à lire et à méditer.

 Par amina ossoule  (?)  [msg envoyés : 120le 28-04-12 à 09:05  Lu :1234 fois
     
  
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A lire jusqu'au bout, c'est extrêmement sérieux et ça donne à réfléchir!
Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital.
L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque
après-midi afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons, son lit était à coté de la seule fenêtre de la chambre.
L'autre devait passer ses journées couchées sur le dos. Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et de leurs familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits ou ils avaient été en vacances.
Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors.
L'homme dans l'autre lit commença à vivre pendant ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac, les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux en modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel, de grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner.
Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre coté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.
Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là. Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante.
Les jours et les semaines passèrent.
Un matin, à l'heure du bain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil.
Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps.
Dès qu'il sentit que le moment était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à coté de la fenêtre.
L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors.
Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait
décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.
Or, tout ce qu'il vit, fut un mur !
L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité.
L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.
Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager, commenta-t-elle.
Epilogue :
Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves.
La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé.
Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l'argent ne peut acheter.
Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle présent.
source internet.

  



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 Réponse N°1 20531

Merci
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-04-12 à 09:20



Merci beaucoup pour le partage, chère collègue.





 Réponse N°2 20532

re
  Par   marocagreg  (Adminle 28-04-12 à 09:36

ils se sont parlé tout ce temps là et il ne s'est pas rendu compte qu'il est aveugle, ça manque un peu de vraisemblance, à moins que le but ne soit seulement de faire la morale.




 Réponse N°3 20537

Un bel enseignement
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 28-04-12 à 11:37



M. Marocagreg, ne cherchons pas la vraisemblance.

Allons au-delà de l'histoire!

C'est vrai qu'il est gênant de parler de soi.

On refuse de le faire souvent par pudeur mais également parce qu'on nous répète que dans un site on est un être virtuel. Or, même dans un univers virtuel, avec un pseudonyme pour certains, on est forcément présent comme entité réelle par nos origines, notre éducation, notre expérience. On ne peut se défaire de ce lourd héritage qui se manifeste , malgré nous de manière sérieuse ou légère. Il est en nous, il est ce qu'on est.

Discuter dans un forum se fait peut-être au début dans l'intention , d'être à la page du "NET", du vivre au présent des technologies, du partage d'expériences de la classe, mais aussi cette discussion se fait dans un besoin de communiquer à travers l'écriture. Cette communication devient alors un besoin vital car comme dans le message elle peut libérer la personne de souffrances telles qu'une maladie, la perte d'un être qui lui est cher., une solitude... Cette personne n'en parle pas par dignité, refus de compassion. Elle peut transformer ses souffrances en joie de vivre...Attention, on est tous des malades potentiels!

Il y a ceux qui souffrent de cécité mais qui voient par leur coeur la beauté de ce qu'ils ne voient pas par leurs yeux comme il y a ceux qui voient mais qui ferment leurs yeux car ils ne veulent observer que ce qui est en eux.

L'affirmation de soi dans le sens de la domination en éclairant trop peut éblouir et aveugler!





 Réponse N°4 20540

Une anecdote.
  Par   Samira Yassine  (CSle 28-04-12 à 11:56

Je remercie ma chère amie Amina pour ce beau récit porteur d'une bonne leçon pour ceux qui voient la beauté partout et se lamentent sur leur sort croyant que tout est laid autour d'eux.

M marocagreg, je vais vous raconter ce qui m'est arrivé un jour, vous qui parlez de vraissemblance.

J'étais invitée à une fête de mariage, j'y ai rencontré une jeune fille dont la soeur venait de décéder. Cette jeune fille , je venais de la connaitre alors je lui ai présenté mes condoléances et j'ai parlé un bon bout de temps avec elle.

Quelques jours plus tard, je me trouvais de nouveau dans la maison de la fête et je demandais comment la femme pour qui j'ai présenté les condoléances était morte, on m'a répondu

" dans cette famille tout le monde est sourd, les enfants de cette famille, y compris la jeune fille avec qui j'ai parlé un bon bout de temps, étaient des sourds-muets de naissance.....

Je ne sais pas si vous avez compris ce qui m'est arrivé:

J'ai parlé , parlotté pendant un bon bout de temps avec une SOURDE MUETTE :-) :-) :-)

je suis tellement bavarde que je ne me suis pas rendu compte que mon "interlocuteur" ne parlait pas, elle me répondait de la tête , le sourire aux lèvres. Mon dieu comme je suis bavarde! Il fallait lui donner une seconde la parole, j'aurais découvert qu'elle ne m'entendait pas et ne pouvait me répondre. :-):-):-)

Secret , ne le répétez à personne.




 Réponse N°5 20550

belle histoire si ce n'était le mur
  Par   Adi Lachgar  (CSle 28-04-12 à 13:27



Oui, M. Marocagreg, la recherche du vrai l'emportera toujours, chez vous, sur la tentation du beau, même faux. Moi-même, les histoires pleines de bons sentiments m'agacent un peu. Mais, si on se laissait aller un peu: il y a quelque chose d'à la fois triste et formidable dans cette histoire. Celui qui ne voit pas, pour des raisons "intrinsèques", puisque aveugle, raconte "des histoires" à celui qui ne voit pas pour des raisons "extrinsèques". Il le fait rêver, l'entretient dans un doux leurre jusqu'à la fin de sa vie. C'est beau, c'est lyrique, c'est pathétique, mais aussi tragique, horrible, comme le sont toutes les histoires d'avant les lumières.

Méditons puisqu'il s'agit de cela: l'histoire se termine avec la mort du "romancier."Mais l'histoire de l'autre doit continuer, devant un mur horriblement plat et silencieux. Croyez-vous que sa vie sera désormais heureuse? Est-il obligé de croire l'explication de cette gentille infirmière (ça se passe pas chez nous)? Et si l'autre vieux ne racontait pas en pensant à son auditeur? S'il ne pensait qu'à lui même et au plaisir de raconter?

Pensez à la déception de cet homme, maintenu non pas dans l'ignorance, mais dans l'illusion d'un faiseur de rêves. N'y a-t-il pas ici quelque chose de tragique? Il est vrai que s'il avait dit à son compagnon "désolé, je suis aveugle et je ne peux rien te dire de l'extérieur", ç'aurait été moins poétique, mais au moins ç'aurait été vrai et peut être aurait-il alors fallu les changer de place avant la mort de l'aveugle. Ou alors, mieux encore:"Écoute, je suis aveugle et je n'y vois rien. Mais si tu veux, tu fermeras les yeux et je te ferai rêver car je suis poète.Je te décrirai des payasages de mon souvenir et tu y seras le bien venu. Et si tu veux, car je suis aussi romancier, je te raconterai des histoires qui te feront rire et pleurer, tressaillir et sursauter. " Nous aurions alors eu la relation consentie, humaine, entre un poète rêveur et un auditeur- lecteur amateur de rêves et d'histoires, la relation de deux êtres libres liés par le choix de la beauté, non la relation entre une sorte de charlatan et sa dupe.

Voilà en quoi ces histoires empreintes de religiosité (on la trouve sur des sites islamisants et des sites évangélisants) me gênent. Elles posent comme un acquis que certaines personnes puissent nous raconter des histoires infantilisantes et que nous n'ayons aucun recours, sinon y croire en attendant la mort du conteur. Souvent, c'est trop tard.

N'empêche, l'histoire reste belle.





 Réponse N°6 20554

re
  Par   amina ossoule  (CSle 28-04-12 à 14:19



merci à vous tous mes trés chers collègues, et combien je suis fière de me retrouver parmi vous, gens aussi intellectuels , c'est cela mes concitoyens.

ce genre d'histoires peuvent etre exploitées en classe , elles sont disponibles sous forme de diaporama, bien illustrés,qu on peut présenter aux élèves au début de la séance .elles peuvent etre des stimulants d'éventuelles discussions ou encore un support pour motiver les élèves au début de la séance de français.





 Réponse N°7 20565

Morale
  Par   bensaidi brahim  (CSle 28-04-12 à 16:44



C'est la dernière morale qui m'a beaucoup interpellé en tant qu'invitation à contourner le sort tragique des personnages!Aujourd'hui est un cadeau!C'est de cette façon que parlait Ronsard:

Vivez,si m'en croyez,n'attendez à demain:

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.





 Réponse N°8 20566

re
  Par   marocagreg  (Adminle 28-04-12 à 17:10

Au lieu du carpe diem épicurien, cette histoire me rappelle plutôt les développements de Pascal sur le divertissement. Pour lui, l'homme est assiégé de l'idée de la mort mais au lieu de faire face à cette seule certitude (celle de mourir un jour ou l'autre), il multiplie les divertissements pour se se voiler le regard. Ce "romancier" n'a donc fait que mettre un troisième mur romanesque (le beau mensonge) pour ne pas voir la mort qui les guettait (le premier étant le mur de béton, le deuxième sa propre cécité). Vous ne trouvez pas que le beau ne peut être que vraisemblable ? (je ne dit pas vrai, mais vraisemblable)




 Réponse N°9 20567

re
  Par   bensaidi brahim  (CSle 28-04-12 à 18:12



L'appel de Ronsard fait peut-être partie des divertissements préconisés par Pascal avec tantôt la délectation des plaisirs de la vie,pas seulement de concupiscence! mais de tous les plaisirs(sa vie mondaine)tantôt à la foi religieuse selon sa congrégation janséniste(à Port Royal où il s'est consacré à son pari.)





 Réponse N°10 20569

re
  Par   marocagreg  (Adminle 28-04-12 à 18:50



Pascal ne préconise pas le divertissement, il le condamne, car il empêche l'homme de prendre pleinement conscience de sa condition et lui permet de se complaire dans un bonheur illusoire :

"Si l'homme était heureux il le serait d'autant plus qu'il serait moins diverti, comme les

saints et Dieu. Oui; mais n'est-ce pas être heureux que de pouvoir être réjoui par le divertissement?"





 Réponse N°11 20570

re
  Par   bensaidi brahim  (CSle 28-04-12 à 18:57

Et cette interrogation rhétorique n'a-t-elle pas une valeur d'une assertion favorable au bonheur par le biais du divertissement étant donné que l'homme n'égalerait jamais ni Dieu ni les saints?




 Réponse N°12 20576

de l'usage en classe de ces histoires
  Par   Adi Lachgar  (CSle 28-04-12 à 20:58

Je dois vous mettre en garde, chère collègue, contre l'usage en classe de ces "histoires morales." Beaucoup d'entre elles sont d'une provenance douteuse et, la plupart du temps, sont conçues par des organismes prosélytes. Cela pourrait vous occasionner pas mal de soucis.Je vous conseillerais de toujours chercher qui est derrière le message. Internet est une mine et une mine ça saute aussi!




 Réponse N°13 20578

merci
  Par   amina ossoule  (CSle 28-04-12 à 21:19



je vous remercie monsieur Adi de m'avoir ouvert les yeux sur des réalités auxquelles je n'ai jamais fait attention.En fait, je me suis inspirée d'un inspecteur, lors des séances de formation qui nous visionnait des diaporamas chaque début de séance. j'avais beaucoup apprécié et j'ai récupéré tout ce qu il avait sur son pc.





 Réponse N°14 20581

de l'usage en classe
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 28-04-12 à 21:59

M. Adi soulève là une problématique importante.

Mais, je pense que la démarche selon laquelle on pourrait proposer aux élèves un quelconque texte est identique à celle qui préside au choix des extraits des œuvres au programme. Je pense que "la faute n'est pas au texte" mais à l’utilisation qu'on en fait. Le texte le plus révolutionnaire du monde pourrait être instrumentalisé en faveur d'une idéologie réactionnaire et le texte le plus anodin pourrait être orienté vers des lectures qui s'aligneraient sur des agendas douteux.

L'utilisation en classe d'un texte donné est censé obéir, à mon sens, à deux contraintes:

1. institutionnelle: les textes devraient être en harmonie avec les finalités et les choix politico-éducatifs du pays consignés généralement dans le curriculum.

2. pédagogique: l'enseignant choisit les textes en fonction d'objectifs didactiques et pédagogiques et non pas idéologiques. Leur utilisation obéit à la même exigence.

Et je pense qu'un enseignent est capable de distinguer un texte "innocent" d'un texte "miné".




 Réponse N°15 20601

Il ne s'agit pas de cela
  Par   Adi Lachgar  (CSle 29-04-12 à 10:58

Vous avez raison cher collègue. Mais ce dont j'ai voulu mettre notre collègue et tous les autres en garde, ce sont ces jolis diaporamas qui circulent sur Internet, qui semblent véhiculer des messages "humains" et moraux, qui sont très bien faits mais qui proviennent de sites méthodistes et autres évangélisants. Dernièrement, dans le collège où étudie mon fils, un enseignant d'EPS, qui voulait sans doute bien faire, a invité quelques "bons élèves" à visionner un film sur la loi de l'attraction. Deux plaintes de parents d'élèves ont été déposées auprès de la délégation. Les parents qui se sont plaint ont découvert que le film en question vient de sites commerciaux ou "religieux."





 Réponse N°16 20615

Hoax et compagnie
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 29-04-12 à 14:50



Tout à fait d'accord avec vous Ssi Adi.

Internet regorge d'informations qui ne sont pas toujours fiables: hoax, canulars, ... Au delà de la marge d'erreur qui pourrait être intrinsèque à certaines productions informatiques, il y a eu, effectivement, des "créatures" montées en toutes pièces pour servir des idéologies ou des idées douteuses et dangereuses.

Merci





 Réponse N°17 20617

re
  Par   marocagreg  (Adminle 29-04-12 à 16:39



A M. bensaidi, certes, il y a le bonheur que procure l’aveuglement, mais le vrai bonheur est celui que procure la lucidité. c'est ce que dit Pascal (tu peux voir ses Pensées). je crois qu'en Islam c'est la même chose (divertissement = allahw, alghafla) il y a ceux qui choisissent d'ignorer, de s'occuper de ci et de ça jusqu'à ce qu'ils soient surpris par la mort et il y a ceux qui préparent le départ)





 Réponse N°18 20654

le bonheur est pluriel
  Par   bensaidi brahim  (CSle 30-04-12 à 21:25



Chacun voit le bonheur à sa façon. Il suffit d’être heureux! Le bonheur n'est pas une fin en soi c'est une trajectoire, c'est un chemin qui doit échapper à toutes manipulations de la doxa.

La vie de Pascal nous enseigne que la nature humaine est versatile. Même dans "ses Pensées" il adopte intentionnellement parfois des idées paradoxales mais complémentaires d'où le dépassement continuel dans ses réflexions. Aussi L.Goldman, dans" le Dieu caché"le qualifie-t-il du précurseur inconnu de la dialectique . C'est là justement ou réside son génie.





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