Argent et société dans L’Avare, L’Argent et Philosophie de l’argent.Support : Groupement de textes (les éditions au programme).
Texte 1 : Philosophie de l’Argent : « voilà qui aboutit….une supériorité naturelle sur les pauvres. » p.80/83.
Texte 2 : L’Argent : « maintenant, le matin, Saccard (….) le troupeau n’entre pas avec elle. »
Cadre du groupement : L’argent, fondateur et destructeur du lien social !
Texte 1 : La richesse est un phénomène aussi social qu’économique :
a) Définition de la richesse : « Le riche est celui qui est traité comme un riche par les autres, c’est-à -dire avec davantage d’égards. »
b) Le superadditum est l’ensemble des privilèges procurés par la situation d’être riche :
• La confiance et la solvabilité.
• Le respect « respectability » et la considération.
• Les faveurs : sourire amical, disponibilité…
• Mais risque d’un « superadditum en négatif » : payer plus sans recevoir rien de plus.
c) La richesse est un « mérite moral » :
• La respectabilité.
• Les riches sont qualifiés de : « meilleure société », « honnêtes gens », « haute société. »……
d) La pauvreté est liée à une culpabilisation sociale alors que la richesse justifie « une supériorité naturelle sur les pauvres. »
Texte 2 : La richesse est à la fois le fondateur et le destructeur des liens sociaux.
A_ Les symboles de la richesse chez Saccard :
• Le confort : « un luxueux cabinet Louis XIV. »
• La toute puissance sociale jusqu’au point de se protéger des solliciteurs : « défendre sa porte
(pour) travailler. »
• L’autorité et la puissance : « l’ordre formel », « ce Paris à plat ventre. »
• Les hommages des autres même si Saccard les méprise.
B_ Le fétichisme de la richesse :
• La magie du personnage miraculeux : « tenez ! prenez ma canne…….et qu’ils la baisent ! »
• La déification du personnage : il est le berger au sens du guide :
« Que le troupeau n’entre pas avec elle. »