalisation interne 4-Plan verbal a-Registre verbal Les événements non verbaux sont présentés dans un registre verbal neutre, non individualisé, ni celui du narrateur, comme dans la focalisation zéro, ni celui d'un personnage-percepteur comme c'est le cas dans la focalisation interne. Fitch énumère toute une série de qualifications utilisées pour caractériser le registre verbal prétendu neutre:«style simple et presque constamment égal», «style plat et incolore», «style grisaille», «écriture blanche»… Pour les événements verbaux, c'est l'enregistrement fidèle des idiolectes des différents personnages. b- Degré d'insertion du discours des personnages -discours extérieur des personnages enregistré et rapporté uniquement au style direct (monologue, dialogue) -Impossibilité de reproduire Les pensées intérieures des personnages - Discours extradiégétique (appareil formel et types fonctionnels du discours du narrateur) absent, comme dans la focalisation interne Remarques importantes: - Dans un récit à la première personne, la focalisation externe n'existe pas. - la formule de focalisation pure (zéro, interne ou externe) ne porte pas souvent sur un énoncé long, mais plutôt sur un segment narratif déterminé, qui peut être fort bref. Souvent, dans un énoncé se recoupent deux, voire les trois types de focalisation -Une tentative d'analyse narratologique d'un passage sera publiée ultérieurement.
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