Un fait: la demande dépasse largement l'offre! Cette information est superflue car tout le monde la connaît!Mais, ce qu'on pourrait ignorer c'est:
Un logement social à 4 500 DH/m2 !
Partout au Maroc le logement social voit les prix en hausse. Cela pousse à des pratiques malsaines qui deviennent la règle. A près de 4 500 DH comme prix de vente moyen au mètre carré, difficile de parler de logement social. Pire, une avance comprise entre 80 000 DH et 120 000 DH non déclarés aux impôts, est devenu monnaie courante. C’est ainsi qu’il est courant de trouver sur le marché des appartements de 60 m2 vendus à 300 000 DH.
À l’horizon 2020, près de 15 villes nouvelles auront été construites afin de faire face aux besoins, notamment à Tanger, Nador ou encore Casablanca », rappelle-t-on au ministère de l’Habitat.
Cela montre combien les banques marocaines vont-elles amasser en terme d'usure!
Exemple de villes nouvelles:
La ville nouvelle de Tamansourt, dans la région de Marrakech.
« Il ne s’agit plus simplement de créer des extensions aux villes existantes, mais bien de faire émerger une ville à part entière », explique le ministre de l’Habitat Ahmed Taoufiq Hejira. Et les dimensions parlent d’elles-mêmes. Tamansourt est divisé en deux tranches : l’une, existante, de 1 200 hectares ; et la deuxième, en projet, de 700 hectares. Elles totaliseront 88 000 logements et pourront accueillir 450 000 habitants. Les investissements dans les équipements publics devraient avoisiner les 4 milliards de dirhams (DH, 354 millions d’euros), et le coût total du projet s’élève à 34 milliards de DH.
Édifiée sur 840 hectares, Tamesna pourra accueillir 250 000 habitants et couvrira à elle seule 38 % des besoins en logements dans la région de Rabat. La ville compte 54 000 logements, dont 8 300 logements à faible coût (120 000 à 140 000 DH par unité, soit de 10 700 à 12 500 euros), 9 800 logements économiques (200 000 DH l’unité) et 1 500 villas économiques (entre 800 000 et 1 300 000 DH). Le reste est constitué par des logements de différents standings, surtout à destination de la classe moyenne. À terme, l’investissement global du projet de Tamesna devrait avoisiner les 22 milliards de DH.
Les autres villes du futur demandent pas moins de la somme de: 150 millions pour les études
Début 2006, quatre nouvelles villes ont été annoncées : Lakhyayta et Zenata à proximité de Casablanca, Melloussa à Tanger et Tagadirt à Agadir. Le modèle séduit tellement que de nombreuses agences urbaines se penchent sur la question et mènent des études de faisabilité notamment à Fès, Nador ou Al-Hoceima. Cela a même été budgétisé dans la loi de finances 2009 et, cette année, les agences devraient consacrer près de 150 millions de DH aux études.
De solides marges de 35 %
Selon le ministère de l’Habitat, à l’horizon 2012, 80 % des marocains devraient être propriétaires de leur logement. Une nouveauté qui pourrait bien inciter les promoteurs à davantage s’impliquer. Le groupe Addoha bénéficie par exemple de l’appui du ministère délégué à l’Habitat et à l’Urbanisme, qui lui a vendu plusieurs terrains, dont certains à des prix réduits. En contrepartie, le groupe s’est engagé à baisser le prix de ces appartements jusqu’à 120 000 DH, notamment à Tamesna. Une baisse de coût qui ne devrait pas la désavantager puisque, d’après un analyste, le groupe réalise une marge d’environ 35 % sur le logement social.
En cours de réalisation
* Tamesna (Rabat)
* Tamansourt (Marrakech)
En projet
* Melloussa/Ch'rafate (Tanger)
* Akrach (Rabat)
* Al Boustane (Rabat)
* Zenata (Casablanca)
* Lakhyayta (Casablanca)
* Tagadirt (Agadir)
* Chwiter (Marrakech)
* Bouknadel (Salé-Kénitra)
Proposés
* Lghazoua (Essaouira)
* Al Aroui (Nador)
* Ajdir (Al Hoceima)
* (Oujda)
Déjà réalisé
* Sala Al Jadida (Salé)