57 kilos de peine

 Par Sassine FatimaEzzahrae  (?)  [msg envoyés : 34le 22-03-13 à 20:37  Lu :1133 fois
     
  
 accueil


Mme Yassine, Mme Zhor et M. JAAFARI .. Je sais que ce récit ne fait pas le poids devant tout ce que vous faites pour moi, mais il vous est dédiés. Merci pour tout !
57 kilos de peine
La nuit quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille. L'insomnie est la face sombre de l'imagination. Elle connaissait ces heures noires et secrètes. Au matin on se réveille engourdi, les scénarios catastrophes sont devenus extravagants, la journée effacera leur souvenir, on se lève, on se lave et on se dit qu'on va y arriver. Mais parfois la nuit annonce la douleur, parfois la nuit révèle la seule vérité : le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été. Et puis une autre chose ..Pourquoi dit-on la peine, la douleur, le chagrin ? Ce n'est pas un état unique. On devrait dire les peines, les douleurs, les chagrins car la souffrance initiale se décompose en mille séquences aussi douloureuses que le choc premier, qui le perpétuent, l'enflent.
Lilia s’était réveillée sous le regard bienveillant du soleil naissant, se dirigea vers la vitre, l’ouvrit, vit ces deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d’un supplicié. Une chaleur caniculaire avait résorbé les hypothétiques bouffées d’air que la nuit, dans la débâcle de sa retraite, avait omis d’emporter. .. Lilia ferma les paupières .. et comme chaque matin, elle se dit : ce n’est qu’une journée, vingt-quatre heures à passer […] elle éprouve le besoin de se rappeler la durée d’une journée, pour se persuader que si elle avait réussi à passer celle de la veille, elle irait au bout de la prochaine. ... l’autre voix qui raisonnait dans les parois de son crâne devint plus audible, les paroles plus claires : « N'ayez aucun doute, elle vous entend, dit-elle. Elle se rend compte de tout ce qui se passe." ..... " Vous croyez que tout dépend des médecins, ou des infirmières, ou de cet équipement? poursuivit-elle en tendant la main vers le mur d'appareils médicaux. Eh bien, non. C'est elle qui mène le jeu. Alors, parlez-lui. Dites-lui qu'elle peut prendre tout le temps qu'elle veut, mais qu'elle revienne. Vous l'attendrez » .. Elle rouvrit ses yeux chassa ce souvenir funeste, fit sa toilette, puis se mit devant la glace. C’était sa séance d’auto- soutien quotidienne. Elle regarda pendant longtemps le reflet de ses yeux ternes .. puis entama son concert de mot: « Lilia, la vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout. Des gens sont revenus des camps et ont refait des enfants. Des hommes et des femmes qu'on a torturés, qui ont vu mourir leurs proches et brûler leurs maisons ont recommencé à courir après l'autobus, à commenter la météo et à marier leurs filles. C'est incroyable mais c'est comme ça. La Vie est plus forte que tout. » .. Elle se dit que parfois ça marche, parfois c’est la seule solution .. avancer pas à pas. Et quand on s'obstine à mettre un pied devant l'autre, on finit toujours par arriver quelque part. Il fallait qu’elle fasse comme si .. jusqu’à ce qu’elle y arrive .. Faire semblant de vivre .. et éventuellement elle serait vivante. Ses yeux s’embuaient, elle s’arrêta soudainement, elle savait que cette séance ne marchait plus depuis quelques temps.. les paroles semblaient perfides, fades et vides ..elle ne croyait plus en ses propres mots.. « Allez, Lilia, il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les formes, presser l’éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page, penser à autre chose. » Mais, elle savait très bien
qu’on ne se libère pas comme ça de son passé. On n'échappe pas comme ça aux sables mouvants de ses obsessions.. elle était prise en étau entre les exigences de la vie, de l’avenir. cet avenir, aujourd’hui, derrière elle, devant il n’y a que le passé.. et entre le rêve de la vie qu’elle aurait pu avoir..
Elle s’habilla en noir, elle s’habillait en noir car elle est en deuil d’elle-même. Elle porte le deuil de la femme qu’elle aurait pu être.. avant de sortir elle jeta un dernier coup à la glace, vit son reflet, elle n’avait pas changé, elle n’avait pas grossi, ses vêtement les plus anciens lui convenaient toujours.. Lilia ne pèse pas très lourd, elle pèse 57 kilos de désespoir !
Il faisait toujours très chaud, le ciel était bleu, pas un nuage qui veillait au grain, pas un nuage pour calmer l’ardeur du soleil. Gaza baignait dans la lumière dorée de juin. Dans ce coté désertique de la ville, Lilia était la seule survivante, si ce n’est les deux palmiers majestueux ou ces quelques arbres squelettiques qui se faisaient bouffer par des chèvres. Les réformes palestinienne continuaient de progresser dans la bonne voie faisant l’objet d’une adhésion et d’un consensus populaire mais c’était au ralentit qu’elles avaient démarré, aussi la vie n’avait elle toujours pas repris son normal. C’est évident, quand Gaza ne savait plus si un jour elle savait rire, quand le mal a choisi son âme pour empire, quand les drames et les tragédies ont choisi son cœur pour s’y abattre pendant bien des décennies. Arrivée en ville, Lilia contemplait avec admiration le défilé des gens qui partaient tout azimuts.. le spectacle de la vie .. la plupart des hommes et des femmes qu’elle croisait dans la rue lui semblaient admirables, qu'ils se lèvent chaque matin enfilent leur tailleur leur costume leur bleu de travail leur uniforme lui semblait admirable, qu'ils se rendent à leur bureau dans leur usine, mènent cette vie-là et tiennent bon lui semblait admirable, qu'ils s'occupent de leurs enfants, du quotidien, de leurs proches lui serrait le coeur, elle ne les connaissait pas mais elle devinait en eux des blessures, une fatigue, des failles qui la bouleversaient. Leur capacité de résistance l'épatait, leur foi en l'avenir l'émerveillait, la vie lui paraissait si dure et menaçante, si violente, coupante et acide, elle avait tout fait pour s'en protéger mais au fond elle demeurait cette petite fille rongée par la peur qui se cachait dans la forêt et se lovait contre son frère, priant pour qu'on l'oublie et que les bombes tombent ailleurs. Oui ! Les bombes .. la bombe .. cette boite à pandore qui mit fin à ses rêves, ses espoirs, ses amours, sa vie .. à tout. Ce jour fatidique, où la bomba tomba, tuant sa grand-mère, son grand père et Anouar son petit frère sur le champ. Elle le revoit avec ses boucles blondes. Elle a toujours aimé enfouir son visage dans ses cheveux. Elle attendait le jour où il l'enverrait balader avec un " tu m'embêtes ! ", la formule qu'il utilisait quand leur papa réagissait trop bruyamment devant une information sur le journal ou une revue. Mais il ne l'avait encore jamais fait… Et maintenant il ne le fera jamais. Sa mère fut hospitalisée pour rejoindre le reste de sa lignée quelques jours plus tard. Quant à son père, lui, il était mort depuis bien longtemps. Tout ce qui lui restait de lui, c’est les nuits passées à guetter son retour, autant de matins, où sur les trottoirs du chemin de l’école, elle sautillait de dalle en dalle, inventant une marelle imaginaire et se jurant que l’accomplissement parfait du jeu garantirait la venue de son père. Elle devint imbattable , mais sans résultat, ses espoirs ne virent jamais le jour puisque son père avait quitté le monde des vivants des mois déjà ! Ou encore sa voix qui ne manquait pas une occasion pour rappeler sa promesse « Je vais nous sortirt de ce trou qui nous ingurgite » .. Mais le destin en avait décidé autrement .. on promet souvent plus qu’on peut tenir. Et ce n’était pas tout .. même après l’étouffement de la guerre, même quand la paix déployait enfin sa robe .. Yehia son ainé l’avait quittée. Pour lui Gaza lui infligeait beaucoup plus de peine pour qu’il puisse supporter. Elle, pas prête à quitter ce qui lui restait de sa famille, se trouva obligée de faire l’ultime adieu au dernier membre de sa famille en vie. Et combien de fois s’est elle retournée dans la rue, le cœur en vrille parce qu’elle avait cru apercevoir un bout de silhouette qui... ou une voix que... ou une chevelure comme... ? Combien de fois ? Elle croyait qu’elle pensait plus mais il lui suffisait d'être un moment seule dans un endroit à peu près calme pour le laisser venir. Le plus douloureux pour elle n'a pas été de le perdre, mais de renoncer à l'espoir fou qu’il reviendrait, qu’il l'appellerait. Car, plusieurs mois après sa décision, cet espoir ressurgissait, tenace, obsédant, impérieux par instants, parfois léger comme un mirage, d'autres fois plus lourd et pesant comme un ciel d'orage. Oui pendant des mois, elle s’est cognée partout. Elle ne faisait attention à rien et elle s’est cognée partout. Plus elle avait mal, plus elle se cognait. Elle a été une fille délabrée admirable : tous ces jours vides où elle a donné le change. En se levant, en travaillant jusqu'à l'abrutissement, en se nourrissant sans faire d'histoires, en sortant parfois avec des collègues et en continuant de rire grassement avec ses amies alors que la moindre pichenette du moindre d'entre elles aurait suffi à la briser net. Mais elle se trompait. Ce n'était pas de la vaillance, c'était de la connerie : parce qu’elle croyait qu'il reviendrait. Elle y croyait vraiment.
Israel lui avait tout enlevée jusqu’au plus insignifiantes des joies .
Elle était arrivée près de la gare de l’Est, regardait sans voir le flot de gens qui s’y engouffrait. Quand elle était en voyage et qu’elle arrivait à cette gare, elle espérait toujours secrètement qu'il y aurait quelqu'un pour l'attendre. C'est con. Elle avait beau savoir que tout le monde gisait au cimetière, que sa famille n’est plus là, et que El Houssein n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter son sac, que Ghita était au boulot à cette heure là. Elle a toujours cet espoir débile. Elle voudrait que quelqu’un l’attende quelque part.
Maintenant, elle était sous la porche de la maison de El Houssein, un ancien meilleur ami de Yehia son frère. Elle a toujours eu ce faible pour lui, elle a toujours eu l’impression qu’il était son prince charmant, que c’était la bonne personne au pire des moments. Mais bon, il faut l’admettre, la chance n’était pas sa meilleure alliée et n’était pas toujours au rendez vous. Elle glissa une lettre sous la porta et tourna les talents.
Elle tournait en rond pendant plusieurs heures, photographiant chaque recoin de la mémoire, collectionnant chaque odeur, scrutant chaque regard .. et puis quand le soleil s’apprêtait à rendre les armes et commençait à décliner derrière les collines, Lilia prit la direction de la plage.
Comme le spectacle n’avait toujours pas commencé, elle prit le temps de choisir un coin assez proche pour qu’elle puisse voir sans jumelle, et assez loin pour ne pas effrayer les petites créatures. Elle s’assit sur le sable ajusta son foulard, leva les yeux au ciel, et vit la pleine lune qui se dégageait par moments des tentatives d’étouffements des nuages et illuminait alors de sa lumière blanche et froide les petites vagues qui léchaient le sable. « Elles sont là » murmuraient les gens ça et là. Tout le monde n’avait d’yeux que pour les tortues qui avançaient lentement vers le rivage. Ils étaient tous plongés dans un univers de lenteur immergés dans le calme, engourdis par la fascination pour cet instant rare, ressentant les sourdes pulsations de leurs cœur résonner au plus profond de leurs cages thoracique. La lumière blafarde qui apparaissait épisodiquement telle celle d’un phare céleste leur donnait l’apparence d’êtres préhistoriques inquiétants. Ces tortues qui venaient pondre ce soir étaient nées ici, sur cette plage, il y avait plus de 50 ans. Elles avaient voyagé durant toutes ces années, parcouru des dizaines d milliers de kilomètres, et revenaient donner la vie à l’endroit précis où elles étaient nées un demi siècle auparavant. Personne ne savait pourquoi, aucun scientifique ne pouvait l’expliquer. C’était ainsi, et c’était émouvant. Quelques heures plus tard, Lilia s’allongea sur le dos, elle se disait « Combien de temps suis-je restée là, à contempler mon désastre ? Je ne sais pas .Et puis qu'est-ce que ça veut dire "heureuse" ? C'est le nouveau mot à la mode, ça... Heureuse ! Heureuse ! Si tu crois qu'on est sur terre pour batifoler et cueillir des coquelicots, tu es bien naïve, ma fille... Je te dis c’est fini, c’était le dernier jour de cette misère, tu vas les rejoindre bientôt .. » La voix de El Houssein l’arracha subitement de ses pensées .. Sans ouvrir les yeux, elle l’entendit dire : « Reste » un silence, le temps de reprendre le souffle, il était venu en courant sa voix se brisa déjà, mais il ravala son émotion et poursuivit : «Il n'y a pas de mots pour décrire ce qui t'est arrivé. Il n'y a rien de positif là-dedans. Mais il existe une raison de vivre. Et je ne parle pas de moi. C'est seulement que... Je ne sais pas. Je dis peut-être des bêtises. Je suis en état de choc, sous l’effet de ta lettre d’adieu.Ce qui s'est passé pour tes parents, pour Anouar... »
Quand il prononça le prénom de son petit frère, sa voix se brisa de nouveau et les larmes inondèrent son visage. « Et moi, je pense : Je t'aime . » dit il.
Il se reprit «Je suis sûr d'une chose, c'est que ce serait un gâchis si ta vie s'arrêtait là. Évidemment, ta vie est gâchée désormais, quoi qu'il arrive, et je ne suis pas assez fou pour penser que moi ou qui que ce soit pourrait changer ça. Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée que tu ne puisses pas vieillir, avoir des enfants, suivre les cours de la Juilliard School, jouer du violoncelle devant un public nombreux qui éprouverait le même frisson que moi lorsque je te vois prendre ton archet, lorsque je te vois me sourire. »
« Si tu restes, je ferai ce que tu voudras. Je quitterai le groupe pour t'accompagner là où tu voudra, Julliard, ou à la recherche de Yehia Mais, si tu préfères que je m'en aille, je le ferai aussi. Je sais que ce serait peut-être trop douloureux pour toi de retrouver ta vie d'avant, qu'il vaudrait peut-être mieux que tu nous rayes de ton existence Ghita maman et moi. Ce serait dur, mais je le ferai. Je peux accepter de te perdre de cette façon si je ne te perds pas aujourd'hui. Je te laisserai t'en aller. Si tu restes. »
Elle ouvrit les yeux, se redressa autant qu’elle pouvait. Et elle articula : « Si je reste, si je vis .. C’est moi qui choisis »

  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur
  La tasse de thé de papa ..
  J'écris très fort ce que je ne crie pas ..
  Tous les messages de Sassine FatimaEzzahrae


 Réponse N°1 30479

Merci Mlle FatimaEzzahrae!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 22-03-13 à 20:52



C'est vraiment sublime! tu es une écrivaine sans contestation!

je te souhaite réussite dans tout ce qui tu entreprends!





 Réponse N°2 30483

waw si tous les élèves étaient aussi doués....
  Par   elouichouany radouan  (Profle 22-03-13 à 23:15



vraiment rien à dire. une écrivaine chevronnée et un talent des plus beaux je te tire mon chapeau. je suis si émerveillé que j'ai pas pu résister à la tentative de laisser un commentaire





 Réponse N°3 30485

M ELOUICHOUANY
  Par   Sassine FatimaEzzahrae  (CSle 22-03-13 à 23:34



Je ne trouve pas les mots pour répondre à vos compliments .. merci énormément !





 Réponse N°4 30486

J'adore te lire ma chère Fazo !
  Par   Samira Yassine  (CSle 22-03-13 à 23:34



Je ne trouve pas les mots.

Bravo!

Je suis fière de toi, ma fille fatimazzohra.

Merci infiniment merci pour la dédicace, ma chère FZ




 Réponse N°5 30487

M. JAAFARI
  Par   Sassine FatimaEzzahrae  (CSle 22-03-13 à 23:40



Je vous prie de ne pas me remercier, c'est à moi de le faire. Je vous suis reconnaissante. Merci infiniment !





 Réponse N°6 30493

Mademoiselle Fatima ezzahrae
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 23-03-13 à 00:55



L' héroïne est un poids plume mais l'écrivaine est un poids lourd! C'est digne d'une oeuvre romanesque!





 Réponse N°7 30495

Mme AZIZ Hayat
  Par   Sassine FatimaEzzahrae  (CSle 23-03-13 à 07:59



Votre commentaire .. je ne sais pas comment vous répondre, apparemment, c'est mon tour pour perdre les mots !

Merci, merci pour avoir lu, merci pour vos encouragements, merci pour ce bel honneur que vous m'accordiez !





 Réponse N°8 30523

SUPLUME!!!
  Par   fatih brahim  (Profle 24-03-13 à 11:12



« L'insomnie est la face sombre de l'imagination »

« Ces deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d’un supplicié. »

« Lilia ne pèse pas très lourd, elle pèse 57 kilos de désespoir ! »

Une fluidité du style et une sensibilité à couper le souffle. Tu es et tu seras sûrement une vraie écrivaine.





 Réponse N°9 30527

ça me fait de la peine.
  Par   Hanafi Noura  (CSle 24-03-13 à 16:02



ça me fait de la peine de vous dire que cet écrit n'est qu'un assemblage de passages tirés de romans. voilà deux exemples:

" No et moi "de Delphine de Vigan :

« La nuit quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille. L'insomnie est la face sombre de l'imagination. Je connais ces heures noires et secrètes. Au matin on se réveille engourdi, les scénarios catastrophes sont devenus extravagants, la journée effacera leur souvenir, on se lève, on se lave et on se dit qu'on va y arriver. Mais parfois la nuit annonce la couleur, parfois la nuit révèle la seule vérité : le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été ».

« Le cœur régulier » d’Olivier Adam

(...) la plupart des hommes et des femmes que je croisais dans la rue me semblaient admirables, qu'ils se lèvent chaque matin enfilent leur tailleur leur costume leur bleu de travail leur uniforme me semblait admirable, qu'ils se rendent à leur bureau dans leur usine, mènent cette vie-là et tiennent bon me semblait admirable, qu'ils s'occupent de leurs enfants du quotidien de leurs proches me serrait le cœur, je ne les connaissais pas mais je devinais en eux des blessures, une fatigue, des failles qui me bouleversaient. Leur capacité de résistance m'épatait, leur foi en l'avenir m'émerveillait, la vie me paraissait si dure et menaçante, si violente, coupante et acide, j'avais tout fait pour m'en protéger mais au fond je demeurais cette petite fille rongée par la peur qui se cachait dans la forêt et se lovait contre son frère, priant pour qu'on l'oublie et que les bombes tombent ailleurs. (p. 191-192)

voir les citations du babelio.





 Réponse N°10 30533

de la peine en moins!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 24-03-13 à 21:11



je continue à trouver que FZ à une plume sublime: au moins, elle lit et apprécie les beaux morceaux! il lui faudra digérer c'est tout! toute lecture est en quelque sorte une réécriture!

celà nous fera de la peine en moins: disons,on va alléger ces 57 kilos de 20 kilos de peine!





 Réponse N°11 30534

M. Jaafari
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 24-03-13 à 21:32



Pardonnez-moi de vous le dire mais il faut rendre à César ce qui lui appartient. Nous devons respecter la propriété intellectuelle.

Pour moi c'est 57 kilos de peine car j'ai été menée en bateau même si une voix en moi me soufflait qu'il y a une imposture. Je suis tombée accidentellement sur une Lilia et une tasse de thé mais ce n'était pas suffisant!

Mme Hanafi a réussi à découvrir la duperie et c'est certainement à elle que je lève mon chapeau sans faire tomber la plume.

A Fatima Ezzahra, je dis VOLE mais DE TRES PROPRES AILES!





 Réponse N°12 30535

Rompre le silence
  Par   fatih brahim  (Profle 24-03-13 à 21:55



Alors, on attend avec impatience la réaction de notre écrivaine en herbe. J'estime que dans une pareille situation , le silence est d’argent et la parole est d’or.





 Réponse N°13 30536

alors!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 24-03-13 à 21:59



j'irais jusqu'à oter 40 kilos de duvet, mais ce sera mon dernier mot, parce que vous l'avez si bien réclamé!

je ne sais où nous mènera cette séquence de plumage!





 Réponse N°14 30537

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 24-03-13 à 22:07



Au clair de la lune, mon ami Jaafari

Prête-moi ta plume pour écrire un roman

...





 Réponse N°15 30540

je proteste
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-03-13 à 23:11



Connaissant de très près fazo, votre découverte ne change en rien mon avis sur mon excellente élève que je surnommais la philosophe.

C'est une grade écrivaine . Oui ! Jamais , elle n aurait réussi un tel assemblage si elle n` était pas vraiment d` un niveau remarquable en français.

F.zohra a déjà parlé d 'un professeur de français, M Elmoutaraji, un professeur de bonne renommée qui leur donnait des passages à réciter...´

Ma chère fazo , continue à nous epater par tes beaux écrits.

Mes respects pour mes collègues.





 Réponse N°16 30541

Je suis là
  Par   Sassine FatimaEzzahrae  (CSle 24-03-13 à 23:22



-M. FATIH: Merci pour la lecture, un jour je serai médecin. « Ces deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d’un supplicié. » c'est un Yasmina Khadra ( les hirondelle de Kaboul) .. « L'insomnie est la face sombre de l'imagination » avec tout le premier paragraphe est un " assemblage " .. vous allez dire que c'est seulement maintenant que je le dis, mais croyez moi, si j'avais vu votre commentaire plus tôt. J'aurai répondu de la même façon.

- Mme HANAFI : Pourquoi vous dites que vous avez de la peine ? Si j'avais su que mon récit vous aurait fait de la peine, je ne l'aurais pas publié. J'espère que vous avez lu " No Et MOI " .. personnellement je l'adore.

Merci pour votre temps, et votre lecture, et surtout merci d'avoir mis au clair ce que pour moi était une chose qui va de soi. Car penser autrement serait synonyme à dire que vous me comparez au fascinant OLIVIER .. franchement, c'est comparer l'incomparable.

- Cher M.JAAFARI : On dirait que vous me défendez, j'espère que vous ne niez pas complètement mon effort, il existe. Et puis pour le nombre choisissez celui qui vous plaira, en palestine tous les choix sont .. permis.

-Mme AZIZ : Duperie ?! Avec tout le respect que je vous dois, vous blessez mon amour propre .. me demander si c'était mon effort à 100 % aurait suffit. No et Moi est une oeuvre célébre, même adoptée au cinéma .. le passage est .. proverbial. Et puis quelle Lilia ? L'histoire est imaginaire, je vous le garantis.

M. FATIH : Je suis là :)

- Désolée, le reste, je n'y comprends plus rien !

P.S : Je présente mes excuses les plus sincères à tous ceux qui ont cru que c'était 100% mon effort. Apparemment, c'est tout le monde. Donc, c'est entièrement de ma faute, je vous jure que c'était nullement mon intention .. Je suis navrée !





 Réponse N°17 30542

Non , ma chère Fazo!
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-03-13 à 23:41



Je viens de rentrer chez moi, j'ai dû répondre au commentaires de mes amis et collègues du téléphone portable et c'est pas du tout pratique.

Rien que ta réponse me suffit, mon adorable fazo!

Te connaissant bien, je ne douterai jamais de ton niveau.

L'essentiel, ces romans, tu les as lus. Rien que les connaitre, comme tu l'a prouvé, me suffit.

Tu es la meilleure et je suis fière de toi, continue à dévorer les livres, continue à résoudre tes équations de 2ème sc.math, future médecin.

Je crois en toi, en ta force de caractère. Je t'adore.

Mes chères collègues, je ne défends pas Fazo parce qu'elle est mon élève, absolument pas.

Je viens de corriger quelques productions, je suis tombée sur la production de l'un de mes élèves, je n'ai pas du tout aimé le plagiat qu'il a fait et que je lui prouverai en privé, ou en classe, et je ne le défendrai pas si vous lui faisiez de telles remarques, mais fatima zohra, non!





 Réponse N°18 30545

re
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 25-03-13 à 00:23



Ma chère Fatima Ezzahrae, je suis désolée d'avoir blessé ton amour-propre.

Puisque, tu es une dévoreuse de livres, Marocagreg pourrait créer une rubrique "livres" dans laquelle tu pourrais nous faire quelques propositions en matière de lecture. Nous avons besoin d'un coup de plumeau! Sincèrement!

Allez bonsoir docteur!





 Réponse N°19 30547

Je t'adore, ma chère Hayat !
  Par   Samira Yassine  (CSle 25-03-13 à 00:26



Je suis heureuse de te voir encourager ma chère élève de la sorte.

Elle mérite vos encouragements , croyez-moi.

Infiniment merci, Grande Dame du site.

Mes amitiés.





 Réponse N°20 30562

re
  Par   marocagreg  (Adminle 26-03-13 à 08:38



Je suis d'avis que quand on prend une chose quelque part, on doit le signaler par honnêteté intellectuelle. Il faut appeler un chat, un chat





InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +