 Accueil
|
Les cours de soutien Par kerzazi fatiha [msg envoyés : 344] le 28-12-09 à 14:31 Lu :1295 fois |
L’enseignement au Maroc est devenu une mission double. On n’a plus une école mais deux, celle du matin et celle du soir, à savoir les cours de soutien. Dans les écoles aussi bien que dans les collèges ou dans les lycées, cet enseignement qui a vu le jour depuis un quart de siècle, ne cesse de se propager. D’ailleurs, quand on parle de cours de soutien, on parle de cours du soir tout simplement, puisque tout le monde y fait recours le bon élève aussi bien que l’élève faible. Donc, il ne s’agit pas de soutien mais d’un cours auquel tout le monde recourt sauf si on n’en a pas les moyens. Dans ce cas, on compte sur soi et on fait bien attention à l’explication du professeur de peur de rater un mot de ce qu’il dit. L’élève bénéficiant des cours de soutien n’a rien à craindre, il a les cours du soir où il remédiera au manque dont il souffre. Sinon même au cours du soir, certains élèves ne s’intéressent pas du tout au cours croyant qu’il suffit de suivre des cours de soutien pour être soutenu. On dirait que ce cours du soir est une baguette magique qui sert à remédier à toutes sortes de lacunes sans avoir à faire le moindre effort surtout quand il est là juste pour avoir une bonne note : le professeur au lycée étant lui-même le professeur des cours de soutien. Alors il suffit de payer les cours de soutien pour avoir droit à la bonne note.

L’autre volet de ce sujet est le comportement de certains professeurs des cours de soutien, je ne généralise pas, puisqu’il y a toujours des professeurs honnêtes, qui sont là pour aider l’élève à remédier à ses lacunes. Parlons maintenant des « professeurs commerçants » qui dispensent un enseignement dans un but uniquement lucratif. Ceux là  ; il sont en train de porter un grand préjudice à la profession. C’est honteux de faire du commerce. Personne ne leur interdit de faire des cours de soutien mais qu’ils soient honnêtes dans leur enseignement de la matière. Certaines pratiques laissent perplexes les gens honnêtes ne pouvant croire qu’un professeur digne de ce nom puisse recourir à de telles pratiques pour ne citer que le fait de donner d’avance à ses propres élèves de la classe, l’évaluation du lendemain en classe, les favorisant ainsi par rapport à leurs camarades, n’ayant pas accès à ces cours faute de moyen ou préférant varier les méthodes, étudient chez un autre professeur le soir. Parfois même, le professeur punit ces élèves qui ne viennent pas à ses cours du soir et ce, en cherchant à les sanctionner pour les moindres erreurs.
Ainsi quand on voit cette fourmilière « Marocagreg » travaillant du matin au soir pour réaliser un très bon travail et le mettre à la disposition de tout le monde on ne peut que s’incliner et leur dire « chapeau », que dieu vous récompense pour vos sacrifices et votre dévouement pour la matière. |
sujet important Par marocagreg le 28-12-09 Ã 20:31
Il est vrai que les cours de soutien constituent pour beaucoup d'enseignants une source supplémentaire et légitime de revenu, et pour les élèves une occasion de combler les lacunes qui subsistent, mais si ces cours donnent lieu à des pratiques malhonnêtes (favoriser les uns aux dépens des autres, imposer le soutien par chantage, faire passer l'emploi secondaire devant l'emploi premier, etc.)cela devient une vraie problématique et un cas de conscience qu'il faut rapidement solutionner. On doit veiller à ce que les enseignants ne dépassent pas le nombre d'heures supplémentaires légales, car au cas où cela surviendrait, il le sera certainement au détriment du travail de base. De même, il faut trouver un moyen pour organiser des cours de soutien pour les élèves qui appartiennent à des couches sociales défavorisées et qui en ont besoin pour éviter toute ségrégation entre les élèves des classes pauvres et ceux des clasees plus aisées.
|
Un enjeu commercial important! Par Idoubiya Rachid le 29-12-09 Ã 19:15
Beaucoup d'enseignants s'offrent à cette pratique pour améliorer leur situation financière. La question n'est pas là . Pour ceux qui veulent s'enrichir personne, n'est contre!
A mon sens, ce qu'il faut revoir de fond en comble, ce sont les programmes trop chargés, qui ne répondent pas aux vrais besoins de l'élève. Des programmes non motivants, des programmes qui ne développement que la capacité à mémoriser, en dehors de toute compétence: mettez les meilleurs de nos élèves devant des situations-problèmes concrètes et vous verrez leurs réactions. Beaucoup d'élèves ayant des potentialités élevées d'intelligence et se trouvent inadaptés devant un système qui les marginalise. Voilà le vrai problème: les cours de soir ne sont en fin de compte qu'une mode, qui cache les insuffisances de notre système. Il demande de vraies réformes de la part de personnes qui sont près à se vouer pour cette réforme...Mais tout cela a un prix: un travail sérieux et dévoué pour l'enseignement!...
|
Merci Par kerzazi fatiha le 29-12-09 Ã 20:27
Je remercie Marodagreg aussi bien que M.Rachid Idoubiya d'avoir réagi à mon sujet sur les cours de soutien. Toutefois je ne comprends pas la réponse de M.idoubiya. J'ai eu comme l'impression qu'il détournait un peu le sujet. Certes , je ne discute pas votre point de vue sur les programmes qui cherchent à produire une tête bien pleine et non une tête bien faite. Nous sommes d'accord là -dessus. Néanmoins, j'aurais aimé que vous souleviez vous aussi, de part votre expérience en tant que professeur honnête, qui dispense un enseignement des meilleurs, j'aurais aimé vous voir aborder les déboires de ces élèves qui finissent par détester le professeur voire la matière à cause de ce" favoritisme" exércé par certains professeurs qui chechent à tuer chez l'élève tout désir pour les études juste parce qu'il ne vient pas à ses cours du soir. Il faut aussi écouter les parents qui ,au début de l'année, viennent pleurer exliquant le dilemme" J'aimerais que ma fille suive des cours de soutien chez M.tel mais son professeur ne lui pardonnera pas une chose pareille" Pire encore, je connais pas mal de parents de revenus très modestes qui inscrivent leurs enfants chez les deux, l'un parce qu'il est compétent l'autre parce que c'est son professeur de la classe et l'enfant risque d'etre massacré au niveau de la note s'il n'assiste pas à ses cours du soir surtout qu'en 2ème année secondaire la note du controle continu est très importante. Les parents souffrent le martyre à cause de ce problème qui commence au mois de Septembre et qui ne finit qu'au mois de juin. Franchement c'est un sujet qui me tient à coeur. Merci de m'avoir accordé l'occasion de m'éxprimer si librement. bonne continuité à Marocagreg
|
Programmes trop chargés Par kerzazi fatiha le 29-12-09 à 21:06
Je reviens au sujet sur les programmes trop chargés abordé par M. Idoubiya. Oui! celà devient un fait accompli. On ne cesse de le soulever dans nos conseils d'enseignement ,en vain. D'ailleurs, dans le passé on avait La gloire de mon père, Eugénie Grandet et Antigone et on demandait la suppression de l'une des trois oeuvres afin qu'il n'y en ait que deux , une par semestre. La réponse se résumait dans la phrase si populaire"magadou fil zadouh fila" En effet , c'était l'occasion de l'introduction d'un 4ème roman dans le programme. Ainsi on avait les 4 oeuvres ( 3 romans et une pièce de théâtre). le professeur devait se consacrer uniquement aux oeuvres fermant les yeux sur les lacunes des élèves combien nombreuses. On ne travaillait presque que l'analyse de texte de crainte qu'on ait à l'examen une oeuvre qu'on n'a pas eu le temps de voir ou plûtot de terminer. le professeur de français a mille et un chats à fouetter, les élèves surtout les littéraires accédant au second cycle avec des moyennes bien au dessous de 10.
croyez-moi quand je vous dis que certains élèves ne comprennent pas un mot à ce qu'on dit classeet demandent même à la traduction du contenu de l'oeuvre en arabe; Comment s'attendre à ce qu'ils lisent tout un roman. Ce sont ces programmes trop chargés qui déboussolent les élèves les jetant entre les mains de professeurs heureux de pouvoir profiter de telles situations. je suis professeur et si j'en veux à ce point à certains professeurs c'est parce que nous exérçons l'une des professions les plus nobles et nos médailles d'or au bout de parcours d'une quantaine d'années, seront ces rencontres avec nos élèves d'autrefois ,nous serons fiers d'eux et de nous même puisque nous aurons accompli correctemnt notre mission.
|
Un problème éducatif structural... Par Idoubiya Rachid le 29-12-09 à 21:39
En effet, il y 'a un vrai problème d'éthique. Des enseignants qui profitent de la défaillance du système. Des enseignants qui font tord à la noblesse du métier, qui ne pensent qu'à se remplir les poches en oubliant que la question de l'éducation et de l'enseignement est un pari national, un défit qui veut de vraies personnes pour le remporter. Mais, il y' a une très grande partie d'enseignants qui partagent les mêmes soucis et veulent réaliser les mêmes objectifs. Les cours de soir ne seront pas bannis du jour au lendemain, comme c'est le cas dans les pays qui croient au développement et au changement, et qui peuvent nous donner des leçons au niveau de leur système d'enseignement: (ce qui ne devrait pas pousser à des complexes. L'apprentissage n'a pas de frontière...)
Que faudrait-il penser à la déperdition scolaire, de l'échec scolaire dans toutes ses manifestations: des milliers d'enseignants luttent contre ces deux fléaux avec beaucoup de dévouement et continuent à participer au soutient scolaire et aux activités parallèles, sans même qu'ils soient à juste récompensés: leurs contributions, dans une large mesure, ne sont pas reconnues. La note de 20/20, comme note administrative est attribuée pour tout le monde...ou presque...
NB- Si j'ai abordé le système éducatif et les programmes, c'est pour dire que beaucoup de facteurs contribuent à l'augmentation du phénomène des cours de soir, qui est un problème structural qui résulte de la défaillance du système éducatif marocain, en général.
C'est en tout cas ce que je pense.
NB- Dans la même occasion, je suis optimiste lorsqu'un(e) collègue soulève de temps en temps ce genre de question...
|
Sincères remerciements Par kerzazi fatiha le 29-12-09 à 22:00
Je suis vraiment touchée par vos réponses si rapides. En fait M.Idoubiya est très connu chez moi. D'ailleurs au début, je ne pouvais accéder au site sans écrire vore nom sur Google. Marocagrg pour moi c'était R.Idoubiya. Alors je suis vraiment flattée d'avoir l'occasion de vous contacter et de vous remercier infiniment pour vos énormes efforts fournis au sein de Marocagreg. Croyez moi quand je vous dis que je prie pour vous dans mes prières tellemnt je suis reconnaissante et très heureuse de voir des gens si dévoués à la profession.
Merci encore une fois et bonne continuité à Marocagreg.
NB: A propos des cours de soutien, on est tous d'accord, je n'ai jamais été contre puisque je donne des cours de soutien mais je n'aime pas etre classée parmi ces gens qui ont causé beaucoup de préjudice à la profession.
|
Voir le problème d'un autre point de vue Par marocagreg le 29-12-09 à 23:04
Il est vrai qu'il y a des professeurs qui profitent du système et qui chante ses élèves :je suis complètement contre le fait qu'un professeur fasse des cours de soutien payants à ses propres élèves. Ce soutien, il le leur doit de part sa fonction sans une contrepartie supplémentaire. par contre, rien n'empêche un professeur de faire des cours de soutien ailleurs, pour d'autres élèves que les siens, en gardant toujours son intégrité professionnelle : ne pas faire un deuxième travail au détriment du premier et ne pas bâcler le deuxième.
Cela dit, ce n'est pas seulement les professeurs qu'il faut mettre en cause dans cette problématique. Je connais des gens qui imposent à leurs enfants de faire des heures supplémentaires, en l'absence complète de l'envie de ces derniers, qui vont alors gaspiller (pas d'envie, pas d'intérêt, pas de résultats) des heures précieuses pendant le soir, ne profitant guère de ce soutien et ne laissant pas ceux qui en ont le désir d'en profiter. D'autres rejoignent ces cours de soir juste pour avoir un certain prestige, notamment les cours de soir organisés par des instituts étrangers (français, américain, espagnol, etc.).
Le cours de soutien n'est profitable que s'il y a un vrai besoin de l'apprenant (donc engagement de sa part), un vrai engagement aussi de l'enseignant, et surtout un suivi des parents qui ne doivent pas décider à la place de leurs enfants.
|
Les parents en sont responsables aussi Par kerzazi fatiha le 29-12-09 Ã 23:45
Vous avez tout à fait raison. On voit des enfants obligés par leurs parents à faire des cours supplémentaires. il faut voir l'état d'un élève arrivé à 18H en cours de soutien après avoir passé toute une journée d'étude au lycée. vous savez des fois , je leur dis" sachez que vous profiteriez mieux si vous restiez chez vous ces deux heures deviendraient 3, puisque vous gagnerez les 30mn de l'aller et les 30 autres du retour. cela les surprend de me voir me faire de la contre publicité à moi même. mais c'est la vérité. On doit repenser ces heures de soutien pour qu'ils soutiennent vraiment l'élève et non pas le retiennent de force sans en tirer un grand profit. Merci à Marocagreg de nous permettre de discuter de différents sujets intéressants notre domaine. bonne continuité Marocagreg
|
C'est un "soutien" financier pour l'enseignant! Par Idoubiya Rachid le 30-12-09 Ã 09:27
Certains enseignants font des heures de soutient un "vrai" métier. Déjà , lorsque j'enseignais à Casablanca ( j'ai enseigné deux années dans cette ville, qui est en même temps ma ville natale) aucune activité parallèle ou de soutient n'a jamais été programmé dans mon lycée: bien sûr, je ne généralise pas, il y' a des enseignants dévoués à casa et dans toutes les autres villes du Maroc...
Ces heures, dites de soir, sont d'un grand soutient, non pour les élèves, mais pour les enseignants eux-même: il y' a des enseignants qui dépassent les 8000 DHS net, exonérés d'impôt. Cela dans une illégalité totale. C'est pourquoi, le secteur doit être contrôlé car l'enjeu est de plus important: un nombre considérable d'élèves sont pris au piège: "tu assistes à mes cours de soir, tu seras parmi les nantits: les évaluations que je donne en classe (publique) sont exactement similaires à celles que je vais donner le soir (privé) dans mes cours de soutient... (je ne généralise pas), mais il y' a une grande part de vérité de ce que je dis...
Pourtant, le législateur a réglementé la pratique des heures supplémentaires: mais il y' a une grande différence entre la loi, en tant que texte, et son application dans la réalité pratique...
Pour les familles, elles sont entre la matraque et l'enclume...D'un côté, elles veulent assurer à leurs enfants une grande moyenne pour qu'ils puissent accéder aux écoles réservées à l'élite, c'est-à -dire celle qui dispose d'une moyenne qui dépasse 16/20, d'un autre côté, les cours de soir sont vus comme une signe de prestige où les élèves y vont pour se voir, passer un moment loin de la censure de leurs familles...
NB- Pourquoi ne pas ouvrir des concours nationaux à tous les élèves sollicitant l'entrée dans ces écoles? Ce sera une autre façon d'assurer l'égalité des chances de nos chers élèves...
Donc, comme Marocagreg vient de le dire, pourquoi ne pas sortir une note ministérielle qui interdisait les cours de soutient pour les classes dont l'enseignant est chargé? Au moins, les chantages: "viens dans mes cours et tu auras toutes les chances pour obtenir de bonnes notes, car en classe gratuite, tu es peu intelligent, mais en classe payante, tu deviens, étonnamment intelligent..." C'est ce genre de pratique qui condamnent toute initiative qui cherche le changement et le développement de notre système d'enseignement!
Pourtant, les cours de soutient ne sont que les zestes qui cache le fruit pourri: il y' a des enseignants qui ont passé 18 ans et même bien plus, et ils sont toujours à l'échelle 09 ou 10. Ils ont une famille dont les besoins sont de loin au-dessus de leur possibilité budgétaire! Il préfèrent se "sacrifier" pour assurer à leur famille un équilibre budgétaire digne du métier d'enseignant...Les augmentations salariales ne suivent et ne valent même pas l'inflation et la cherté de la vie. Les cours de soutient ne sont donc que la revers de la médaille: si les salaires augmentent, un ensemble considérable d'enseignants auront à abandonner cette pratique, qui n'est en fin de compte qu'un moyen parmi d'autres pour remonter la pante...
Voilà une autre manière, cher(e) collègue d'aborder le sujet...
|
Enfin ! Vraiment d'accord! Par kerzazi fatiha le 30-12-09 Ã 14:38
Enfin vous avez répondu comme je l'attendais. Vous avez raison dans tout ce que vous avez dit. Vous paraissez connaitre le domaine tout autant que tout autre enseigant; j'ai bien ri en lisant le l'élève bête qui se métamophose en élève intelligent. Merci encore cher collègue de votre réponse qui a calmé un peu ma colère contre ce phénomène des cours de soutien. Grand merci à Marocagreg. Bonne continuité.
|
Ne dramatisons pas... Par bijaho aziz le 06-01-10 Ã 15:57
Le phénomène n'est pas à démontrer, les cours de soutien ont toujours existé et ne vont pas disparaitre pour bientôt ; seulement, pour dissuader les enseignants malhonnêtes, il n'ya pas mieux que l'application rigoureuse de la loi : interdiction catégorique de dispenser des cours de soutien payants à ses propres élèves ; d’ailleurs une note ministérielle a été éditée dans le même sens l'année dernière, il suffit donc de veiller à sa bonne application.
Enfin le phénomène malgré son impact ne concerne pas tous les enseignants, il touche principalement le trio maths –physique-svt et par moindre degré les langues étrangères. Ne dramatisons donc pas trop !
|
Dramatiser! Par Idoubiya Rachid le 06-01-10 Ã 17:07
Salut à tout le monde,
Personne ne dramatise, cher collègue...Mais il y 'a des familles qui souffrent le martyr à cause de ces soi-disant cours de soutien. Des professeurs qui se jouent de la crédulité de leurs élèves, cela dans une impunité totale. Ces mêmes professeurs font de leur propre travail une entre acte, une période de repos...pour se consacrer à l'essentiel: les cours de soir. Et ils le font dans un esprit purement mercantile.
Mais, comme toute loi, celle-ci (la note régissant la pratique des cours de soutien) est faite pour dissuader, non pour punir...Mais il y' a d'autres lois plus importantes: la conscience professionnelle, le respect du métier, le respect de ses collègues et de ses élèves, le respect de ses concitoyens, enfin de compte! Il ne s'agit donc pas d'une dramatisation, mais de la discussion autour de tout ce qui porte préjudice aux enseignants honnêtes dans ce pays...
|
Chapeau M.Idoubiya! Par kerzazi fatiha le 10-01-10 Ã 02:01
Je viens de lire votre réponse "dramatiser!!!". En fait je n'avais pas vu la dernière réponse au sujet que je croyais clos après diverses intervensions allant presques toutes dans le même sens. Mais delà à nous demander en tant que professeurs et que parents de ne pas dramatiser. J'inviterai M.Bijaho à s'enquérir auprès des élèves des circonstances dans lesquelles ces cours de soutien sont donnés, d'interroger certains parents ayant plus de deux enfants et payant à chauqe fin de mois une somme d'argent dépassant les 1000dh pour chaque enfant:(math: 250DH/ physique:250dh/Svt200DH/Anglais : 150dh / français:150dh) + au mois d'Avril (Hist-Géo: 400DH et ARABE 200). NB: et encore je donne l'exemple d'une petite ville où les prix des cours sont relativement accessibles.
Je tiens à remercier M.Idoubiya pour sa position concernant le sujet.J'espère que M. Bijaho relira tout ce qui a été dit à ce sujet ; on ne demande pas la suppression de ces cours mais on demande à ce que tout un chacun fasse son travail comme il le faut ;à ce moment là ces cours de soutien disparaitront sans qu'on le demande.
|
rectification Par marocagreg le 10-01-10 Ã 09:42

les cours de soutien ne disparaîtront jamais. ils peuvent peut-être prendre une autre forme ou utiliser d'autres méthodes, mais ils continueront d'exister. Ils existent même dans les pays où l'enseignement est le plus performant, parce qu'il y a toujours des personnes qui ont un rythme différent d'apprentissage et qui ont besoin de soutien. N'oublions pas aussi que le soutien ne concerne pas seulement les élèves de tous les niveaux mais aussi les adultes. Ce que nous critiquons ici ce n'est donc pas les cours de soutien pédagogiques qui sont importants, mais le comportement véreux de certaines personnes qui, sous couvert de cours de soutien, négligent leur travail de base ou pratiquent des formes de chantage sur les personnes qu'ils doivent normalement protéger et aider.
ça n'a rien d'illégal qu'un enseignant cherche à soutenir son budget, à renflouer ses fins de mois, mais cela doit se faire dans la légalité totale, en respectant la déontologie du métier.
|
Le soutien! Pour qui? Par Idoubiya Rachid le 10-01-10 Ã 14:55
Salut,
Si le soutien est nécessaire, il doit l'être! Nous devons tous participer au soutient, mais envers nos décideurs. Eh, oui! Nous devons tous les soutenir s'ils daignent nous voir du sommet de la pyramide où ils siègent depuis longtemps. Avec eux, il y' a souvent un dialogue de sourds! Et ce n'est pas une métaphore... Ce n'est pas non plus une blague, et je vous direz pourquoi.
D'abord, regardez ce que dit texto les sacro-saintes orientations pédagogiques, qui sont en même temps un contrat : légal, car l'enseignant sera inspecté dans ce sens, moral car l'enseignant aura à peigner pour appliquer un programme allant dans ce sens!...: " L’élève qui accède au cycle secondaire qualifiant est déjà capable de s’exprimer de manière correcte et efficace, dans des situations de communication complexes. Il est appelé, durant ce cycle, à consolider ses acquis, à se perfectionner en vue d’une appropriation élargie et progressive des dimensions culturelles, discursives et linguistiques de la langue française." p.2 Que dirait un débutant dans l'enseignement, après la lecture de cet extrait, qui reflète largement l'esprit des RP ? C'est extraordinaire...Je vais travailler avec un élève qui "est déjà capable de s’exprimer de manière correcte et efficace, dans des situations de communication complexes." Mais en réalité des faits, qu'en est-il de l'élève? La réponse est simple: 80% de nos élèves n'arrivent pas à joindre le verbe à son sujet, confondent adverbe et adjectif, lisent les mots à travers! Et ce n'est pas de leur faute! C'est bien la faute à ceux qui font de lui un experts de la communication, alors qu'en vérité, rien de tout cela n'est vrai! Les choses, au lieu de marcher par les pieds, elles marchent par la tête.
En suite, on demande à l'élève de lire, alors que nous savons exactement le statut de la lecture au Maroc: plus de 99% ne lisent pas un livre par an! Je n'ai pas les statistiques des enseignants qui lisent régulièrement les œuvres au programme pour se rafraîchir la mémoire chaque année! Chose aussi bizarre que la préconisation de l'œuvre intégrale comme support pour enseigner la langue française langue étrangère! Voilà le deuxième dysfonctionnement.
De plus, on nous matraque avec des notions comme celles de compétence, de pédagogie différenciée, d'enseignement modulaire, de projet pédagogique, alors qu'en réalité on n'a fait que changer des notions et des noms par d'autres, sans aucune modification au niveau des pratiques! Nos responsables nous donnent des tenus de foot, des chaussures pour jouer du foot, un entraînement spécifique pour le foot, mais pour couronner le tout, ils nous donnent comme terrain: une grande piscine et nous conseillent de bien tirer pour marquer des buts, avec les pieds et la tête, mais pas avec les mains, car c'est strictement interdit!
En fin, tout travail qui veut réussir, il doit partir des observations les plus simples pour trouver les solutions les plus réalistes...En effet, si les élèves courent vers les cours de soutient, comme le naufragé vers le canon de sauvetage, c'est que les programmes sont chargés, c'est que le rythme scolaire dépasse de loin celui de l'élève moyen, c'est que l'enseignant est observé, guetté, orienté afin d'appliquer ces mêmes programmes!
Qui veut donc un enseignement de qualité, qui veut tracer une barrière avec les pratiques du passé, il doit penser à dégager les programmes du superflus : la moitié du programme doit être mis en quarantaine pour laisser à l'enseignant le temps de voir ses élèves, de les regarder de plus près pour en connaître les besoins, pour en définir les différences (la pédagogie différenciée), pour en distinguer la différence d'intelligence (la théorie de la pluralité des intelligences), pour s'arrêter le temps de les motiver et les intéresser. L'enseignement est un art simple, mais on fait tout pour le compliquer!
Le soutient est donc un phénomène qui cache plus qu'il ne dit réellement: il reflète un climat, celui de notre enseignement...
( NB- Écrit d'un seul bloc!)
|
phénomène arabe ? Par marocagreg le 10-01-10 à 22:20
Voici quelques images qui montrent que le problème n'est pas une spécificité marocaine:
|
En un mot! Plutôt en une image Par kerzazi fatiha le 10-01-10 à 22:37
Image très très significative! Bravo! J'ai bien ri et je ris encore mais vraiment celà fait un mois qu'on discute et voilà une image qui résume tout. Sincères remerciements Marocagreg pour l'image qui accompagne mon article qui a lancé ce débat si interressant mais qui devient si comique. Charlie Chaplin n'a-t-il pas critiqué tous les fléaux de son temps par le comique et rien que par les gestes, la mimique, lorsqu'il a commencé à parler il a perdu une grande partie de son public. En agissant de la sorte on est perdu avec notre blabla depuis le mois dernier hhhhhhhhhhhh Non , je plaisante je dois vous remercier M Marocagreg pour le choix de cette caricature qui résume le drame des parents avec les heures de soutien.
NB: Désolée, s'il ya des erreurs je n'arrive pas à arrêter de rire. Belle caricature!!!!!!
|
le professeur est le bouc émissaire! Par rifai abdelhafid le 14-06-10 à 00:40
le professeur au Maroc enseigne dans de mauvaises conditions.En plus,il n'est pas bien payé.je pense qu'il est victime comme l'élève.pour cela ,il faut accuser le système.
|
|