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Dissertation didactiques...
Par   Idoubiya Rachid (Prof)  [msg envoyés : 881le 24-06-10 à 01:42   Lu :1778 fois
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Salut, voici une dissertation didactique. Le sujet demande une réflexion autour de la méthodologie de la discipline à enseigner.

Sujet: "Tout apprentissage en français n'a pas de sens que si l'élève perçoit l'utilité de ce qu'il apprend."

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Réponse N°1 5224
Vachement reconnaissant
Par   jamal adib  (Profle 24-06-10 à 01:47


Salut chers collègues Rachid, Fatiha,marocagreg, Bahae et toute l'équipe de marocagerg.

Vachement ravi de vous revoir. Pour tromper l'ennui,j'ai pensé à rédiger une nouvelle avec une série d'épisodes. Je suis très heureux de trouver de formidables collègues qui me soutiennent à chaque fois que je dépose un humble sujet.

M.Idoubia: Ce sujet est un défi à relever. :)



Réponse N°2 5233
Remerciements!
Par   Samira Yassine  (Profle 24-06-10 à 10:15


Salut M Idoubiya,

je tiens à vous remercier de nous inciter à faire des recherches à s'autoformer, à mieux connaitre notre domaine, l'enseignement.

Je vous promets que je ferai le maximum d'efforts pour traiter votre sujet de dissertation. Entre nous pour le moment, j'ai rien trouvé à dire, ou plutôt c'est confus dans ma tête , je ne sais plus par où commencer. J'espère voir intervenir des gens mieux formés que moi. Ainsi l'intérêt sera général.

Cordialement/



Réponse N°3 5260
Devoir entièrement rédigé...
Par   Idoubiya Rachid  (Profle 25-06-10 à 02:37


Sujet : « Tout apprentissage en langue française n’a de sens que si l’élève perçoit l’utilité de ce qu’il apprend. »

L’apprentissage : c’est l’acte d’apprendre, en opposition à l’acte d’enseigner. En effet, apprendre appartient à l’élève, qui devient apprenant, enseigner, c’est transmettre un Savoir. Mais entre la réalité d’apprendre et la réalité d’enseigner, il y’a plusieurs approches. Car le rapport diffère d’une approche à une autre. Il y ‘a des courants qui stipulent que : « Tout apprentissage en langue française n’a de sens que si l’élève perçoit l’utilité de ce qu’il apprend. »

Tout dépend donc de notre conception de l’enseignant et de l’apprentissage. Que cherche-t-on à construire avec l’élève ? Est-ce un savoir comportemental, à l’instar de celui prôné par l’école Béhavioriste ou construire des compétences en mettant l’apprenant au centre de son apprentissage ? C’est un choix épistémologique, qui détermine la philosophie du rapport : enseignant- apprenant- contenu d’apprentissage. Tout dépend en dernier lieu du triangle didactique et la position à partir duquel on se situe.

Comment donner du SENS à l’apprentissage ? Y a-t-il une formule magique à rendre un contenu, aussi banale soit-il, comme quelque chose qui attire et stimule l’attention ? Qu’en est-il de l’utilité et de son importance en tant qu’incitateur à l’apprentissage ? L’acte d’enseigner la langue française peut-il perfectionner son rendement, via les approches constructivistes ?

Nos élèves s’ennuient dans nos classes ! On leur donne un contenu, mais s’assurions-nous de son efficacité ? Efficacité, ne rime pas avec l’intérêt qu’il requiert pour nous en tant qu’enseignants. Cela doit aussi et surtout faire effet de SENS sur nos apprenants.

Mais qu’est-ce que le SENS en fin de compte ? Est-ce un travail rationnel, structuré et bien planifié ? Est-ce le fait de mieux percevoir son métier et de chercher à le faire aimer à ses élèves ? Est-ce le fait de le dire à ses élèves ? Ni l’un ni l’autre de ses conception du SENS n’est valable, pour celui qui veut trouver la formule magique, une solution à cette équation complexe, qui est donner du SENS à l’apprentissage.

En effet, le SENS, c’est une question de rapport avec le contenu à enseigner, avec l’apprenant et avec ses propres représentations. Un enseignant qui veut réellement donner du SENS à un contenu, il ne doit pas se contenter de le rendre facile, accessible à son élève. Car, celui-ci, bien qu’il soit « bénéfique » pour l’élève, et en même temps rassure l’enseignant, il reste toujours un contenu insignifiant pour l’élève ! Que faire donc ? C’est changer notre façon de penser notre acte d’enseigner et l’acte d’apprendre pour l’élève. Mais comment ? C’est une question de rupture fondamentale avec nos pratiques habituelles et notre manière de concevoir notre rapport avec notre rôle d’enseignant.

Donner du SENS, c’est partir des besoins réels de nos élèves. C’est travailler non en fonction d’un programme quel qu’il soit, mais de chercher là où nos élèves ont le plus de préoccupations ; En effet, l’apprentissage est un acte volontaire, non imposé par nos institutions d’éducateurs et d’adultes : il faut se poser des questions, se mettre dans la peau de l’apprenant pour répondre à ses vrais besoins…

Mais qu’st-ce qui stimule le besoin d’un élève, si ce n’est l’utilité et les préoccupations ?

Qui veut laisser apprendre, doit nécessairement inventer des situations où il doit donner à l’élève la possibilité pour qu’il exprime ses propres besoins. C’est la condition sine qua none de tout apprentissage authentique. Maintenant, la chose devient claire et logique : donner à l’élève une situation significative, c’est favoriser son désire d’apprendre. Pourquoi ? Mais parce qu’il y va trouver le besoin qui donne SENS. Chose utile, chose qui renferme un besoin. Chaque besoin ne peut avoir que du SENS.

Mais il y’ a situation et situation. Et toute la différence est là. Il y’a situation imposée, superficielle, inventée de toute pièce, et il y’ a en contrepartie des situations authentiques qui répondent aux vraies attentes de l’élève. Sortir de la première pour entrer dans la seconde demande tout un arsenal didactique : pourquoi ne pas inventer une banque de situations authentiques : celle-ci sera sous forme de plusieurs activités intégrées dans un manuel scolaire, qui renferment des scénarios pédagogiques qui favorisent la construction de compétences par les apprenants ? De plus, rien n’empêche de donner du besoin, lorsqu’on introduit l’occasion à l’élève pour exprimer ses dons, ses talents, ses compétences, ses façons de faire qui lui sont propres !

Comment ? C’est en changeant notre façon d’accaparer le contenu, en voulant à tous prix le transmettre comme une chose importante et indispensable pour l’intérêt de l’élève ! Avoir du SENS provient d’un besoin profond, qu’il ne suffit pas du bon vouloir de l’enseignant pour qu’il soit de la réalité. Ce n’est qu’à partir du moment où l’élève pose une question, demande une explication, montre de l’intérêt que l’apprentissage commence. Ce n’est pas chose facile. Ce n’est qu’ avec le besoin de l’enseignant de changer de pratique que l’acte d’apprendre aura du SENS.

Avoir besoin d’une chose est toujours motivé. La motivation est le point de départ vers tout apprentissage. Mais y’ a-t-il deux apprenants dans le monde qui ont les mêmes motivations ? La réponse ne peut être que négative. Il n’y a que des points communs entre deux élèves : c’est leur préoccupation du moment, leur motivation de l’instant. Pour donner à la chose sa dimension concrète, un poème peut motiver un élève plus qu’un texte argumentatif ! Mais avec le travail didactique, ce même texte argumentatif devient plus motivant et plus attrayant du moment où l’élève y trouve du besoin, donc de l’intérêt et du SENS. Comment ? En favorisant l’esprit d’initiative. En permettant à nos apprenants de poser des questions. En les aidant à réfléchir et à exprimer leurs différentes représentations autour de cette activité. On n’est pas là pour transmettre un savoir : tiens, c’est bon pour toi ! Mais pour faire aimer l’acte éducatif de chercher et d’apprendre à apprendre ! Tout le reste viendra par magie, mais après avoir intégrer sa propre représentation de l’acte d’apprendre pour l’apprenant, qui ne vient pas de notre motivation d’enseigner, mais du besoin et de l’utilité qui donnent SENS.




Réponse N°4 5271
Oui....mais
Par   Samira Yassine  (Profle 25-06-10 à 18:48


Je serais d'accord avec vous M Idoubiya s'il n y avait pas un programme à enseigner et à terminer. Pourquoi? parce qu'enfin de compte, on interrogera l'élève sur ce programme que le professeur est obligé de voir avec ses élèves, quitte à faire semblant ou à le noter au tableau puis, tout de suite, dans le cahier de texte comme preuve de l'avoir bien fait même si l'élève, qui l'a bien noté lui aussi dans son cahier, n'y est compris un traitre mot.

Nous ne sommes pas libres dans notre tache, nous ne sommes pas libres dans le contenu à enseigner à l’élève, même si nous sommes les mieux placés pour connaitre les acquis de notre élève, ses besoins et ses penchants aussi.

Nous sommes tous d'accord sur ce que vous avez dit, mais nous avons des obligations qui nous empêchent d'aller jusqu'au bout dans l'enseignement d'un certain nombre de connaissances à nos élèves et surtout dans les méthodes à employer das ce but.

Cordialement/




Réponse N°5 5281
de la motivation
Par   brahim el harfi  (Profle 25-06-10 à 22:02


salut madame kerzazi fatiha et M Rachid

Le contenu reste le même, mais la manière de le communiquer nécessite une petite refonte "changer notre façon de penser notre acte d’enseigner". La vie de l'auteur, présentée sous forme d'exposé, risque d'ennuyer la classe; le même contenu, présenté sous forme d'une interview entre un journaliste/élève et l'auteur ressuscité incarné par un élève, pique la curiosité des élèves, on doit mener de front l'utile et l'agréable....

Cordialement

M Rachid zakaria JABRANE vous passe le salam




Réponse N°6 5366
Le triongle didactique...
Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-06-10 à 01:46


Salut à tous(tes) mes ami(es) à marocagreg.


Réponse N°7 5370
Le triangle didactique...
Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-06-10 à 02:53


Salut à tous(tes) mes ami(es) à marocagreg.

Le triangle didactique est communément reconnu par le rapport: Enseignant/ Savoir / Apprenant...

Ce rapport tripartite est primordial dans la pratique de la classe, selon le point de vision à partir duquel on se situe.

* Soit on privilégie le côté Enseignant: comme c'est le cas dans l'enseignement/méthode dogmatique, qui privilégie le rapport de communication vertical;

* Soit on privilégie le côté Savoir: comme c'est le cas dans l'enseignement/ méthode expositive et interrogative;

* Soit on privilégie le côté apprenant: comme c'est le cas dans l'enseignement/les méthodes actives..., qui privilégie la communication horizontale...

A mon avis, je pense que l'appellation de: triangle didactique n'est pas précise...

s'il s'agit de relation entre : enseignant/apprenant/savoir, c'est une relation qui se fait au sein de la classe. Une relation empirique qui détermine les rapports et les places assignées à chacun des trois composants...

On doit donc parler de Triangle pédagogique!

Au niveau du triangle didactique, il s'agit du rapport entre les trois composants suivants:

A- le curricula;

B- le programme;

C- le manuel scolaire...

* Si on se place du côté du Béhaviorisme comme épistémologie, le curricula doit privilégier : les contenus d'apprentissage et doit considérer l'élève comme un objet d'enseignement et l'enseignant comme un intermédiaire qui exécute le programme sous forme de comportements observables chez l'élève...Les manuels scolaires restent dans ce sens sous forme d'objectifs intermédiaires/ spécifiques et opérationnels, visant le changement de comportement chez l'élève, via les contenus d'apprentissage...

* Si on se place du côté du Constructivisme comme épistémologie, le curricula doit privilégier : l'apprenant qui devient le centre de l'acte éducatif dans son ensemble...L'élève est dans ce sens actif, prend des initiatives, participe en collaborant avec ses paires, et construit ses propres apprentissages; l'enseignant, au lieu de transmettre des connaissances toutes faites, il devient - animateur, accompagnateur, facilitateur...- Car c'est l'apprenant qui travaille et qui participe à acquisition de son Savoir...Le Contenu, dans ce sens, devient un moyen non un objectif: on ne vient pas à l'école pour apprendre des connaissances toutes faites, dépourvues de SENS, mais pour apprendre à traiter ces connaissance, mais à partir des vrais besoins des apprenants...

VOILA donc d'où vient le dysfonctionnement dans les systèmes éducatifs:

Il n' y a pas de rapport entre le curricula, les programmes scolaires et les manuels scolaires:

Au Maroc par exemple, le curricula place l'élève au centre de son acte éducatif, alors qu'en réalité, dans les programmes, l'élève est relégué dans le rang des objets!

Le curricula parle de satisfaire les besoins de l'élève, alors que dans la réalité, seul la course pour terminer le contenu de la discipline programmée est privilégié: que ce contenu ait du SENS pour l'élève ou non, cela n'a aucune importance!

Le Curricula parle d'approche par compétence, mais dans la réalité, seule la pédagogie par objectif qui règle le programme d'enseignement!

Le curricula parle d'"autres manières" d'évaluer les apprentissage, mais dans les programmes d'enseignement, seules les connaissances sont testées et les élèves ne sont évalués que par rapport aux contenus inscrits dans les programmes de discipline...

NB- Ce qui est notable, c'est que les concepteurs des manuels ont choisi de changer des termes par d'autres; OBJECTIF par COMPÉTENCES, alors qu'il y 'a un océan entre les deux notions!

NB- C'est ce "dédoublement de personnalité/ schizophrénie" entre les déclaration d' intentions, véhiculées par le curricula et la mise en pratique, via les programmes et les manuels scolaires où réside le vrai problème!

NB- Maintenant, avec l'avènement de la "pédagogie de l'intégration", c'est une vraie "bipolarité de personnalité", avec cette "pédagogie" qui confond méthode et objectif!

Pédagogie est une méthode; alors que "intégration" est un objectif!

L'appellation même de "pédagogie d'intégration" est un non SENS!

En l'an 2000, Xaviers Reogers a écrit un livre qu'il intitulait: "UNE pédagogie de l'intégration", c'est à dire une méthode parmi d'autres d'intégrer les connaissances. Mais avec le temps, cette modestie s'est estompée pour cette pédagogie/méthode parmi d'autres, devienne LA pédagogie qui permet d'intégrer les connaissances...

Par contre, les Européens parlent de "pédagogie de projet" ou de "situations-problèmes"...

En bref, j'ai la conviction profonde que si nous adaptions cette " pédagogique de l'intégration", on va encore perdre une dizaine d'années de réformes, comme c'est le cas avec l'approche par compétence!!!

NB- Comment allions-nous travailler avec une pédagogie aussi compliquée que la "pédagogie d'intégration", alors un nombre considérable d'enseignants, n'a pas intégré la PPO!

C'est important le fait de établir des liens solides entre le curricula, Les programmes et Les manuels scolaires...

A suivre...


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